Re:
Publié : 05 févr. 2009 04:43
Bonjour,
J'aimerais préciser quelques nouvelles. Avec mes sincères excuses pour les personnes qui ont donné du temps pour me lire et me répondre. Ce fil de discussion est très long et j'espère donc que les personnes qui le découvrent ne porteront pas de regard trop négatif, mais celà n'est pas l'objet de mon message.
Je souhaite laisser quelques nouvelles, c'est tout. Mais surtout apporter une correction, et de taille, au message que j'ai laissé dans lequel je fais part d'un diagnostic qui - d'une part ne regarde que moi et mon dossier médical - d'autre part n'était pas bon. Je ne suis pas atteint de schizophrénie simple, c'est de l'agoraphobie accompagné d'anxiété, sans crise de panique. Je préfère vous le préciser bien que je sois capable de sortir et d'être dans le monde.
Enfin, ceci n'expliquant pas celà (mon malaise vêtu de mots). Je souhaiterais apporter une réponse :
Certaines personnes peuvent se demander comment se fait-il que j'ai pu en arriver là, sans vraiment avoir été pris en compte plus tôt dans ma vie, ne serait ce qu'un suivi psychologique.
Tout d'abord, j'aimerais vous dire que c'est bien beau tout ça mais ce n'est pas parce qu'on est suivi médicalement que ça n'empêche pas finalement d'être à un moment ou un autre banni sous couvert d'une légitimité, pourtant faite d'injustice.
Pour préciser mon propos, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette société aux paradoxes vraiment insupportables. Par exemple, d'un côté des gens sont mis dehors et d'un autre on parlait de mettre des sdf de grès ou de force dans des locaux pour dormir si la température descend à -7°C ce qui est une profonde abération puisqu'en temps normal on leur refuse un toit. Si un sdf n'a pas le choix, pourtant la société se donne le choix de rester indifférente face à la détresse et au malheur des uns qui se trouvent dans des situations invivables et finissent même par avoir peur de retrouver un relatif confort, parce que rien n'est mis en place pour sortir ces personnes de la rue. Les alternatives ne sont que du provisoire.
Vous savez, c'est comme l'insertion, d'un côté vous avez cherché durant des années à vous construire à travers la recherche d'un emploi, vous avez frappé à des portes qui sont restées sourdes et d'un autre, on finit malgré tout par vous en tenir responsable et coupable, on vous reproche de ne plus tout accepter les yeux fermés pour continuer à percevoir vos droits, on vous menace de suspension. Selon moi c'est une forme de bannissement.
En fait, ma crise a débuté vers 2004. Il était très difficile pour moi de vivre chez ma mère, j'en portais la honte, et à côté de ça mon frère et moi ne nous supportons pas au quotidien. C'est ainsi, ça arrive, mais je ne pouvais rien faire de bon dans ces conditions.
Ma plus grande erreur lorsque je suis allé vois une chargée de mission pour le rmi (les fameux contrats d'insertion, ça me fait bien rire) c'est de ne pas tabler la première étape sur une recherche de logement. J'ignorais tout bonnement que c'était possible avec un rmi. Ca m'aurait permis de souffler, ça m'aurait apporter un air plus frais.
Je reproche aux personnes chargées d'insertion de ne pas informer l'usager de tout ses droits. C'est peut être compliqué et long, sûrement, il y a du monde c'est certain. Mais voilà, au début du C.I j'ignorais qu'on pouvait aussi être inséré par le logement, la santé et j'en passe. Je me suis mis une pression énorme en m'obstinant vers l'emploi dans un premier temps. J'allais inexorablement dans le mur et je crois que la personne en face ne savait pas vraiment comment faire pour m'aider. Le problème c'est que je me suis attaché à cette personne au fil du temps alors qu'en définitif, nous ne nous sommes vus que très peu. Mais c'était un lien important pour moi. Mais d'un autre côté, je n'aime pas les relations formelles, ça m'horripile.
Lorsque la seule réponse qui m'ait été donnée suite à mes refus d'aller "me faire soigner" fut la menace de suspension du rmi, ça a déclenché une folie en moi. Je sais bien dans quel monde nous vivons, mais la pression était trop importante sur mes épaules. On a tendance à supprimer plus facilement pour ceux/celles qui vivent au dépend d'un tiers (famille, parents, ...) mais ça génère une tension beaucoup plus importante que si l'on est seul. Pour moi c'était le risque de me retrouver dehors, vu que je donnais environ 100 € par mois à ma mère. Perdre le rmi n'aurait pas été sans conséquence directe.
