Page 4 sur 4

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 11 juil. 2008 18:27
par C'est vraiment abusé
je vous invite à prendre connaissance du code de déontologie qui est la base de notre métier et le fondement de toute action. A méditer:

Vu :
- la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de l'O.N.U. du 10 décembre 1948
- la convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales du Conseil de l'Europe, Rome, 4 novembre 1965
- la Charte Sociale Européenne signée à Turin le 18 octobre 1961, entrée en vigueur le 26 février 1965
- la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l'Enfant du 20 novembre 1989
- le Code de la Famille et de l'Aide Sociale : art. 218 à 229 (art. 218, J.O. du 20/1/1991) sur les conditions d'exercice de la profession
- le Code Pénal : art. 226-13 sur le respect du secret professionnel ; art. 226-14 sur les dérogations légales (J.O. du 23/7/1992)
- le Code Civil : art. 9 (loi du 17 juillet 1970) sur le respect de la vie privée
- la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés
- la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 dont le titre I porte sur la liberté d'accès aux documents administratifs, complétée par la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à l'amélioration des relations entre l'administration et le public
- le Code International de Déontologie des Assistants de Service Social adopté par la F.I.A.S., Assemblée Générale, SRI-LANKA, août 1994
- la définition du Service Social donnée en 1959, par la division des Affaires Sociales des Nations Unies.


LA PROFESSION D'ASSISTANT DE SERVICE SOCIAL

L'Assistant de Service Social est au service de la Personne Humaine dans la Société. Son intervention vise:
- à l'épanouissement et à l'autonomie des personnes, groupes ou communautés
- au développement des potentialités de chacun en le rendant acteur de son propre changement
- à l'adaptation réciproque Individus/Société en évolution.

L'Assistant de Service Social participe au développement social en apportant son concours à toute action susceptible de prévenir les difficultés sociales et d'améliorer la qualité de la vie.
L'Assistant de Service Social engage sa responsabilité à l'égard :
- des personnes auxquelles s'adresse son activité
- des lois régissant sa profession
- des institutions au sein desquelles la profession est exercée.

L'organisation et la pratique de la profession s'inscrivent dans le cadre des institutions et de la législation en vigueur. La formation continue, du fait de l'évolution des connaissances et de la société, s'impose à tout Assistant de Service Social comme une nécessité.


TITRE I : PRINCIPES GENERAUX ET DEVOIRS

Art.1 - De la dignité de la personne
Le respect de la personne fonde, en toute circonstances, l'intervention professionnelle de l'Assistant de Service Social.

Art. 2 - De la non-discrimination
Dans ses activités, l'Assistant de Service Social met sa fonction à la disposition des personnes, quels que soient leur race, leur couleur, leur sexe, leur situation, leur nationalité, leur religion, leur opinion politique et quels que soient les sentiments que ces personnes lui inspirent.

Art. 3 - De la confidentialité
L'établissement d'une relation professionnelle basée sur la confiance fait de l'Assistant de Service Social un " confident nécessaire " reconnu comme tel par la jurisprudence et la doctrine.

Art. 4 - Du secret professionnel
L'obligation légale de secret s'impose donc à tous les Assistants de Service Social et étudiants en service social, sauf dérogations prévues par la loi.

Art. 5 - De la protection et de la communication des données nominatives
L'Assistant de Service Social doit toujours veiller à la protection du dossier de l'usager et avoir conscience que ce dossier est communicable à la personne concernée. La constitution des dossiers doit tenir compte des dispositions légales sur l'accès aux documents administratifs.

Art. 6 - L'introduction et le développement des technologies modernes de recueil et de traitement des informations, imposent à l'Assistant de Service Social de se préoccuper, dès la phase de conception d'un projet, des règles de conservation et de recoupements, au regard du respect de la vie privée des individus et des familles.

Art. 7 - De l'indépendance et de la liberté
L'Assistant de Service Social ne peut accepter d'exercer sa profession dans des conditions qui compromettraient la qualité de ses interventions. Il doit donc être attentif aux formes et conditions de travail qui lui sont proposées et aux modifications qui pourraient survenir.

Tenant compte de la nature et des objectifs de l'organisme employeur, il s'assure qu'il peut disposer de l'autonomie nécessaire :
- pour choisir la forme de ses interventions et les moyens à employer
- pour décider de la poursuite ou de l'arrêt de son action.

