Re:
Publié : 18 juil. 2011 20:42
Les propos de PL me questionnent...
Comment un membre de jury peut sanctionner un étudiant sans même avoir lu son mémoire pour UN mot qui ne lui revient pas ?
Je ne comprends pas que certains jurys se braquent de la sorte face à un sujet un peu "atypique" ou innovant. Les initiatives des étudiants devraient être encouragées lorsqu'elles sont étayées, argumentées.
Je ne suis pas choquée plus que ça des propos de PL qui a le mérite de s'exprimer sur le forum et de dire ce qu'elle ou il pense. Ses propos mettent quand même en lumière quelques dysfonctionnements... comment sont selectionnés les jurys ? De quels formations disposent-t-ils pour devenir membre d'un jury ?
Il faut savoir que peu de professionnels se présentent pour être jury au DE : peut être par peur des responsabilités mais aussi et il ne faut pas le nier, à cause du manque d'atractivité du à la faible rémunération perçue par rapport au temps passé sur chaque DPP ou mémoire.
Il n'y a donc pas ou peu de critères de selection devant la pénurie de personnels. Les DRJSCS vont même entre guillement à la pêche aux candidats tellement elles manquent de monde.
Cela a des conséquences sur les épreuves, le candidat peut être évaluer par :
- des personnes qui ne sont pas issues de cette formation et très éloignées des réalités du terrain et du métier d'ASS
- des professionnels "blasés", ou en souffrance
- des professionnels qui ont justement soif de pouvoir
- des professionnels qui ne sont pas ouverts d'esprit et sanctionnent le candidat selon leurs critères personnels
Heureusement pour nous, dans la majorité des cas, les jurys sont bienveillants, s'investissent et attendent que le candidat défendent son mémoire pour se faire une opinion sur son professionnalisme et son travail. Mais il ne faut pas nier que ces réalités sont présentes et cela pose question...
J'ai l'impression que l'on manque tellement de jury au diplôme que l'on est pas forcément très "regardant" sur les capacités qu'ont les professionnels à évaluer un candidat. Hors, il me semble que cet exercice est très difficile et nécessite des qualités que tout le monde n'a pas.
De plus, je pense que les jurys ne sont pas vraiment "guidés, épaulés" dans cet tâche, ils ne reçoivent pas de formation et font parfois ce qu'ils peuvent...
Ce diplôme devrait encore une fois être réformé... Mais ça, c'est un autre sujet...
Pour Caclue,
J'ai effectué mon mémoire sur l'accueil familial pour enfants et plus particulièrement sur le travail d'équipe.
Je passe les détails mais dans ma phase exploratoire, je me suis rendue compte que la collaboration entre l'assistante familiale et le reste de l'équipe notamment l'ASS principale interlocutrice du service, n'allait pas de soi.
J'ai donc effecuté toute ma deuxième partie sur les raisons qui pouvaient expliquer cette difficulté à travailler ensemble. J'ai notamment parlé de la relation de pouvoir consciente ou non qui pouvait exister entre l'ASS et l'assistante familiale. Pur cela je me suis appuyée sur des auteurs qui définissent ce qu'est la relation de pouvoir notamment CROZIER et FRIEDBERG mais aussi DJAOUI qui défend que l'homme est animé inconsciemment par des désirs contraires. L'homme souhaiterait à la fois obtenir de l’autre des relations mais chercherait également à le dominer voire à le détruire. C'est un peu fort mais l'idée est intéressante et fait réfléchir.
Ce travail plutôt risqué, a été très enrichissant et m'a vraiment fait réflechir sur le travail en équipe mais aussi justement sur notre pratique auprès des usagers.
Si le sujet te plait, te questionne, et qe tu te sens en capacité de le défendre, je dirai "vas y, fonce !"
Par contre, fait bien attention à l'écriture de ton mémoire. Il faut que tu sois attentive à la façon dont tu amènes les choses : ne pas hésiter à retranscrire les propos des professionnels du terrain pour montrer que tu n'es pas la seule à parler de "pouvoir", ne pas affirmer mais plutôt poser sous forme d'interrogations lorsque tu n'as pas pu appuyer tes idées sur des théories d'auteurs, ne pas hésiter à écrire au conditionnel et faire reférence aux auteurs.
Le tout est de montrer que tu ne portes pas de jugement sur la pratique mais que tu t'interroges et justement que tu cherches à comprendre ce phénomène.
Ma directrice de mémoire m'a vraiment soutenue. Elle a lu mon mémoire avec attention et me conseillait dans la manière d'écrire. Elle m'a également préparé à l'oral.
Certains camarades de promo avaient un peu peur pour moi. Mais je me sentais prête à défendre mes idées et à argumenter mon positionnement.
Je suis tombée sur un très bon jury qui a tenté de comprendre mon raisonnement, m'a questionnée et a félicité mon travail de recherche. J'ai eu 13 à l'écrit et 17 à l'oral.
