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Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 23 juin 2007 11:31
par justine
ca m'aurait interésse de savoir pour chaque personne qui a répondu si elle etait educateur assistante sociale , parents etc....
Je vois que les parents que j'accompagne ne vont pas etre plus eclairé , je leur dirai de faire selon eux mais le probleme vient de sassiatntes sciale ou educ qui les reprenne sur leur methodes educatives
je vous le dit une maman a refusé que la grand mere mette une féssée a ses enfants et l'assistante sociale dit qu'elle ne sait pas emettre de limites a ses enfants
une autre a mit une féssé meritée et on le lui a reproché, c'est difficile de savoir ce qui est le meiux pour un enfant , moi je suis contre egalement , mon fils en 4 ans a du se prendre deux fessèes sur le pantalon mais j'avoue que c'etait parce que j'etais exédée et je pense que si cela l'a calmé sur le coup ça n'a pas été trés enrichissant par contre .
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 23 juin 2007 15:19
par sly
Tu la sors d'où ta loi? t'as lu tout le code civil? une loi qui interdit de donner des coups de ceinture à son enfant, quelle connerie!!! et tu as l'air tellement sur de toi avec ton "point barre"! Je crois que tu voudrais que ce soit le cas et que tu prends tes désirs pour la réalité. Dans ce cas , va arrêter tous les parents antillais!!!
Et puis j'ai du mal à te suivre. Tu es contre la punition tout court? Parce que tu maudis les coups de ceinture, mais tu dis que il faut que l'enfant obéisse par ahésion et non par crainte.
Mais l'enfant envoyé dans sa chambre, ou au coin, ou privé de sortie, obéira la prochaine fois par crainte, et non par adhésion (tout comme les miens si un jour je leur donne un coup de ceinture). Alors tu prône quoi au juste? Une vie sans punition? Si c'est le cas, j'espère que tu n'auras pas des enfants rebelles, parce que tu as une vision tellement utopique des choses que tu risques de te faire bouffer. M6, dans sa grande bonté, a prévu super Nanny!
Pour finir, je trouve que c'est du n'importe quoi de dire que c'est une preuve d'impuissance que d'en arriver à être "violent" avec son enfant. Le parent qui envoie au coin, dans la chambre est donc tout ausi impuisssant
puisqu'il n'a pas pu se faire obéir et a donc puni...à sa manière.
Dorénavant je n'interviendrai plus. Chacun élève son enfant comme bon lui semble( dans la limite de ce qui est VRAIMENT légal), les uns ne feront pas de meilleurs parents que les autres.
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 23 juin 2007 15:22
par momoa
La gifle est-elle éducative ?
Lettre à François Bayrou
Monsieur,
Père de cinq enfants et grand-père de 8 petits-enfants, je viens de prendre connaissance de vos propos sur l’éducation des enfants au cours de l’émission Ripostes du 3 décembre.
Bien qu’en désaccord avec vous, j’ai été touché par votre volonté de sincérité, votre honnêteté et surtout par le souci que vous avez manifesté du petit garçon à qui vous avez donné une gifle.
Je ne veux pas discuter de votre réaction qui a sans doute été spontanée et qui peut échapper à tout le monde, même à des parents qui pensent qu’on ne doit pas frapper les enfants. Mais je me permets de revenir sur vos déclarations qui sont, elles, réfléchies et qui me paraissent très discutables.
J’ai approuvé votre insistance sur la nécessité de montrer les limites aux enfants. Mais croyez-vous vraiment qu’en donnant une gifle à un enfant, on lui “montre les limites” ? Ne lui apprend-on pas plutôt à outrepasser la limite la plus fondamentale et la plus universelle de la morale : Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ? L’enfant que l’on frappe n’apprend pas à être sage, il apprend par l’exemple, c’est-à-dire de la manière la plus efficace, qu’on peut impunément frapper les êtres plus faibles que soi.
C’est pourquoi je ne puis vous approuver lorsque vous dites que vous avez fait “ce que tout père de famille doit faire”. Un père famille ne doit pas faire cela.
