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Re: Homosexualité et travail social
Publié : 28 juil. 2006 21:41
par marlysa
je trouve ce débat très intéressant!
Pour ma part je vais commencer la 2éme année de formation d'éduc et ns n'avons jamais abordé la question de l'accompagnement des usagers dans leur sexualité lorsque cela s'avère utile.
Cependant j'ai travaillé ds une institution pour adultes où était menée une vraie réflexion sur ce thème et où la sexualité des résidants n'était pas un sujet tabou mais traité au cas par cas en fonction des besoins de chacun.
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 29 juil. 2006 15:19
par Yahoo !
bonjour
chez les EJE il est abordé dans le cadre de l'homoparentalité et de l'accompagnement des familles.
nous ne sommes pas tous d'accord.
mais voici l'avis d'un journaliste :
mardi 25 juillet 2006, 14h59
Mariage oui, adoption non
Par Jérôme Vial, sa biographie
Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.
A l'approche des élections où les candidats chercheront à se démarquer sur le mariage des couples homosexuels et sur l'adoption d'enfants, après la nouvelle loi belge autorisant l'adoption d'un enfant par des couples homosexuels, je me permet de développer ma petite réflexion qui sera sans aucun doute critiquée.
Le sujet de l'homosexualité est un vaste débat qui se caractérise par le fait que la nature des hommes est différente. Que savons-nous exactement de ce qui gouverne nos attirances ? Hormones ? Déviance sexuelle, anormalité ? Mais par rapport à quoi ? Notre nature est ancrée en nous, détermine notre conduite, et il faut bien faire avec ! Il me semble que le premier des devoirs, c'est de respecter autrui avec toutes ses différences. Nous n'avons pas les mêmes normes qu'eux... et alors ! Cela ne nous empêche pas de vivre ensemble.
Vient alors le sujet du mariage. Le mariage n'est-il pas un engagement entre deux êtres qui s'aiment, un véritable engagement moral plutôt qu'une cérémonie bien qu'on ne refuse jamais une bonne fête ? Pourquoi alors deux personnes de même sexe qui s'aiment ne pourraient pas aussi échanger leur souhait de vie commune et de fidélité, entourés de leurs proches de la même façon que les hétéros ? Le mariage n'engage que deux personnes, doit-on continuer à interdire le mariage homo ? Doit-on les laisser se contenter du Pacs ? Ma position choquera certains, mais je ne vois pas pourquoi on peut s'opposer à la légalisation du mariage pour ces couples.
En revanche le problème est tout autre en ce qui concerne l'adoption d'enfant, car dans ce cas, il n'est plus question de seulement deux personnes qui s'aiment et qui en ont le droit, mais il est question d'autres êtres... petits, qui n'ont pas le choix et à qui on impose alors une « famille » qui devra supporter le regard des autres... Une famille où père et mère se confondent, qui ne possède plus alors les repères nécessaires à l'épanouissement de l'enfant dans sa propre appartenance à un genre qu'il ne reconnaît plus dans la projection de sa personne future.
En plus de ce coté psychologique de l'enfant, j'accorde ici une parenthèse à un coté naturel. Deux homos ensemble ne peuvent pas avoir d'enfants, rassurez-vous, je ne vais pas vous raconter l'histoire de la graine et du pot de fleur, alors pourquoi vouloir en élever malgré cela, soi-disant car se serait un droit. N'est-ce pas un peu égoïste ? On s'approprie un peu trop facilement des « droits » qui nous conviennent et qui nous contenteraient en se référant au droit à sa propre liberté, sans tenir compte du droit fondamental, évoqué précédemment, au respect de la vie des autres. Il s'agit donc de savoir si on doit tout obtenir, bien que sa nature ne le permette pas. Je ne parle évidemment pas des couples hétéros stériles ou autres car pour eux il s'agit d'un « j'aurais pu mais » contrairement au « je ne peux pas » des couples homos. J'imagine déjà certains opposants me dire que certains enfants seraient plus heureux avec des homos que dans leur famille pour diverses raisons. Je réponds donc tout de suite qu'il s'agit d'un faux débat. On ne fonde pas des généralités sur des cas particuliers ! Les enfants ont besoin de modèles respectueux de leurs besoins puisqu'ils sont des hommes et des femmes en construction, et non d'une éducation dans un modèle « hors normes ». Etre homosexuel n'est pas une tare, c'est une différence, une différence à qui on doit autant de respect qu'à d'autres. Mais être différent a des implications qu'il faut assumer. Nous n'avons pas le droit de faire n'importe quoi, surtout avec des enfants. Les homos ont droit au respect mais n'ont pas plus de droits que n'importe quel individu, et ont surtout autant de devoirs. Certains enfants arriveraient à dépasser les contraintes qu'on leur impose, d'autres non ; il faut donc bien réfléchir.
