Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
ASS d'origines étrangères : venez moi en aide!!!
-
melissa
Re: ASS d'origines étrangères : venez moi en aide!!!
AS12 pourrais tu me dire quelle est la trame de ton mémoire ???
-
ASS
Re: ASS d'origines étrangères : venez moi en aide!!!
Il est vrai que la difficulté dans ce genre d'entretien est de recadrer la personne qui parfois essaye d'entrer dans une relation plus familière en raison de ce lien ressenti.
En effet ce lien n'est pas réciproque. C'est à dire que je m'implique tout autant dans le suivi d'une personne maghrébine, française, asisatique, enfin de toutes origines confondues. Ce qui modifiera peut être mon implication c'est le niveau d'urgence de la situation de la personne mais en aucun cas ses origines.
Disons que je n'essaye pas de m'en détacher dans le sens ou je laisse tout de même un espace de parole à la personne, je pense qu'il est important de la laisser déposer ce qui semble important pour elle, d'autant plus que cette sensation de lien les amène parfois à se confier plus facilement qu'a un autre sur les accidents de la vie qui les ont amenés à leur situation actuelle donc cela peut même representer un atout à l'avancée de leur suivi.
Par contre je prend bien garde a régulierement recadrer l'entretien lorsque cela tourne trop en hors sujet.
Pour les personnes qui tente de rentrer dans un relation trop familière, notamment en me questionnant sur des information concernant ma vie privée, je leur explique que je suis tenue au secret sur ce type d'information dans la mesure ou je les rencontre dans le cadre de mon travail et je n'ai jamais eu de réaction négative suite à cela.
Par contre, il m'arrive parfois de répondre à certaines questions non instrusives car je pense qu'il est necessaire d'instaurer une relation de confiance avec l'usager. Selon moi, si un usager se livre à son assistante sociale et que celle ci met trop de distance et ne livre absolument rien, la confiance ne peut être établie. Mais peut être que d'autres auront un avis totalement différent du mien !
Eh bien en fait je n'y coupe jamais, à chaque fois au début de l'entretien après m'avoir questionné sur mes origines, ces personnes s'adressent à moi en arable, esperant certainement faire tout l'entretien dans cette langue. Je leur explique gentillement que je n'ai jamais su parler arable mais etrangement cela ne semble pas du tout les déranger ni rompre ce "lien".
En effet ce lien n'est pas réciproque. C'est à dire que je m'implique tout autant dans le suivi d'une personne maghrébine, française, asisatique, enfin de toutes origines confondues. Ce qui modifiera peut être mon implication c'est le niveau d'urgence de la situation de la personne mais en aucun cas ses origines.
Disons que je n'essaye pas de m'en détacher dans le sens ou je laisse tout de même un espace de parole à la personne, je pense qu'il est important de la laisser déposer ce qui semble important pour elle, d'autant plus que cette sensation de lien les amène parfois à se confier plus facilement qu'a un autre sur les accidents de la vie qui les ont amenés à leur situation actuelle donc cela peut même representer un atout à l'avancée de leur suivi.
Par contre je prend bien garde a régulierement recadrer l'entretien lorsque cela tourne trop en hors sujet.
Pour les personnes qui tente de rentrer dans un relation trop familière, notamment en me questionnant sur des information concernant ma vie privée, je leur explique que je suis tenue au secret sur ce type d'information dans la mesure ou je les rencontre dans le cadre de mon travail et je n'ai jamais eu de réaction négative suite à cela.
Par contre, il m'arrive parfois de répondre à certaines questions non instrusives car je pense qu'il est necessaire d'instaurer une relation de confiance avec l'usager. Selon moi, si un usager se livre à son assistante sociale et que celle ci met trop de distance et ne livre absolument rien, la confiance ne peut être établie. Mais peut être que d'autres auront un avis totalement différent du mien !