J’ai été sensible, en revanche, à ce que vous avez dit des parents immigrés qui ignorent que malgré les lois qui interdisent les brutalités, les parents français ne se gênent pas, eux, pour donner des gifles à leurs enfants.
J’ai beaucoup apprécié aussi votre idée de la nécessité d’une éducation des parents.
Mais quel doit être le contenu de cette éducation ? Pensez-vous vraiment qu’apprendre aux parents qu’ils ont le droit de donner des gifles pourra les aider à mieux élever leurs enfants ?
Il est vrai que les enfants ont besoin de parents qui savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas. Qu’ils ont besoin de parents qui sachent leur dire non. Mais cela peut se faire sans violence dans l’affection et dans le respect des enfants. C’est seulement par le respect qu’on leur manifeste que les enfants apprennent à respecter leurs semblables. Le professeur que j’ai été en a eu maintes fois des preuves.
C’est pourquoi je vous demande instamment de vous informer sur les effets de la violence que l’on croit éducative. Toutes les institutions internationales, l’UNICEF, l’OMS, l’UNESCO, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, le Conseil de l’Europe, demandent aux États de respecter l’article 19 de la Convention relative aux droits de l’enfant (que la France a signée et ratifiée) par lequel ils se sont engagés à “protéger les enfants contre toute forme de violence”. Le respect de cet article exige que soit interdite toute forme de violence éducative si faible soit-elle. Seize États, dont quatorze européens, ont déjà pris cette mesure. Dans les États qui ont pris cette mesure depuis suffisamment de temps, notamment la Suède, on constate qu’aucun enfants n’est plus mort des suites de violences familiales, que le nombre de procès pour maltraitance d’enfants a diminué, que le nombre d’enfants enlevés à leurs parents suite à une intervention des services sociaux a chuté. La délinquance juvénile a également baissé, notamment les vols, mais aussi l’alcoolisme, la toxicomanie, les suicides et les viols.
Qu’elle le veuille ou non, la France, ayant signé et ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant, devra interdire elle aussi la violence éducative. Le rôle d’un homme politique est, je crois d’oser préparer son pays à l’avenir plutôt que de le tourner vers le passé.
Je terminerai cette lettre par une simple question :
POURQUOI appelle-t-on CRUAUTE le fait de frapper un animal,
AGRESSION le fait de frapper un adulte
et EDUCATION le fait de frapper un enfant ?
Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération.
Olivier Maurel
Voir aussi LIEN SOCIAL Numéro 493, 1ere juillet 1999
Dossier : « La punition corporelle est-elle maltraitante ou pédagogique ?
http://archive.lien-social.com/dossiers ... chor-47857
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 23 juin 2007 22:44
par justine
moi UNE AMIE FEMME DE POLICIER TRAVAILLANT A LA BACH m 'a dit que des personnes se retrouvent en prison pour voir mit une gifle a leur enfant .
La loi sur l'enfance en danger dit que les petites féssée quotidiennes le petit coup de pied au cul qui ne fait pas de mal sont des maltraitances envers un enfant qui doit etre protégé des ces faits connus
voir
La loi prévoit que les enfants dont la santé, la sécurité ou la moralité sont en danger ou dont les conditions d'éducation sont gravement compromises soient protégés par le juge des enfants.
Il est faux de croire que les enfants en danger sont seulement ceux qui souffrent de maltraitance.
Cette idée est largement répandue parce que les médias en font souvent écho.
Si la liste n'est pas exhaustive voici quelques situations qui caractérisent l'enfance en danger :
- Les parents qui n'ont pas les capacités intellectuelles suffisantes pour élever leur enfant dans de bonnes conditions. Il s'agit d'adultes mentalement déficient.
- Les parents qui ne disposent que de capacités intellectuelles réduites et/ou ne s'attachant pas suffisamment aux apprentissages scolaires de leur enfant (retards, absences en classes….). Ceci pouvant avoir des conséquences désastreuses pour des enfants ayant de réelles compétences non exploitées.
