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Re: punir

Publié : 06 mai 2006 15:52
par alternatives
bonjour

ceux sont des alternatives en direction des parents mais cela s'applique aussi aux professionnels qui ont du bon sens au lieu d'un sentiment de toute puissance.

Vingt Alternatives à la Punition
d'Aletha Solter, Ph.D.

Pour plus d'information à ce sujet, consultez les trois livres d'Aletha Solter: Mon bébé comprend tout (éd. Marabout/Hachette), Comprendre les besoins de votre enfant (éd. Marabout/Hachette), et Pleurs et colères des enfants et des bébés (éd. Jouvence).

1. Cherchez les besoins profonds de votre enfant.
ex: Donnez des jouets à votre enfant si vous attendez ensemble dans une queue.

2. Donnez de l'information et des explications.
ex: Si votre enfant dessine sur le mur, expliquez-lui pourquoi il faut utiliser du papier.

3. Essayez de reconnaître, de permettre, et d'écouter les émotions sous-jacentes.
ex: Si votre enfant donne des coups à sa petite s½ur, encouragez l'aîné à exprimer sa colère et sa jalousie d'une façon non violente. Il aura peut-être besoin de pleurer ou de faire une crise de colère.

4. Modifiez l'environnement.
(Ceci est parfois plus facile que de changer l'enfant).
ex: Si votre enfant sort la vaisselle de l'armoire, mettez une serrure.

5. Suggérez une solution alternative qui soit acceptable pour vous.
ex: Si vous ne voulez pas que votre enfant construise un château de coussins dans la salle à manger, il ne suffit pas simplement de l'interdire. Dites-lui où c'est permis.

6. Montrez comment il faut se comporter.
ex: Si votre enfant tire la queue du chat, montrez-lui comment il faut caresser un chat. Les explications verbales ne suffisent pas.

7. Donnez des choix plutôt que des consignes.
Les choix aident les enfants à se sentir puissants, tandis que les consignes engendrent souvent des conflits.
ex: " Est-ce que tu veux te brosser les dents avant de mettre ton pyjama ou après?"

8. Cédez de temps en temps.
ex: "Puisque tu es tellement fatigué ce soir, tu peux te coucher sans te brosser les dents."

9. Préparez votre enfant.
ex: Si vous attendez des invités pour le souper, expliquez à votre enfant comment vous voulez qu'il se comporte. Soyez spécifique.

10. Laissez les conséquences naturelles se produire.
N'essayez pas de sauver votre enfant de toute conséquence désagréable qui résulte de son propre comportement.
ex: Un enfant qui laisse traîner par terre son maillot de bain le trouvera encore mouillé le jour suivant.

11. Communiquez vos propres émotions.
Expliquez à l'enfant l'effet de son comportement sur vous.
ex: "J'en ai vraiment marre et, en plus, ça me fatigue de ramasser ces miettes dans le salon chaque jour"

12. Agissez de façon ferme s'il le faut.
ex: Si votre enfant veut traverser la rue sans vous attendre, tenez sa main fermement quand vous vous promenez (en lui expliquant les dangers).

13. Prenez votre enfant dans vos bras.
Un enfant qui agit de façon agressive peut profiter d'une étreinte ferme mais aimante qui lui permettra d'extérioriser ses émotions réprimées par des pleurs libérateurs.

14. Eloignez votre enfant d'une situation conflictuelle et accompagnez-le.
Ecoutez-le, partagez vos propres émotions, prenez-le dans vos bras, et discutez des solutions possibles.

15. Faites des choses ensemble, et utilisez le jeu pour encourager la coopération.
ex:"Faisons semblant d'être les sept nains pendant que nous rangeons cette chambre," "D'abord tu brosses mes dents et puis, après, je brosse les tiennes."

16. Utilisez le rire pour dédramatiser une situation.
ex: Si votre enfant se fâche contre vous, suggérez-lui de vous frapper avec des coussins. Faites semblant d'être faible et d'avoir peur, et tombez par terre, vaincu. Le rire l'aidera à dissiper sa colère et ses sentiments d'impuissance.

17. Faites des négociations et essayez de vous mettre d'accord.
ex: Si vous devez rentrer à la maison, et que votre enfant veut rester à la place de jeu, mettez-vous d'accord sur le nombre de fois qu'il peut monter sur le toboggan avant de partir.

18. Discutez des conflits avec votre enfant.
Si un conflit se répète souvent, discutez-en avec votre enfant, expliquez-lui vos propres besoins et sentiments, et invitez-le à vous aider à trouver une solution qui soit acceptable pour tous. Déterminez les règles ensemble. Organisez des conseils de famille.

19. Modifiez vos attentes.
Les petits enfants ressentent des émotions intenses et des besoins très forts. Ils font souvent du bruit et ils sont naturellement curieux, désordonnés, déterminés, impatients, exigeants, créatifs, distraits, anxieux, égocentriques, et pleins d'énergie. Essayez de les accepter tels qu'ils sont.

20. Prenez un moment pour vous.
Si vous vous sentez en colère, sortez de la pièce et faites ce qu'il faut pour retrouver votre calme. (ex : téléphonez à un(e) ami(e), pleurez, criez dans un coussin, méditez, prenez une douche, etc.).