Eh bien en fait je n'y coupe jamais, à chaque fois au début de l'entretien après m'avoir questionné sur mes origines, ces personnes s'adressent à moi en arable, esperant certainement faire tout l'entretien dans cette langue. Je leur explique gentillement que je n'ai jamais su parler arable mais etrangement cela ne semble pas du tout les déranger ni rompre ce "lien".
-
CESF
Re: ASS d'origines étrangères : venez moi en aide!!!
Chichou; j'ai repensé à plein de petites annecdotes concernant mes origines.
Par exemple j'ai été embauché il y a 2 mois dans un etablissement pour femmes victimes de violences conjugales. Les 2 entretiens d'embauche que j'avais passé étaient géniaux car il y avait un vrai échange, et j'avais parlé de mes origines. Quelques jours après mon arrivée, une collègue d'un autre service appelle. (un autre service qui se sittue pas ds le meme batiment). On se parle, et elle fini par me dire qu'elle sait que je suis originaire de labas, et se confie a moi en disant qu'elle est passionnée par l'Amérique Latine et a vécu labas un temps. Puis elle s'est mise à me parler en espagnol. j'étais très génée, car pour moi le cadre ne s'y prêtait pas. Je lui répondais en francais. J'ai senti que cela l'avait decue...
Bref, petite annecdote pour montrer aussi que parfois, les collègues attenderont aussi quelque chose de nous de différent s'ils connaissent nos origine.
Sinon, ce n'est pas non plus quelque chose que je met en avant. Ca reste avant tout de la vie privée. Par contre, j'avoue parfois m'être sentie agressée lorsqu'un usager me renvoyait que "je ne pouvais pas comprendre" parceque j'étais "blanche/francaise". Je me suis toujours demandé : dois-je lui répondre, lui montrer que les apparences sont trompeuses...? (d'autant plus que mon conjoint est d'origine étrangère aussi et que c'est une origine que je cottoye beaucoup sur mes postes).
Je me dis donc qu'il y a une grosse reflexion à avoir sur ce qui est attendu de nous (etablissement employeur, usager, collègues). Mais je pense aussi que ce qu'on en fait, dépend de notre conception du travail social, de notre éthique... et donc propre a chacun!
Je te laisse mon mail si tu le souhaites : conseillere.esf@gmail.com
Par exemple j'ai été embauché il y a 2 mois dans un etablissement pour femmes victimes de violences conjugales. Les 2 entretiens d'embauche que j'avais passé étaient géniaux car il y avait un vrai échange, et j'avais parlé de mes origines. Quelques jours après mon arrivée, une collègue d'un autre service appelle. (un autre service qui se sittue pas ds le meme batiment). On se parle, et elle fini par me dire qu'elle sait que je suis originaire de labas, et se confie a moi en disant qu'elle est passionnée par l'Amérique Latine et a vécu labas un temps. Puis elle s'est mise à me parler en espagnol. j'étais très génée, car pour moi le cadre ne s'y prêtait pas. Je lui répondais en francais. J'ai senti que cela l'avait decue...
Bref, petite annecdote pour montrer aussi que parfois, les collègues attenderont aussi quelque chose de nous de différent s'ils connaissent nos origine.
Sinon, ce n'est pas non plus quelque chose que je met en avant. Ca reste avant tout de la vie privée. Par contre, j'avoue parfois m'être sentie agressée lorsqu'un usager me renvoyait que "je ne pouvais pas comprendre" parceque j'étais "blanche/francaise". Je me suis toujours demandé : dois-je lui répondre, lui montrer que les apparences sont trompeuses...? (d'autant plus que mon conjoint est d'origine étrangère aussi et que c'est une origine que je cottoye beaucoup sur mes postes).
Je me dis donc qu'il y a une grosse reflexion à avoir sur ce qui est attendu de nous (etablissement employeur, usager, collègues). Mais je pense aussi que ce qu'on en fait, dépend de notre conception du travail social, de notre éthique... et donc propre a chacun!
Je te laisse mon mail si tu le souhaites : conseillere.esf@gmail.com