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Re: mal être d'une jeune pro

Publié : 22 janv. 2014 08:38
par mini
Bonjour,

Je fais remonter ce poste car jeune diplômée de juillet, je me sens très mal dans mon premier poste. C'est un poste où il y a pas mal d urgence, de situation compliquée. C'est ma première expérience et Mon accueil a été glacial. La personne que je remplace m'a dit avoir trouver un autre poste car elle n'en pouvait plus. Elle m'a dit de me protéger sinon on allait me détruire. C'est ce qui se passe, je traverse une grande période de doutes professionnels et de déprime.
Je ressens comme une sorte de paralysie petit à petit dans mon travail, je n arrive plus à avancer ni en parler à mes collègues car je pleure pour un rien.
Un de mes chefs de service est particulièrement désagréable avec moi quand il me parle, j'ai l impression que c'est pour uniquement vérifier ce que je fais.
Voilà en gros. C'est dur car c'est un poste durable mais je voudrais partir car j en peux plus. Cependant je ne trouve rien d autre...
Dans mon entourage, on ne me comprend pas.
Mon accueil très mauvais joue certainement sur le fait qu' aujourd'hui je ne prend pas de recul.
Bref voilà, j avais besoin d en parler.
Merci

Re: mal être d'une jeune pro

Publié : 22 janv. 2014 11:48
par Fatima
@ Mimi : Bonjour Mimi, une partie de moi aurait envie de te dire "accroche toi", ne laisse pas tomber ce poste qui semble être un CDI ou un long CDD, ce qui est une chance à notre époque (^^).
Mais je t'avoue qu'une autre partie t'encourage à quitter ce poste avant d'être dégoûtée du métier. Se prendre des reflexions gratuite en pleine tête ou aller au boulot la boule au ventre, personne ne mérite ça!
Tu as fait 3 ans d'étude pour exerçer un métier passionnant et aider les personnes dans le besoin sauf qu'à cette allure là, je ne pense pas que tu deviennes très "efficace"... Un bon professionnel c'est un professionnel épanoui dans son boulot. C'est pour cela qu'il serait bon pour toi de faire remonter ta situation (si c'est possible). Si rien ne change, ne subit pas, part...
Un autre poste plus adapté, des collègues bienveillants t'attende certainement dans une autre structure...
J'espère t'avoir un (tout) petit peu aider à faire un choix. En attendant, je te souhaite beaucoup de courage et de patience.

Re: mal être d'une jeune pro

Publié : 22 janv. 2014 13:23
par l'autre
Hello mimi,
Quelle urgence? Et sur quel poste?
Si c'est un poste d'AS en Centre Hospitalier par ex, la pression est assez forte effectivement.
2 positions possibles;
a) pleurer dans son coin, prendre prendre prendre et griller. Et tu auras beaucoup de difficulté à te reconstruire.
b) te poser et regarder plusieurs choses.
Tes ressources (ta manière d'être, la capacité d'analyse, le recul, tout ça...) sont-elles compatibles avec les nécessités du poste?

Le chef de service est quoi? ton supérieur hiérarchique ou un potentat de couloir qui abuse d'un pouvoir de position?
Un conseil dans ce cas qui demande un peu d'effort au début mais qui paralyse pas mal de petits chefs. Mène les actions appropriées avec tes moyens(note les appels garde les preuves matérielles de ton travail, fixe tes objectifs, etc) et montre le à tes détracteurs. Les preuves matérielles montreront les réalités incontournables. Tu perds ta baguette magique mais tu deviens plus difficile à dégommer. Et en plus ça les énerve, et ça c'est jouissif.

Un autre supérieur peut-il t'aider? DRH? médecin du travail? Tes collègues malgré tout, malgré leur accueil glacial, va chercher dans leur regard des critiques qui t'aideront à te décider, elles sont assistantes sociales elles pourront pas s'en empêcher.

Qu'est-ce qu'une urgence (en protection de l'enfance pas de question, tout est urgent en signalement et retour d'info, et encore sans le temps de l'analyse cela devient dangereux) mais ailleurs, la durée moyenne de séjour, la demande d'aide financière? Tu es quoi, secrétaire médicale, pompier, policier ou assistante sociale? Tes fonctions sont définies par un texte de loi quelque part, tu es muée par une déontologie et une éthique professionelle.C'est vrai pourtant que la pression est une amie intime du travailleur social.Je pense qu'on est tous plus ou moins à l'aise avec ça.