Espérons que le débat électoral sera bien orienté sur une réflexion et non sur un soucis de récupération de voix. L'enjeu est plus grand qu'il ne parait, il n'est que le début d'une modernisation d'une société qui évolue et où le respect de l'autre doit être une priorité, malgré les différences.
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 29 juil. 2006 15:33
par copié collé
Remise en cause de l’homophobie ?
Peux-t-on avoir été condamné pour propos et injures homophobes et déposer une proposition de loi remettant en cause les textes légaux?
Non, allez vous me dire ! Et bien, je vous répondrai que cela est possible en 2006 en France.
Résumé de l’affaire
Christian Vanneste vient de déposer une proposition de loi, portant n° 3259, visant à abroger la mention « de leur orientation sexuelle », permettant de poursuivre les auteurs de propos homophobes, introduite dans les articles 32, 33 et 48 de la loi sur la presse de 1881 par la loi du 30 décembre 2004 créant la HALDE.
Or, il a ainsi été, le premier en France avec la loi de 2004, reconnu coupable d’ "injure à l’égard des personnes homosexuelles" par le tribunal correctionnel de Lille, le 13 janvier 2006, a aussi, dans le même temps, été condamné à verser des amendes et des dommages et intérêts à trois associations (SOS Homophobie, Act Up-Paris et le Sneg) qui l’avaient poursuivi.
Qui est Christian Vanneste ?
Christian Vanneste est le député UMP du Nord qui a déclaré : Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité".
Il avait assumé ses propos devant le tribunal, affirmant qu’il n’avait "jamais parlé d’infériorité des homosexuels", mais "d’infériorité morale et sociale du comportement homosexuel par rapport au comportement hétérosexuel qui conduit au mariage et à la procréation".
A part cela, monsieur Vanneste qui est membre de la commission des lois à l’assemblée nationale est plutôt actif puisqu’on lui doit 335 questions dans les domaines suivants -
Président : - Industrie de la chaussure, du textile et de l’habillement Vice-Président : - Travailleurs frontaliers Secrétaire : - Sécurité intérieure
Membre : - Agroalimentaire - Cancer - Cinéma - Contrefaçon - Gens du voyage - Jeunesse, intégration, citoyenneté - Longévité - Modernisation de la vie politique française - Pollutions industrielles historiques - Protection des animaux - Rapatriés - Route, sécurité routière - Sécurité civile
- Tibet - Toxicomanie
- et 225 propositions de lois en tant qu’initiateur ou co-signataire dont la derniere à être affichée sur le site de l’assemblée nationale est : "Proposition de loi visant à établir une journée nationale d’hommage aux victimes des régimes communistes" et le texte qui a donné lieu à cet article : "Proposition de loi portant modification de certaines dispositions introduites par la loi portant création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité" et joliment baptisée "pion 3259" (c’est d’ailleurs le seul texte de la liste qui porte un numéro et non un descriptif.
Que monsieur Vanneste ait des convictions qui le situent à la droite de l’UMP est parfaitement légitime. Par contre, qu’un député membre de la commission des lois, condamné pour propos tombant sous le coup de la loi se permette de chercher à la contourner me semble être un abus de pouvoir.
Encore un mauvais coup porté à notre chère démocratie vont encore dire certains. Je pense plutôt qu’il serait nécessaire d’interdire aux élus de la nation de chercher à se soustraire à des condamnations que le citoyen lambda ne peut éviter.
