Page 3 sur 4

Re: La galère des débuts

Publié : 19 nov. 2013 14:30
par anne-laure
Je n'ai pas posté mon message sur cette discussion pour me plaindre et je doute que les autres participants l'ai fait aussi dans ce but. Je ne vois pas en quoi exposer nos difficultés à trouver un emploi et donc la réalité actuelle, que l'on soit jeune diplômé ou non, soit se plaindre.

Pour ma part, j'ai travaillé quelques années avant d'intégrer ma formation, j'ai donc été confronté aux difficultés et soit dit en passant dans beaucoup de secteurs professionnels. je suis consciente qu'il me faudra du temps et de la patience avant de trouver un emploi à temps plein et en CDI avec de la chance. Je ne rechigne pas aux kilomètres à faire pour un emploi (je recherche dans un rayon de 1H à 1H30 autour de chez moi), à prendre un petit contrat pour débuter, à ne pas forcément aller dans la structure de mon choix ...
Chacun fait en fonction de ses possibilités personnelles et familiales, et je ne pense pas que ton discours Chris soit celui d'un éduc. Tu nous juges sans chercher à connaître notre situation et à comprendre nos propos.

Et finalement galérer peut être formateur et dans ces moments là, le soutien et l'écoute des autres peut être une aide précieuse, c'est ce que je venais chercher en postant mon message ...

Re: La galère des débuts

Publié : 19 nov. 2013 15:02
par Lola
- Chris, tes choix de vie sont les tiens et ils t'appartiennent mais crois-tu qu'il est normal qu'actuellement nous devions tous en faire de même ? Je reconnais que je partirais pas à 400kms de chez moi pour des raisons qui me sont propres. Cela dit, à aucun moment j'ai évoqué le fait de vouloir un poste à moins de 30kms de chez moi et qui me plaise, je ne suis pas la naïveté incarnée !Pour info mon dernier remplacement était 60kms de chez moi, aller-retour avec des horaires d'internat et ce pour un mi-temps, financièrement un gouffre et bien sûr quand je dis 60kms j'entends des petites routes de montagne.

Mais je te rejoins sur un point vois-tu, " comment donner de la confiance et de l'estime alors que nous ne l'avons pas nous même".

Mon constat aujourd'hui, en tant que pleurnicharde amatrice, c'est que je suis au chômage, sans aucun revenu et aucune épargne (et oui après 3ans d'études il n'y a plus rien) et que pourtant, j'ai de la motivation à revendre et l'envie de travailler. Malheureusement, tout est bouché et que quelques mois après mon diplôme, je pense réorientation... Bon je suis certes un peu précoce dans cette réflexion mais en tout, je suis en plein doute.
Constat amer !!

Re: La galère des débuts

Publié : 19 nov. 2013 18:42
par Luna
Vous l'accusez d'être dans le jugement, mais je ne vois aucune tolérance ou réflexion de votre part sur ses propos, notamment lorsque vous lui renvoyer que ce n'est pas un éducateur.

Ce qui induit que lorsque l'on ne va pas dans le même sens, on a forcément tort. En général, le principe de la pensée unique fait pas mal de dégât.

Acceptons d'entendre que nous ne vivons pas tous les choses de la même manière, tout simplement. Nous pouvons entendre les contradictions des autres, sans forcément y adhérer...

Re: La galère des débuts

Publié : 24 nov. 2013 18:18
par koma
postule a la pjj il recrute

Re: La galère des débuts

Publié : 24 nov. 2013 20:17
par Luna
Koma,

La PJJ recrute très régulièrement en effet, encore faut-il tenir une fois arrivé sur le terrain, que ce soit d'un point de vu institutionnel ou de l'accompagnement des mineurs pris en charge. C'est justement ce que j'explicitais plus haut.

;)

Re: La galère des débuts

Publié : 24 nov. 2013 21:54
par Anne
La PJJ recrute principalement des éducateurs PJJ. C'est un autre métier et une autre formation. C'est un peu comme si je postulais pour être EJE, quoi.

Re: La galère des débuts

Publié : 25 nov. 2013 14:14
par Kevin
Je trouve le point de vue de Chris assez intéressant... Et si il est un peu "extrême" c'est peut-être aussi pour répondre à un autre extrême... Luna aussi apporte un peu de tempérance et "d'objectivité".

J'ai un peu de mal à croire qu'on ne puisse pas trouver le moindre poste. Mais ça fait peur étant en première année de formation!

Ceci dit comme le dit Luna notre métier s'adapte à un besoin et si le besoin est ailleurs notre place est ailleurs, ou bien le métier n'est peut-être pas vraiment celui qu'on veut...

Re:

Publié : 25 nov. 2013 14:24
par Luna
Anne,

La PJJ a en effet sa propre école nationale située à Roubaix. Cependant, un éducateur spécialisé, de façon générale un candidat bac+2... peut postuler à un poste d'éducateur contractuel à la PJJ. D'ailleurs, nous ne sommes tellement pas inconnu avec les ES, que la PJJ reconnait le DEES et permet à ceux qui en sont titulaires d'accéder à un concours spécifiques dit "sur titre", permettant d'accéder à un formation en une seule année.

Ce n'est pas tant un métier différent, au delà du cadre d'intervention et de la spécificité du public (comme un peu partout en faite). On est éducateur quoi...accompagnement, construction d'un projet individuel, loi 2002...et j'en passe, s'applique également pour nous.

Re:

Publié : 25 nov. 2013 14:25
par Koma
Luna

La Pjj recrute souvent des éducateur spécialisé ( j en suis la preuve vivante) en ce qui concerne ton point de vue sur le métier
Nos deux métiers sont complémentaires ils ont beaucoup de choses à nous apporter et vice versa . Tu peut rentrer en tant que contractuel et si tu veut passer un concours pour être titulaire . En terme de droit pénale des mineurs cette formation est très pertinentes . Donc je dirais que la base c est le même métiers mais avec une contrainte primordiale qui est le cadre judiciaire

Re: La galère des débuts

Publié : 25 nov. 2013 14:58
par chris41
alors si j'ai bien tout compris :

certains éducs sont surpris qu'avec leur diplôme ils ne sont spécialisés en rien? ont-ils compris le sens de leur formation et la multitude de public qui amène donc des spécialisations?

imaginons que nous soyons en 5ème année de droit...nous passons notre master (spécialisé, disons en droit public), serions nous surpris d'apprendre à ce moment là que là ou nous sommes il n'y a pas de demande dans ce domaine? que ferions nous alors? en plus nous serions vexé d'apprendre qu'il faut encore passer un concours pour être au Barreau des avocats? c'est vraiment trop injuste!!!alors on prendra son clavier et on se plaindra (pour un avocat serait-ce un comble?) qu'on a pas de boulot...

Finalement tout se vaut.

vous pouvez retranscrire votre situation dans tout les domaines de métiers. Alors le problème est ou?

OUI nous sommes dans une société libérale économiquement et soit :
-il faut s'y contraindre et essayer de faire changer les choses;
-nous nous y soumettons sans rien dire et nous contenter des miettes que l'on nous donne;
-rejeter le système en entier et construire autre chose à côté; mais quoi et comment fait-on en attendant?

j'attends vos positions et propositions!