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Re: educ libéral
Publié : 20 oct. 2011 09:16
par kar1ne
La boutique c'est bien, mais on oublie la mode du résultat et les comptes d'apothicaires.
Sans parler, de la mode de mettre des étiquettes sur les gens. Tout cela pour se rassurer.
Même le médical doit facturer tous ces actes, un pansement est comptabilisé mais pas un échange humain in quantifiable.
Alors si les gouvernements se préoccupaient de l'etat de santé mental du peuple nous aurions de beaux jours devant nous mais avec la politique actuelle, il faut prendre son mal en patiente.
Re:
Publié : 20 oct. 2011 10:43
par beral
Bonjour ,
Je suis Stéphane et suis preneur de toute info relative à l'accès au statut officiel d'éducateur spécialisé libéral.
Je suis intéressé par tout document servant à la validation par les organismes tutélaires de ce statut.
Merci de me répondre!
Stéphane
cruzberal@gmail.com
Re: educ libéral
Publié : 20 oct. 2011 12:29
par kar1ne
Je rebondis car les échanges sont constructifs. Lemay avait très bien expliqué que toutes les professions médicales, para médical s'exprimaient à la place de l'éduc qui laisse volontiers sa place(Le psy, l'ergo, le juge, le tuteur...et les écrits), affairé par le terrain et les urgences.Et perd de la reconnaissance, de la crédibilité.
Alors que c'est lui qui est au coeur de l'action, principal interlocuteur qui accompagne la personne dans son quotidien.
Parler à la place de, faire avec, faire sans, faire... Oui, tout dépend des personnes auprès de qui on exerce et de leur besoins.
Le coaching est interessant mais comme toute nouveauté on voit du coaching, relooking, coaching sport, coaching drague, tout et n'importe quoi. Il faudra des codes de déontologie, des chartes de l'usager, de la supervision. Si moi je veux consulter un coach, je veux des sécurités, des références. La manipulation est envisageable.
Stéphane, il n'y a pas de validation, ni d'organisme; mais cela se fera surement.
Re: educ libéral, on l'a fait
Publié : 20 oct. 2011 13:27
par cedric
Je lis régulièrement vos contributions à ce forum et j'en suis ravi.
Certains ont pu lire mes commentaires et surtout relever mon orthographe déplorable.
Je l'ai fait . Et je le fait depuis 4 ans .
LE débat est toujours interessant mais je me méfie par principe des postures, des méthodes, ou des traditions de pratique.
Comme certain le lien avec le coaching m'a un temps traversé. Mais vu la nullité des formations proposées, j'affirme clairement mon identité d'éducateur spécialisé au personne que j'accompagne. J'ose désormais mettre en avant ma spécialité : je suis un généraliste . Je peux travailler avec toute personnes (enfant, ados, adultes, personnes âgées, handicapés, malade psychique).
Clairement mon expérience, oriente les personnes qui auraient besoin de mes services ( j'ai une bonne expérience des handicaps et des troubles psychiques).
Je trouve intéressant toutes (enfin presque) les techniques, mais je refuse la méthode qui par définition marche à tout les coups. Chaque famille ou personne devient dans la relation que je propose prescriptrice de son accompagnement.
Mon rôle est aussi d'humaniser les situations les plus inhumaines engendrées par la maladie, l'âge, la vie.
Pour ce qui me lise désolé pour les digressions j'écris au fil du clavier.
Je répondrais volontiers aux questions pratiques ou théoriques que certains se posent à la lumière de mon expérience d'éducateur indépendant.
Dans cette nouvelle pratique, j'ai redécouvert le plaisir d'être éducateur et je peux assumer d'être aujourd'hui au service des personnes et pas des institutions .
à suivre je pars travailler.
Re: éduc libéral
Publié : 20 oct. 2011 13:30
par BERNARD
A Karine, et à ceux à qui cela intéresse, je me permets de vous adresser la charte déontologique de la Fédération Francophone de Coachs Pofessionnels. Il existe encore deux autres fédérations de coachs elles ont toutes un site internet. Allez vous y promener s de temps en temps si vous en avez l'envie. Je vous propose aussi de consulter des témoignages de travailleurs sociaux qui ont choisi de pratiquer le coaching dans leur travail. J'ai deux noms en tête : Bernard BAUDET et Yvette BOISSON. Je suis moi même en formation à BORDEAUX avec GENERATION COACH. C'est une formation trés impliquante au niveau de sa conscience "d'être". Mais il faut se préparer à revisiter ses croyances limitantes. Mais c'est le prix à payer ou le passage obligé pour être soi même porteur de changement.