Comme en même temps je n'étais pas bien et que ma vie sentimentale était anéantie, mais que j'appréciais cette personne qui me recevait (même si je savais qu'elle ne pensait vraisemblablement pas que du bien de moi, vu son choix de lancer une procédure de suspension) j'ai tout mélangé et de là à commencé ma volonté de lui déclarer ce sentiment d'être amoureux. J'avais d'abord commencé par lui envoyé une carte de voeux de fin d'année. C'était comme dire que quelque part, je me sentais dans une relation égale à elle.
La suite est plus ou moins connue, en tout cas j'ai fini par m'échouer sur ce forum et chaque jour, chaque nuit, c'était le même rituel morbide jonché de tristesse et de désespoir avec la recherche malgré tout de quelque chose de meilleur, mais sans solution.
Ceci dit, même si personne n'a la compétence de... je remercie les personnes qui à un moment ou un autre m'ont écrit. En effet, il n'est pas nécessaire d'être diplômé ou professionnel pour parler à quelqu'un, quelque soit cette personne, tout comme il n'est pas obligatoire de signer un contrat morla pour s'aimer (par exemple). Vous le devinez, je ne suis pas tellement pour les conventions et ce qui est considéré comme certains dans notre société si parfaite comme étant de la transgression, n'est à mes yeux que la légitimité et le plein droit d'être libre et humain.
Ma situation, je perçois le rmi, je vis dans un T1 seul et je suis célibataire. Je ne suis pas suivi particulièrement, médicalement. J'ai toutefois quelques soucis de santé dont il faudrait que je m'occupe. Malheureusement je ne supporte pas un suivi au CMP, ça me ramène à ce très mauvais épisode d'hospitalisation sous contrainte. A part ça, je pense que cette année portera son lot de changement, l'un de mes objectifs étant bien de sortir du dispositif RMI.
Je pense qu'en partie le RSA me sera d'une aide pour tenter certaines choses à travers des activités à moindre risque, tout en pouvant assurer mes charges.
J'essaie de retrouver un esprit on va dire offensif et de faire tout en ce sens. Même si clairement je porte certaines séquelles. Certaines choses ne s'arrangeant pas avec le temps (je crois que l'homme n'est pas fait pour vivre célibataire trop lontemps lol mais c'est autre chose, une chose que je n'ai jamais pu résoudre mais qui est là, fait partie de la vie, j'estime que c'est aussi ce qui nous structure aussi bien socialement parlant que professionnellement tout autant, après ça dépend des priorités de chacun)...
J'aimerais finir par cette phrase tirée d'un texte personnel : la société la plus cruelle est celle qui rêve d'un monde sans rêve.
Ca signifie aussi qu'on ne doit pas vivre pour ne faire qu'alimenter des rêves qui ne sont pas les nôtres mais de ceux qui se permettent de décider du sort à tous sous prétexte qu'ils en ont légitimement le droit. Hors, personne n'a le droit de dire qui on doit être et ce qu'on doit faire. Personne ne porte la légitimité de nous dire ce que doivent être nos devoirs. Ils sont évidents et c'est inscrit en chacun de nous. Il est une évidence que l'être humain n'est pas fait pour ne rien faire de sa vie. Ceux qui définissent des incapables et des inutiles sont atteints d'une profonde méconnaissance humaine.
Et puis un petit poème, allez, ça parle d'Amour
évidemment
l'A
Ne pas me réveiller des cieux pour cet amour
mais juste ouvrir les yeux, avancer chaque jour
et si l'âme-coeur te dit 'amour' de nouveau
J'attends d'être la fleur d'une beauté, un cadeau
La vie est un mystère, les choses sont éphémères
mais dans mon âme une rose est née de l'A poussière
un rouge incandescent se déploie dans le ciel
comme un soleil hardant il guerroie, se réveille
L'amour va dans les airs, il est cette atmosphère
il remue mots et mers, moments et êtres chers
On ne s'en détruit pas, on en succombe là
Parce que percé de toi, un coeur nu prend ma voix
Le temps, une femme aimée murmurait l'importance
mais je n'ai su comment en saisir l'essence
aujourd'hui mes larmes sont le don d'une nature
Oh oui, ces armes feront de moi un fruit bien mûr
Ce jour, je l'espère, comme un tout premier jour
nous trouver puis s'y plaire, un baiser ? Je suis pour
Ne rien espérer d'autre que de vivre léger
et juste à t'écouter, m'étendre à tes côtés.
A, dans ma bleuté - Jeu Sep 20, 2007 - Th D
Salutations à tous et portez vous bien.