Sources
AFP
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 29 juil. 2006 23:17
par mariage
Shalom
De toute façon le mariage est une institution religieuse à la base, La laicité n'a pas voulu aller aussi loin que de changer le nom.si c'etait laique a 100 pour 100,ça s'appellerait union civile.C'est comme le calendrier que nous utilisons,c'est un calendrier chretien.n'oublions pas que nous essayons de faire table rase de 2000 ans d'influence chretienne sur la société,la morale et le mode de vie(notre dimanche)!!
Rome n' a pas été construite en un jour !!!
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 29 juil. 2006 23:29
par anita11
"La sexualité des personnes est du domaine du privé, on est bien d'accord.
L'homosexualité ne me gêne pas, d'un autre côté
je peux comprendre qu'elle ne puisse pas être admise car on ne change pas et la société et les êtres humains du jour au lendemain, il faut laisser le temps au temps, on ne peut pas effacer des millénaires d'idées.
Ca évolue, il y un temps on les mettait en prison, puis on en est passé à la dépénalisaon, aujourd'hui on est à la reconnaître, par conséquent l'évolution est en marche."
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 29 juil. 2006 23:38
par et les enfants ?
Quelques questions...
Comment enseigner la généalogie en classe ?
Comment les enseignants pourront-ils vivre la généalogie en classe. En CE1, les élèves sont invités à faire leur arbre généalogique (parents, grands parents) pour s'initier à l'histoire.
Que répondre à un enfant qui posera la question : "et moi, je descends de deux mamans ? ou de deux papas ?"
Comment un enfant, élevé au sein d�une union homosexuelle vivra-t-il cela ?
Peut-on se contenter de dire qu�il n�y aura qu�à dire aux enfants que c�est normal ? Alors que tout dans la culture, dans l�histoire, dans l�expérience quotidienne, montre que la famille est constituée par un homme et une femme ?
Quels mots faudra-t-il employer ?
On sait combien les mots sont importants pour communiquer. Aujourd'hui, dans les écoles, on hésite à parler de la fête des pères, de la fête des mères car on sait que des enfants vivent la séparation de leurs parents.
Demain, ne risque-t-on pas de voir disparaître les mots "papa" et "maman" sous prétexte que certains enfants auront deux papas ou deux mamans ? Quels mots emploierons-nous ? La question peut paraître secondaire, or, sans mots, c'est le concept même qui disparaît...
Et que dirons-nous à un enfant élevé au sein d'une union homosexuelle et qui souffrira de ne pas avoir une maman ou un papa ?
Y aura-t-il des arguments pour le convaincre que sa situation est la bonne pour lui ? Développeront-ils un sentiment de jalousie vis à vis des autres enfants ?
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 30 juil. 2006 05:45
par Eviltween
Avé
Pourrais-tu Neff s'il-te plais dévelloper les idées que défendent ces deux auteurs s'il-te plait sur la question du genre? Je l'avoue je ne suis pas spécialement savant en la matière bien qu'intéréssé.
A toute fin utile je vais donner une opinion personnelle qui est en rapport avec le post de Yahoo!
Je suis en complet désaccord sur le dernier point, quant au "regard égosite" de futurs parent homosexuel. Je répond à ce raccourci, je m'escuse par avance si j'interprète faussement.
Il me semble Yahoo que tu dénonces l'envie de parents homosexuels de vouloir épprouver partenité et maternité (ce dont la nature ne les a pas pourvu) qui pourait engendrait des soucis pour l'enfant en raison d'une société donnée, pas forcément favorable à l'homoparentalité.
