Re:
Publié : 17 sept. 2014 19:34
Bonjour,
Je pense que je vais me faire cartonner par John Thomas Picard car nous n'avons pas le même point de vue et je vais rabaisser le niveau intellectuel du sujet.
Je suis assistante sociale. Depuis que je suis en poste c'est à dire peu d'années je fais ce que j'ai l'impression que la formation m'a apprise. J'analyse les données que les usagers me donne comme recueil de données.
Je me dois de leur apporter mon analyse qui est objective mais qui peut paraître parfois du jugement de valeur. Après mon analyse reste une analyse parmi d'autres. Un autre assistant social ne l'analyserait pas de la même façon. Je trouve notre profession enrichissante par rapport à ça.
Une personne que je suis me dis quasiment toutes les semaines, lors d'une de mes permanences sans rendez vous, qu'elle souhaite faire une demande FSL pour avoir du fuel. La demande a été accepté il y a quelques mois et lors d'un nouvel entretien je me suis permise de la mettre face à la réalité que toutes les semaines elle me contacte pour faire une demande FSL, je lui ai reposé le cadre avec les conditions pour faire cette demande. Elle a insisté à vouloir toujours la faire nous l'avons faite mais je n'ai pas appuyé la demande avec un rapport social et je l'en ai informé.
Mon exemple n'est pas unique, a plusieurs reprises dans notre quotidien nous rencontrons des personnes qui interpellent la CAF, la CPAM, l'hôpital, les bailleurs...et qui peuvent avoir une demande implicite derrière la demande explicite et en leur mettant face à la réalité, cela nous permet d'aller plus en profondeur plutôt que de survoler les problématiques.
Personnellement, je ne me pose pas la question qu'est ce que j'aurais fais à sa place? Je n'ai pas la science infuse et ce n'est pas parce que j'aurais fais ça ou ça que c'est la bonne solution. Dans la vie, nous avons des millions de solutions mais pour moi il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions.
Pour moi être assistante sociale, c'est aussi poser le cadre de la réalité de l'emploi, de la société, de la santé...! Nous nous devons également être dans la transparence donc informer les personnes que nous accompagnons de nos remarques et de nos observations. La personne s'en saisi ou non.
Je souhaiterais également finir sur le fait que toutes les personnes ont des qualités et des défauts donc même une personne qui ne vit pas avec les minimas sociaux peut profiter de la société ce n'est pas spécifique à une population mais plutôt à un certain caractère...!
Bonne soirée à vous!
Je pense que je vais me faire cartonner par John Thomas Picard car nous n'avons pas le même point de vue et je vais rabaisser le niveau intellectuel du sujet.
Je suis assistante sociale. Depuis que je suis en poste c'est à dire peu d'années je fais ce que j'ai l'impression que la formation m'a apprise. J'analyse les données que les usagers me donne comme recueil de données.
Je me dois de leur apporter mon analyse qui est objective mais qui peut paraître parfois du jugement de valeur. Après mon analyse reste une analyse parmi d'autres. Un autre assistant social ne l'analyserait pas de la même façon. Je trouve notre profession enrichissante par rapport à ça.
Une personne que je suis me dis quasiment toutes les semaines, lors d'une de mes permanences sans rendez vous, qu'elle souhaite faire une demande FSL pour avoir du fuel. La demande a été accepté il y a quelques mois et lors d'un nouvel entretien je me suis permise de la mettre face à la réalité que toutes les semaines elle me contacte pour faire une demande FSL, je lui ai reposé le cadre avec les conditions pour faire cette demande. Elle a insisté à vouloir toujours la faire nous l'avons faite mais je n'ai pas appuyé la demande avec un rapport social et je l'en ai informé.
Mon exemple n'est pas unique, a plusieurs reprises dans notre quotidien nous rencontrons des personnes qui interpellent la CAF, la CPAM, l'hôpital, les bailleurs...et qui peuvent avoir une demande implicite derrière la demande explicite et en leur mettant face à la réalité, cela nous permet d'aller plus en profondeur plutôt que de survoler les problématiques.
Personnellement, je ne me pose pas la question qu'est ce que j'aurais fais à sa place? Je n'ai pas la science infuse et ce n'est pas parce que j'aurais fais ça ou ça que c'est la bonne solution. Dans la vie, nous avons des millions de solutions mais pour moi il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions.
Pour moi être assistante sociale, c'est aussi poser le cadre de la réalité de l'emploi, de la société, de la santé...! Nous nous devons également être dans la transparence donc informer les personnes que nous accompagnons de nos remarques et de nos observations. La personne s'en saisi ou non.
Je souhaiterais également finir sur le fait que toutes les personnes ont des qualités et des défauts donc même une personne qui ne vit pas avec les minimas sociaux peut profiter de la société ce n'est pas spécifique à une population mais plutôt à un certain caractère...!
Bonne soirée à vous!