Charte déontologique des coachs de la FFCPRO
La charte des professionnels membres de la
Fédération Francophone de Coachs Professionnels
Vision du coaching
Le coach membre de la Fédération Francophone de Coachs Professionnels respecte la dignité et l’intégrité de ses clients et promeut leurs ressources propres. Il leur apporte un soutien constructif inconditionnel, les aide à se fixer des objectifs motivants et épanouissants et à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il les accompagne dans la mise en oeuvre des moyens les plus rapides et les plus efficaces qui leur permettront d’atteindre leurs objectifs.
I. PROFESSIONNALISME
I.1. Formation professionnelle
Le coach a suivi une formation professionnelle qui lui a permis de se spécialiser dans le domaine du coaching.
Ses compétences à exercer professionnellement ont été validées par l'organisme ou le formateur qui ont dispensé cette formation.
A la demande de ses clients, il leur fournit une information claire sur la nature de sa formation et les différentes qualifications obtenues.
I.2. Mise à jour de ses connaissances
Le coaching n’est pas une profession aux connaissances figées et les coachs de la Fédération Francophone de Coachs Professionnels consacrent régulièrement une quote-part de leur temps à l’actualisation de celles-ci. Ils se tiennent au courant des développements réguliers de leur profession et s’inscrivent dans une dynamique continue d’évolution professionnelle
I.3. Expérience personnelle du coaching
Les membres de la Fédération Francophone de Coachs Professionnels considèrent que l’expérience personnelle du coaching est l’une des composantes nécessaires à la compétence et à la crédibilité d’un coach, qui se doit d’avoir vécu un parcours personnel dans ce domaine.Un coach membre de la Fédération Francophone de Coachs Professionnels continue à faire appel aux services de collègues quand il en perçoit l’intérêt dans sa vie. De façon plus générale, il est engagé dans un cheminement d’évolution personnelle.
I.4. Supervision régulière
Un coach membre de la Fédération Francophone de Coachs Professionnels possède un lieu de supervision régulier où il fait le point sur sa pratique et continue à la faire progresser en vue de fournir les services de la meilleure qualité possible à ses clients. D’autre part, il participe aux échanges de pratiques organisés trimestriellement par la Fédération Francophone de Coachs Professionnels dans sa région.
I.5. Pratique du télé coaching et utilisation d'internet
Les coaches de la fédération considèrent le téléphone, Internet ou d’autres technologies de communication à distance comme des outils, utilisables dans la pratique de leur activité.
I.6. Refus d’une mission
Le coach est en droit de refuser une mission si elle ne lui semble pas conforme à son éthique, à ses compétences ou à l’intérêt de la personne ou de l’organisation. Il oriente alors le client vers d’autres solutions.
II. CONTRAT
Dès le début d’une relation de coaching, les coachs de la FFCPro conviennent, par écrit, d’un contrat clair avec leurs clients. Les conditions de cet accord incluent la compétence du coach, les objectifs de la mission, la nature du service proposé, la clause de confidentialité et les responsabilités de chacun. Il précise aussi la fréquence et la durée des entretiens, la façon dont ils se dérouleront (de vive voix, par téléphone, Internet, etc...) ainsi que le montant des honoraires à percevoir par le coach.La présente charte figure en annexe du contrat de coaching.
III. PROTECTION DES CLIENTS
III.1. Volontariat
La personne coachée, si elle n’en est pas à l’initiative, doit être volontaire pour bénéficier de ce service. Le coach procède, le cas échéant, à la vérification de cet engagement.
III.2. Respect des intérêts du client
Un coach membre de la Fédération Francophone de Coachs Professionnels s’assure que son intervention sert les intérêts de la personne coachée et de son organisation. Il veille à agir avec un haut niveau d’intégrité et de fiabilité pendant toute la durée de la relation de coaching. II vérifie qu’il a compétence à intervenir dans les domaines pour lesquels on le consulte. Dans le cas contraire, il propose d’autres orientations qui lui semblent plus adaptées. Il s’engage à favoriser l’autonomie de son client et s’interdit tout abus d’influence. En aucune circonstance il ne met à profit la situation de coaching pour en tirer des avantages non contractuels, que ceux-ci soient d’ordre financier, social, affectif ou sexuel.
