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Re: Pourquoi
Publié : 07 août 2007 08:27
par pat
Bonjour Anna,
Merci pour ton post.
C'est très intéressant ce que tu dis là.
Pour ma part, je n'ai pas constaté de telles mesures sur mon département.
Je connais une situation d'une personne âgée en souffrance psychologique qui à une aide à domicile. Cette personne à fait une tentative de suicide. Aucun suivi derrière. L'aide à domicile ne discute pas particulièrement avec cette dame (plutôt difficile d'approche certes).
Et j'entends cette dame dire souvent "mon fils est très fatigué, il s'énerve fort, mais c'est normal il est fatigué" Il y a apparemment des problèmes générationnels sous ce toit, la situation est difficile à vivre autant pour la mère que pour le fils. Je me demandais justement dans ce cas, s'il ne serait pas intéressant qu'un ES puisse faire une sorte de médiation familiale et surtout fasse un suivi personnalisé à cette dame qui ne va pas bien du tout et est quasi dans un syndrôme de glissement... Qu'en pensez vous ?!
Re: Pourquoi
Publié : 07 août 2007 12:04
par anna
Pat,
concernant la situation que vous évoquez, j'ai tendance à penser que la psychogériatrie a là une carte à jouer, pour le soutien psychologique à lui apporter.
Quant au travail familial, dans la mesure où il rentre dans la prise en compte de la vulnérabilité de cette personne, j'estime qu'une AS pourrait intervenir : n'y a-t-il pas un numéro vert pour signaler les personnes agées isolées en détresse et mettre en route un accompagnement auprès d'elle, dans votre département?
Re: Pourquoi
Publié : 07 août 2007 12:26
par maxmara
je n'est pas tout lu mais j'ai envie de dire que l'éducateur choisi se métier pour l'éducatif, la personne agée ne s'éduc pas elle s'anime plutôt
Re: Pourquoi
Publié : 08 août 2007 08:22
par pat
Tout à fait Anna, maintenant se pose la question de la coordination des services, dans le sens où j'ai signalé cette situation au clic du canton dont la famille dépend. Les filles m'ont dit ne pouvoir s'en occuper... J'ai donc demandé un relais par AS. Apparemment personne n'est venu. Cela fait pourtant plusieurs mois que j'ai signalé cette situation. Il se trouve que cette dame ne relève pas de l'APA. Il m'a été dit que l'AS ne se déplacerait que si la situation de dépendance (grille gir) venait à changer... Et en attendant ?!!
Ici il n'y a pas de numéro vert. J'essaie justement de mettre en place une écoute téléphonique psychologique sur notre département. Bien sûr cela ne se fait pas d'un claquement de doigt... A mon grand dam d'ailleurs car du besoin il y en a.
Re: Pourquoi
Publié : 08 août 2007 08:24
par pat
Heu Maxmara... pour ma part ça me pose souci dès lors qu'on dit que la personne âgée ne s'éduque pas mais qu'elle s'anime... est ce un pantin ?!
Lorsque tu dis qu'elle s'anime, crois tu que toutes les personnes âgées participent à l'animation ?! Et que fais tu des autres ?! Au placard ? Ah non au lit... Bon pardon pour ce petit coup de gueule, mais non la personne âgée ne s'anime pas !!!!
Re: Pourquoi
Publié : 08 août 2007 13:02
par anna
L'exemple que vous citez me choque quant à l'attitude de l'AS : je suis vraiment outrée quand on relate des situations (malheureusement fréquentes) d'AS qui estiment ne pas avoir à intervenir sans même avoir rencontré la personne pour évaluer la situation.
Les missions de prévention de la désinsertion sociale font partie du boulot des AS de secteur, où qu'elles exercent et quel que soit l'âge de la personne. Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'une personne âgée qu'elle doit uniquement réagir en pensant à l'APA, disposif récent et uniquement axé sur la perte d'autonomie physique.
Dans un cas comme celui-ci, je me demande dans quelle mesure il serait opportun d'adresser un signalement écrit au conseil général, afin de garantir une évaluation de la situation et une rencontre avec la personne âgée par le service social.
Il y a aussi la piste de la psychogériatrie à creuser : est-ce que le centre médico-psychologique du secteur de cette dame pourrait la recevoir?
Enfin, votre projet semble intéressant, dès lors que vous parvenez à réunir les acteurs locaux (département, mairies, DDASS, associations) autour de sa légitimité, à des fins de financement et de soutien technique.
Re: Pourquoi
Publié : 08 août 2007 13:07
par maxmara
j'ai beaucoup^,de respect pour les personnes agées, je ne voudrais surtout pas de méprise vis à vis d'eux,en revanche l'éducation faire de l'educatif tu seras d'accord que c'est une fonction d'apprentissage, les personnes agées ne sont plus à mon sens dans ce type de relation, je verrais plutôt cela comme un soutien, compagnie oui animation pour certain mais en quoi cela est de l'éducatif, à quoi les éduc tu
Re: Pourquoi
Publié : 08 août 2007 13:57
par virginie
bonjour à toutes et à tous,
Tout d'abord je ne suis pas d'accord avec l'assimilation personne agée = en fin de vie, ça me fait froid dans le dos.
