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Re: jeune pro au bord du burn out
Publié : 07 nov. 2015 15:58
par zettofrais
bonjour à tous
j'ai lu avec grand intéret vos posts
je suis actuellement en 1 ere année et évidemment pleine d'idéaux lol!!!
actuellement je bosse sur un bouquin qui s'appelle "travail social ou l'art de l'ordinaire" qui traite bien de vos souffrances pros et ouvre (il me semble) un champ de possibles pour essayer d'y remédier. Je ne sais pas quel genre de pro je vais devenir mais je pense que je garderai ce livre à portée de main pour tenter de me souvenir en temps voulu que nous sommes maitres de nos pratiques et qu'à défaut de faire une révolution on peut, peut être,mettre un petit grain de sable dans les rouages!
je cite ce livre mais il y a plein de textes proposant des "solutions"
bon courage à tous!!!
Re:
Publié : 08 nov. 2015 14:46
par ass burn out
à "comme je vous comprends", bonjour
je te souhaite plein de courage pour ton boulot. dans une équipe quand il y a un nouveau médecin ou cadre de santé, quand ça va pas, ils vont tout faire pour nous pousser à la démission. c'est la bonne technique du ménage pour avoir une nouvelle équipe qu'on va facilement manipulé, mettre au pas et faire plier. sauf que l'assistante sociale ce n'est pas l'équipe médicale et que pour la plupart ils ont du mal avec ça. qu'on puisse dire "non" par exemple quand on explique notre positionnement alors qu'eux pensent pas comme nous. ils veulent une assistante sociale qui obéissent et qui exécutent sans qu'elle ait des analyses d'assisante sociale, il faut qu'elle se positionne avec l'équipe constamment. dire amen à tout ce que dit le médecin.et comme on est en minorité (je suis la seule assistante sociale) face à toute l'équipe galère...
mais moi je suis tenace et je ne démisionnerai pas, ils peuvent me pousser à bout je suis capable d'aller très loin et de faire intervenir la médecine du travail si il le faut. je lâcherai pas. et si je pars c'est avec un licenciement pas une démission. (pour avoir des droits si je me retrouve sans rien).
c'est de toute façon une souffrance générale, l'équipe soignante rencontre les mêmes problèmes que les miens et se plaignent aussi, il y a beaucoup d'arrêt de travail pour dépression et de démission. les démissions concernent les infirmières qui ont plus de facilité à trouver ailleurs, pour les autres c'est l'arrêt de travail. je reste en arrêt et on verra.
à zettofrais, bonjour
je comprends ce que tu dis mais le problème c'est qu'on est de moins en moins maître de nos pratiques dans certaines structures, on veut nous enlever ce pouvoir pour obéir à des directives toujours de plus en plus exigeantes. c'est le travail social qui est en danger. il faut maintenant toujours se battre pour se faire entendre et expliquer ce qu'on fait, notre code de déonto ils s'en foutent (je suis polie). notre secret pro' pareil. ils comprennent pas le social. pour eux c'est de la gestion et c'est tout. je te souhaite une bonne continuation, j'aime mon travail mais ce n'est plus possible de le faire normalement aujourd'hui là où je travaille.
Re:
Publié : 09 nov. 2015 11:37
par comme je vous comprends
Bonjour sas burn out,
Merci pour cette belle phrase que je partage totalement...
"j'aime mon travail mais ce n'est plus possible de le faire normalement aujourd'hui là où je travaille."
Moi, à force de ne pas m'écouter et d'encaisser les coups bas, j'ai fini par claqué la porte de mon bureau il y a bientôt 2 mois. En arrêt depuis, je souffre atrocement d'un mal de dos; que même les séances de kiné de parviennent pas à soulager.