Art. 8 - L'Assistant de Service Social ne peut, en aucun cas, utiliser sa fonction à des fins de propagande. Il ne peut s'en servir pour procurer ou tenter de procurer à qui que ce soit, des avantages injustifiés ou illicites. L'Assistant de Service Social salarié ne peut accepter des personnes ressortissant de son champ d'activité professionnelle, une rémunération pour services rendus.

Art. 9 - De la compétence
L'Assistant de Service Social a l'obligation de compétence, c'est à dire :
- maîtriser sa pratique professionnelle et tendre constamment à l'améliorer
- développer ses connaissances
- être vigilant quant aux répercussions que peuvent entraîner ses interventions dans la vie des personnes et celle des institutions.


TITRE II : DEVOIRS ENVERS LES USAGERS

A - INTERVENTION DIRECTE AUPRES DES USAGERS

Art. 10 - Lorsqu'il intervient, l'Assistant de Service Social procède à une évaluation aussi complète que possible avant de proposer une réponse à la demande formulée

Art. 11 - L'Assistant de Service Social doit rechercher l'adhésion des intéressés à tout projet d'action les concernant, en toutes circonstances et quelle que soit la façon personnelle dont ils peuvent exprimer leur adhésion.

Art.12 - L'Assistant de Service Social informe les intéressés des possibilités et des limites de ses interventions, de leur conséquences, des recours possibles.

Art. 13 - Toute action commencée doit être poursuivie. L'Assistant de Service Social doit faire le nécessaire pour éviter les conséquences fâcheuses qui pourraient résulter de l'interruption de son action.

Art. 14 - L'Assistant de Service Social doit aux personnes qui s'adressent à lui une aide d'une durée aussi longue que l'exige la situation, en dépit des difficultés rencontrées et quels que soient les résultats obtenus.
Il ne doit pas s'imposer lorsque son aide n'est plus nécessaire.

Art. 15 - L'Assistant de Service Social ne doit pas accepter d'intervenir, ni de fournir des renseignements dans un but de contrôle.

Art. 16 - Lorsque, dans l'exercice de ses fonctions, l'Assistant de Service Social constate une fausse déclaration, il lui appartient d'en faire prendre conscience à ceux qui en sont les auteurs, mais il n'a pas à les dénoncer.

Art. 17 - L'Assistant de Service Social ne doit ni déposer, ni témoigner en justice pour tout ce dont il a pu avoir connaissance du fait ou en raison de sa profession - obligation confirmée par la jurisprudence - et garde cependant , aux termes de la loi, selon les dispositions du Code Pénal, la liberté de témoigner dans les cas de dérogation au secret professionnel.

B - INTERDISCIPLINARITE ET PARTENARIAT

Art. 18 - La situation de l'usager impose souvent la nécessité soit d'une concertation interdisciplinaire, soit de faire appel à un dispositif partenarial mettant en présence des acteurs sociaux diversifiés ou de multiples institutions. L'Assistant de Service Social limite alors les informations personnalisées qu'il apporte aux seuls éléments qu'il estime strictement indispensables à la poursuite de l'objectif commun, dans le respect des articles 11 et 12 du présent Code.

Art. 19 - Dans ces instances, l'Assistant de Service Social veille plus particulièrement à la confidentialité des informations conformément au droit des usagers.



Art. 20 - L'Assistant de Service Social n'est délié d'aucune de ses obligations envers l'usager, quelle que soit la forme d'action commune et quels que soient les intervenants, même soumis au secret professionnel selon les termes de l'art. 226-13 du Code pénal.


TITRE III : OBLIGATIONS ENVERS LES ORGANISMES EMPLOYEURS

Art. 21 - L'Assistant de Service Social rend compte régulièrement de son activité aux responsables de son organisme employeur. Il le fait dans la forme la mieux adaptée au contexte dans lequel il s'insère, et dans les limites compatibles avec le secret professionnel et les objectifs généraux de sa profession.

Art. 22 - L'Assistant de Service Social assume la responsabilité du choix et de l'application des techniques intéressant ses relations professionnelles avec les personnes. Il fait connaître à l'employeur les conditions et les moyens indispensables à l'intervention sociale qui lui est confiée. De même, il se doit de signaler tout ce qui y fait entrave. De ce fait, il ne peut être tenu pour responsable des conséquences d'une insuffisance de moyens ou d'un défaut d'organisation du service qui l'emploie.

