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Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 30 juil. 2007 09:00
par marie
"Réaliser" suppose que la personne est déjà dans le projet. Nous travaillons souvent en amont du projet auprès et avec la personne. L'accompagnement suppose parfois que la personne n'est pas encore dans une "dynamique" de choix.
"l'autre c'est moi"... enlevé de son contexte est vide de sens en effet! Philippe Gaberan (car c'est lui l'auteur en définitif) tente de faire comprendre que dans l'accompagnement et la relation éducative qui va se développer entre l'éduc et la personne, l'éducateur n'est pas neutre. Auparavant en formation et même après il travaillera avec ses représentation et fera une introspection sur lui... enfin je vais essayer de mettre l'ensemble du texte c mieux :chine:
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 30 juil. 2007 15:26
par Barbeàpapa
Bijour.
Peut être que tout le monde est dans un dynamique de choix. Mais le processus de choisir est peut-être different selon l'individu et selon les actions qui l'entourent. "Choisir" consiste, selon "L'action humaine" de L.V.Mises, d'éliminer des gênes, or ces gênes sont subjectifs, differents selon l'individu et l'environnement dans lequel il évolue. Pour certains le choix c'est "quel film regarder ce soir", "où aller en vacance", "que manger ce soir". Pour d'autres c'est "où dormir le soir" (dans la rue ou dans un foyer) "manger ou ne pas manger ce soir"...
Je pense que le dynamique de choix est toujours là...chaque action humaine est issue d'un choix. Effectivement si vous faisiez reference à une dynamique de choix orientée vers la reinserion ou vers l'adaptation des valeurs que la société juge bonnes...je ne peux que dire bon courage aux éducateurs (lol).
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 01 août 2007 08:14
par marie
Entrer en formation, venir apprendre, s'enrichir, comprendre, connaître, savoir, ne pas savoir, garder des questionnements, être interpellé par telle ou telle autres choses... suppose que nous n'entrons pas dans une compétition du moi je sais, toi tu sais pas, le vrai problème au fond de cette personne. Parce que moi, j'ai un vécu tu comprends... non, entrer en formation c'est autres choses... insertion et exclusion sont des concepts, des mécanismes où la problèmatique est vu dans un ensemble un processus, et nous l'explorons sur plusieurs angles qui viennent "éclaireré l'ensemble: politiques sociales, angle sociologique, psychologique, économique,droit... et j'en passe. C'est du moins au debut de la formation, assez récurrent d'échanger autour du sujet: "inserrer, est-ce rendre une personne conforme à ce que la société attends?" la formation nous enseigne (entre autres) a
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 01 août 2007 08:19
par marie
ben, heu... bien sur que je faisais réfèrence à cela, heureusement que tu es là pour venir éclairer ma réflexion. (lol) moi, moi, moi est vraiment bien choisi tu en sais des choses!
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 01 août 2007 18:11
par Barbeàpapa
Hep hep...moi moi madame :mdr!:

Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 01 août 2007 18:30
par Barbeàpapa
Oui désolé si mes réponses partent un peu dans tous les sens...mais bon lorsque tu évoques "dynamique de choix" je ne peux m'empecher d'écrire car je suis quelqu'un qui parle peu et qui écrit...un peu. Mea culpa donc de répondre un peu à côté de la plaque.
"Choisir", "dynamique de choix" sont des concepts très difficiles qui renvoient à toute la philosophie libérale, également au marxisme. A une vision de l'action humaine.
Merci Marie pour tes réponses bien constructives.
++
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 01 août 2007 21:55
par Barbeàpapa
Marie....j'ai envoyé 2 postes pour te répondre et j'ai réçu une faillure des 2 postes donc je me repete.
Ma logique n'est pas de venir pour "hep hep madame je sais" :mdr!:

j'ai bien passé l'âge.
Maintenant quand tu parles et raisonnes en termes de "dynamique de choix" je ne peux m'interroger. Or je suis quelqu'un qui parle peu mais qui écrit....un peu donc mea culpa si effectivement mes réponses sont parfois un peu hors-sujet mais il s'agit d'une réponse globale sur une thématique qui n'englobe pas forcement ce que les "professionnelles" appelent des "usagers".
En ce qui concerne le concept de "choix" il s'agit d'une reflexion qui touche la philosophie libérale mais également la pensée marxiste. Qui est au centre de la vision de l'action humaine et de la société dans sa globalité.
Penser "l'action humaine", ses causes et origines n'est pas facile et mon but n'est pas de venir ici pour "étaller" ou "montrer" un quelconque "savoir" mais bien de reflechir sur la nature humaine, sur l'action humaine.
Donc encore mea culpa si mes réponses sont à côte de la plaque, hors sujet, dans ta sphere de connaissance.
Sinon merci pour tes réponses très constructives sur les buts des formations
++
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 01 août 2007 22:11
par Barbeàpapa
Ohhh mea culpa (je sais pas le combientieme