Je suis en colère aujourd'hui. Très en colère contre le système, contre ce travail social qui nous piège, contre tous ces chefs de service INCOMPETENTS,TOXIQUES, en souffrance eux mêmes qui n'ont d'autre chose à faire que de chercher à "noyer" le personnel sous leur responsabilité
Oui; je suis en arrêt chose que je n'avais jamais imaginé depuis 7 ans… et je n'y retournerai sans doute pas. Moi aussi, j'attends le licenciement…
Re:
Publié : 09 nov. 2015 19:09
par ass burn out
"comme je vous comprends" je te comprends
moi aussi ma chef de service est incompétente et toxique, elle sait qu'elle peut sauter et se retrouver sans rien. à son âge (la 50 taine) ça doit lui faire peur, elle a toujours ou tenté de délégué, elle n'a jamais travaillé dans une structure comme celle ci où c'est plus speed, moins plan plan que là où elle a travaillé auparavant. je suis tolérante sur la souffrance mais pas l'incompétence , il y a plein des femmes de 50 ans et + qui bossent super bien c'est pas une question d'âge. on traverse tous des périodes difficiles dans nos vies, quand on est jeune professionnel on pense pas à tout ça ou on se dit que ça peut pas nous arriver, c'est ce que je me disais. mais il suffit de tomber sur un collègue, un chef, un medecin toxique, sur la durée on s'adapte, une fois, 2 fois, on se remet en question, on change de stratégies mais on voit que ça change pas. on essaye de se faire entendre mais personne ne comprend ou alors on nous coupe la parole, on nous écoute pas,au bout de 2 ans comme ça avec des signes avants coureurs, la fatigue, le stress, moins de patience, plus d'agressivité, moins disponible, plus irritable on finit par péter les plombs.
ton mal de dos c'est la colère, tu portes toute cette colère que tu n'as pas pu exprimer. j'ai tout porté sur les cervicales, beaucoup de stress, j'ai aussi eu des semaines où je pleurais pour lâcher toute cette tension, pour rien, quand je savais que je reprennais le travail le lundi, la veille j'étais déprimée, là j'ai ma tête prise dans un brouillard avec une baisse d'énergie. tout ça c'est mon travail, j'ai une vie privée équilibrée, une vie de famille où je suis bien, la perte de repère que j'ai eu dans mon travail à force de toujours remettre en cause celui ci s'est ressenti dans mon couple. je suis en colère aussi comme toi, beaucoup de colère contre le système qui nous demande toujours +, + performant, faire + de chiffre, on nous demande de la bienveillance et de l'écoute d'un côté et de la rentabilité et gestion de l'autre. on nous donne des injonctions paradoxales constamment. à l'école on nous a appris à se positionner, à trouver notre idendité professionnelle, en vrai on se bat toujours, le positionnement qui veut qu'on soit en tension entre l'entreprise, les patient, les familles, la direction, l'équipe, les lois, notre éthique, notre code de déontologique si c'était de temps en temps mais c'est toujours dans mon travail, c'est toujours se justifier, expliquer, c'est jamais de repos mental. à la fin mon cerveau il implose, je ruminais je me demandais si j'avais bien fait, j'appelais des collègues pour avoir un autre regard, sans être soutenue par l'équipe médicale qui est dans son monde. la colère il faut la sortir et ne pas l'orienter contre nous et si c'est pas sur l'équipe parce-qu'ils entendent pas il faut trouver un exutoire. un thérapeute à qui parler, un ami, quelqu'un qui va accueillir notre colère sans jugement, moi je me dis que je suis en panne et qu'il faut que je me retape comme une mécanique. j'ai plus de jus.
que comptes tu faire après ? changer de travail ? je me demande si il y a de l'avenir dans le social ? le secteur est épuisé, les AS en hôpital craquent, les anciens AS ne font plus leur travail et laissent les situations se pourirent toutes seules en attendant qu'une bonne AS de clinique ou d'hôpital veuille bien faire le travail à leur place.
tellement de choses à dire...