Art. 23 - Il entre dans la mission de l'Assistant de Service Social d'apporter aux responsables de son organisme employeur, les éléments susceptibles d'éclairer les décisions en matière de politique d'action sociale.


TITRE IV : OBLIGATIONS ENVERS LA PROFESSION

Art. 24 - Les objectifs de la profession et la façon dont ils sont pratiquement mis en œuvre, doivent faire l'objet d'études et de réflexions constantes de la part des Assistant de Service Social, pour assurer la qualité du service rendu à l'usager.

Art. 25 - L'Assistant de Service Social a l'obligation de contribuer à l'évolution constante de sa profession dans un souci d'ajustement aux évolutions de la société.

Art. 26 - L'Assistant de Service Social doit avoir une attitude de confraternité à l'égard de ses collègues. Il observera les devoirs de l'entraide professionnelle et s'abstiendra de tout acte ou propos susceptible de leur nuire.


TITRE V : SANCTIONS

Art. 27 - Les manquements graves aux dispositions du présent Code relèvent de la Commission de contrôle, constituée dans le cadre des statuts de l'Association (art. 5, 19 et 20).

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 11 juil. 2008 18:48
par fanny
alors comme cela "c'est abusé" pour pouvoir répondre à natacha il faut être en formation, ou étudiant ou encore être diplômé?

et bien moi madame j'ai le sens de l'éthique j'espère pour vous que vous connaissez le sens de ce mot sachant qu'il fait partie intégrante du métier d'as!avec le mot "déonthologie" encore faudrait-il que vous connaissiez la différence entre les deux!!

et sachez qu'être parent et avoir une certaine expérience de la vie, fait que l'on peut toujours conseiller nos jeunes!

ha pardon madame est diplômée! madame rabaisse ceux qui ne le sont pas! et pourtant si elle savait!

une chose est sur lorsque je serais assistante sociale je ne serais certainement pas aussi hautaine que MADAME!

bien à vous votre altesse!

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 11 juil. 2008 21:16
par C'est vraiment, vraiment abusé
Bonsoir fanny,

je ne jugerai en aucun cas votre rôle de mère (pourquoi faire?), cependant nous sommes sur un forum d'AS ou Natacha pose des questions à des professionnels, ni à des étudiants, ni à des parents.

Ils n'empêche qu'étudiants (futurs ou pas) peuvent avoir biensûr un point de vue, cependant, les réponses moralisatrices montrent le manque de professonnalsme.
Les AS ne sont pas là pour donner des conseils, c'est une question de positionnement. Elles sont là pour faire réfléchir et accompagner une personne sans jugement de valeur et cela sans que l'on raconte sa vie!!!

Est-ce que notre vie à une importance face à une personne?
"ben moi j'ai fais ça" et moi "j'ai tant et tant d'enfant(s)".
Nos solutions à nous ne sont pas (et ne seront jamais) les solutions des autres!

Aussi un peut d'humilité fera du bien, en méditant sur notre code de déontologie!
Vos formateurs vont s'arracher les cheveux avec vos réponses toutes faîtes, puisque justement nous ne devons pas en faire!

Que recherchez vous? le contrôle?

Oui, en effet, Natacha jugera part elle même...Elle lorsqu'elle lira le code de déonto. elle comprendra largement ce que font les pros.

Vous n'avez pas à juger Natacha et encore moins en parlant de votre vie! Vous n'êtes pas entrain de faire une thérapie, ce n'est pas l'endroit ni la personne!

Je réitère donc, Natacha, fais part de ta stuaton à l'AS de ton secteur!

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 11 juil. 2008 21:28
par cristou

Natacha,
s'il devait y avoir quelque chose à réguler niveau JAF... cela se passerait seulement entre ton copain et sa famille ! Fais donc attention, car toi, tu ne serais absolument pas concernée.

d'autre part, si je comprends bien tes propos ce monsieur ( le père de ton copain). il te donne un peu de sous. perso, je trouve ce geste très sympa. car ce monsieur n'a aucune obligation envers toi. il pourrait tout simplement donner entièrement ce petit pécule à son fils (et rien à toi). ceci serait parfaitement légal.

de plus, tu ne nous donne aucune information sur la situation de cet homme (travaille-t-il? a-t-il d'autress enfants ? pension alimentaire à verser ? une femme à la maison ? un crédit ?etc ...).
non, ceci n'est pas de la curiosité. simplement des éléments qui te permettrait de le comprendre. (peut-être ne peut-il pas participer plus)


ceci dit, pour vous aider....vous pouvez rencontrer une AS. ou encore vous rendre dans des services tels qu'un CCASS.

et mine de rien, je ne sais pas comment cela est faisable vu la situation (vous vivez dans un lieu qui est sans doute au nom de tes parents). mais si le lieu était au nom de l'un de vous deux vous auriez sans doute pu vous faire aider pour certaines factures (eau, éléctricité...dossier a monter par une AS. Seulement dans un cas comme le tien, le lieu appartient sans doute à tes parents...

