Chers collègues éducateurs sans frontière,
J’accomplis 27 ans de travail social. De tout ce que j'ai réalisé pendant ces années, je ressens actuellement un sentiment nullard bien que dans le pays on semble me considérer comme le monument et travailleur social modèle parmi d'autres. Ma déception se situe au niveau des résultats; le phénomène des enfants en rupture des liens familiaux, dits enfants de rue par exemple s'est amplifié, il a pris des ramifications et est devenu pratiquement peu maitrisable. La presque totalité d'intervenants sociaux est en aval dans le traitement; l'attaque du phénomène en amont est presque insignifiant. Croyons-nous à une réussite tant que les efforts de prévention semblent nuls ? Recherche l'aide des amis du social.
Dieudonné
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educateur sans frontiéres
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Cécile
Re: educateur sans frontiéres
Bonjour Dieudonné.
Je viens de lire votre message et je suis touchée par le sentiment d'impuissance que vous ressentez. Je ne vis pas au Congo et ne saisis pas toute la complexité économique, sociale et politique qui provoque l'augmentation des enfants vivant dans la rue.
J'aimerai vous dire que même si le résultat obtenu n'est pas à la hauteur de vos espérances, ne vous sous-estimez pas car le fait que vous vous engagiez auprès d'enfants en rupture témoigne d'un engagement humain qui fait la différence avec une une personne qui resterait dans une passivité fataliste. Même si sur des centaines d'enfants que vous ayez accompagné, seuls quelque uns s'en sont sortis, cela fait la différence car eux-même seront peut-être en mesure d'offrir un autre avenir à leurs propres enfants, et donc de changer la donne d'une misère qui se perpétue.
Vous dites que le travail en "amont est presque insignifiant." Si je comprends bien, vous trouvez qu'il n'y a pas assez de prévention afin d'endiguer le phénomène des enfants des rues. A quoi cela est du? Manque de personnel, de financements? Difficultés de communication avec la population? Avez-vous essayé des campagnes de prévention, de sensibilisation aux conséquences néfastes d'une jeunesse abandonnée à elle-même? Il y a-t-il des possibilités d'aide aux familles en grande précarité?
J'ai lu vos messages datant de 2004 en réponse à des éducateurs cherchant à travailler dans un pays étranger. Vous disiez qu'il y avait un grand manque d'éducateurs formés dans votre pays. Quand est-il aujourd'hui? Avez-vous essayé des partenariats avec des associations étrangères, qui pourraient former des éducateurs sur place si la formation n'existe pas dans votre pays?
J'ai lu un documentaire mené à Kinshasa sur les enfants mis à la rue par leurs propres familles à cause du phénomène des "églises de réveil", qui pousse les parents à abandonner leurs enfants accusés de sorcellerie. Ce documentaire m'a beaucoup touchée et donné l'envie de travailler auprès d'enfants des rues au Congo. Je viens donc vous demander si, aujourd'hui, vous acceptez des travailleurs sociaux étrangers? (Je suis française.)
J'ai écris plusieurs fois au REJEER, une association basée au Congo qui propose un accompagnement aux enfants des rues mais je n'ai pas eu de réponse.
Merci si vous vous pouvez m'apporter quelques renseignements!
Encore une fois , je vous témoigne tout mon encouragement pour l'action que vous menez au Congo. Même si votre intervention vous semble dérisoire face aux problèmes de taille qui existent dans votre pays, n'y renoncez pas. Votre engagement fait la différence car il peut permettre aux personnes d'être actrices de leur avenir au lieu de le subir, même si ce nombre de personnes est faible.
J'attends votre réponse sur l'accompagnement que vous proposez aux enfants, et pourquoi est-ce si difficile. Voici mon mail: cecile.bertrand453@orange.fr
Bien cordialement et avec tout mon soutien,
Cécile
Je viens de lire votre message et je suis touchée par le sentiment d'impuissance que vous ressentez. Je ne vis pas au Congo et ne saisis pas toute la complexité économique, sociale et politique qui provoque l'augmentation des enfants vivant dans la rue.
J'aimerai vous dire que même si le résultat obtenu n'est pas à la hauteur de vos espérances, ne vous sous-estimez pas car le fait que vous vous engagiez auprès d'enfants en rupture témoigne d'un engagement humain qui fait la différence avec une une personne qui resterait dans une passivité fataliste. Même si sur des centaines d'enfants que vous ayez accompagné, seuls quelque uns s'en sont sortis, cela fait la différence car eux-même seront peut-être en mesure d'offrir un autre avenir à leurs propres enfants, et donc de changer la donne d'une misère qui se perpétue.
Vous dites que le travail en "amont est presque insignifiant." Si je comprends bien, vous trouvez qu'il n'y a pas assez de prévention afin d'endiguer le phénomène des enfants des rues. A quoi cela est du? Manque de personnel, de financements? Difficultés de communication avec la population? Avez-vous essayé des campagnes de prévention, de sensibilisation aux conséquences néfastes d'une jeunesse abandonnée à elle-même? Il y a-t-il des possibilités d'aide aux familles en grande précarité?
J'ai lu vos messages datant de 2004 en réponse à des éducateurs cherchant à travailler dans un pays étranger. Vous disiez qu'il y avait un grand manque d'éducateurs formés dans votre pays. Quand est-il aujourd'hui? Avez-vous essayé des partenariats avec des associations étrangères, qui pourraient former des éducateurs sur place si la formation n'existe pas dans votre pays?