Re:
Publié : 10 nov. 2015 09:06
par Lilou
Ça fait du bien de vous lire, car je me dis que je ne suis pas seule à vivre ça ... même si c'est tellement triste.
Je suis en hospi également, en clinique. J'ai parfois/souvent/ non, toujours le sentiment qu'on nous demande l'impossible : trouver en 3 semaines des solutions à des problématiques ancrées depuis des années. Jusqu'à preuve du contraire je n'ai pas passer un DE de magicienne. Ou alors j'ai rien compris à mes trois ans de formation ...!
Sans rire, c'est quand même incroyable ...
Au début, quand je commençais à aller mal, mais ne m'en rendant pas compte, je racontais à mon copain mes journées, je faisais un état des lieux ce qui m’agaçait, de ce qui n'allait pas au quotidien. Il a fini par me dire " c'est quand même un travail ingrat ton truc". Sur le coup je l'ai un peu mal pris. Le mot est très fort ! Mais c'est pas totalement faux...
Je discutais pas plus tard qu'hier avec un collègue infirmier, il me demandait comment ça se passait pour moi je lui explique et commence à dire, tu sais j'ai un entretien d'embauche à venir ailleurs, j'ai bien envie de tenter le coup, je ne sais pas si l'herbe sera plus verte ailleurs mais dans cette structure ou rien ne bouge je n'ai plus envie de me battre. Il me dit mais attend il faut te battre ! La fuite ça ne sert à rien, tu peux pas laisser comme ça comme ça. Si une autre te remplace ça sera pareil ! Nous aussi en soins on manque de personnel, on galère c'est pour tout le monde pareil. ( sous entendu de mon oreille de file mal dans son travail : arrêtes de te plaindre et continue)
Ouai sauf que la je suis à un point de non retour, me battre pour un poste qui va de plus en plus mal, vivre avec un salaire misérable ( je cumul deux temps partiels à 1h de chez moi pour 800€/mois), si tu veux si on me propose mieux ailleurs j'hésite pas.
Je pense que les gens, et les collègues même s'ils voient qu'il existe des dysfonctionnements qu'on est en galère, qu'on bouge, qu'on court tout le temps n'ont pas réellement conscience que faire du social c'est impossible : ou alors comme il a été dit plus haut on fait de la gestion, on fait en sorte que la chute soit la moins douloureuse possible, on exécute, on pâlit aux lubies des médecins ... " oh tiens il va sortir lui, c'est bon on est pas un centre d'hébergement", "oui mais il n'y a rien de prêt !" , " bah c'est pas mon problème t'es assistante sociale tu va trouver des solutions, il sort demain", " mais demain je ne suis pas là ..." , " bah tu le fais ce soir entre 23h et minuit hein, tu passes les coups de fils de chez toi !! " , j'exagère, quoique ...
Moi j'ai plus envie de me battre, je continue dans l'attente de passer un bilan de compétences et ensuite je me tire ! C'est triste etje me dis que c'est dommage mais pour une fois je vais penser à mon bien être perso !
Courage à toutes et tous.
Lilou
Re:
Publié : 10 nov. 2015 09:26
par Manon
ce que tu dis là Lilou, tu n'es pas la seule à le supporter.
hôpitaux ou cliniques"se débarrassent" de leurs patients en les faisant déposer au petit matin devant un centre d'hébergement d'urgence par les pompiers sans se soucier de savoir si c'est l'endroit adapté pour les recevoir et sans prévenir évidemment.ex malade nécessitant des soins constants, de plus en chaise roulante, envoyé dans une structure sans médecin et comportant des escaliers, et sans ascenseur.seule solution: retour à l'envoyeur via les pompiers. Inadmissible bien sûr...
Re:
Publié : 10 nov. 2015 10:05
par Lilou
Oui Manon, je comprend ... j'ai jamais eu à faire à ce genre de situation mais j'ai écho que malheureusement cette pratique existe ...
