Re: toxicomanie aide
Publié : 02 déc. 2009 17:58
Bonjour,
Je viens de tomber sur ce topic tout à fait par hasard, et je ne connaissais même pas ce forum. Cependant, je ne pouvais pas ne pas répondre.
Je souhaiterai devenir éducatrice spécialisée dans un centre d'aide à la toxicomanie, j'ai donc lu vos témoignages et en ai appris beaucoup.
Mon parcours personnel n'a rien d'exceptionnel: je fume des joints de temps en temps mais jamais régulièrement, et je n'ai jamais connu aucune addiction.
Si je souhaite faire ce métier, c'est que j'ai des amis dans ce cas là. Jusque là, j'ai surtout croisé des adolescents amorphes (je n'ai que 18 ans), qui pensaient que leur vie ne pouvait tourner qu'autour de la beuh, qui fumaient dés le matin et avaient arrêté l'école pour fumer plus.
Une de mes amies, très chère à mon coeur, m'est un jour tombée dans les bras, en pleine crise de manque. Elle s'était piquée à la kétamine (du dopant pour chevaux, si j'en crois ses dires). Elle m'a aussi dis avoir déjà sniffé de l'héro et je la voyais arriver en cours (elle allait tout de même au lycée pour éviter que ses parents ne s'en apperçoient) complètement défoncée: un salaud de dealeur essayait ses produits sur elle!!! Il lui arrivait de venir après avoir bu toute la nuit, de tomber dans mes bras. Je ne parle pas des paquets de cigarettes qu'elle fumait en une heure, et qu'elle écrasait sur son bras alors qu'elles étaient encore fumantes... Ni les scarifications, les rasoirs qu'elle avalait, lorsqu'elle crachait du sang...
Puis un jour, un garçon, qu'elle estimait beaucoup, a eu une véritable conversation avec elle. Je ne l'aurais jamais cru si je ne l'avais pas vu: elle a tout arrêté, du jour au lendemain! Lorsqu'elle souffrait, au lieu de se scarifier, elle s'écrivait sur le bras au marqueur. Elle a arrêté de fumer des cigarettes, demandant à son père de réduire son argent de poche, elle dépensait tout d'un coup pour s'acheter des bonbons, afin de ne pas être tentée.
Aujourd'hui, je la revois: elle a redoublé et a changé d'école. Elle refume des cigarettes, mais a arrêté le joint et tout ce qui va avec. Du moins, je l'espère...
C'est pour aider les personnes comme elle que je veux faire ce métier. Je sais que l'alcool, la kétamine et la beuh n'a rien à voir avec l'héroïne mais après vous avoir lu, je crois la voir en vous. ELle avait 15 ans...
Alors à tous: je crois en vous, et je sais qu'avec de l'aide, vous pouvez y arriver. Je pense aussi que vous devez vous consacrer à fond dans un projet qui vous passionne, jusqu'à ce que ce soit ça, votre véritable addiction (moi, c'est l'écriture, ce qui fait que je ne suis pas un légume comme mes amis, maintenant).
Je vous souhaite bon courage, à vous ainsi qu'à ceux qui ont des membres de leur famille qui souffrent. J'espère que vous vous en serez sortis lorsque je serai éduc spé (dans 3 ans).
Faustine.
Je viens de tomber sur ce topic tout à fait par hasard, et je ne connaissais même pas ce forum. Cependant, je ne pouvais pas ne pas répondre.
Je souhaiterai devenir éducatrice spécialisée dans un centre d'aide à la toxicomanie, j'ai donc lu vos témoignages et en ai appris beaucoup.
Mon parcours personnel n'a rien d'exceptionnel: je fume des joints de temps en temps mais jamais régulièrement, et je n'ai jamais connu aucune addiction.
Si je souhaite faire ce métier, c'est que j'ai des amis dans ce cas là. Jusque là, j'ai surtout croisé des adolescents amorphes (je n'ai que 18 ans), qui pensaient que leur vie ne pouvait tourner qu'autour de la beuh, qui fumaient dés le matin et avaient arrêté l'école pour fumer plus.
Une de mes amies, très chère à mon coeur, m'est un jour tombée dans les bras, en pleine crise de manque. Elle s'était piquée à la kétamine (du dopant pour chevaux, si j'en crois ses dires). Elle m'a aussi dis avoir déjà sniffé de l'héro et je la voyais arriver en cours (elle allait tout de même au lycée pour éviter que ses parents ne s'en apperçoient) complètement défoncée: un salaud de dealeur essayait ses produits sur elle!!! Il lui arrivait de venir après avoir bu toute la nuit, de tomber dans mes bras. Je ne parle pas des paquets de cigarettes qu'elle fumait en une heure, et qu'elle écrasait sur son bras alors qu'elles étaient encore fumantes... Ni les scarifications, les rasoirs qu'elle avalait, lorsqu'elle crachait du sang...
Puis un jour, un garçon, qu'elle estimait beaucoup, a eu une véritable conversation avec elle. Je ne l'aurais jamais cru si je ne l'avais pas vu: elle a tout arrêté, du jour au lendemain! Lorsqu'elle souffrait, au lieu de se scarifier, elle s'écrivait sur le bras au marqueur. Elle a arrêté de fumer des cigarettes, demandant à son père de réduire son argent de poche, elle dépensait tout d'un coup pour s'acheter des bonbons, afin de ne pas être tentée.
Aujourd'hui, je la revois: elle a redoublé et a changé d'école. Elle refume des cigarettes, mais a arrêté le joint et tout ce qui va avec. Du moins, je l'espère...
C'est pour aider les personnes comme elle que je veux faire ce métier. Je sais que l'alcool, la kétamine et la beuh n'a rien à voir avec l'héroïne mais après vous avoir lu, je crois la voir en vous. ELle avait 15 ans...
Alors à tous: je crois en vous, et je sais qu'avec de l'aide, vous pouvez y arriver. Je pense aussi que vous devez vous consacrer à fond dans un projet qui vous passionne, jusqu'à ce que ce soit ça, votre véritable addiction (moi, c'est l'écriture, ce qui fait que je ne suis pas un légume comme mes amis, maintenant).
Je vous souhaite bon courage, à vous ainsi qu'à ceux qui ont des membres de leur famille qui souffrent. J'espère que vous vous en serez sortis lorsque je serai éduc spé (dans 3 ans).
Faustine.