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Re: homosexualité dans le milieu social?

Publié : 02 avr. 2006 16:44
par Ju
Donc en fait, si on me pose la question, tu penses que je devrais dire: oui, je suis homosexuelle mais ce n'est pas du tout incompatible avec ce métier. Où devrais je ne pas répondre?

Re: homosexualité dans le milieu social?

Publié : 03 avr. 2006 18:00
par Clém éduc AEMO J.
Aïe...
En fait, je crois que ça dépend surtout de toi. Te sens tu en capacité de prendre du recul pour t'appuyer sur ce que tu sais de la situation particulière des gays et faire des liens avec ton expérience professionnelle ? Quand j'ai passé mes sélections, il y a quatre ans, je n'en étais pas capable. Donc quand la personne m'a demandé ma situation familiale, j'ai répondu "en couple" et pour son job "instit". J'ai soigneusement évité les réponses qui pouvaient donner le sexe de ma moitié, mais sans mentir non plus. A l'inverse, ne pas répondre du tout aux questions un peu perso aurait tendance à attirer l'attention sur des difficultés éventuelles.
Mais si tu es clair et que tu montres que tu le vis bien, c'est une différence qui peut enrichir le contenu d'un entretien. Attention, je crois qu'il ne faut pas non plus vouloir en parler absolument. Tu ne veux pas devenir éduc parce que tu es gays. Cela reste un détail du genre : ta taille, ta couleur de peau, ton poid ou ton look. C'est un part de toi, ce n'est pas toi, n'y va pas avec ton drapeau...
Quand on a des arguments pros, étayés par de la théorie et de la pratique, personne ne peut te shooter la dessus, sinon ça devient de la discrimination. J'indique dans l'intro de mon mémoire que je suis gay et que c'est aussi cela qui me rend sensible à l'absence d'accompagnement individualisé pour les homos. Les membres du jury m'ont dit qu'ils avaient conscience du "courrage" qu'il m'avait fallu et félicité pour m'être aventuré dans ce domaine.
Ca dépend de toi, mais tout est possible.

Bye.

Re: homosexualité dans le milieu social?

Publié : 03 avr. 2006 18:23
par Ju
Merci de ta réponse, elle m'aide bien. En fait, je pense que si l'on me pose des questions sur ma situation, je ferais comme toi, j'éviterais de présiser le sexe de ma moitié. Mais je pense aussi ètre capable de dire la vérité si la questions venais à ètre plus précise. Je déteste mentir donc de toute façon, si je ne dis pas la vérité, ça me mettra encore plus mal à l'aise que si je la dis!
Maintenant, je ne suis pas du genre non plus à insister sur ce point, alors t'inquiètes, il n'y aura pas de drapeau! lol!
Kiss

Re: homosexualité dans le milieu social?

Publié : 29 juil. 2006 15:20
par taboo
"il faut arrèter le tabou de l'hommosexualité".

ah ? parce que ça s'arrête un tabou ?

tabou : brûlant, fétiche, intangible, interdiction, interdit, intouchable, nefas, prohibé, sacré, sacro-saint.

Re: homosexualité dans le milieu social?