Ils se débarrassent, c'est clairement ça ! au suivant !!! On a une durée moyenne de séjour à respecter, mais respecter le patient je crois que ça n'existe pas partout.
Re:
Publié : 10 nov. 2015 15:01
par comme je vous comprends
… pour l'instant j'essaie de me retaper mais tout cela va prendre du temps. Et puis j'ai encore très mal au dos …
Avant de me mettre en arrêt, j'avais déjà commencé à envoyer quelques CV. Depuis, j'ai eu des entretiens mais rien de positif encore. Je suis même prête à accepter un cdd, histoire de prendre du recule et de faire le point avec moi même.
Ce qui est sûre c'est qu'il me faut un travail car, les charges et les impôts eux ne connaissent pas la déprime.
Mais voilà, le marché du travail social est devenu comme les autres… des centaines de diplômés chaque année qui viennent complété la liste déjà longue de TS sans emploi, en emploi précaire et ou en usure prof après 2 ans de métier.
Et dire que c'est suite à une reconversion prof suivie de 3 douloureuses années de formation que je suis aujourd'hui arrivée là! le bilan est plutôt triste en effet.
Re:
Publié : 11 nov. 2015 19:10
par Maeva
Bonjour à toutes,
J'ai débuté dans un service de SSR et j'y suis restée deux ans, je n'ai pas souhaité renouveler mon CDD à temps partiel car je subissais tout ce que vous évoquez au travers de vos posts... des médecins et certains soignants qui ne comprenaient rien à mon travail et qui me harcelaient pour que j'éxécute bêtement et rapidement ce qu'ils me demandaient, sans y mettre les formes, j'ai subi les affronts, les remarques déplacées en réunion, jusqu'à ce que plus personne ne m'adresse la parole et m'ignore totalement, même plus un bonjour, des personnes qui me tournaient royalement le dos en synthèse !Je gardais la tête haute et faisait comme si tout cela ne me touchait pas, mais je prenais vraiment sur moi et je souffrais. Je ne compte plus non plus les heures bénévoles que j'ai fait pour boucler certaines sorties de patients, mais évidemment ça, personne ne me remerciait, ça ne comptait pas, aucune reconnaissance, aucune gratitude et un salaire misérable à la fin du mois, à peine 700 euros. Et pourtant, j'aimais ce que je faisais, j'aimais le public que j'accompagnais... mais le staff médical a eu raison de moi et c'est sans regret que je n'ai pas voulu signé le renouvellement de ce foutu contrat ! Je ne savais pas à quoi m'attendre ensuite mais c'était nécessaire pour me retrouver car mon estime de moi avait fortement été affectée, je me remettais sans arrêt en question, je doutais de mes compétences... j'ai eu la chance de trouver un nouveau poste d'ASS dans le privé, un mois et demi plus tard. Changement de secteur, changement de public, changement d'équipe, un temps partiel qui a progressivement évolué vers un temps plein : un vrai bonheur car je suis enfin reconnue comme membre à part entière d'une équipe, mon travail compte autant que les autres et surtout je ne suis plus la "nulle" de service que je croyais être ! Je ne regrette pas d'être partie mais je n'oublierai jamais l'expérience que j'ai vécu dans le milieu hospitalier. Et malheureusement je vois que beaucoup d'entre vous le vivent encore

Je vous soutiens à 100% et vous conseille de vous sauver dès que vous le pourrez, ne perdez pas votre énergie et votre santé à vous battre contre des moulins à vent, peu importe, ils ne comprendront jamais rien à notre travail ! C'est peine perdue, préparez votre sortie avec les moyens qui seront les vôtres mais préservez-vous surtout, rien n'est plus important que vous et votre santé

Re:
Publié : 13 nov. 2015 08:39
par mylove
bonjour à tous,
j'ai lu vos derniers témoignagnes et j'aimerais apporter le mien. je vous soutiens comme Maeva dans vos combats quotidiens et j'espère que vous allez trouver une issue.