J'ai lu un documentaire mené à Kinshasa sur les enfants mis à la rue par leurs propres familles à cause du phénomène des "églises de réveil", qui pousse les parents à abandonner leurs enfants accusés de sorcellerie. Ce documentaire m'a beaucoup touchée et donné l'envie de travailler auprès d'enfants des rues au Congo. Je viens donc vous demander si, aujourd'hui, vous acceptez des travailleurs sociaux étrangers? (Je suis française.)
J'ai écris plusieurs fois au REJEER, une association basée au Congo qui propose un accompagnement aux enfants des rues mais je n'ai pas eu de réponse.
Merci si vous vous pouvez m'apporter quelques renseignements!
Encore une fois , je vous témoigne tout mon encouragement pour l'action que vous menez au Congo. Même si votre intervention vous semble dérisoire face aux problèmes de taille qui existent dans votre pays, n'y renoncez pas. Votre engagement fait la différence car il peut permettre aux personnes d'être actrices de leur avenir au lieu de le subir, même si ce nombre de personnes est faible.
J'attends votre réponse sur l'accompagnement que vous proposez aux enfants, et pourquoi est-ce si difficile. Voici mon mail: cecile.bertrand453@orange.fr
Bien cordialement et avec tout mon soutien,
Cécile
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simon Damien
Re: educateur sans frontiéres
Bonjour,
malgré la date de ce dernier message, je me permets de vous contacter afin de connaitre les démarches à suivre pour pouvoir venir travailler à Kinshasa?
je suis Educateur en France auprès d'adolescents en accueil d'urgence et je rencontre beaucoup cas de mineurs étranger venant du continent Africain. Je suis réellement intéressé pour travailler au sein d'une ONG. Dans l'attente d'une réponse de votre part. cdt
malgré la date de ce dernier message, je me permets de vous contacter afin de connaitre les démarches à suivre pour pouvoir venir travailler à Kinshasa?
je suis Educateur en France auprès d'adolescents en accueil d'urgence et je rencontre beaucoup cas de mineurs étranger venant du continent Africain. Je suis réellement intéressé pour travailler au sein d'une ONG. Dans l'attente d'une réponse de votre part. cdt
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Héloise
Re: educateur sans frontiéres
Bonjour Mr MUWALAWALA,
Je suis en dernière année d'éducateur-spécialisé sur Paris. Je serais très intéressée pour connaître d'avantage vos action au sein du CNOS-ENSMP. J'ai moi-même fais un stage au sénégal, il y a quelques mois en séjour de rupture et auprès d'enfants des rues. J'espère que vous verrez ce message!
Merci!
Je suis en dernière année d'éducateur-spécialisé sur Paris. Je serais très intéressée pour connaître d'avantage vos action au sein du CNOS-ENSMP. J'ai moi-même fais un stage au sénégal, il y a quelques mois en séjour de rupture et auprès d'enfants des rues. J'espère que vous verrez ce message!
Merci!
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Laurence
Re: educateur sans frontiéres
Bonjour Héloïse,
Je me permets de t'écrire car je suis en 1ère année ES et je souhaiterai moi aussi réaliser un stage dans une structure au Sénégal. Comment s'est passé ton stage? Dans quelle structure l'as tu réalisé ?
Merci d'avance,
Laurence
Je me permets de t'écrire car je suis en 1ère année ES et je souhaiterai moi aussi réaliser un stage dans une structure au Sénégal. Comment s'est passé ton stage? Dans quelle structure l'as tu réalisé ?
Merci d'avance,
Laurence
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Héloise
Re: educateur sans frontiéres
Bonjour Laurence!
ça fait maintenant plus de 2 ans que j'ai effectué mon stage à l'étranger au Sénégal . Tu peux aller voir sur leur site : " Vivre ensemble" Madesahel. J'ai effectué mon stage en séjour de rupture auprès de jeunes français de 12 à 18 ans. Il y a aussi une pouponnière et des unités éducatives ou tu peux effectuer ton stage. J'ai été à l'époque accueillie à la ''maison jaune'' c'est une maison qui accueil les bénévoles et stagiaires. Hésite pas si tu as d'autres questions. Envoie moi un mail.
ça fait maintenant plus de 2 ans que j'ai effectué mon stage à l'étranger au Sénégal . Tu peux aller voir sur leur site : " Vivre ensemble" Madesahel. J'ai effectué mon stage en séjour de rupture auprès de jeunes français de 12 à 18 ans. Il y a aussi une pouponnière et des unités éducatives ou tu peux effectuer ton stage. J'ai été à l'époque accueillie à la ''maison jaune'' c'est une maison qui accueil les bénévoles et stagiaires. Hésite pas si tu as d'autres questions. Envoie moi un mail.
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Laurence
Re: educateur sans frontiéres
Bonjour Héloise,
Merci pour ton message et désolée de te répondre tardivement. Peux-tu me donner ton mail stp pour te poser quelques questions sur ton stage? Merci d'avance, Laurence
Merci pour ton message et désolée de te répondre tardivement. Peux-tu me donner ton mail stp pour te poser quelques questions sur ton stage? Merci d'avance, Laurence