Copyright © 1996 par Aletha Solter.

Re: punir

Publié : 06 mai 2006 15:56
par alternatives
http://www.webdlambert.com/alternatives_punitions.html

Alternatives

La punition ne pouvant être utile que si elle est comprise, certains éducateurs remplacent les punitions par des réparations : il s'agit par exemple de nettoyer ce qui a été sali, de formuler des excuses en cas d'insulte, etc.

Voir aussi les réponses de la pédagogie institutionnelle qui s'appliquent surtout à l'école.

Avertissements. La psychologue Dominique Li estime en des termes plus ou moins mesurés que plusieurs alternatives existent à la punition. Notre interlocutrice ajoute que la punition ne doit pas être appliquée à la première bêtise de l'enfant. "Avant de faire appel aux punitions, les parents doivent donner des avertissements aux enfants. Et si l'enfant recommence la même bêtise, c'est alors que les parents peuvent avoir recours aux punitions. Afin de réaffirmer l'autorité parentale", dit Dominique Li.

Les enfants. Une punition doit avant tout être "intelligente" et adaptée à l'âge de l'enfant. Les adolescents et les enfants n'auront pas les mêmes réactions face aux mêmes punitions. Les enfants de trois à cinq ans ne sont souvent pas conscients qu'ils commettent des bêtises. Alors, une punition à la première bêtise n'est pas conseillée. Il faut que les parents expliquent à l'enfant que ce qu'il a fait n'est pas bien et pourquoi ça l'est. Si l'enfant recommence, alors la punition est nécessaire. "Pour les plus petits, je recommande l'isolement, qui est la punition la plus efficace pour eux. Cette punition consiste à mettre l'enfant à l'écart - dans sa chambre ou face à un mur, sans dire un mot -, pendant quelques minutes", explique Dominique Li.

Analyse. L'analyse du comportement de l'enfant est une alternative à la punition. Les parents doivent trouver les causes possibles qui poussent leurs enfants à commettre des bêtises, si les écarts de conduite sont récurrents. Ainsi, le comportement quotidien de l'enfant doit être passé à la loupe. Les questions que les parents devront se poser sont : la cause, la récurrence, l'origine et la durée de la bêtise. Plusieurs facteurs peuvent pousser les enfants à commettre des bêtises, tels l'arrivée d'un nouvel enfant dans la famille, des problèmes à l'école, un déménagement ou une maladie. Après avoir analysé et pris en considération tous ces facteurs, alors les parents choisiront quelle attitude ils adopteront pour réorienter l'enfant vers le comportement attendu.

Re: punir

Publié : 06 mai 2006 19:48
par marie
quand il est dit "certains éducateurs remplacent la punition par des réparations" c'est justement cela que j'appelle une sanction positive!
elle permet à l'enfant de comprendre son acte et d'agir pour le modifier, le réparer (s'excuser, nettoyer ce qu'il a sali etc....)

Re: punir

Publié : 07 mai 2006 12:24
par citation
Eduquer c'est accepter de faire un deuil, celui de sa toute puissance, celui d'avoir toujours raison.
Perrenoud

Re: punir

Publié : 07 mai 2006 13:33
par tooms
Désolée, mais je ne suis pas très fan des préceptes universels que certains peuvent prendre à la lettre sans aucune analyse.
Tous ces conseils, voire consignes, adressés aux parents et aux éducs, me hérissent car ils ne tiennent pas compte de la singularité de chaque situation, et en plus c'est considérer qu'ils ne sont pas capables de faire bien tout seuls.

La même bétise n'aura pas le même sens d'un enfant à l'autre, et si "punir" est idiot pour l'un, cela peut avoir du sens pour un autre.
Dans le fond, je ne suis ni pour ni contre la punition, ça dépend des situations, de l'enfant et de ce qu'il exprime à travers son comportement.
Ce qui me dérange ce sont les excés: "interdit d'interdire" et "punir systématiquement" .

Je crois que la modération s'impose sur des sujets aussi complexes, et que personne n'est en mesure de trouver une vérité universelle...

Re: punir

Publié : 07 mai 2006 21:24
par alternatives
tout à fait d'accord avec toi Tooms.

On me demande des exemples d'alternatives, je les propose, chacun dispose et y réfléchit.

alternative : alternance, changement, choix, deux, dilemme, flux, flux et reflux, intercurrence, jeu de bascule, option, possibilité, succession, suite, variation, vicissitude.

Re: punir

Publié : 08 mai 2006 11:21
par Anne
Salut,
Non, c'est sûr... mais il est toujours intéressant de partir d'un base théorique pour appuyer sa réfléxion...
Comme dit souvent une de mes formatrice : il n'y a pas de recette...

Re: punir

Publié : 08 mai 2006 20:00
par tooms
Bien sûr que les bases théoriques sont indispensables, ce sont elles qui font de nous des professionnelles.
Et non, y a pas de recette !
Et tant mieux !
( Si toutes les tartes aux pommes avaient le même gout ça deviendrait lassant!! )