En ce qui me concerne la question de genre, et je peux parfaitement écrire une bétise (je parle intuitivement pas avec des théories reconnues). Donc la question de genre s'attache plus fondamentalement à la personne mentale (l'esprit) qu'à sa nature physiologique (son corps). L'acte d'éduquer chez les hommes (au vu de son degré de dévelloppement) pour moi est un acte social plus que génétique, en ce que l'épaisseur du verni social qui s'est supperposé à des stimulis aussi primaires que se nourir, dormir, et qu'il est même venu dans certains cas suppelter. Il faut parfois des situation extrèmes pour se rappeller à quel point dans l'échelle des besoins ces instincts primaires sont important: dans le desert on ressent la soif, alors que dans une grande surface je croirais plus qu'il s'agit d'une marque. Un révolté comme Tyler Durden rappelle que bien que l'on sache l'utilité d'un sac de couchage (fondamentale en randonné) on est plus préocuppé par la qualité de son matelas. On est omnubilé par des questions de luxe (admettons qu'une casquette qu'elle soit Addadas ou Nuke ou Pastaga qu'importe en vérité pourvu qu'elle protège). Le rapport avec l'homoparentalité? Je dirais 'est une question de genre lié à un marquage social. Comme en principe (surtout dans nos civilisations) de tout temps la paternité a été porté pas celui qui porte un penis et la maternité par celle qui est engrossée on a peut-être fait un rapide copié collé entre fonction et genre. Ce qui est lié à la fonction (la manière de se positionner face à l'enfant, le type de contact ou la représentation, faire le papa, faire la maman) ne dépend pas frocément du sexe (sa longueur, sa couleur, sa forme, ou bien il va faloir en plus établir un système d'étalonnage!). Il me semble que des pères sont plus maternant que leur moitié(e), et des femmes plus paternelle que leur moitié(e). Certes donner le sein semble plutôt difficile à un homme, mais chez les bourgeois du XIX n'étaient-ce pas des nourices qui offraient/vendaient le leur à la place de leur maîtresse? Ce n'était pas une question de poitrine que d'être mère! Ensuite l'écriture de ce que sont des parents s'est faite tardivement en raison de model contemporain (l'enfant roi n'a pas toujours été si princièrement traité du temps des Bourbons)
J'ai l'impression que l'humanité a pu traffiquer son destin originel (entendons ce qui est lié à sa seule condition physique) pour magnifier modifier son destin grace à son évolution sociale. Apres refuser cette réalité que des parents homos sont autant potentiellement valables et faillibles que des hétéros, je pense que c'est plus une question morale sans réel fondement scientifique. La science n'explique pas l'homosexualité, non? L'histoire la reconnait, la quantifie. Même avant que la psychanalyse l'ai introduite dans un état psychologique, seuls des jugements moraux ou quasi religieux l'avaient évaluée. Peut-être que pour que soit définitivement reconnu comme admissible l'homosexualité et pas seulement du point de vue socilogique, que des psy prennent leur courage à de main en expliquant que l'on est pas plus malade homo que hétéro? Qui sait un jour peut-être apprendra-t-on qu'un fils prodigue et ses apôtre avaient des relations autres que platoniques?
En attendant le prochain DavinciCrotte, la question de savoir si un enfant issue d'un couple homosexuel est bien ou pas, Yahoo en quoi est-ce pire que des hétéros maltraitants?
Ok j'abuse, il faut sans doute comparer à la même échelle des perils, mais mon métier m'engage à ne pas comparer! Le choix politique de reconnâitre le mariage et l'adoption m'incite à estimer que n'importe qui peut devenir parent: un personne en fauteuil roulant, une personne sous tutelle, une autre avec des déficiances mentales, un compulsif du métro-boulot-dodo, et qu'aucun d'entre eux n'est ni le modèle parfait ni un danger pour son môme. J'ais toujours cru que la maltraitence s'évaluait plus en fonction de manières d'éduquer plutôt qu'en raison d'imcompétence notoire: certains parents sont incapables d'exprimer leur amours à leur enfant,d'autre requierent une aide à domicile... C'est en fonction de ces difficultés, ces constats devrais-je dire (car il ne s'agit pas de tares) que l'enfant grandit. Un enfant gâtés ne sera pas plus heureux ou ne trouvera pas plus sa place qu'un autre des favelas. Mon éthique personelle m'engage à ce que chacun ait sa chance (en cela je peux me supperposer aux parents ou les supplanter en fonction du degré de danger).