Publié : 30 juil. 2006 04:16
par Eviltween
Avé
Tiens il y a un autre sujet sur le forum lié à la question de l'homoséxualité en formation...
Cette fois, Caro tu intéroge la relation qui existe entre les orientations personnelles et celles sur lesquelles se basent les organismes de formation pour évaluer la potentialité à entrer dans une école, il me semble. Je retranscrit par prudence afin de répondre au débat que tu proposes sur l'inertie voir la malhonèteté quant à l'investissement des questions de faits de société des écoles et comment elles s'en servent (en terme d'évaluation et de programme). Je crois que tu poursuis en critiquant cette inertie (c'est à dire que les centres de formations sont loins des débats sociaux, tout au plus ils les utilisent pour éclairer des cours) et la malhonètetè: car au nom de quoi ils sont compétents pour évaluer nos capacité professionnelle (voir de prétendre passer un diplôme) en fonction de notre nature privée. En quoi cela regarde une école de connaitre mon appartenance sexuelle, philosophique ou religieuse? A moins que je n'en fasse état, auquel cas elle ne fait plus parti de ma vie privée?
Est-ce qu'en substance j'ais compris? Si je suis dans le juste par rapport à tes revendications en ce qui concerne la question de l'homosexualité qui est sous-traitée, dévaluée et proscrite afin de ne pas générer de risque: éliminons les périls liés à la place de l'homosexualité afin de ne pas faire de vague...!
J'ais une opinion qui n'engage que moi.
Les écoles ont quelques règles (je caricature): Tout au plus pour elle accepte de reconnaitre le phénomène de l'homoséxualité sans le valider ; admettre que cette question dans la société est aliénée à la peur (les homos dérangent) ; reconnaitre que les homoséxuels sont éxclus de certains secteurs (droits, recrutement, acceptation télévisuelle...) mais surtout ne pas favoriser l'investissement de la lutte contre les inégalités, et enfin si on favorise la lutte la formation reste neutre...
Si au final on s'interesse au domaine privé des futurs éduc c'est pour mieux leur rappeller que les compétences sont liés à quelque chose d'intrapersonnel et pas seulement des outils déshumanisés. Mais comment peuvent-ils justifier leur enquète, s'il n'ont pas les moyens de l'évaluer. Le privé n'appartient-il plus à son auteur lorsqu'il décide de s'en déssaisir auprés de professionnel à qui il donne sa confiance (comme un psychologue) pour les accompagner et pas les noter. J'ignorais que l'humanisme avait un rapport avec la culture, la sexualité ou encore les croyances. Mes choix m'engagent certes mais de quel droit un organisme se permet de les observer quant ces mêmes structures évitent elles-même de s'engager? Et quand bien même, ce n'est pas sur ces éléments qu'on évalue au DE, mais sur un référentiel métier qui n'aborde explicitement que des compétences proffessionnelles (des savoirs faire pas des savoirs être).
Il est vrai aussi que j'ai du mal à croire qu'un militant du front nationnal puisse être un éduc valide car nombre d'idéos pronnés pas ce parti de la haine sont à l'encontre de l'éthique du métier. Mais en politique si je conçois que les formations devraient s'engager parce que les étudiant futurs éducs ne sont pas que des agents de l'état mais aussi des representants des personnes qu'ils accompagnent je ne saisi pas en quoi la question de la sexualité est un intérêt fondamental. A moins qu'un éducs face du prosélitisme genre pour la position du missionnaire (et le pauvre au mieux il risquerait de paraître particulièrement ridicule) la question de la sexualité n'appartient qu'au domainre privé, tant qu'elle n'est pas proscrite. Effectivement il y a des éducs pédophiles (même en MECS) d'autres regardent avec appétit ceux qu'ils accompagnent, mais ce marché du sexe, je serais étonné d'apprendre, qu'il se jugulerait au niveau de l'entrée en formation (gràce à des questions comme ête-vous homo, aimez vous voir les enfants nus... comme s'ils allaient avoir des réponses positives autant pour un douanier demander à un barbu s'il est un terroriste, mais non fifrelin c'est le Père Noël!). De même si demain les écoles rendaient obligatoire des visites chez un psy à cet effet je serais le premier à gueuler: les écoles nous forment, elles ne nous emploient pas! Que nos futurs employeurs soit vigilant c'est une autre chose. La moralité et la responsabilité de nos formations s'arrètent à un programme (à la préparation d'un diplôme) si elles se mèlent de nos compétences personnelles à faire le bien ou le mal, alors par honnèteté elle devraient aussi s'impliquer dans les choix de société et pas nous offrir une morale de bonne concience (qui espère-ton leurrer?). Or là elles restent trop souvent muettes, et c'est quelque peu normal puisqu'elle dépendent de financements, accordés par des politiques au final. Alors peut-on vraiment les blamer? Mais alors qu'elles cherchent à rester réellement neutre ! Ou du moins un maximum, ou alors qu'elle manient avec plus de dextérité le double langage... Pasque là elles sont plutôt du genre à porte les bornes de la couillonade sur leur coeur et de courir à toute force hostoire d'aggrandir leur territoire, les malheureuses.
Maintenant si tu proposais de changer cette situation douteuse, je te dirais bon courage! Les rouages de telles machines ont écrasé plus d'un(e) étudiant(e) admirable à tout point de vue, je connais pas de formation qui ne soit pas l'image de la société. Quant au manque d'investissement de la plupart de mes camarades, adeptes de la politique du canard, aurait du depuis longtemps me rendre fataliste. Si je veux que cela bouge n'ayant plus les moyens et sans doute le courage de la Révolution active, je ne vois pas d'autre solution que d'infecter le système: m'engager politiquement, syndicalement, porter mes couleurs et les communiquer, devenir formateur, directeur, représentant dans des instances comme à la DRASS et surtout ne pas laisser passer le moindre soupçon de bétise (le rapport de l'INSERM, les lois Sarko, les expulsions...). Si je me contente de ne faire correctement que mon action sur mon lieu de travail je ne pense que je répondrais qu'à une seule partie de ma mission d'éduc: je ne travaille pas que par le "client" mais aussi pour la société. Quelle valeure aurais-je si je ne me contenais que de soigner sans revendiquer, ce serait comme si en médecine le recherceh s'arrétait (ben ouai, quoi de toute faço on peut pas en guérir alors...) Fumistes!!!
A mon sens, c'est plutôt sur cela que devraient se pencher les écoles plutôt que de venir m'osculter comme si j'étais le seul malade. A bien y regarder on porte tous les stigmates de nombreuses souffrances mais le sagouin qui les manipule n'est pas forcément capable de les traiter. En s'intérogeant sur la place d'un étudiant Lambda on peut oublier pourquoi et comment on est devenu formateur. Et c'est trop facile de critiquer quant on s'expose pas soi-même (c'est même malhonète) en plus on fini toujours par trouver quand on cherche surtout si au final on "a les moyens de vous vaire parler"...
Verbal Kint votre.

Re: homosexualité dans le milieu social?

Publié : 31 juil. 2006 18:42
par lol
Voir le débat sur le thème "homosexualité et travail social"
on en cause pas mal