-Les parents vivant dans des conditions matérielles très précaires. Même si l'on peut admettre que des enfants grandissent bien moralement, affectivement et scolairement on ne peut accepter qu'ils soient maintenus là où un minimum d'hygiène et de sécurité n'est pas garanti.
- Les parents qui ne souhaitent pas élever leur propre enfant. Certains parents rejettent leur enfant par exemple parce qu'il n'a pas été conçu dans des circonstances appropriées, ou parce qu'il présente un handicap qu'ils n'arrivent pas à assumer, ou parce qu'ils refont leur vie avec un adulte qui ne veut pas entendre parler de cet enfant ni l'accueillir chez lui.
-Les parents mineurs, (voir partie consacrée aux enfants parents), qui ne sont pas encore aptes à élever seuls leur enfant.
- Les parents, et ceci est valable pour toutes les catégories socioprofessionnelles, qui traversent à un certain moment de leur vie, une grave crise personnelle ou de couple qui déstabilise totalement la vie familiale et rejaillit sur le bien être de l'enfant.
Les cas de maltraitance intra-familiale. Il n'est pas certains que les actes soient plus nombreux qu'auparavant. Mais le sujet étant de plus en plus souvent traités par les médias, des campagnes ayant été menées auprès des enfants scolarisés, les professionnels étant beaucoup plus sensibilisés et avertissant plus spontanément les autorités, le nombre de dossiers traités a considérablement augmenté. Les agressions sont le plus souvent le fait d'hommes membres de la famille proche. La raison des agressions est variable et leur analyse complexe.
La maltraitance extra-familiale qui est le fait de voisins, d'enseignants, d'animateurs, etc.… Enfin il faut évoquer le problème des sectes. .............
La violence physique :
bien des adultes psychologiquement peu équilibrés perdent le contrôle de leurs actes et frappent leurs enfants (c'est notamment le cas des alcooliques et des dépressifs). D'autres en font un mode d'éducation. Les dégâts sont d'autant plus importants quand il s'agit d'enfants en bas âge, fragiles, qui sont dans l'incapacité de se défendre. Des violences sont même exercées sur des bébés. Il faut également évoquer les " petites violences " quotidiennes, c'est à dire les parents adeptes de la petite fessée qui ne fait pas de mal, la petite claque qui fait du bien et le coup de pied au derrière qui n'a jamais tué personne ! Ces sévices, que beaucoup considèrent comme normaux ou en tout cas pas très graves, peuvent également laisser de graves traces. Les agressions sexuelles : ces agressions occasionnent de graves dommages physiques et psychologiques. La plupart des agressions sont commises par des membres de la famille très proches.
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 24 juin 2007 15:30
par mirabella
Je pense que chacun à sa vision de l'éducation ! Donc c'est aux parents même de juger si oui ou non, on doit donner une fessée à son enfant !
Mais une fessé ne fait pas de mal !
Il faut arrêter d'assimiler une fessé à de la violence ! Lorsqu'on met une fessé à son enfant, c'est pas pour le faire souffrir, mais c'est pour lui faire comprendre qu'il a dépassé une limite en désobéissant !! Ainsi, sa le met en garde s'il recommence !
Tout acte de violence envers un enfant, même une fessé devient barbare !
Et attendez, on ne met pas des parents en prison pour UNE GIFLE, ceci est démesuré !! On est pas aux Etats- UNIS là !!
Certes, les moeurs ont changé mais quand même, la base même d'une éducation, c'est savoir dire non et oui quand il le faut et surtout à bonne escient ! Cela donne une rigueur, cadre l'enfant et le responsabilise dans son évolution...
un jour, dans un centre commercial, j'ai entendu une mère dire à sa fille, " arrête toi ici, sinon je t'arrache les cheveux" !! dans cette situation précise, je trouve qu'il a humiliation, irrespect de l'enfant ...
Bref, c'est paradoxal car chacun à sa vision des choses...