à d'autres qui conseillent de chercher un poste ailleurs je leur dirais de se renseigner sur la réalité de l'emploi dans nos métiers et d'arrêter de prendre certaines professionnelles pour des imbéciles incapables de trouver ou comme si elles n'avaient pas pensé à cette option, car même si l'on veut partir la fatigue et le manque de motivation nous fait perdre des points pour les entretiens, quel employeur voudrait d'une assistante sociale en burn out ou qui est en train de remettre en cause le social ? il faut déjà y croire, à mon sens il est plus judicieux dans un premier temps de prendre du recul et de se reposer en prenant un arrêt, les idées se remettront en place naturellement.
je travaille dans un ssr et ce que vous dites je l'ai connu. ce qui fait la différence c'est l'équipe comme dans tous métiers et la reconnaissance que l'on a pour notre travail. je travaille seule et j'ai eu des moments de grande solitude, de perte de confiance face à des situations compliquées moi aussi j'ai des questions du genre "et pourquoi ?" etc.j'ai une relation avec la cadre qui m'a fait perdre mes moyens et qui m'a interrogé sur mon positionnement, j'ai été aussi au bord du burn out avec des pleurs incontrôlés, nos métiers sont difficiles mais j'ai l'avantage de travailler avec une équipe médicale agréable, infirmières, aide soignante et surtout médecins. Ces médecins comprennent ce que je fais même si je dois régulièrement leur expliquer ce que je fais, ils sont respectueux de mon travail et de ce que je suis et c'est le plus important. sans ça j'aurais coulé à pic. j'ai des collègues qui n'ont pas cette chance, des médecins qui se fichent complètement de leur travail, des cliniques et hôpitaux qui se débarassent de leurs patients comme j'ai pu le lire. Leurs obligations leur fait perdre toute humanité et ils vont sacrifier ce pour quoi ils ont choisi ce métier afin de rester à leur poste, le pouvoir qu'il gagne leur suffit, le milieu médical est dur. combien de professionnels usés (infirmiers, médecins, cadre) deviennent cyniques à l'égard du patient ? perdant leur bienveillance. ce sont avant tout des gens en souffrance mais ça ne les excuse pas pour autant. je dis que la cadre avec qui je travaille a ses souffrances, ses obligations mais elle n'a pas à faire subir ça à l'équipe, je suis compréhensive mais j'ai mes limites et il faut vite se reprendre au risque de basculer dans une longue déprime. je me suis arrêtée et j'ai repris doucement avec beaucoup d'appréhension. je tente de régler ce conflit avec la cadre qui n'est pas fermée à la communication, de trouver des compromis et de travailler sur certains point de ma personnalité. elle n'est pas méchante mais il faut que je mette des limites à nos rapports.
je sais qu'on est toutes différentes et mon exemple est propre à ma situation. je comprends très bien qu'on puisse se mettre en arrêt. dans nos carrières professionnelles on est pas linéaire et on peut passer des périodes plus compliquées. on passe assez de temps à notre travail et il faut tout le temps s'adapter. le social va mal c'est certain, il faut pouvoir trouver d'autres ressources individuelles. je suis assistante sociale depuis 5 ans et ce métier m'a beaucoup changé.il m'a apporté une maturité que je n'avais pas. notre métier est ingrat parce-que nous avons peu de reconnaissance. mais il suffit de tomber sur des professionnels humains pour qu'on soit mieux dans notre métier. même si on a pas fait ce travail pour la reconnaissance, c'est indispensable dans une équipe de travail, les médecins ont également besoin de cette reconnaissance. ils ne le disent pas mais ça se voit, tout le monde en a besoin si ce n'est pas un besoin vital de se mettre dans le rôle du sauveur. derrière les professionnels , le statut il y a des personnes qui ne se sont pas sûres d'elles.
bisous à toutes et courage !