III.3. Confidentialité
Il garantit le respect des engagements pris contractuellement et se tient à la règle de confidentialité, dans la limite que lui impose la loi de son pays. Il s’assure que les informations échangées le sont au bénéfice de son client et non de la promotion personnelle ou professionnelle du coach. En ce sens, un point peut être fait en fin et/ou en cours de mission entre la personne coachée, l’entreprise et éventuellement le coach, selon des modalités prévues initialement et qui, en tout état de cause, respecteront l’intégrité de la personne coachée.
III.4. Arrêt d’une mission
Si, au cours de la relation de coaching, il constate qu’il ne lui est plus possible de fonctionner selon les termes du contrat ou de maintenir sa posture de coach, il est dans l’obligation éthique d’y mettre fin en expliquant clairement les raisons de sa décision. Dans la mesure du possible, il veillera à proposer d’autres options à son client.
IV. POSITION A L’EGARD DES CONFRERES ET DE LA FEDERATION
IV.1. Position à l’égard de la profession
Dans ses propos et ses actes il se tient à un devoir de réserve lorsqu’il s’agit de la profession et de ses différents courants. Il fait preuve d’ouverture d’esprit et de respect à l’égard de la diversité des conceptions existant dans le domaine du coaching et accepte que nulle personne ou groupe ne puisse se prévaloir de détenir la vérité en la matière.
IV.2. Respect de la vocation non lucrative de la fédération et contribution à l’image positive de celle-ci.
Un membre de la fédération peut se prévaloir de son appartenance à la Fédération Francophone de Coachs Professionnels dans l’ensemble de sa communication professionnelle. Il est cependant clair sur le fait que c’est bien en son nom propre qu’il agit lorsqu’il promeut ses activités et non pas en tant que représentant de la fédération. Il a également à cœur d’en donner une image positive par son comportement, sa compétence et la vision du monde positive dont il est porteur.
V. RESPECT DE LA CHARTE
La Fédération Francophone de Coachs Professionnels veille au respect de la déontologie par ses membres. Dans le cas où une personne coachée a le sentiment ou constate qu'un coach appartenant à la Fédération n’est pas en cohérence avec cette charte, elle est invitée à en informer le/la président(e) de la FFC Pro, qui déclenchera une enquête, laquelle sera suivie de mesures appropriées.
Re: educ libéral, on l'a fait
Publié : 20 oct. 2011 13:48
par rv
On se renferme bien sur nous!!!
Re: éduc libéral
Publié : 20 oct. 2011 14:31
par BERNARD
A cédric,
Vous dites :"le lien avec le coaching m'a un temps traversé. Mais vu la nullité des formations proposées, j'affirme clairement mon identité d'éducateur spécialisé au personne que j'accompagne"
Cela m'aiderait beaucoup, si vous pouviez m'indiquer ce que vous avez vu "pour voir la nullitité des formations". Cela éclairera je pense moi aussi mon identité de coach. Je vous remercie.
Re:
Publié : 21 oct. 2011 14:37
par ds
En 3 jours le débat s'est enrichit énormément, et c'est tant mieux !
Bernard vous disiez :
"De mon point de vue, qu'un éducateur propose des prestations d'aide et d'accompagnement avec des méthodes et des techniques qu'il maîtrise parfaitement et avec lesquelles ils se sent en accord avec lui même ne peut qu'apporter de la qualité. Cela ne gêne plus de vendre mon coaching dans la mesure où je suis convaincu qu'il peut mobiliser les ressources et les capacités de la personne. Vendre mon coaching aux financeurs institutionnels est un projet que j'envisage. Un psychologue, un psychothérapeute, un ergothérapeute, un psychomotricien, un orthophoniste ouvre sa boutique pardon son cabinet sans se poser de questions relatives au paiement de sa prestation. Pourquoi un éducateur ne le ferait-il pas ? A lui de vendre aux collectivités son savoir faire afin qu'elles prennent en charge une partie du coût de sa prestation pour les personnes qui ne peuvent pas payer. La marchandisation du social n'est pas négative dès l'instant où elle permet d'être au plus près des besoins du bénéficiaire. L'éducateur est déjà dans cette proximité. Il perçoit souvent avec force émotionnelle les besoins de celui qu'on nomme "usager"."