Pour avoir une vision objectif, il faudrait définir le cadre de maltraitance...et savoir l'appliquer de la même façon ..
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 24 juin 2007 23:05
par marianne
J'hallucine complétement là.
La fessée ne serait pas de la violence physique? Ce serait quoi alors?
C'est un acte physique humiliant pour l'enfant et caractérisant le fait que le parent a atteint SES propres limites
Face à la provocation d'un enfant, je sais qu'il n'est pas toujours aisé de trouver un fonctionnement qui permette de l'arreter, mais qui sont les adultes? Qui est sensé rester maitre de lui même?
Je ne dis pas que c'est aisé, je dis juste qu'affirmer qu'une fessée (ou mieux, un coup de ceinturon) n'est pas violent c'est clairement de la mauvaise foi et c'est aussi un manque de respect de l'enfant en tant que personne (Dolto a pourtant beaucoup oeuvré pour que l'enfant soit considéré comme ue personne)
Et pourquoi dire que le parent qui ne met pas de fessée ne sait pas mettre de limites? Celui qui en met se fait-il pour autant respecter dans son autorité?
Le dialogue, l'écoute et, si le parent n'en peut plus, la mise à distance sont aussi des pistes qui permettent de mettre l'enfant non pas en situation de subir, mais en situation d'acteur et surtout de personne.
Comment réagiriez-vous si l'on vous donnez une fessée ou un coup de ceinturon?
Pour info, je suis en formation d'AS et je suis aussi maman.
Re: la fessée est interdite
Publié : 25 juin 2007 09:13
par ...
Zone érogène
Comme les seins d'une femme, les fesses sont une zone sexuelle ou érogène de l'anatomie humaine, même si elles ne font pas partie des organes sexuels au sens strict. Pour cette raison, le fait de les exposer en public est généralement considéré comme indécent autant qu'illégal et leur exhibition dans les films ou à la télévision est synonyme de nudité. Pour la même raison, quelqu'un qui caresse sans invitation les fesses d'une autre personne est traité par la loi comme un agresseur sexuel. La nature érogène des fesses ne s'explique pas seulement par la proximité des organes génitaux mais aussi par le fait qu'elles contiennent de nombreuses terminaisons nerveuses conduisant directement aux centres nerveux sexuels. En conséquence, les fesses représentent une zone importante de stimulations et d'intérêt sexuels.
Les caractéristiques sensuelles des fesses valent non seulement pour les adultes, mais également pour les enfants. Alors même qu'ils sont sexuellement immatures et sans une libido active, les enfants naissent avec un système nerveux complètement développé et sont donc en mesure de ressentir une stimulation érogène dès la naissance. L'existence des pédophiles montre d'ailleurs qu'ils peuvent être la cible d'intentions sexuelles déplacées. Bien que nous puissions imaginer l'enfance comme un monde d'innocence et d'insouciance, préservé de l'influence de la sexualité, nous rendons aux enfants un mauvais service lorsque nous feignons d'ignorer qu'ils ont eux aussi une sensualité méritant considération et respect.
Violation sexuelle
Puisque les enfants ont une sensibilité pleinement active et que les fesses représentent une zone érogène du corps, il faut se demander quelles peuvent être les conséquences des coups reçus sur les fesses. Nous comprenons généralement que le fait de caresser les fesses d'un enfant puisse constituer un délit à caractère sexuel (même si l'enfant ne le perçoit pas comme tel). Nous savons aussi que le fait de frapper les fesses d'un adulte constitue un délit du même ordre (même si l'offenseur n'y trouve pas de plaisir sexuel).
