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Re:

Publié : 01 juil. 2011 16:24
par mouais
c'est vrai Nyx ? aïe c'est inquiétant si tu penses qu'il faut qu'on soit dans la gestion, damned, je suis pas d'accord, ou alors je fais un autre métier, comptable, gestionnaire, mais pas AS. Sur l'individualisme j'ai dû mal regarder, c'est fort probable alors, mais là où je suis (CHS) ce n'est pas le cas (quoique je sois p'tet naif aussi). De toute façon faut pas croire qu'une bonne partie de nos collègues ne se comportent pas en petites parts de marché ambulantes, comme bcp de monde (et parfois moi itou).. me donne envie de jeter un oeil au bouquin de Agha.
Mais bon dans l'ensemble, sur ce fil, vous causez de promos, on est éloigné du travail quand même non ?

Re: il parait que le métier n'attire plus

Publié : 01 juil. 2011 16:48
par as
je trouve que c'est normal que ce métier attire moins, vu le manque de reconnaissance salariale (dans la fonction publique hospitalière notamment :1100 euros pour un temps plein en étant contractuelle)
D'ailleurs est CE que le salaire augmente vite une fous le concours obtenu?

Re:

Publié : 01 juil. 2011 18:09
par Nyx
Dans la fonction publique hospitalière il n'y a pas systématiquement de concours .Il suffit d'une lettre au directeur et l'on peut être embauché .Le salaire augmente que si l'on veut te monter tes échelons et cela peut prendre 2ans .Si l'on compare que les échelons des ouvriers augmente tout les 4 ans sans diplôme,2ans serai une bénédiction pour un bac+2 ...Quand on dit travailleur pauvre c'est très pauvre.Vu les responsabilité que les AS hospitalière encaisse c'est vraiment exubérant.Ce n'est pas le pire des exemples en plus ...Donc quand l'on présente ce tableau à des jeunes pro dans un salon étudiant cela ne donne pas envie .Personnellement,je crois que quand j'aurai fini la formation il faudra si je ne trouve pas de poste à 100% parce que les temps partiels sont légion qu'il faudra déjà penser à une reconversion .
On pourrai faire le parallèle avec les éducs qui ne sont pas soumis à notre taux de responsabilité pisqu'ils ne sont pas soumis au secret professionnel et qui gagne beaucoup plus sans paperasse exagéré etc....Cela explique que la filière éducs ne désempli pas.Surtout que leurs travaux à l'école sont beaucoup plus facile et édulcoré associé à des promos qui se soutiennent contrairement à nous,les AS ( la honte...).

Re: il parait que le métier n'attire plus

Publié : 01 juil. 2011 19:00
par AS
Je comprends tout à fait que le métier d'AS puisse ne plus attirer.

J'aurai su, je me serai mieux renseignée avant d'entrer en formation et aujourd'hui, eh bien, je ne serai pas assistante sociale !! J'aurai clairement choisi 1 autre boulot !!

Nous avons un taf difficile ; nous cotoyons des personnes en difficultés à longueur de journée, bref, nous y laissons des plumes ! Et pourquoi ? Pour des conditions de travail svt déplorables ! Pour un salaire misérable ! (Nous sommes parfois moins bien payés que ceux que nous aidons). En plus, de ça, après le DE, pr intégrer la fonction publique (80% de notre employeur quand même), il faut repasser 1 concours difficile !! Et pas de concours = CDD à répétition !
Franchement.... en connaissant ts ces motifs, faudrait être fou pr se lancer dans cette voie !

Re:

Publié : 02 juil. 2011 11:00
par mouais
Nyx, avant de de vous lancer dans des tirades comme celle-ci : " On pourrai faire le parallèle avec les éducs qui ne sont pas soumis à notre taux de responsabilité pisqu'ils ne sont pas soumis au secret professionnel et qui gagne beaucoup plus sans paperasse exagéré", une suggestion amicale : attendez d'avoir votre diplome, bossez quelque temps et vous saurez mieux de quoi vous parlerez à ce moment-là. Car entre le "taux" de responsabilité plus élevé qu'induirait le fait d'être soumis au secret professionnel, et la paye de l'as bien moindre qui aurait une paperasserie "exagérée", bon, hum. bon we ceci dit

Re:

