bonjour,
excuses moi, mais je ne vais pas souvent sur le forum, donc je n'effectue pas vraiment de suivi des messages sur un thème.
J'imagine, que tu dois avoir déjà effectué ton entretien pour le SAVS.
Mais je vais tout de même prendre le temps de répondre à tes questions, en quelques mots (ce qui n'est pas facile : synthétiser le parcours de ces personnes, généraliser n'est pas chose évidente)
Les participants puisque nous les appelons comme cela au SAVS sont des personnes fragilisées par la maladie psychique : schizophrénie, TOC, bipolaire, psychotique, dépression, .... en ce qui concerne le côté pathologique, nous avons une formation régulièrèmenent avec des psychiatres. Mais je ne suis pas compétente en ce qui concerne le domaine médicale. D'où l'importance du travail en partenariat avec les services médicaux.
Ils ont pour certains une reconnaissance du handicap et touche l'AAH, ou invalidité par CPAM. Parfois ni l'un, ni l'autre, ils sont dans différents dispositifs. Beaucoup d'entre eux sont dans le déni de la maladie.
en ce qui concerne leurs parcours,ils sont variés, ce sont des histoires de vies propres à chacun : il y a parfois des similitudes : consommations de produits hallucinogènes, addiction (jeux, anorexie, cannabis, alcool), violences dans l'enfance. Il y a au SAVS, un ancien médecin, un informaticien, une télévendeuse. Il n'y a pas de profil type.
Voila pour quelques exemples mais pour ce qui est de l'origine de la maladie...
quand s'arrête leur accompagnement en SAVS, quand la personne le souhaite, ou quand on n'arrive au terme du contrat d'accompagnement établi avec la personne.
comment gérer si il y a une crise? quel discours tenir dans ces moments là?
Ce sont des questions qui me font sourire, il n'y a pas de recettes, on travaille en équipe sur la violence. Mais ce n'est pas évident, il y a je pense des petits trucs que l'on sent et que l'on apprend : ne pas hausser la voix, ne pas rester dans une pièce clause, appeler un collègue, sécuriser l'endroit et les personnes...
Mais nous n'avons pour l'instant pas rencontré d'actes de violence vis à vis d'un membre de l'équipe ou d'un participant. Ils ont parfois été très violents sur eux même : Tentative de suicide, scarification...
Ce que nous recontrons souvent aussi ce sont des crises avec délires, rupture avec la réalité, paranoia... et la tout ce que nous pouvons dire passe à côté je pense ils n'ont plus prise avec la réalité a ce moment la. Encore une fois , le travail avec les soignants est important, notament dans ce cas les urgences psychiatriques.
voila, ce que je peux dire comme cela à chaud après lecture de ton mail, et concernant précisement le SAVS et les participants de ce SAVS ou je travaille
si tu veux tu peux me contacter directement
sycarie@tiscali.fr
à bientôt
bon courage dans ta recherche d'emploi
Adeline