Dès lors, pourquoi le fait de frapper les fesses d'un enfant n'est-il pas considéré comme un délit à caractère sexuel ? Est-ce parce que la fessée, à la différence des caresses, est physiquement douloureuse et est utilisée pour punir une mauvaise conduite ? Non, car dans ce cas le fait de fesser un adulte pour le punir tout aussi douloureusement ne serait pas considéré comme un délit à caractère sexuel. Est-ce parce que les enfants, contrairement aux adultes, ont moins de probabilité d'être les cibles de perversions sexuelles, sont moins enclins à se sentir violés et donc ont moins besoin d'une protection stricte ? Non, car dans ce cas le fait de caresser un adulte serait considéré comme un crime beaucoup plus sérieux que celui de caresser un enfant.
Une explication plus plausible à ces contradictions est que la plupart des gens sont incapables ou peu disposés à croire qu'il pourrait y avoir quelque chose d'indécent dans une pratique aussi ancienne, aussi communément acceptée que la fessée, que presque tout le monde a reçue, donnée ou vu infligée au moins une fois. Et comme les fessées sont généralement administrées par des représentants de l'autorité estimés voire aimés, il devient difficile de questionner cette conduite.
Quoi qu'il en soit, le droit d'être préservé de toute violation sexuelle constitue l'un des principes fondateurs de nos démocraties. Comme ce droit à l'intégrité sexuelle est valable pour les adultes, il devrait l'être également - et même tout particulièrement - pour les enfants, qui n'ont pas atteint l'âge légal de consentement. Fesser les enfants est peut-être une tradition consacrée par l'usage, mais une tradition qui viole leur intégrité d'une manière aussi lourde de conséquences doit être remise en cause.
Certains plaident que la fessée est justifiée ou même commandée par la Bible, en particulier par le livre de Proverbes. Cependant, les fondamentalistes devraient apprécier la différence qui existe entre la coutume de fouetter les hommes sur dos, qui existait à l'époque du roi Salomon, et l'habitude moderne de frapper les fesses : cette dernière n'est prescrite nulle part dans la Bible. De plus, l'Ancien Testament contient des passages qui pourraient être - et ont parfois été - interprétés comme des encouragements divins aux châtiments corporels des épouses, aux guerres raciales, à l'esclavage, à la lapidation des enfants rebelles et autres pratiques considérées comme inacceptables aujourd'hui. Comme l'écrivait Shakespeare : « Le diable cite les Écritures pour servir ses desseins. »
Perversions et abus sexuels
De nos jours comme par le passé, certaines personnes sont excitées sexuellement par la fessée. Cette particularité, souvent présente dans la pornographie et associée au sadomasochisme, porte le nom de flagellomanie, dans la littérature scientifique. Tandis que beaucoup de flagellants pratiquent la fessée entre adultes consentants, quelques-uns trouvent la fessée des mineurs plus stimulante, ou plus opportune.
Or, dans plusieurs pays au monde, les enfants peuvent encore être fessés légalement et de force par leurs parents, gardiens, enseignants, directeurs scolaires et autres professionnels, jusqu'à l'âge de dix-huit ans. En conséquence, il est souvent facile pour les flagellants d'obtenir des positions où ils peuvent abuser sexuellement des enfants sans guère craindre de retombées. Tant que la société considérera la fessée comme un acte légitime de discipline et tant que les jeunes fessés seront présumés l'avoir « mérité », les adeptes pervers de la fessée y trouveront un vernis moralisateur masquant leurs vraies motivations. Les documents historiques, les archives des tribunaux et les faits divers actuels relatent de nombreux cas d'abus sexuels flagellants infligés à des victimes sans défense, et personne n'est en mesure d'évaluer le nombre d'abus qui n'ont pas été rapportés.
Certains adultes diront probablement : « Comme mes intentions n'ont aucun caractère sexuel, il n'y a donc pas de mal quand je fesse un enfant. » Ce raisonnement manque singulièrement de considération envers tous les enfants qui sont à la merci d'autres adultes dont les intentions ne sont pas dépourvues d'ambiguïté. Chaque fessée contribue à légitimer les actes de ceux qui utilisent la fessée comme une stimulation sexuelle en affirmant : « Beaucoup des gens fessent leurs enfants. Alors, est-ce vraiment si grave ? »
Développement psycho-sexuel
Même sans motif sexuel de la part de celui qui l'inflige, la fessée perturbe le développement sexuel et psychologique normal d'un enfant. Parce que les fesses sont si près des organes génitaux et si intimement liées aux centres nerveux sexuels, les coups portés à cet endroit peuvent déclencher des sensations puissantes et involontaires de plaisir sexuel. Ceci peut arriver à de très jeunes enfants, en dépit d'une douleur intense et clairement désagréable.
