Re: l'amour dans la relation éducative
Publié : 08 mars 2009 18:20
permets moi de revenir sur tes propos Bluevalentine. oui, comme toi, je pense que les enfants sont capables de faire la différence entre "l'amour" des professionnels et "l'amour" des parents. ce ci dit, je soulève le cas des enfants orphelins. eux, sans parents, quelle différence peuvent-ils faire ?
et je soulève également le souci face aux enfants qui rentrent peu au domicile familial (certains ne rentrent pas le week-end).
de plus, certains enfants peuvent aussi avoir une relation difficile à mettre en place (cas d'un père en prison par exemple, oui bien sur le parloir, mais est-ce ainsi qu'un père et un enfant peuvent vraiment partager de l'amour.
et le repère parental dans ces cas, est loin d'être facile. parfois, ne n'oublions pas certains enfants idéalisent (chose assez normale).
et est-ce que le fait d'être au quotidien auprès d'enfants en difficulté parentale nous donne pour autant le rôle plus ou moins de parents ?
mine de rien, dans le quotidien, dans les repères, dans les interdits, dans les calins, dans les activités, dans les jeux, dans le suivi de scolarité, etc .. un éduc n'est-il pas transmetteur d'une fonction quasi parentale ?
et je trouve que c'est bien là qu'il faut faire attention.
d'autre part, ce que l'enfant peut avoir comme ressenti à l'encontre d'un éduc (tu parles Bluevalentine) du fait qu'il peuvent hair, craindre, etc ..l'éduc. oui, mais est-ce nous (vraiment à nous même)que cela est destiné ? n'est ce pas, de manière générale, des sentiments, qui viennent de leur situation, du placement, de la séparation avec la famille. oui, certes un enfant peut détester un éduc qui l'embête avec les rêgles, qui le punit, etc d'accord. mais je pense aussi que les sentiments de rejet, de haine envers les éducs sont du aussi à ce que l'enfant vit. à au travers de l'éduc l'enfant joue (transfère) sa souffrance, son rejet du placement, son refus face à l'autorité, son refus du juge, etc ..
et donc nous ne sommes pas spécialement forcément visé personnellement par ses sentiments.
dans un autre sens, c'est pareil, un enfant qui est orphelin, a besoin comme tout enfant de trouver des repères, une certaine forme d'amour pour grandir, oui.
mais là aussi, n'oublions pas que nous pouvons être une figure/une représentation/ un idéal/ ou encore un rejet de ce que l'enfant doit vivre.
et forcément, les acteurs du quotidien, qui seront autour de tous ces enfants sont des repères/ une forme de tuteur (psychologiquement s'entend)/ des formes de parents (j'utilise exprès "forme de " parent). car, si l'éduc lui sait que tout cela se joue quelque part dans sa relation avec l'enfant. l'enfant lui en est-il conscient ?
et je soulève également le souci face aux enfants qui rentrent peu au domicile familial (certains ne rentrent pas le week-end).
de plus, certains enfants peuvent aussi avoir une relation difficile à mettre en place (cas d'un père en prison par exemple, oui bien sur le parloir, mais est-ce ainsi qu'un père et un enfant peuvent vraiment partager de l'amour.
et le repère parental dans ces cas, est loin d'être facile. parfois, ne n'oublions pas certains enfants idéalisent (chose assez normale).
et est-ce que le fait d'être au quotidien auprès d'enfants en difficulté parentale nous donne pour autant le rôle plus ou moins de parents ?
mine de rien, dans le quotidien, dans les repères, dans les interdits, dans les calins, dans les activités, dans les jeux, dans le suivi de scolarité, etc .. un éduc n'est-il pas transmetteur d'une fonction quasi parentale ?
et je trouve que c'est bien là qu'il faut faire attention.
d'autre part, ce que l'enfant peut avoir comme ressenti à l'encontre d'un éduc (tu parles Bluevalentine) du fait qu'il peuvent hair, craindre, etc ..l'éduc. oui, mais est-ce nous (vraiment à nous même)que cela est destiné ? n'est ce pas, de manière générale, des sentiments, qui viennent de leur situation, du placement, de la séparation avec la famille. oui, certes un enfant peut détester un éduc qui l'embête avec les rêgles, qui le punit, etc d'accord. mais je pense aussi que les sentiments de rejet, de haine envers les éducs sont du aussi à ce que l'enfant vit. à au travers de l'éduc l'enfant joue (transfère) sa souffrance, son rejet du placement, son refus face à l'autorité, son refus du juge, etc ..
et donc nous ne sommes pas spécialement forcément visé personnellement par ses sentiments.
dans un autre sens, c'est pareil, un enfant qui est orphelin, a besoin comme tout enfant de trouver des repères, une certaine forme d'amour pour grandir, oui.
mais là aussi, n'oublions pas que nous pouvons être une figure/une représentation/ un idéal/ ou encore un rejet de ce que l'enfant doit vivre.
et forcément, les acteurs du quotidien, qui seront autour de tous ces enfants sont des repères/ une forme de tuteur (psychologiquement s'entend)/ des formes de parents (j'utilise exprès "forme de " parent). car, si l'éduc lui sait que tout cela se joue quelque part dans sa relation avec l'enfant. l'enfant lui en est-il conscient ?