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Re: Entre
Publié : 10 févr. 2006 11:36
par Oxygène
Cher rationnaliste!
Lorsqu'un livre ne me plait pas, il ne ne vient pas à l'idée de le lire!
Cordialement
Re: Entre
Publié : 08 avr. 2006 15:15
par Tom
Chère Mongolfière,
Comment sais tu qu'il ne te plait pas sans l'avoir lu ?
Sincèrement
Re: Entre
Publié : 09 avr. 2006 15:45
par ThYD
Bonjour,
Pour info je vais beaucoup mieux et aujourd'hui je vis momentanément en foyer médico-social institutionnel, suite à une hospitalisation libre d'une durée de 2 mois. Ici, je n'avais pas de volonté de plaire, j'allais très mal, c'est tout.
Aujourd'hui, je ne suis aucun traitement autre que "environnemental" pour le moment, c'est pourquoi je suis en thérapie post-psychiatrique on va dire. Je retrouve mes activités progressivement, ça revient bien.
J'aime toujours Karen mais je ne suis plus un "amoureux" pour cette personne. Je l'aime, c'est tout... et tout ce n'est pas rien. Je la laisse dans l'air du temps, je lui souffle une bise et puis s'en va.
Je suis à priori diagnostiqué "schizophrène simple", c'est-à-dire sans hallucinations auditives ou sonores, ni de crises aigues qui me rend dangereux pour moi même ou les autres. Mon délire, lui, et passé. Aussi, j'arrive à parler à nouveau, à dialoguer. Je pense même être capable de discourir sans problème. Je pense aussi être d'avantage parano que schizo mais ça c'est l'affaire des psychiatres, pas la mienne. Mon but, surtout, est de faire comprendre qu'on peut tenir de bonnes idées et les mettre au monde comme tout un chacun.
Ici, c'est passé.
Inutile de revenir sur ce topic surtout si c'est pour me descendre parce que là n'est pas le propos. Probablement que j'ouvrirais un blog racontant la quotidienneté du foyer où je vis, sans chercher forcément la critique... mais en donnant la réalité vécue par un résident qui refuse d'être statué patient, bientôt trentenaire, moi.
Que vous "aimez ou pas", je vous remercie tous de m'avoir lu ici.
Bien à vous tous et au revoir,
Thierry.
Re: Entre
Publié : 09 avr. 2006 22:56
par mariposa
Bonsoir Thierry
Je te lis ici (et ailleurs d'ailleurs) depuis pas mal de temps mais je ne suis jamais intervenue dans tes discussions. Je voulais juste te dire que je trouvais ta prose intéressante. Si tu fais un blog, merci de nous indiquer le lien ici...
Comme ça, ceux qui trouve tes messages "déplacé" ne se sentiront plus "envahis" par des textes "hors sujets"...
Je te souhaite de te porter bien...
Mariposa
Re: Entre
Publié : 10 avr. 2006 23:38
par XXX
THE D,
Je viens de découvrir tes textes que je trouve passionants,faute de temps je n'ai lu que rapidement les premiers et les derniers mais je constate que tu évolue vers une certaine "liberté" alors ne lache pas.
En ce qui concerne les lecteurs, faites vous un avis mais ne jugez pas je vais peut etre vous decevoir en vous l'apprenant, mais cela ne vous mènera à rien et ne changera pas votre vie.
Rien n'est jugé comme il est fait... (Diderot)
Re: Entre
Publié : 11 avr. 2006 11:23
par Oxygène
Cher Tom,
"mongolfière": quelle imagination! Serais-ce la génèse d'une ame poétique qui se cherche? Bel effort en quelques jours...Bonne continuation, je crois que tu es sur voie de la créativité et peut etre de la tolérance...
Cordialement
Re: Entre
Publié : 11 avr. 2006 21:48
par Tom
Chère Oxygène,
Une âme poétique n'a nul besoin de se chercher, ni de chercher quoi que ce soit..
Quant à l'intolérance, elle se construit dans le regard de celui qui habille les mots de ses propres malaises.
Amicalement
Re: Entre
Publié : 12 avr. 2006 10:16
par TheD
Tom, bien que n'ayant aucune sorte d'animosité envers toi, à te lire "Amen" semblerait être la seule réponse que nous pouvons t'offrir. Ne crois-tu pas que tu "réagis" ici aussi un peu contre tes propres obstructions ?
"Une âme poétique n'a nul besoin"
Oublies-tu l'être humain ?
"Quant à l'intolérance, elle se construit"
Je suis d'accord avec cette première partie... l'intolérance et la tolérance se construisent.
"Ses propres malaises" c'est vite dit. Le malaise n'est-il pas aussi lié à la forme que nous donnons tous au nom de la civilisation ? Au risque de te décevoir, ou bien de te rassurer, "tout" ne vient pas "uniquement" de moi...
Amicalement.
Re: Entre
Publié : 15 avr. 2006 10:36
par Laure
Bonjour,
Je me permets d'intervenir même si je n'ai pas tout lu dans le détail (plus d'une année de discussion!!).
Je dois avouer que ce que j'ai pu lire ici m'a fait un peu peur; pas vos textes particulièrement (malgré le fait que nous y resentions votre souffrance) mais les réponses qui vous ont été apporté. Il me semble que nous ne sommes pas des professionnels compétents pour intervenir et ça m'a paru assez dangereux.. Même si quelque part ce sont des personnes qui vous ont répondu avec leur personnalité et ce qu'ils sont.
D'où mes questions :
"Monsieur TheD est-ce qu'avec un peu de recul ce post a été pour vous un soutien ou, au contrainte, vous a permi de vous enfermé davantage?? "
"Est-ce que ceux qui ont répondu l'on fait pour Monsieur TheD ou pour eux-même?"(ce qui m'interroge pour moi-même : aurais-je pris le risque de répondre et pourquoi?)...
Ce message se veut sans jugement, c'est vraiment par curiosité.
Merci à ceux qui voudront répondre
Laure
Re: Entre
Publié : 15 avr. 2006 22:18
par Tom
L'amour se partage
Amen.
"Si tu m'oublies
je veux que tu saches
une chose.
Tu sais ce qu’il en est:
si je regarde
la lune de cristal, la branche rouge
du lent automne de ma fenêtre,
si je touche
près du feu
la cendre impalpable
ou le corps ridé du bois,
tout me mène à toi,
comme si tout ce qui existe,
les arômes, la lumière, les métaux,
étaient de petits bateaux qui naviguent
vers ces îles à toi qui m’attendent.
Cependant,
si peu à peu tu cesses de m’aimer
je cesserai de t’aimer peu à peu.
Si soudain
tu m’oublies
ne me cherche pas,
puisque je t’aurai aussitôt oubliée.
Si tu crois long et fou
le vent de drapeaux
qui traversent ma vie
et tu décides
de me laisser au bord
du coeur où j’ai mes racines,
pense
que ce jour-là,
à cette même heure,
je lèverai les bras
et mes racines sortiront
chercher une autre terre.
Mais
si tous les jours
à chaque heure
tu sens que tu m’es destinée
avec une implacable douceur.
Si tous les jours monte
une fleur à tes lèvres me chercher,
ô mon amour, ô mienne,
en moi tout ce feu se répète,
en moi rien ne s’éteint ni s’oublie,
mon amour se nourrit de ton amour, ma belle,
et durant ta vie il sera entre tes bras
sans s’échapper des miens."
(Pablo Neruda)