Et bien moi, j'aimerais simplement que l'on arrête de comparer l'animateur et l'educ spé en utilisant l'argument de la formation BAFA qui dure quelques semaines alors que celle de l'ES dure 3 ans,ça n'a pas de sens !
Je ne crois pas que laguille ai un DEFA, sinon, il ne ferai pas cette comparaison.
Je rappelle que le BAFA est un diplôme de l'animation VOLONTAIRE et qu'il existe en parallèle des diplômes de l'animation PROFESSIONNELLE :
Le BPJEPS (niveau IV comme ME, se fait au minimum sur 1 an)
Le DEFA (niveau III comme ES, se fait en minimum sur 3 ans ), qui est en pleine réforme, mais je n'ai pas trop suivi la chose.
Il y a d'autres diplômes professionels, mais je ne me souviens pas de tous.
Mais s'il vous plait, mettez vous bien dans la tête qu'un animateur n'a pas forcément fait qu'un BAFA ! (et je ne remets pas en cause le BAFA)
Pour info, je suis actuellement sur un remplacement, considérée comme une ME, à la base je suis animatrice professionnelle, j'ai un BEATEP (devenu BPJPS) et je n'ai jamais passé mon BAFA.
BAFA, BAFD : animation volontaire.
"Le volontariat : engagement reconnu et indemnisé. Les mouvements d'éducation populaire définissent le volontaire comme une personne qui s'engage, en dehors de son activité principale, pour participer à une action d'interêt général, et reçoit pour cette activité accessoire une indemnisation ( ex : pompier volontaire, arbitre de sport...). Il est situé en dehors du code du travail."
extrait d'une définition tirée d'un bouquin que j'ai déjà cité plus tôt : "Le métier d'animateur" de J.M. Mignon
BAPAAT, BPJPS, DEFA, et les autres de niveau supérieur, mais je ne me souviens plus des sigles : animation professionnelle, dépend donc d'un contrat de travail, CDD, CDI ou autre contrat aidé, l'animateur empolyé en fait sa seule activité professionnelle.
Voilà pour cette précision qui me semble essentielle.
Ensuite, je reste d'accord avec ce qui ce dit dans ces derniers post, à savoir que toutes ces personnes doivent travailler en complémentarité.
Je me permet de faire un copier-coller de ce que j'ai écrit plus haut, tiré du même bouquin et je m'en excuse auprés de ceux qui y aurait déjà eu droit

:
"Les animateurs, artisans de la paix sociale, déclinent au quotidien l'accueil, l'écoute, l'information, l'accompagnement de public en difficulté d'insertion. Les tâches de l'animateur sont souvent des tâches en complément aux autres tâches d'éducation ou de prévention. Mais ce sont des tâches de socialisation et d'insertion, des tâches de mise en lien. Si elles ne sont pas assurées comme elles devraient l'être par les autres professions ou par les parents, elles le confrontent directement à sa responsabilité propre et limitée d'animateur. Dés lors ce n'est plus une tâche de complément. Et l'animateur qui n'a pas été formé à ce type de travail est trés mal outillé pour y répondre."
"Idéalement, les animateurs se reconnaissent à travers 3 postures liées dans un même projet.
La 1ère se trouve dans leur apport pédagogique à un petit groupe de personnes, environ 12 ou 15, qui ont décidé, en toute liberté de choix, de se retrouver ensemble, dans une part de leur temps de loisirs, quel qu'en soit le lieu.
La 2ème se trouve dans le fait que les animateurs cherchent à entrainer ce groupe dans des activités créatives qu'elles qu'en soit la nature : artistique, technique, scientifique, ludique ou physique.
La 3ème inscrit ces activités dans un projet de société politique (citoyenneté), social (la socialisation) et civil (la sociabilité)."
"La profession d'animateur n'est pas installée dans une définition. Elle n'a ni public spécifique, ni programme pre-établi, ni territoire standard. Sa palette d'outils, ses pratiques ses spécialités sont multiples. La définition du travail des animateurs se trouve dans leur attitude vis à vis de leur public. L'objectif des animateurs est de créer une relation pédagogique respectueuse d'autrui, de déceler les aspirations sociales et culturelles du public et de catalyser les énergies pour les réaliser. Et, pour cette tâche, ils ne sont pas seul. Le travail en partenariat avec les autres personnes qui exercent d'autres missions sociales, préventives, curatives ou liées au soin, à l'éducation, à la sanction ou à la réparation est aujourd'hui incontournable."

Iseult, ta proposition m'interresse beaucoup même si elle ne m'est pas destinée, si tu es d'accord, tiens moi au courant