Publié : 02 juil. 2011 12:21
par Elfe
Sûr que la reconnaissance de notre travail, c'est pas ça.
M'enfin est ce que tout est si noir que ça?
Oui le salaire est (souvent mais pas toujours) ridicule. La reconnaissance n'est pas toujours là mais peut l'être : j'ai l'impression d'être reconnue par une partie de ma hiérarchie (quand on monte, c'est moins sûr si on s'en réfère aux postes non remplacés, à l'absence d'ouverture de concours...), je suis reconnue par mes partenaires internes (communauté scolaire) et externe, ma foi, c'est plutôt pas mal (mais ce n'est pas le cas partout, j'en ai conscience).
Je n'ai pas l'impression de faire un métier de paperasse, loin de là. Hormis pour mes notes, je dois remplir un formulaire par semaine à peine et puis les écrits protection de l'enfance que je ne considère pas comme de la paperasse.
Je ne me sens pas non plus aux prises à la gestion. En tout cas, j'estime avoir de la marge de manœuvre (en usant de stratégie parfois).

A refaire, je replonge.
C'est dommage que le métier attire moins. Je le comprends, je comprends aussi les arguments bien sûr et parfois (souvent) ça m'énerve aussi, j'enrage... Mais en même temps, je trouve ça dommage d'en arriver à autant de ras le bol avant même d'avoir commencé pour certains.

Re:

Publié : 02 juil. 2011 17:52
par Florence
Salut,

Je rejoins Elfe et Mouais sur beaucoup de points.
Peut-être parce que ma formation d'ASS était pour moi une reconversion, donc un choix mûri dans un parcours professionnel, peut-être parce que mon salaire a aujourd'hui moins d'importance (mais nous avons appris, mon mari et moi, à vivre avec 3 enfants à nourrir quand il n'y avait que son seul salaire) ...

Ceci dit, beaucoup de jeunes galèrent pour entrer dans le monde du travail aujourd'hui, même avec un bac + 2 ou même avec une licence généraliste. Et eux aussi débutent au SMIC, pas plus. Je ne vois pas pourquoi les ASS gagneraient plus, alors qu'en effet ce n'est pas un secteur qui "rapporte" mais qui est financé par le travail des autres et les impôts de tous !

En ce qui concerne les jeunes (lycéens, jeunes étudiants) qui se tournent vers ce métier, peut-être que le fait d'accéder moins aisément que par le passé à un CDI direct attire moins, en effet ... A la limite, tant mieux, on aura moins d'ASS désabusé(e)s après quelques années (ou autres travailleurs du social, car c'est pareil chez les éducs ou autres)

Je pense aussi que le BTS SP3S est un leurre pour ceux qui veulent "faire du social" et s'imaginent qu'en 2 ans d'études ils auront accès à un métier équivalent ! Il faut dire et répéter que ce BTS ne débouche que sur des postes d'agents administratifs dans les CAF, CPAM et autres administrations, parfois sur des postes d'encadrement pour ceux qui feront une licence ... Reste à savoir si c'est ce que l'on veut pour ceux qui s'y engagent.

Après, oui, les études sont difficiles mais elles sont en effet à la mesure de ce qui nous attend sur le terrain, bien loin du monde des bisounours, avec des responsabilités et un "engagement" auprès des personnes en souffrance.
Bien sûr, nous "cotoyons des personnes en difficulté" ... si on ne cotoyait que des cadres et des dirigeants d'entreprise, on ne ferait pas ce métier !!

Quant à la comparaison avec les éducs, elle n'a aucun sens ! Soit ils font un métier différents du nôtre, beaucoup plus axé sur la vie quotidienne (avec des personnes handicapées) ou la prise en charge du côté éducatif et culturel (avec des enfants ou des jeunes) et ce n'est pas le métier que je voudrais faire !
Il se trouve que j'exerce comme "déléguée à la protection des majeurs", j'ai des collègues éducs et d'autres CESF, nous faisons le même métier mais nous avons des approches différentes. Je me réjouis de mon approche globale des situations, et j'exerce pleinement mon métier avec son côté social !

Conclusion : si c'était à refaire, oui, 100 fois oui, je suivrais la même formation et j'exercerais le même métier !

Re:

Publié : 02 juil. 2011 19:12
par mouais
moi aussi (je referais pareil)
donc on se démotive pas, ok ?
biz

Re:

Publié : 02 juil. 2011 19:25
par Leur d'espoir
Ouf, merci Florence et Elfe !

Re:

Publié : 02 juil. 2011 20:47
par miss
Dans certaines écoles il y a même, maintenant, trois sessions pour rentrer.