Si tu peux supporter tout ça et survivre ok, sinon ne te détruit pas sur un poste. Tu es en début de carrière, ne perd pas ta motivation, cherche plutôt un poste qui valorise tes ressources professionelles et personnelles. Tu auras une expérience à faire valoir dans tes prochains entretiens d'embauche.

Courage, tu as réussi à survivre aux moustaches de la prof d'ISIC alors franchement le reste...

Re: mal être d'une jeune pro

Publié : 23 janv. 2014 08:22
par mini
Effectivement, c'est en milieu hospitalier (apparemment les difficultés sont souvent dans ce milieu a en croire les postes).
On attend de moi d'aller vite, on me demande de tout et du n'importe quoi,on ne prend pas vraiment en compte mon avis et parfois mieux vaut ne pas le donner car sinon gare à moi!!! je suis obligé d'accepter sous peine de reproche de non professionnalisme.
Je veux faire de mon mieux, mais avec cette pression et mon manque d'expérience, j'ai peur de faire de faire des erreurs.J'ai peur d'être mise en danger professionnellement sur ce poste avec mon manque d'expérience.
Vu ma situation financière je n'ai pas trouvé d'autre poste je ne peux pas partir pour l'instant.

Re: mal être d'une jeune pro

Publié : 24 janv. 2014 12:35
par l'autre
En gros tu es une extension administrative qui va porter les lubies des soignants.
Ne cherche pas à monter que tu as une technique d'entretien et une vision fine des situations, ils s'en balacent complètement et pire ça leur fait peur. Tu as tout le temps pour qu'ils se rendent comptent par eux-même que tu es autre chose qu'une secrétaire améliorée...
Un médecin est quelqu'un de formidablement anxieux qui veux tout maîtriser, et qui s'appuie sur une armée de sujets en blouse blanche encore plus anxieux que lui. Le seul rempart contre lui et ses assujetis c'est tout ce qu'il ne maîtrisent pas: le droit de l'usager ( la loi 2002, la personne de confiance, etc.)et le Droit en général, la protection juridique, les obligations administratives (joue avec le temps des démarches). Tu le rassure sans devenir son pote ( garde tes distances, ne parle pas de ta vie privée, ne boit pas de café avec lui, reste insaisissable) et montre que les chose sont faites et c'est tout (c'est bon.., les aides sont mises en place, c'est en cours j'ai vu avec Mme on va faire ça, ça va prendre tant de temps...).
Tu te contente de lui donner des informatiosn qui lui permette de choisir, IL EST LE SEUL RESPONSABLE DE SES PATIENTS, si tu lui donne des infos il choisira en connaisance de cause, tu auras fait ton boulot et tu le laisse se débrouiller.
A toi de rattraper avec les personnes les "lacunes" du système, ça c'est ton vrai job. Permettre aux personnes de récupérer la maîtrise de leur situation.
Et enfin les seules urgences à l'hôpital c'est la sortie intempestive (mais tu n'en es aucunement responsable) et la protection des personnes vumlnérables.

A l'attaque.

Re: mal être d'une jeune pro

Publié : 24 janv. 2014 15:37
par voui
il ou elle est bon, l'autre :)
une "extension admnistrative qui porte les lubies de soignants", excellent ! c bien vu
le risque c'est qu'à rester stratégiquement en retrait, à ne pas pouvoir échanger, en n'étant en somme quasi jamais dans une relation de bonne intelligence minimum tu pourrais t'isoler et vivre ce taf en parfaite solitaire au sein de l'équipe, ce qui pourrait être non moins douloureux
mais "l'autre" voit bien, essaye voir, attaque

Re:

Publié : 25 janv. 2014 11:17
par Claire
Bonjour

il y a une différence entre jeune pro et pro un peu plus aguerri : oser dire non!
je vous invite à repérer ce qui est de l'ordre du professionnel (missions) et ce qui est de l'ordre affectif (agressivité, colère, mépris). Lorsqu'un chef de service vous parle mal, cela relève de l'affectif : ce n'est pas professionnel d'agresser qq1.
Vous êtes tout à fait en droit de dire : j'entends votre demande mais votre manière de communiquer avec moi est inacceptable. Ce n'est pas évident et j'ai déjà dû utiliser ce mode de communication avec un directeur très persécuteur . Malgré tout, j'ai apprécié d'être honnête avec moi en étant conforme avec mes valeurs.
L'accueil froid est à oublier, il est trop fréquent, mais la seule chose possible est de préparer l'accueil des suivants pour qu'il ne soit pas de même et du coup, cela génère un embryon de dynamique d'équipe avec les nouveaux.
Bon courage.