Page 3 sur 5

Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)

Publié : 16 juil. 2011 12:17
par mayalene
Oui, toujours se cacher la vérité, la réalité: la relation de pouvoir (affluence, manipulation)existe dans toutes relations humaines même si on peut tout tenter pour essayer de l'amoindrir.. Entre un parent et un enfant, entre un prof et ses élèves, entre collègues, entre partenaires, dans un couple...
Mais également entre un travailleur social et un usager de service social!

Pb: en formation d'ass, faut rentrer dans le moule, travailler sur des sujets bateaux, sur lesquels aucun risque de polémtique n'existe. C'est un conseil que je donne...

Sinon, un livre peut être super intéressant sur la relation d'affluence et de manipulation: Petit Traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Joule et Beauvois. Un bouquin très sérieux de psychologie sociale.

Bon courage si tu souhaites choisir ce sujet si passionnant!

Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)

Publié : 16 juil. 2011 14:50
par unelectrice du forum en colère
PL, c'est bien ce que je craignais qui s'avoue là au grand jour: les jurys ne se donnent peine de lire l'intégralité du mémoire surtout si le sujet les barbe ou ne les intéresse pas énormément ou s'ils n'en pensent pas grand chose car ils n'ont pas d'expérience sur le sujet!
ça fait toujours plaisir à lire quand les candidats ont passé deux ans à s'esquinter la santé pour le rédiger.
ils s'expliquent sûrement mieux les divergences d'opinions entre jurés et formateurs qui les ont lus eux les mémoires, et s'étonnent de la piètre appréciation des jurys.
mais grâce à la désinvolture de certains membres du jury, que de gâchis quand même, une année de fichue, du stress, de l'amertume...
Bravo à ceux qui se reconnaîtront dans ces jurys types.
une lectrice en colère!

Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)

Publié : 16 juil. 2011 23:01
par diplômée 2010
Les jury sont très peu nombreux à lire les mémoires du début à la fin, privilégiant l'introduction et la conclusion ??? ALors on n'a qu'à leur rendre ces seules pages plutôt que, comme le dit "une lectrice en colère", s'esquinter la santé pour le rédiger ..

Je suis scandalisée par une telle révélation et aussi par votre réaction d'envisager de mettre à zéro à un mémoire dont le titre ne vous plaît pas sans même prendre le temps de le lire, ne serait-ce que par respect pour l'élève, ou tout simplement parce que c'est votre travail !
Vous ne méritez pas d'être jury, Madame, et malheureusement vous n'êtes probablement pas la seule...

Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)

Publié : 17 juil. 2011 13:02
par Julia
Je suis étonnée par tant de révolte, car, bien que je vous comprenne tout à fait, je pense que ce n'est pas un scoop que les jurys ne lisent pas l'intégralité des mémoires...
C'est déjà comme ça au lycée, sur des dossiers, pareil à la fac (aucun prof ne lit l'intégralité des dossiers!) même pour une thèse, et donc cela va de soit, idem pour toutes les écoles, publiques ou privées.
Les jurys reçoivent énormément de dossiers à lire, ils s'en font une idée en le feuilletant (sommaire, intro, quelques pages, conclu, biblio), pour saisir le style, le niveau en orthographe, le niveau de réflexion engagée etc...
Après, tout se joue à l'oral !
Et c'est comme ça pour tout le monde, croyez-le !

Mais soyez confiants, une personne qui a l'habitude de ce genre d'exercice et qui le fait bien ne se trompe pas dans son évaluation. Mon conjoint est prof à la fac, et quand il reçoit des dizaines des dossiers à noter en 10 jours ou 2 semaines max, il les note en 1/2 ou 45 min maxi (parfois une heure pour les plus gros 100/150 pages). Il faut dire aussi qu'il connait les étudiants et a souvent suivi leurs travaux, mais quand même, c'est pareil quand ce n'est pas le cas (des partiels).
Pour autant, il sait saisir les infos principales rapidement, et ses étudiants ne sont jamais surpris de leurs notes. Un bon dossier, ça se voit très vite, un mauvais aussi.
Pour déterminer la note, il suffit après d'aller piocher dans la lecture.

Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)

Publié : 17 juil. 2011 14:49
par mouais
à Julia : vous seriez peut-être moins étonnée "par tant de révolte" en lisant dans le détail ce à quoi l'auteure du post a eu droit après avoir exposé son projet de mémoire, qui n'était pourtant pas si maladroitement présenté : il suffit de relire ce que Caclue écrivait. De plus, un dossier d'étudiant, vous pouvez le lire en diagonale, ok, mais au moins vous êtes attentif à ce que vous lisez. Sinon, il conviendrait que les jurés de concours songent à faire un autre boulot. On oblige personne à faire ce travail, si ? Vous affirmez : "Mais soyez confiants, une personne qui a l'habitude de ce genre d'exercice et qui le fait bien ne se trompe pas dans son évaluation". Ne se trompe pas ? il faut le dire vite alors.
Vu la légèreté de traitement réservée à certains travaux, il semblerait bien (hélas), pourtant, qu'on se soit un peu gouré d'aiguillage en souhaitant devenir correcteur...

Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)

Publié : 17 juil. 2011 15:13
par panama
"Un bon dossier, ça se voit très vite, un mauvais aussi." Le drame c'est qu'on ne puisse pas en faire autant pour la correction. Heureusement toutefois qu'un correcteur n'est pas seul, sans quoi, il y aurait du souci à se faire ! vu le nombre de remarques en roue libre, constatées ici ou là :)

ps à Julia : "il reçoit des dizaines des dossiers à noter en 10 jours ou 2 semaines max, il les note en 1/2 ou 45 min maxi", on dirait le travail d'un sous traitant de pays en voie de développement. Est-il payé de même ? Le boulot des étudiants, de son côté, ne paraît pas plus valorisé qu'un gadget en plastique monté à la chaîne. En tout cas, ça questionne.

Re:

Publié : 18 juil. 2011 09:31
par mouais
"Le drame c'est qu'on ne puisse pas en faire autant pour la correction." Hé bien si, justement, parfois. On peut très bien se rendre compte d'une injustice (ça arrive hein). Sauf qu'on l'a dans le baba. Moi non, mais des étudiant(e)s si... Donc, le correcteur doit se faire un devoir de soumettre son jugement au regard d'un tiers ! autant que possible. Une correction devrait toujours être collégiale. On peut rêver c'pas

Re:

Publié : 18 juil. 2011 13:02
par une lectrice du forum résignée
comment se concilier les membres du jury à l'épreuve du mémoire:
choisir un sujet qui se garde de
- critiquer les institutions: les membres du jury qui dépendent de l'une de ces institutions ne peuvent pas cautionner un mémoire qui la critique.
-critiquer une loi. certes elle est faite pour évoluer. Mais les membres du jury,comme tous les fonctionnaires ou assimilés sont des exécutants et doivent appliquer les lois.(sans état d'âme)
-réserver ses critiques à l'usager des services sociaux.
-mettre en valeur l'accompagnement social de l'assistant de service social.
cela restreint le champ des sujets possibles. certes.mais la fin justifie les moyens, comme dirait Machaiavel.
j'oubliais : choisir un sujet simple:rappelez- vous: votre correcteur aura sans doute moins d' une heure à consacrer à sa lecture.

Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)

Publié : 18 juil. 2011 13:08
par Julia
Oui oui, bien sûr que j'ai été choquée moi aussi par le post de la personne qui est jury et qui dit ne pas ouvrir les dossiers dont le sujet lui plait pas ! C'est vraiment incroyable et puérile comme réaction. Ca montre la nécessité du politiquement correct dans les écoles de travail social, ce qui pose souvent problème aux étudiants, et la rigidité de certains travilleurs sociaux quant aux concepts qu'ils croient maitriser...
Moi qui pensais que la capacité de remise en question faisait partie des compétences de l'assistant de service social...

Panama, les dossiers d'étudiants ne sont pas traités comme des gadgets, vous tirez le trait un peu trop loin. Par contre, comme beaucoup de professeurs, la correction de copies et de dossiers est un travail long et fastidieux, hebdomadaire souvent. C'est aussi une activité qui devient banale. Alors oui, en tant qu'étuduiant on y met beaucoup de nous, mais il ne faut pas s'illusionner, celui qui le reçoit le traite parmi des dizaines d'autres. Un travail qui sort du lot, ça repose son lecteur, un travail baclé ou de trop mauvais niveau, ça l'irrite. Les correcteurs sont humains, et cette activité constitue un travail. Comme tout travail, il est plus ou moins investi et bien fait. Et comme toute les équipes pédagogiques, il y a des gens qui profitent de leur petit pouvoir... A bon entendeur...

Re:

Publié : 18 juil. 2011 13:53
par CC
Je trouve que ton idée de mémoire sur cette relation de "pouvoir" AS/usager est fort intéressante. Il est bien clair que le mémoire est un dur et long labeur et j'imagine que tu feras attention à ne pas "froisser" certains par des termes qui ne sont pas politiquement corrects. Lance toi si ce sujet te plaît et n'ait pas peur de faire un mémoire qui sorte de l'ordinaire. Bon courage à toi future collègue!