Cette sorte de stimulation sexuelle, qui va à l'encontre de l'objectif disciplinaire escompté et ne peut en aucun cas être défendue comme étant profitable à l'enfant, peut faire que ce dernier associera sa sexualité à l'idée de fessée. Il est possible que cette fixation lui occasionne des problèmes dans sa vie adulte. Par ailleurs, l'enfant peut réagir contre ces sensations malséantes en réprimant sa sexualité au point qu'il ait, en tant qu'adulte, des difficultés à vivre le plaisir sexuel et à connaître l'intimité.
Un autre danger sera que le mélange déroutant du plaisir et de la douleur devienne la base de tendances sadomasochistes persistantes. Le sadomasochisme, dans lequel une personne ressent du plaisir à infliger ou à recevoir de la douleur, implique une conduite destructive de soi-même et des autres et donc de la société en général. Bien que l'intensité et les origines du sadomasochisme varient entre les individus, la grande majorité des cas étudiés indiquent une cause principale : les bastonnades dans l'enfance, habituellement sur les fesses.
Il serait difficile de calculer la probabilité avec laquelle une fessée conduira l'enfant à des désordres psycho-sexuels. Cependant, le simple fait qu'il y a un risque devrait être suffisant pour que cette pratique soit abandonnée (Il est important de noter que même les enfants qui ne sont jamais fessés peuvent être affectés négativement en voyant d'autres enfants subir ce châtiment). Au regard des risques encourus, la fessée est complètement injustifiable.
La fessée et la pudeur
Imaginez votre réaction si un représentant de l'autorité, ayant découvert quelque méfait de votre part, vous clouait en travers de ses genoux et commençait à vous frapper sur les fesses. Plus que la douleur, la plupart des gens considéraient cet acte comme une atteinte grossière et inexcusable à leur pudeur, peu importe ce qu'ils aient fait pour le « mériter ».
De nombreuses personnes considèrent que les enfants, surtout les plus jeunes, sont trop ignorants ou trop naïfs pour ressentir une telle ignominie, ou sont trop impressionnés par la douleur physique pour se préoccuper de quoique ce soit d'autre. La vérité, toutefois, est que la fessée peut léser sérieusement la perception qu'un enfant a de la pudeur. Quand un enfant est assez âgé pour comprendre qu'il doit se comporter avec pudeur (ce qui n'est pas seulement une exigence sociale, mais aussi une sage précaution contre les agresseurs potentiels), il est probable que cet enfant intègre et développe la pudeur comme une valeur personnelle qui s'affirmera avec l'âge. Cette valeur persiste même si l'enfant manifeste parfois des comportements immodestes, comme font la plupart des enfants. Par contre, l'enfant dont les fesses sont frappées peut ressentir une honte profonde et durable posée sur sa sexualité, particulièrement si la punition est infligée devant témoins ou si elle implique l'exhibition de sa nudité. De fait, certains adultes considèrent même cette humiliation comme faisant partie intégrante de la punition (à vrai dire, certaines personnes ne limitent pas la fessée aux plus jeunes enfants ni même aux préadolescents). Tout comme le fait d'infliger une telle humiliation à des adultes représente un outrage inacceptable dans une société dite civilisée, c'est assurément une manière choquante de traiter les enfants.