J'aimerais préciser quelques nouvelles. Avec mes sincères excuses pour les personnes qui ont donné du temps pour me lire et me répondre. Ce fil de discussion est très long et j'espère donc que les personnes qui le découvrent ne porteront pas de regard trop négatif, mais celà n'est pas l'objet de mon message.
Je souhaite laisser quelques nouvelles, c'est tout. Mais surtout apporter une correction, et de taille, au message que j'ai laissé dans lequel je fais part d'un diagnostic qui - d'une part ne regarde que moi et mon dossier médical - d'autre part n'était pas bon. Je ne suis pas atteint de schizophrénie simple, c'est de l'agoraphobie accompagné d'anxiété, sans crise de panique. Je préfère vous le préciser bien que je sois capable de sortir et d'être dans le monde.
Enfin, ceci n'expliquant pas celà (mon malaise vêtu de mots). Je souhaiterais apporter une réponse :
Certaines personnes peuvent se demander comment se fait-il que j'ai pu en arriver là, sans vraiment avoir été pris en compte plus tôt dans ma vie, ne serait ce qu'un suivi psychologique.
Tout d'abord, j'aimerais vous dire que c'est bien beau tout ça mais ce n'est pas parce qu'on est suivi médicalement que ça n'empêche pas finalement d'être à un moment ou un autre banni sous couvert d'une légitimité, pourtant faite d'injustice.
Pour préciser mon propos, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette société aux paradoxes vraiment insupportables. Par exemple, d'un côté des gens sont mis dehors et d'un autre on parlait de mettre des sdf de grès ou de force dans des locaux pour dormir si la température descend à -7°C ce qui est une profonde abération puisqu'en temps normal on leur refuse un toit. Si un sdf n'a pas le choix, pourtant la société se donne le choix de rester indifférente face à la détresse et au malheur des uns qui se trouvent dans des situations invivables et finissent même par avoir peur de retrouver un relatif confort, parce que rien n'est mis en place pour sortir ces personnes de la rue. Les alternatives ne sont que du provisoire.
Vous savez, c'est comme l'insertion, d'un côté vous avez cherché durant des années à vous construire à travers la recherche d'un emploi, vous avez frappé à des portes qui sont restées sourdes et d'un autre, on finit malgré tout par vous en tenir responsable et coupable, on vous reproche de ne plus tout accepter les yeux fermés pour continuer à percevoir vos droits, on vous menace de suspension. Selon moi c'est une forme de bannissement.
En fait, ma crise a débuté vers 2004. Il était très difficile pour moi de vivre chez ma mère, j'en portais la honte, et à côté de ça mon frère et moi ne nous supportons pas au quotidien. C'est ainsi, ça arrive, mais je ne pouvais rien faire de bon dans ces conditions.
Ma plus grande erreur lorsque je suis allé vois une chargée de mission pour le rmi (les fameux contrats d'insertion, ça me fait bien rire) c'est de ne pas tabler la première étape sur une recherche de logement. J'ignorais tout bonnement que c'était possible avec un rmi. Ca m'aurait permis de souffler, ça m'aurait apporter un air plus frais.
Je reproche aux personnes chargées d'insertion de ne pas informer l'usager de tout ses droits. C'est peut être compliqué et long, sûrement, il y a du monde c'est certain. Mais voilà, au début du C.I j'ignorais qu'on pouvait aussi être inséré par le logement, la santé et j'en passe. Je me suis mis une pression énorme en m'obstinant vers l'emploi dans un premier temps. J'allais inexorablement dans le mur et je crois que la personne en face ne savait pas vraiment comment faire pour m'aider. Le problème c'est que je me suis attaché à cette personne au fil du temps alors qu'en définitif, nous ne nous sommes vus que très peu. Mais c'était un lien important pour moi. Mais d'un autre côté, je n'aime pas les relations formelles, ça m'horripile.
Lorsque la seule réponse qui m'ait été donnée suite à mes refus d'aller "me faire soigner" fut la menace de suspension du rmi, ça a déclenché une folie en moi. Je sais bien dans quel monde nous vivons, mais la pression était trop importante sur mes épaules. On a tendance à supprimer plus facilement pour ceux/celles qui vivent au dépend d'un tiers (famille, parents, ...) mais ça génère une tension beaucoup plus importante que si l'on est seul. Pour moi c'était le risque de me retrouver dehors, vu que je donnais environ 100 € par mois à ma mère. Perdre le rmi n'aurait pas été sans conséquence directe.
