Re: travail avec les personnes ayant le VIH
Publié : 20 févr. 2008 21:53
bonsoir clem,
En ce qui me concerne, le poste que j'occupe actuellement a été mon premier "vrai" poste de CESF. De toute façon il faut bien commencer un jour!
Quand j'ai commencé, je n'avais pas tellement de connaissances sur la maladie.
Quand au public, malgré le VIH, il n'est pas bien différent des autres publics que tu pourrais rencontrer dans d'autres structures: même problématiques telles que l'alcool, la toxicomanie, même précarité, même problèmes administratifs...
Au final, on se rend compte que la maladie, même si l'on doit concevoir avec et que ce n'est pas toujours facile, passe souvent en second plan.
Les traitements ont beaucoup évolué, beaucoup de personnes les supportent très bien, il y a moins d'effets secondaires.. On est loin des représentations d'il y a 10 ans où l'on voyait les personnes séropositives gober une quarantaine de cachets par jour...
Attention, je ne veux pas dire que cela devient bénin mais lors des entretiens, on se rend bien compte que ce n'est pas souvent leurs préoccupations majeures.
En appartement relais, l'hébergement dure 6 mois et finalement, la maladie est très peu abordée avec les personnes. On en parle au moment des bilans de santé, des résultats mais généralement l'accompagnement social tourne plutôt autour de problématiques communes à toutes personnes en situation de précarité.
Quand tu parles de la distance à avoir, je pense que cette notion doit être intégrée dans tous les postes que tu pourras trouver et pas spécifiquement celui là.
Après c'est sur qu'il y a la notion de mort par exemple qui n'est pas forcément présente auprès de tout les publics, mais là encore je pense que la distance à prendre est la même que pour un autre emploi.
Je suis quelqu'un de très sensible en général et dans le cadre professionnel, je suis souvent surprise des réactions que je peux avoir et de "la carapace" que j'arrive à me mettre pour me protéger.
En tout cas, c'est une expérience très enrichissante. La routine n'existe pas, les personnes accueillies ont comme point commun la maladie mais ont toutes des problématiques différentes, des aspirations différentes...
Voilà, j'espère avoir répondu à tes questions. Si tu en as d'autres n'hésite pas à me les poser.
En tout cas, si tu postules, tiens moi au courant du résultat!!!!
bonne soirée
En ce qui me concerne, le poste que j'occupe actuellement a été mon premier "vrai" poste de CESF. De toute façon il faut bien commencer un jour!
Quand j'ai commencé, je n'avais pas tellement de connaissances sur la maladie.
Quand au public, malgré le VIH, il n'est pas bien différent des autres publics que tu pourrais rencontrer dans d'autres structures: même problématiques telles que l'alcool, la toxicomanie, même précarité, même problèmes administratifs...
Au final, on se rend compte que la maladie, même si l'on doit concevoir avec et que ce n'est pas toujours facile, passe souvent en second plan.
Les traitements ont beaucoup évolué, beaucoup de personnes les supportent très bien, il y a moins d'effets secondaires.. On est loin des représentations d'il y a 10 ans où l'on voyait les personnes séropositives gober une quarantaine de cachets par jour...
Attention, je ne veux pas dire que cela devient bénin mais lors des entretiens, on se rend bien compte que ce n'est pas souvent leurs préoccupations majeures.
En appartement relais, l'hébergement dure 6 mois et finalement, la maladie est très peu abordée avec les personnes. On en parle au moment des bilans de santé, des résultats mais généralement l'accompagnement social tourne plutôt autour de problématiques communes à toutes personnes en situation de précarité.
Quand tu parles de la distance à avoir, je pense que cette notion doit être intégrée dans tous les postes que tu pourras trouver et pas spécifiquement celui là.
Après c'est sur qu'il y a la notion de mort par exemple qui n'est pas forcément présente auprès de tout les publics, mais là encore je pense que la distance à prendre est la même que pour un autre emploi.
Je suis quelqu'un de très sensible en général et dans le cadre professionnel, je suis souvent surprise des réactions que je peux avoir et de "la carapace" que j'arrive à me mettre pour me protéger.
En tout cas, c'est une expérience très enrichissante. La routine n'existe pas, les personnes accueillies ont comme point commun la maladie mais ont toutes des problématiques différentes, des aspirations différentes...
Voilà, j'espère avoir répondu à tes questions. Si tu en as d'autres n'hésite pas à me les poser.
En tout cas, si tu postules, tiens moi au courant du résultat!!!!
bonne soirée