Or je ne vois pas dans la situation de l'homoparentalité ce qui peut faire que moi je puisse estimer qu'il n'y pas cette chance. Etre enfant de gitans ou de Harkis n'est pas une situation facile au regard de notre douce France qui se fonde de plus en plus sur l'exclusion, pour autant s'il fallait rendre stéril ces parents cela me semblerait pas la solution appropriée (ce qui ne serai tpas un problème avec des homos). Si c'est un problème social changeons la société! Quand je rencontre une personne rejetée est-ce que je tiens compte uniquement de ce que disent les rejetants ou plutôt je cherche à faire coéxister la réalité des uns des autres?
C'est sans doute vrai qu'être deux papa à la maison n'est pas évident de prime abord pour l'enfant (en ce qu'il entend et voit chez les autres) mais en ce qui concerne les couples qui divorcent et élèvent seul leur gamin?... Ensuite ce que n'a pas cet enfant avec ses mamans lesbiennes, il le récupère quand un fils d'hétéro devra apprendre à vivre avec l'homoséxualité, est-il question de malheur ici? Ce qui importe pour moi c'est le bonheur de l'enfant pas systématiquement comment il se le construit. De même avant de voir des homos ou des hétéros je vois des personnes, des parents. Qui suis-je pour estimer leur choix sexuel?
Pour la question de genre comment départager ce qui est de l'animal avec ce qui est du social: joue-t-on entre garçon à celui qui pisse le plus loin parceque c'est une caractéristique bestiale la compétition entre mâle ou parce que petit on est confronté à cela par nos amis, nos parents? La petite fille est-elle fragile à force de jouer à la poupée ou parce que décidément la nature estimait qu'une brute cela suffisait? Voir pour satisfaire l'égo machiste de quelque vantars phocéens?
Toujours est-ils qu'entre l'identité sexuelle (lié à un corps avec lequel on nait) et ce que l'on peut en faire, il y a une telle marge qu'on ne peut pas décemment rejeter les évolutions. Certains regrèteront les modifications corporelles, mais si elles sont possibles c'est bien qu'une demande éxiste (appropriée ou non). Pour ce qui est des homos je ne pense pas qu'ils sont porteurs d'une demande de changement quant à leur corps ou de rejet vis-àvis de ce dont la nature les a pourvu, mais plutôt de vivre en raison d'un choix adapté entre leur corps et leur désir. Les transexuels demandent plus à se modifier, ce qui n'est pas moins entendables y compris en ce qui concerne leur descendance. La parentalité si elle peut souffrir de ce que nos représentations archaïques nous ont programmé, n'en reste pas moins liée à un affect et une manière d'éduquer (auquel chacun qui est doué de conscience et d'expression de cette dernière peut prétendre), non?
Chourmô
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 30 juil. 2006 12:13
par Yahoo !
bonjour,
non Eviltween, je ne dénonce rien du tout, je propose l'avis d'un journaliste qui illustre une minorité de ce que pense les professionnels de la petite enfance.
je te rappelle le début de mon poste :
"mais voici l'avis d'un journaliste :
mardi 25 juillet 2006, 14h59
Mariage oui, adoption non
Par Jérôme Vial"
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 30 juil. 2006 12:20
par Yahoo !
voici un extrait de la discussion qu'il y a sur le forum EJE.
Re: familles homoparentales
Auteur: qu en pensez vous ?
Date: 13/06/2006 20:56
Faut-il autoriser l'adoption d'enfants
au sein d'unions homosexuelles ?
Professionnels de l'enfance, confrontés chaque jour à la délicate question de l'éducation des générations futures, nous ne pouvons ignorer les difficultés et les souffrances de nombre d'enfants lorsque les repères essentiels leur font défaut.
Certaines personnes, dans les milieux homosexuels, avancent aujourd'hui la revendication de se voir attribuer par la société le statut de parents d'enfants, grâce à l'adoption ou à des procédés de procréation médicalement assistée, aboutissant à laisser croire qu'un enfant pourrait avoir deux papas ou deux mamans.
Nous constatons qu'une telle question ne prend pas en compte d'abord l'intérêt de l'enfant, mais une revendication de quelques adultes.
Au sein des familles constituées à partir d'un homme et d'une femme, il arrive que des difficultés non résolues fragilisent les relations familiales et, de ce fait, la personnalité de l'enfant. Professionnels de l'enfance, nous savons que certains de ces manques peuvent être compensés ; nous sommes tous engagés au quotidien, avec les moyens qui sont les nôtres, pour que les enfants soient aussi épanouis que possible, malgré les difficultés qu'ils peuvent rencontrer.