Il est d'ailleurs étrangement inconséquent que des adultes exhortent leurs enfants à la pudeur tandis qu'ils les punissent d'une manière qui les prive de leur pudeur naturelle et viole leur intimité de façon si agressive. De tels messages contradictoires tendent à dérouter les enfants et à les rendre méfiants à l'égard de l'autorité des adultes. Si les adultes ont fermement l'intention d'inculquer aux enfants les valeurs de pudeur, de respect de soi-même et des autres - valeurs qui prennent toute leur importance au moment de l'adolescence et de la puberté -, ils devraient prêcher par l'exemple et s'abstenir de pratiques irrespectueuses à leur égard, comme celle de leur frapper les fesses.
Conclusion
Il n'est pas discutable que la fessée ait une dimension sexuelle aussi bien que punitive. Cette connaissance existe dans notre culture et est même suggérée par les médias, d'une manière tacite ou explicite. Pourtant, notre société n'a pas encore été en mesure d'aborder franchement les conséquences alarmantes de cette double nature de la fessée. Si l'on considère la persistance des perversions d'ordre sexuel d'une part et la nature contraignante de la punition d'autre part, on ne peut qu'être alarmé par la seule idée d'exercer la discipline au moyen de la fessée, surtout si cette punition est infligée à une catégorie de la population aussi vulnérable et dépourvue de méfiance que les enfants.
PRISES DE POSITION (traduites de sources anglophones)
« Un coup sur les fesses peut produire des sensations manifestement érotiques, pouvant aller jusqu'à l'orgasme chez certains enfants. On aurait même observé que certains de ces enfants favorisaient les conditions d'être fessés, en se conduisant mal à dessein et en feignant la douleur tandis qu'ils recevaient la « punition » escomptée. La fréquence avec laquelle ces situations se produisent n'est pas connue, mais cela ne serait pas rare (…). La fessée, dans ces cas, aurait été donnée pour satisfaire aux exigences perverses de l'adulte lui-même (sadisme) ; ou tout au moins l'adulte aurait-il eu l'intuition coupable de pouvoir tirer parti de la réaction sexuelle de l'enfant (…). Il y a encore quelques dizaines d'années, les pervers se faisant passer pour des gouvernants ou des précepteurs étaient loin d'être rares, disait-on dans certains pays européens. »
J. F. Oliven, médecin, Sexual Hygiene and Pathology (1965)
« Dans plusieurs cas, la valeur disciplinaire attribuée à la flagellation dans les écoles et les universités n'était qu'un prétexte facile permettant aux pervers d'obtenir une stimulation sexuelle. »
George Ryley Scott, historien, sociologue, anthropologue, The History of Corporal Punishment (1938)
« Quand un enfant est frappé sur les fesses (…), cette violente stimulation peut être sexualisée dans l'esprit de l'enfant non seulement du fait d'un réel afflux sanguin vers les organes génitaux, mais aussi du fait d'un manque d'intimité avec le parent : si le contact physique douloureux est la seule manière de combler ce manque, alors cela peut « faire du bien ». »
Shere Hite, sexologue, sociopsychologue, The Hite Report on the Family (1995)
« Telles sont les réalités que la plupart d'entre nous nous efforçons de nier (…). Aussi longtemps que les enfants seront frappés par les adultes, l'obsession de la domination et de la soumission, du pouvoir et de l'autorité, de la honte et de l'humiliation, du plaisir douloureux - qui sont des marques du sadomasochisme - demeurera une conséquence de la violence et de la contrainte routinières infligées au nom de la discipline (…). Le sadomasochisme n'est pas une aberration ; il est inhérent au châtiment corporel. »
Philip Greven, professeur d'histoire, Spare the Child (1990)
« J'ai constamment eu affaire avec des personnes névrosées chez qui des tendances sadiques avaient pour origine les châtiments corporels ; après que la pulsion sadique ainsi éveillée ait été refoulée, elle devient le point de départ de perversions latentes dont il serait difficile d'affirmer qu'elles eurent été agissantes sans un large usage de la verge (…). Le nombre de ceux qui sont affectés par les coups - surtout sur les fesses - est indiscutablement très grand (…). Même une personne qui réprouve toute expression de la sexualité niera difficilement que les châtiments corporels puissent provoquer des stimulations d'ordre sexuel, bien que la zone fessière ne fasse pas expressément partie des organes génitaux. »