Bon cheminement et bon courage
Comment un membre de jury peut sanctionner un étudiant sans même avoir lu son mémoire pour UN mot qui ne lui revient pas ?
Je ne comprends pas que certains jurys se braquent de la sorte face à un sujet un peu "atypique" ou innovant. Les initiatives des étudiants devraient être encouragées lorsqu'elles sont étayées, argumentées.
Je ne suis pas choquée plus que ça des propos de PL qui a le mérite de s'exprimer sur le forum et de dire ce qu'elle ou il pense. Ses propos mettent quand même en lumière quelques dysfonctionnements... comment sont selectionnés les jurys ? De quels formations disposent-t-ils pour devenir membre d'un jury ?
Il faut savoir que peu de professionnels se présentent pour être jury au DE : peut être par peur des responsabilités mais aussi et il ne faut pas le nier, à cause du manque d'atractivité du à la faible rémunération perçue par rapport au temps passé sur chaque DPP ou mémoire.
Il n'y a donc pas ou peu de critères de selection devant la pénurie de personnels. Les DRJSCS vont même entre guillement à la pêche aux candidats tellement elles manquent de monde.
Cela a des conséquences sur les épreuves, le candidat peut être évaluer par :
- des personnes qui ne sont pas issues de cette formation et très éloignées des réalités du terrain et du métier d'ASS
- des professionnels "blasés", ou en souffrance
- des professionnels qui ont justement soif de pouvoir
- des professionnels qui ne sont pas ouverts d'esprit et sanctionnent le candidat selon leurs critères personnels
Heureusement pour nous, dans la majorité des cas, les jurys sont bienveillants, s'investissent et attendent que le candidat défendent son mémoire pour se faire une opinion sur son professionnalisme et son travail. Mais il ne faut pas nier que ces réalités sont présentes et cela pose question...
J'ai l'impression que l'on manque tellement de jury au diplôme que l'on est pas forcément très "regardant" sur les capacités qu'ont les professionnels à évaluer un candidat. Hors, il me semble que cet exercice est très difficile et nécessite des qualités que tout le monde n'a pas.
De plus, je pense que les jurys ne sont pas vraiment "guidés, épaulés" dans cet tâche, ils ne reçoivent pas de formation et font parfois ce qu'ils peuvent...
Ce diplôme devrait encore une fois être réformé... Mais ça, c'est un autre sujet...
Pour Caclue,
J'ai effectué mon mémoire sur l'accueil familial pour enfants et plus particulièrement sur le travail d'équipe.
Je passe les détails mais dans ma phase exploratoire, je me suis rendue compte que la collaboration entre l'assistante familiale et le reste de l'équipe notamment l'ASS principale interlocutrice du service, n'allait pas de soi.
J'ai donc effecuté toute ma deuxième partie sur les raisons qui pouvaient expliquer cette difficulté à travailler ensemble. J'ai notamment parlé de la relation de pouvoir consciente ou non qui pouvait exister entre l'ASS et l'assistante familiale. Pur cela je me suis appuyée sur des auteurs qui définissent ce qu'est la relation de pouvoir notamment CROZIER et FRIEDBERG mais aussi DJAOUI qui défend que l'homme est animé inconsciemment par des désirs contraires. L'homme souhaiterait à la fois obtenir de l’autre des relations mais chercherait également à le dominer voire à le détruire. C'est un peu fort mais l'idée est intéressante et fait réfléchir.
Ce travail plutôt risqué, a été très enrichissant et m'a vraiment fait réflechir sur le travail en équipe mais aussi justement sur notre pratique auprès des usagers.
Si le sujet te plait, te questionne, et qe tu te sens en capacité de le défendre, je dirai "vas y, fonce !"
Par contre, fait bien attention à l'écriture de ton mémoire. Il faut que tu sois attentive à la façon dont tu amènes les choses : ne pas hésiter à retranscrire les propos des professionnels du terrain pour montrer que tu n'es pas la seule à parler de "pouvoir", ne pas affirmer mais plutôt poser sous forme d'interrogations lorsque tu n'as pas pu appuyer tes idées sur des théories d'auteurs, ne pas hésiter à écrire au conditionnel et faire reférence aux auteurs.
Le tout est de montrer que tu ne portes pas de jugement sur la pratique mais que tu t'interroges et justement que tu cherches à comprendre ce phénomène.
Ma directrice de mémoire m'a vraiment soutenue. Elle a lu mon mémoire avec attention et me conseillait dans la manière d'écrire. Elle m'a également préparé à l'oral.
Certains camarades de promo avaient un peu peur pour moi. Mais je me sentais prête à défendre mes idées et à argumenter mon positionnement.
Je suis tombée sur un très bon jury qui a tenté de comprendre mon raisonnement, m'a questionnée et a félicité mon travail de recherche. J'ai eu 13 à l'écrit et 17 à l'oral.
Bon cheminement et bon courage