Cependant, nous ne pouvons accepter l'idée que l'on va délibérément priver des enfants d'un père ou d'une mère. Ces enfants souffriraient de l'absence d'un repère élémentaire pour la construction de leur personnalité.
Nous voyons également combien une telle évolution pourrait bientôt nous interdire de nous référer à la nécessaire complémentarité des sexes, élément pourtant fondamental de la structuration de la personne. Quels sens auront les mots « papa » et « maman » si importants pour l'équilibre psychologique et affectif de l'enfant ?
Comment balayer d'un trait ce que la psychanalyse et la psychologie ont confirmé au siècle dernier ?
Nous considérons de notre devoir de lancer solennellement un appel pour que soit reconnu a priori le droit universel de l'enfant à être éduqué par un homme et une femme, tout en maintenant notre implication et celle de la société quand les inévitables accidents de la vie privent, toujours douloureusement, certains enfants de l'un ou l'autre parent.
Nous demandons à l'État d'exercer pleinement ses responsabilités en soutenant de manière cohérente ceux à qui il confie la charge d'éduquer les enfants d'aujourd'hui pour former les adultes de demain.
http://www.professionnelsdelenfance.org/appel.htm
Re: Homosexualité et travail social
Publié : 30 juil. 2006 12:36
par Eviltween
Avé
il me semble que ces enfants feront comme ceux issue de l'adoption ou ceux de parents divorcés ils feront avec. Parce que des minôts ayant une tête d'asiatique seront adoptés par des parents aux critères physiques occidentaux seront forcé de s'expliquer voir de se justifier auprés de la société il faudrait alors au même titre les empécher de trouver le bohneur avec ces parents de subsitution comme ceux issue de l'homoparentalité. Bétemment je pensais que ce qui importait c'etait l'amour et l'aptitude à éduquer pas le quand-dira-t-on social, avec lequel même lorsque l'on provient d'un milieu ordinaire on est obliger de composer: parce que l'on porte des lunettes, parce que l'on est petit, ou trop gros ou trop foncé ou trop ceci ou trop cela...
Je suis d'accord pour admettre que du point de vue de la généalogie savoir qui l'on est et d'où l'on vient est necessaire pour exister; mais en tant qu'adopté moi-même je pas eu le choix que de ne pas connaître mon père (et encore que) mais ce n'est pas tant cette réalité qui a eu une valeur pour moi mais comment je m'y suis fait et même si ce choix ne dépendait pas de moi. Lorsque j'ais reconstruit ma vie avec un père avec lequel aucun lien du sang n'existe, il n'en demeure pas moins qu'il m'a fallu assumer et accepter. Je pense que comme en ce qui concerne la discussion entre un oracle et un élu dasn la troisième partie d'une certaine trilogie, ce qui importe le plus c'est pas d'avoir l'illusion que l'on influe sur ses choix mais qu'au final on les vive harmonieusement, qu'ils nous correspondent puisque la plupart de ces choix nous dépassent (comme s'ils étaient prédéterminés ou prédestinés).
Un enfant issue de l'homoparentalité a-t-il eu la possibiité de donner son accord à une union? Pas moins qu'un autre dans une famille hétéro.
Aprés si l'on parle de représentation de papa et maman: peut-on encore affirmer que ces icones aujourd'hui ont la même définition qu'à une époque où les femme ne travaillaient pas, où les papa n'étaient pas dans une crise identitaire?...
