
Salut Nelly,
Les ME ou les intervenants éducatifs faisant fonction d'éduc rédigent des rapports sociaux etc... Je n'ai jamis dit le contraire.
Le tout est que le rapport est rédigé selon la formation qu'on a eue (ou pas eue). Par exemple, la prise en compte des enjeux interinstitutionnels oriente le rapport dans un sens ou dans un autre.
La remise en compte de soi, de ses apriori et la mise à jour des doxas en cours est permanente. Et ce, au jour le jour, dans la relation éducative, dans ses lectures, dans des colloques, dans des modules de formation continue, dans des espaces d'analyse des pratiques.
Je ne vais pas m'arrêter à la formation DEES que j'ai commencée et menée à terme, après 10 ans de pratiques pro. J'ai dû me battre pour obtenir de mon employeur et de mes collégues d'entre en formation ES. puis la brèche a été ouverte, d'autres collégues (nouvellement embauchés en tant que ME)sont entrés en formation.
Conclusion : sur décision d'équipe, nous mettons le paquet sur les modules de formation courte; nous nous battons pour obtenir des fonds en vue de réactualiser notre fonds documentaire et notre bibliothèque.
Je projette de faire une formation me permettant d'assurer la fonction de chef de service éducatif. Mais pour le moment, je veux me reposer avant d'entrer dans une formation intensive.
Le jour où je ferai ce boulot par automatisme, j'irai ailleurs. Tout comme j'ai quitté la rue (la prév') au bout de 15ans pour un service de suite.Par honnêteté envers les jeunes que nous accompagnons, c'est la moindre des choses.
Le métier de ME est non pas dévalorisé mais inconnu.Déja que les ES ne sont pas sortis de leur crise d'identité, surtout avec la nébuleuse actuelle des divers intervenants socio-éducatifs.
Battez-vous, créez un corps de métier (en prenant comme plateforme par exemple la convention colective de 66), affirmez vos postions par des articles dans les médias de l'éducation spécialisée (ne laissez pas le terrain aux ES, aux sociologues, aux psy).
A + ?