à tous : petit rappel (sans vouloir envenimer les discussions) qui que nous soyons, un truc à ne pas oublier ..une AS travaille avec la loi (et c'est la loi qui permet d'accorder des aides ou pas). Donc, réfléchissons , d'après la loi,ce jeune couple a-t-il droit à des aides ? ...c'est ainsi qu'une AS devrait faire son métier.
ceci sans aucun jugement ! de plus,
chose importante déjà soulevée nous ne connaissons pas tous les paramètres.

alors comment peut-on ici évaluer cette situation ?

Natacha, c'est donc à toi et à ton copain de vous déplacer et de rencontrer des travailleurs sociaux ou encore des associations pour savoir si oui ou non vous auriez droit à des aides.

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 12 juil. 2008 01:01
par Florence
On s'emballe, on s'emballe ...
Si on écoutait la demande initiale et les explications de Natacha, elle n'a jamais dit qu'elle demandait 100 € pour elle-même.
Elle a écrit "les parents de mon copin qui sont divorcé nous donnnet 100 euro chaqun" , ce qui veut dire que la mère de son copain donne 100 € et que le père de son copain donnait lui aussi ces 100 €.
La question de Natacha était : (pour simplifier ): le père du copain peut-il cesser de verser les 100 € mensuels à son fils (comme convenu au départ entre les 2 parents du copain et les parents de Natacha), alors qu'il touche encore des allocations familiales pour son fils ?

Si certains d'entre vous ont su et pu s'assumer financièrement dès 18 ans, très bien, bravo à vous !
Mais votre histoire n'est pas celle de Natacha, ses choix et ceux de son copain ne sont pas les vôtres ...

Je suis jeune diplômée ET maman d'un fils de 20 ans étudiant, oui, je confirme que les parents ont une obligation alimentaire envers leurs enfants. Quand on a un enfant, on l'assume encore au-delà de ses 18 ans !
Je pense - au vu des éléments dont nous disposons - que la demande de soutien financier auprès du père de ce jeune homme, pour 100 € par mois, n'est pas exhorbitante, sauf si bien sûr le père est lui-même dans une situation financière difficile, qui dans ce cas "lève" l'obligation alimentaire.

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 12 juil. 2008 01:41
par cool
cool on nous donne des cours en ligne !!!
merci à mdame "c'est abusé"
donnes lui un rendez vous, cela sera plus simple.

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 12 juil. 2008 09:56
par Pierre
Pour faire court, "c'est abusé":
Ceci est un forum qui n'est absolument pas RÉSERVÉ aux AS professionnelles, qui je pense ont d'autres chats à fouetter que de s'y brancher

Ta copie du code de déontologie n'a rien avoir et n'apporte rien à la discussion, sinon avoir un air de moralisateur!

Toute personne a le droit de répondre et d'avoir une opinion, même si elle n'EST PAS AS.

Et Natacha, il semble que c'est toi qui a lancé le Sujet? Quand on te répond et qu'on te demande des compléments car on n'a pas vraiment compris le pb, tu pourrais répondre
comme à Florence pour "qui donne les 100 €, le père et la mère à leur fils ou le père 100 € à ton copain et 100€ à toi???

Alors je propose encore une fois qu'on arrête ce sujet qui n'en est pas UN.

Re: parents veulent pas subvenir à nos besoins

Publié : 12 juil. 2008 12:47
par Florence
Non, Pierre, je n'ai pas posé de question à Natacha, (d'ailleurs, à 01 heure du mat', je n'attendrai pas une réponse immédiate)
J'ai expliqué à tous ceux qui discutent de ce sujet que selon ce que j'ai compris, la mère du copain donne 100 € et le père du copain donnait lui aussi 100 € par mois à leur fils (étant divorcés, ils donnent chacun 100 €).
Je voulais donc juste attirer l'attention de ceux qui discutent des choix de Natacha sur le fait que peut-être ils avaient mal interprété la situation de départ et sa demande.