Je présente des faits, peut-être maladroitement et je ne vise pas à les juger. Mais si on décide de qualifier l'évolution des moeurs on sort de l'acceptation des mouvments sociaux pour l'enfermer dans une réalité qui n'appartient qu'à soi. En quoi celle de l'homoparentalité est moins acceptable que l'hétéroparentalité que l'on me prouve que ce type de parents soient moins qualifiés dans cette fonction et peut-être que je ne tiendrais plus le même discours. Ce n'est pas tout de dire que socialement l'homosexualité est mal perçue, ce n'est pas le tout de dire que pour son identité sociale ou sexuelle d'un 'enfant de couple gay ou lesbien aura des difficultés (étant donné que la norme un enfant avec son papa et sa mamam hétéro n'est plus la norme, on a bien reconnu que c'etait acceptable le parent qui élève seul son gamin, non?) encore faut-il montrer que l'enfant et les parents n'auront pas le ressources nécéssaire pour vivre cette hmoparentalité!! C'est avoir une définition réac que de ne pas accepter que l'homoparentalité soit en règle générale confrontée aux même difficultés que des hétéros: représentation, statu social, relations avec le groupe, millieu professionnel, scolarité, éducation....
Si on estime en revanche que la société n'est pas encore prète pour l'homoparentalité ce n'est pas en disant "boudiou les pauvres enfants qu'ils vont souffrir", qu'on pourra méliorer la situation; les gamins qui meurent de faim partout à l'autre bout du monde s'en caguent bien qu'on les pleure, il préfèrent sans doute qu'on leur file un bout de pain, un toit ou un foyer (comme dans la chanson de Brassens). C'est sur, que lorsqu'il faut intervenir et prendre le riqsue de se mouiller face à une majorité muette ou conservatrice de valeur (désuette) on devient rapidement frileux.
Mais si on est sur que l'homoséxualité est un droit, quelque chose d'admissible pour les hommes ou femmes qui souhaitent vivre selon leurs sentiments, nature, choix pourquoi ne pas reconnaitre qu'ils demeurent autant humains une fois qu'ils sont homosexuels? Les interdire de parentalité se serait les réduire dans leur humanité, non? Quand au bien être de l'enfant peut-on réellement affirmer que le fait qu'il n'ait pas une mamam femme ou un papa homme cela engendre une identité des genres faussée. L'éducation n'est-elle pas l'art de réhabiliter des situations par des explications? Tôt ou tard chaque enfant doit se confronter à sa réalité (choisi ou surtout subie) et tôt ou tard il devra apprendre à vivre avec les regards des autres (parce qu'il sera toujours différent).Comment effacer de la mémopire d'un mioche cette vérité que son père a tué sa mère, est-ce cela notre travail ou plutôt de l'aider à l'accepter pour s'en libérer (du paquet de pollutions et de sanglots qu'il traine dans sa tronche)?
Apprendre à vivre avec ses particularités (personnelle ou de par sa famlle) est le rôle de tout parent et je ne vois pas le moins du monde en quoi un homo serait plus désavantagé qu'un hétéro. Allons soyons sérieux, qu'est-ce qu'à de plus ou de moins un homo? Si il y a un gène deffecteux alors on ne me la pas dit. Et ce type de problème n'a jamais empéché les "mongoliens" de vivre ou de souhaiter devenir parent, devrait-on eux aussi les contrôler? Il me rappelle que celui qui proposait le contrôle des naissances en ce domaine n'était autre qu'Adolphe H, désolaid pour l'image.
Mais mes propos ne risquent pas moins de faire enfermer des gens dans des clichés que ceux qui prétendent qu'il vaut mieux qu'un enfant ne vienne pas au monde au milieu d'homo pasque ça craint. Ce type de raisonnement est bien gentil mais enlève-ton à une mère enfant son bébé parce qu'elle serait trop môme, ne peut-elle apprendre le métier de parent, bien entourée? Les parents homo n'ont-ils pas eu d'image et de modèles parentaux suffisants pour exercer à leur tour cette fonction? Ou bien alors c'est vrai qu'ils sont déviants et qu'il vaut alors mieux les empécher de nuire... Mais même dans le règne animal on trouve des situations ou c'est d'autres animaux que le géniteur qui élèvent un bébé et parfois même entre deux races! Or les hommes qui appartiennent tous à la même race avec leur milliers d'années d'évolution et de savoir ne seraient pas capable de faire ce que de simples bêtes sont capables?!? Quelle ...
Je ne demande qu'à ce que l'on m'offre des arguments valides et pas des canands boiteurx tout juste moraliste et encore d'une autre époque, voyez du genre de l'inquisition...