Re: Eje en souffrance
Publié : 22 mars 2012 14:32
Bonjour,
je comprends bien entendu votre désaroi. Mais ce qui me frappe le plus dans ce que vous décrivez, et là ou, de ce que j'en comprends, se situe le problème, c'est la direction.
Oui, une crèche de 80 berceaux est un lieu ou il est plus difficile de faire passer un projet cohérent, des pratiques plus réfléchies, mais ce n'est franchement pas impossible.
Que vos collègues fassent vos horaires, c'est une hérésie, ça vous décrédibilise beaucoup à mon sens. Que vous soyez informée un dimanche par un numéro de téléphone (personel je pense), d'un changement d'horaires et que vous serez seule pour 12 enfants, c'est illégal. Le positionnement doit selon moi commencer par là, quel que soit votre lieu de travail, vous n'avez pas à accepter des choses illégales.
Il est facile d'être dans "l'empathie" (dévoyée ici selon moi) quand il s'agit de laisser tout le monde faire ce qu'il veut et des pratiques plus que discutables s'installer au détriment des professionelles et des enfants. Dans vos messages, on "entends" beaucoup vos collègues, jamais la direction. Ce que vous rapportez est typique (ce n'est que mon avis) d'une structure dysfonctionnante en raison d'un manque de cadre.
Si je vous suis, la direction vous laisse organiser les réunions et laisse d'autres collègues faire les plannings. Que fait-elle ? des factures et des commandes de couches ? Si la fonction de direction se limitait à ça, je pourrait le faire de chez moi en moins de 35 heures par semaines...
Attention, mon propos n'est pas de stigmatiser un professionnel pour dédouaner les autres ou trouver un bouc émissaire, mais le manque de cadre (ou un cadre non adapté) est une des manières les plus sûre de générer souffrances au travail, pratiques inadaptées et ancrées... Le fait que le projet n'ait pas été retravaillé depuis longtemps dit aussi la souffrance de cet établissement. Je parierais que certaines de vos collègues ne l'ont même pas lu et qu'elles seraient incapables de s'y référer pour l'une ou l'autre question (autonomie, rythme...). Un projet, s'il n'est pas "habité", ne sert à rien d'autre qu'à gacher du papier.
Enfin, tout cela pour dire que tous les lieux d'accueil de jeunes enfants ne sont pas comme cela, que les choses peuvent bouger, seulement cela nécéssite un certain nombre de prérequis (dont une volonté de la hiérarchie: direction, bureau pour une assoss, municipalité...). Sans tout cela, difficile d'arriver à quoi que ce soit de positif, mais ne perdez pas courage, je pense pour ma part qu'il y a de plus en plus de lieux ou la réflexion devient la norme, et cela ne peut aller qu'en s'améliorant.
je comprends bien entendu votre désaroi. Mais ce qui me frappe le plus dans ce que vous décrivez, et là ou, de ce que j'en comprends, se situe le problème, c'est la direction.
Oui, une crèche de 80 berceaux est un lieu ou il est plus difficile de faire passer un projet cohérent, des pratiques plus réfléchies, mais ce n'est franchement pas impossible.
Que vos collègues fassent vos horaires, c'est une hérésie, ça vous décrédibilise beaucoup à mon sens. Que vous soyez informée un dimanche par un numéro de téléphone (personel je pense), d'un changement d'horaires et que vous serez seule pour 12 enfants, c'est illégal. Le positionnement doit selon moi commencer par là, quel que soit votre lieu de travail, vous n'avez pas à accepter des choses illégales.
Il est facile d'être dans "l'empathie" (dévoyée ici selon moi) quand il s'agit de laisser tout le monde faire ce qu'il veut et des pratiques plus que discutables s'installer au détriment des professionelles et des enfants. Dans vos messages, on "entends" beaucoup vos collègues, jamais la direction. Ce que vous rapportez est typique (ce n'est que mon avis) d'une structure dysfonctionnante en raison d'un manque de cadre.
Si je vous suis, la direction vous laisse organiser les réunions et laisse d'autres collègues faire les plannings. Que fait-elle ? des factures et des commandes de couches ? Si la fonction de direction se limitait à ça, je pourrait le faire de chez moi en moins de 35 heures par semaines...
Attention, mon propos n'est pas de stigmatiser un professionnel pour dédouaner les autres ou trouver un bouc émissaire, mais le manque de cadre (ou un cadre non adapté) est une des manières les plus sûre de générer souffrances au travail, pratiques inadaptées et ancrées... Le fait que le projet n'ait pas été retravaillé depuis longtemps dit aussi la souffrance de cet établissement. Je parierais que certaines de vos collègues ne l'ont même pas lu et qu'elles seraient incapables de s'y référer pour l'une ou l'autre question (autonomie, rythme...). Un projet, s'il n'est pas "habité", ne sert à rien d'autre qu'à gacher du papier.
Enfin, tout cela pour dire que tous les lieux d'accueil de jeunes enfants ne sont pas comme cela, que les choses peuvent bouger, seulement cela nécéssite un certain nombre de prérequis (dont une volonté de la hiérarchie: direction, bureau pour une assoss, municipalité...). Sans tout cela, difficile d'arriver à quoi que ce soit de positif, mais ne perdez pas courage, je pense pour ma part qu'il y a de plus en plus de lieux ou la réflexion devient la norme, et cela ne peut aller qu'en s'améliorant.