Ayant travaillé avec des personnes âgées en tant qu'aide à domicile je ne vois pas pourquoi un ES n'aurait pas sa place auprès de ce public. C'est sur que les projets individuels ne doivent pas être évidents à établir mais il y a certainement un travail à faire avec ces personnes.Exemples : Certaines personnes âgées qui arrivent en établissement ont vécu seules depuis longtemps et ont parfois du mal à s'intégrer, nous pouvons travailler sur le plan de l'intégration. D'autre ne souhaitent pas venir en Ets d'où un travail sur l'acceptation de cette venue en Ets. D'autres encore ont des problèmes au niveau de la nutrition ou de l'hygiène, l'ES travail cela avec d'autres public alors pourquoi pas avec les personnes agées? Dans la protection de l'enfance nous travaillons sur le maintien du lien avec les familles. Or, il arrive de voir des personnes âgées en établissement et qui sont progressivement "lachées" par leur famille, pourquoi ne pas travailler sur le maintien du lien familial avec les personnes agées? ...Bien sur je n'ai jamais travaillé en Ets pour personnes agée et je ne sais pas exactment comment cela se passe mais je pense que nous, ES avons notre place auprès de ces personnes en complément des AMP et du personnel soignant. Il est vrai qu'en formation nous n'abordons pas ce public, c'est bien dommage
Re: Pourquoi
Publié : 08 août 2007 14:48
par christine
Très intéressant ce post.
Je voudrais juste apporter un témoignage plus qu'un avis car franchement je n'ai pas d'opinion tranché en ce qui concerne la place ou non d'un éducateur après des personnes âgées. Je suis perplexe...
Je suis éducatrice à la PJJ.
Et, J'ai une mère qui est née en 32 et atteinte de la maladie de Parkinson depuis bientôt quinze ans donc un stade avancé de la maladie. Elle est maintenue à son domicile (avec mon père , né en 24 en bonne santé mais qui se fatigue....) aidée par des aides ménagères ( 14 heures par semaines), une infirmière matin et soir pour la toilette, habillage, gestion des médicaments et tout autre geste de soin....
Ma soeur et moi nous sommes très présentes auprès de nos parents....mais nous avons aussi nos limites liées à notre vie ( notament le travail car là je crois que nous n'avons plus beaucoup de vie personnelle tellement que nous nous occupons de nos parents).
Et là je m'interroge sur le sens d'une action éducative auprès de ma mère ...en lisant vos commmentaires.
Qu'est-ce que cela pourrait lui apporter de plus ? J'avoue que je n'arrive pas trop à répondre à cette question et encore moins imaginer un projet de vie pour elle .... Il me semble que l'auxillaire de vie, qui s'est beaucoup attachée à ma maman, occupe un peu cette fonction. En tous les cas, je sais qu'elle est dans une posture d'écoute, de confiance, de respect...bref, elle a vraiment construit une relation avec ma mère....mais pourtant la maladie est là avec son cortège de troubles: perte de mémoire, espace et temps de moins en moins repérés, délires (au vrai sens du terme), agressivité, humeur parfois très morose...Bref, c'est très difficile à gérer.
Qu'est-ce qu'un éducateur peut faire face à ce type de problème ??? Je suis d'accord de dire que déjà lui apporter un sourire, une présence, l'aider à ne pas perdre le peu d'autonomie qu'elle a encore est déjà beaucoup mais après .....?
J'ai l'impression que c'est mon père, nous, les enfants, qui avons davantage besoin d'un éducateur pour prendre du recul, souffler un peu, déculpabiliser (on a toujours l'impression de ne pas en faire assez....)
Je ne vous apporte pas grand chose de plus dans vos écrits.
Désolée...
C'était juste que je voulais vous faire part de la problèmatique de ce type de personnes (très proche de la maladie d' Alzeimer )...
Re: Pourquoi
Publié : 08 août 2007 15:33
par pat
Anna : Lorsque j'en ai parlé au Clic qui a transmis à l'AS il m'est revenu que tout le monde était surchargé. Lors de ma relance il m'a été répondu que cette dame ne rentrait pas dans le cadre de l'APA. En revanche, non j ene me suis pas adressée au CMP du secteur, une piste à voir. Merci. Le souci étant que cette dame ne veut pas sortir de chez elle. Alors l'emmener à un rdv...
Quant au signalement, j'en ai parlé avec ma hiérarchie qui ne souhaite en aucun cas que j'agisse dans ce sens. Je n'ai droit de faire un signalement qu'en cas de maltraitance avérée soit avec preuves à l'appui. En l'occurence il semble que ce soit plus de la "maltraitance" psychologique - verbale et un syndrôme de glissement. Pour la psychogériatrie, le référent est en vacances. Il va falloir que cela attende son retour. Pas question d'une hospitalisation ou tout du moins non préparée..
Enfin pour le projet, oui c'est bien ce qui est le plus long, réunir les acteurs locaux... Obtenir les financements. Etablir les conventions etc... Surtout en période de vacances