Comme en même temps je n'étais pas bien et que ma vie sentimentale était anéantie, mais que j'appréciais cette personne qui me recevait (même si je savais qu'elle ne pensait vraisemblablement pas que du bien de moi, vu son choix de lancer une procédure de suspension) j'ai tout mélangé et de là à commencé ma volonté de lui déclarer ce sentiment d'être amoureux. J'avais d'abord commencé par lui envoyé une carte de voeux de fin d'année. C'était comme dire que quelque part, je me sentais dans une relation égale à elle.
La suite est plus ou moins connue, en tout cas j'ai fini par m'échouer sur ce forum et chaque jour, chaque nuit, c'était le même rituel morbide jonché de tristesse et de désespoir avec la recherche malgré tout de quelque chose de meilleur, mais sans solution.
Ceci dit, même si personne n'a la compétence de... je remercie les personnes qui à un moment ou un autre m'ont écrit. En effet, il n'est pas nécessaire d'être diplômé ou professionnel pour parler à quelqu'un, quelque soit cette personne, tout comme il n'est pas obligatoire de signer un contrat morla pour s'aimer (par exemple). Vous le devinez, je ne suis pas tellement pour les conventions et ce qui est considéré comme certains dans notre société si parfaite comme étant de la transgression, n'est à mes yeux que la légitimité et le plein droit d'être libre et humain.
Ma situation, je perçois le rmi, je vis dans un T1 seul et je suis célibataire. Je ne suis pas suivi particulièrement, médicalement. J'ai toutefois quelques soucis de santé dont il faudrait que je m'occupe. Malheureusement je ne supporte pas un suivi au CMP, ça me ramène à ce très mauvais épisode d'hospitalisation sous contrainte. A part ça, je pense que cette année portera son lot de changement, l'un de mes objectifs étant bien de sortir du dispositif RMI.
Je pense qu'en partie le RSA me sera d'une aide pour tenter certaines choses à travers des activités à moindre risque, tout en pouvant assurer mes charges.
J'essaie de retrouver un esprit on va dire offensif et de faire tout en ce sens. Même si clairement je porte certaines séquelles. Certaines choses ne s'arrangeant pas avec le temps (je crois que l'homme n'est pas fait pour vivre célibataire trop lontemps lol mais c'est autre chose, une chose que je n'ai jamais pu résoudre mais qui est là, fait partie de la vie, j'estime que c'est aussi ce qui nous structure aussi bien socialement parlant que professionnellement tout autant, après ça dépend des priorités de chacun)...
J'aimerais finir par cette phrase tirée d'un texte personnel : la société la plus cruelle est celle qui rêve d'un monde sans rêve.
Ca signifie aussi qu'on ne doit pas vivre pour ne faire qu'alimenter des rêves qui ne sont pas les nôtres mais de ceux qui se permettent de décider du sort à tous sous prétexte qu'ils en ont légitimement le droit. Hors, personne n'a le droit de dire qui on doit être et ce qu'on doit faire. Personne ne porte la légitimité de nous dire ce que doivent être nos devoirs. Ils sont évidents et c'est inscrit en chacun de nous. Il est une évidence que l'être humain n'est pas fait pour ne rien faire de sa vie. Ceux qui définissent des incapables et des inutiles sont atteints d'une profonde méconnaissance humaine.
Et puis un petit poème, allez, ça parle d'Amour
l'A
Ne pas me réveiller des cieux pour cet amour
mais juste ouvrir les yeux, avancer chaque jour
et si l'âme-coeur te dit 'amour' de nouveau
J'attends d'être la fleur d'une beauté, un cadeau
La vie est un mystère, les choses sont éphémères
mais dans mon âme une rose est née de l'A poussière
un rouge incandescent se déploie dans le ciel
comme un soleil hardant il guerroie, se réveille
L'amour va dans les airs, il est cette atmosphère
il remue mots et mers, moments et êtres chers
On ne s'en détruit pas, on en succombe là
Parce que percé de toi, un coeur nu prend ma voix
Le temps, une femme aimée murmurait l'importance
mais je n'ai su comment en saisir l'essence
aujourd'hui mes larmes sont le don d'une nature
Oh oui, ces armes feront de moi un fruit bien mûr
Ce jour, je l'espère, comme un tout premier jour
nous trouver puis s'y plaire, un baiser ? Je suis pour
Ne rien espérer d'autre que de vivre léger
et juste à t'écouter, m'étendre à tes côtés.
A, dans ma bleuté - Jeu Sep 20, 2007 - Th D
Salutations à tous et portez vous bien.