Oskar Pfister, médecin, psychanalyste, Love in Children and its Aberrations (1924)
« De fréquentes fessées peuvent aussi avoir un impact négatif sur le développement sexuel. Du fait de la proximité des organes génitaux, un enfant peut être stimulé sexuellement lorsqu'il est fessé. Ou alors, il peut vivre un tel soulagement lors de la réconciliation qui suit la punition qu'il considérera la souffrance comme un prélude nécessaire à l'amour. De nombreux couples adultes semblent avoir besoin d'une bonne querelle pour passer une bonne nuit. »
Dr. Haim G. Ginott, pédopsychologue, Between Parent and Child (1966)
« Les partisans des châtiments corporels à l'école devraient examiner avec attention la somme de connaissances disponibles actuellement et, particulièrement en regard de leur dimension pornographique, se demander s'ils peuvent justifier le maintien d'un système qui a une telle capacité à engendrer des penchants pervers. »
British Psychological Society, “Report on Corporal Punishment in Schools” (1980)
« Le fait d'être fessé provoque une excitation d'ordre sexuel de par l'intense stimulation des zones érogènes de la peau des fesses et des muscles sous-cutanés. »
Otto Fenichel, médecin, The Psychoanalytic Theory of Neurosis (1945)
« Depuis Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau, il est connu de tous les éducateurs que la douloureuse stimulation de la peau des fesses est une des racines érotisantes de l'objet passif de la cruauté (masochisme). »
Sigmund Freud, Three Essays on the Theory of Sexuality, VII (1905)
« Le fantasme adulte de flagellantisme découle toujours de son aspect infantile. Comme pour toutes les perversions sexuelles, nous sommes en présence d'une variété de stades interrompus (…) que la puberté et les expériences ultérieures n'ont pu déloger (…). Il nous faut examiner ses racines dans l'enfance (…). »
Ian Gibson, historien, The English Vice (1979)
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 25 juin 2007 13:25
par aurélie
bonjour,
pour avoir étudié le droit pénal à l'université, je tiens simplement à informé que le droit de correction des parents sur leurs enfants appartient aux tolérances de la jurisprudence à la condition qu'elle soit proportionnée !!
La proportion fait biensûr appel au sens moral de chacun.
Pour ma part, il me semble la fessée est une forme de violence physique. Elle ne doit donc être utilisée qu'en dernier ressort.
Selon moi, une fessée doit être la plus haute punition et non le signe d'un raz-le-bol des parents !!
pour ce qui est des coups de ceintures et autres, ils sont selon moi tout à fait inutiles et relèvent pour moi plus de la maltraitance ...
cordialement
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 30 juin 2007 13:23
par anne
Et vous, vous aimeriez que votre patron vous mettent une fessée quand vous n'avez pas compris ce qu'il vous donne à faire?
Les enfants ne sont pas des objets dont on dispose comme on l'entend
Re: la fessée est elle interdite ou non ?
Publié : 30 juin 2007 17:52
par Noura
salut à tous
je suis maman de deux enfants, et (qui n'a pas de rapport)je rentre en ass en septembre.
C'est tès bien les textes cités, les références les avis super tranchés, mais dans le quotidien c'est quand même un peu différents.
Ik m'est arrivée de mettre une tape aux fesses à mes loulous, même si c'est très rare ça m'est arrivé. Je considère que lorsque j'arrive à cette extrémité c'est moi qui a perdu , en gros j'ai raté quelque chose,. être parent c'est beaucoup de bonheur mais c'est aussi l'art de se remettre en question très régulièrement, alors quand ça m'arrive j'essaie une fois tout le monde calmé de voir ce que je peux changer.
A mon humble avis ce qui me semble dangereux c'est lorsque la fessée est seul moyen de communication pour réprimander un enfant.
là il y a danger!
voilà j'espère ne pas avoir choqué qui que ce soit...
A+
Noura