... et c'est également exactement mon point de vue, comme quoi ...!
Et c'est dans ce sens exact que je disais qu'il faut que chacun trouve et adopte une façon de travailler dans laquelle il peut exprimer sa propre liberté d'action et son expression humaniste qui lui ressemble le plus.
C'est aujourd'hui à chacun de faire changer les modes de fonctionnement que certains passent tant de temps à critiquer, ou qui se servent de cette lourdeur administrative pour se plaindre sans cesse ... Mais, c'est bien connu, se plaindre ne fait rien avancer, bien au contraire.
C'est en proposant d'autres modes d'accompagnement, chacun, avec nos compétences, nos expériences, nos croyances (et autres en -ences ...!), que nous pourrons faire avancer le travail social, bousculer les pratiques des institutions et boulverser la politique de la santé psychique aujourd'hui...
Plus nous proposerons de choses nouvelles, et en réponse à la demande et aux besoins des personnes, plus notre travail sera connu et reconnu, et donc valorisé.
Chacun a tout intérêt à apporter sa pierre à l'édifice, coach, éducateur, conseillere ESF (il y en a également en libéral).
Le changement viendra de nous même, ne l'attendons pas d'autre part ...
Re: educ libéral, on l'a fait
Publié : 21 oct. 2011 14:56
par cedric
Euh petite précision quant à la "nullité des formations de coach".
J'ai assisté à plusieurs modules de formation coaching sur Paris à HEC. Outre le prix qui est assez indigeste, disons que j'ai eu l'impression de revivre ma formation d'éducateur, spécifiquement sur les notions de relation d'aide.
Je ne choisis pas de méthodes mais je ne crache pas sur les techniques. Chacune, son utilité à chacun de construire sa trousse à outils
Néanmoins l'éducateur est mieux formé sur la relation humaine et la relation d'aide. Quand je dis mieux, je veux dire que la formation est plus complète et qu'elle s'appuie sur une expérience clinique vécue en stage, en tout cas c'était le cas au cours de ma formation.
En fait à mon sens il est question pour l'éducateur indépendant de refondre son corpus théorique et sa pratique pour fonder sa nouvelle identité professionnelle. Pas besoin donc d'emprunter une étiquette rassurante chez un autre professionnel comme le coach de vie ou le psychothérapeute.
Facile à dire. C'est vrai, c'est la vie professionnelle au contact des familles et des personnes accompagnées qui m'a aidé (après une bonne année de patauge) à revoir plus simplement, et moins théoriquement ma place dans leur dynamique.
Maintenant il me semble indispensable en tant qu'intervenant à domicile de s'équiper à l'aide de formations complémentaires toutes peuvent avoir un interet. Pour moi c'est la difficulté rencontrée avec telle personne qui m'a en quelques sortes obligées à me former.
C'est aussi à la demande des familles pour répondre à leur choix techniques.
Enfin la meilleur formation pour moi est celle dispenser par les familles et par la personnes accompagnées. C'est étrange d'être un "professionnel" et d'être formé par ceux que l'on aide.
J'aimerai continué mais je viens de m'arrêter en vélo (je vais au travail en vélo) et je risque d'être en retard .
Je reprendrai plus tard.
Re: educ lib
Publié : 21 oct. 2011 15:10
par kar1ne
Oui, mais il faut aussi changeR le mode de pensé des financiers et des administrations.
Un exemple?
Un conseil général proposait une enquête, avec la possibilité d'apporter des projets innovants pour l'aide à la personne. Il fallait retirER des dossiers et donner ses suggestions (objectif, moyens, évaluation).
Quand je me suis renseignée, je devais soit être une association, soit un organisme, soit être labellisé (ce qui est identique au final)En tant qu'auto-entrepreneur je n'apportais pas la fiabilité attendue.
En insistant j'ai eu les dossiers mais la responsable m'avoué que les budgets étaient déjà prévus et alloués ( aux boites habituelles dont celle côtées en bourse pour les personnes âgées)
Alors rêver oui, la critique constructive oui, mais ce sont les moyens dont on manque.