) Apparement mes réponses presedentes ont bien été enregistrées.
Voila comme d'hab "I'm doing a perfect fool of myself..."
Bon ben voila encore un poste ....euhhh à côté de la plaque, faut croire que peut-être que je le suis moi-même.
Et l'habituel++ :crazy2:
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 02 août 2007 12:50
par marie
Devenir éduc
Ils arrivent avec des idées plein la tête et avec la certitude de pouvoir éradiquer la misère humaine et de transformer le monde. Ils affirment haut et fort vouloir s’engager dans la relation humaine, comprendre l’Autre et lui donner tout cet amour qu’il n’a pas reçu à cause de se différences. Ils sont convaincus que la relation d’aide est une question de transfert de ceux qui ont, c’est-à-dire « eux », vers ceux qui n’ont pas, à savoir « les autres ». Ils imaginent qu’il suffit de savoir écouter et d’être patient pour que la bonne volonté arrive à bout de tout. Ils pensent qu’il n’y a aucune raison pour que l’autre ne veuille pas le bonheur qu’il souhaite lui apporter. Et, au bout du compte, s’ils sont prêt à s’accrocher à toutes ses illusions c’est tout simplement parce qu’ils souhaitent être éduc. Un point c’est tout ! Et cette naïveté, qui parfois nous surprend, n’est en vérité que le propre reflet de notre image à un autre âge : nous aussi, nous avons cru tout cela à nos débuts, bien avant que la temps vienne polir nos passions et que la formation puis l’expérience changent nos tripes en outil.
Or, c’est bien parce que l’on ne sauve pas l’autre contre son grés et que l’on ne fait pas de lui se que l’on voudrait qu’il soit, à la façon de Rousseau dans l’Emile, et c’est bien parce que l’éducateur n’est ni Jésus ni Marx que la formation à ce métier exige autre chose que l’assimilation de savoirs théoriques et l’acquisition de quelques savoir-faire. De fait, il n’y a pas trop de deux ou trois années d’études et d’alternance entre centre de formation et stages de terrain pour laisser s’immiscer des doutes, pour casser des représentations, pour s abandonner à la déconstruction de ce qui faisait tous les repères identitaires et pour s’engager dans un douloureux travail de reconstruction de soi. Alors celui qui il y a encore peu, s’appuyait sur une vision simple du monde pour le transformer découvre avec stupéfaction que l’individu maltraité participe à sa propre maltraitance, qu’il préfère être humilié plutôt que d’être ignoré, qu’il n’est pas du tout enclin à faire confiance à qui que se soit, qu’il attend autre chose que des discours de surface, des rappels rapides à la loi ou des effets de séduction, et qu’il est près à n’importe quel passage à l’acte pour s’assurer de la solidité d’un éventuel lien éducatif.
Parce que la souffrance est comme une étoile noire, capable d’éteindre les réverbères du Petit Prince, alors celui qui, avant d’entrer en formation, pensait être solide et sûr de lui-même, découvre soudainement sa part obscure, ses violences refoulées, ses limites et son besoin d’aide. Il n’y a pas d’un côté le souffrant et de l’autre le bien portant, d’un côté le normal et de l’autre le pathologique, mais une sorte d’aspiration à confondre ce qui, de part de d’autre, se ressemble en dépit des différences. L’autre c’est déjà moi. Aussi le devenir éduc emprunte-t-il le chemin aride qui mène d’abord de soi à soi…
Re: Le Moi, Moi et Moi...
Publié : 02 août 2007 21:35
par Barbeàpapa
Re Marie, la seule qui ose intervenir sur ce topic...lol
Personnellement je suis tout a fait d'accord avec la proposition selon laquelle "on ne sauve pas l'individu contre son gré". La solution n'est que dans l'individu, dans ses désirs et volontés, dans ses actions. Je ne crois pas en l'Etat, dans la collectivité, mais dans l'individu, dans sa force et dans ses capacités a pouvoir faire des choix qui peuvent l'aider a ameliorer sa condition materielle et son existence. L'individu reste la valeur suprême. La richesse est dans l'individu, elle n'est pas monetaire et je pense que ceci est bien une des raisons pourquoi je voudrais faire ce metier et au passage pourquoi j'ai tenté ces foutus concours.
Je crois aussi au travail des éducateurs...
Je bosse actuellement dans un foyer avec une population très diverse (jeune, vieux, drogués, alcoliques...) mais qui ont tous comme point commun de vivre dans la rue. Il y a là un jeune (peut-être même pas 20 ans) qui se balade avec son chien, completement dans un autre monde. Il me touche. Il vit dans la rue. La faute à qui? La faute à la société? C'est ta faute? C'est ma faute? C'est sa faute à lui? J'ai pris le bus tout à l'heure pour rentrer chez moi et je le voyais là assis dans la rue, avec son chien...Je sens une forte intelligence en lui...
J'ai du mal comme même avec la fin du discours qui affirme: "découvre soudainement sa part obscur", "Ses violences refoulées". Je pense qu'effectivement celui qui croit, en étant sûr de ses convictions, de ses croyances, venir "aider" des personnes qui sont disons "marginalisés" dans le sens que ce sont des structures spécifiques qui contribuent a apporter "l'aide" que la société veut bien leur accorder risque d'avoir disons des surprises. Il me semble que justement pouvoir se remettre en cause est assez important. Avoir une espece de lanterne au-dessus de sa tête qui analyse nos actions, qui essaie de les améliorer...est une chose qui peut être benefique.
Que dire d'aure que l'habituel "++"
