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sexualité entres collègues

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TheD

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par TheD » 18 mars 2005 22:10

Ce qui naît par moment entre deux êtres est une exception de ma compréhension. Une chose qui ne m'arrivera jamais. Le soleil souffle sur la pierre de ma solitude. Rodé pourtant, je m'érode.

Ce qui naît entre les êtres nous échappe. Et puis je ne veux pas le savoir. Ca ne m'intéresse pas. Je suis capable de vouloir rencontrer quelqu'un. De désirer en savoir plus, de tendre quelques mots pour l'autre.

Alors pourquoi ça n'arrive pas à naître ?
L'entre deux êtres...

Je mérite le châtiment de ce que je n'arrive pas à partager.

Mathieu

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par Mathieu » 19 mars 2005 11:13

Je ne peux que m'émouvoir devant la symbiose naissante de Soni@ et dele roseau. Je ne dirais ni que c'est mal ni que c'est bien: Promis!
Soni@, je te remercie de ton écoute et de ton soutien car ils font sincèrement du bien.
Le roseau, je trouve tes propos intéressants et pertinents et tu es loin d'avoir un Q(I) de poule. Cependant, TheD, Mélina, Kalinka et Emanuel, par leur témoignage m'aide plus à réfléchir. Les citations, les proverbes...ont bercé mon...adolescence et ont construit ma...morale. Et toi le roseau? Quel est ton vécu sur le sujet? Ton éthique (car je pense aussi qu'en fait c'est ce point qui pose problème) ou ta non-morale ne te donnent-elles pas comme être vivant, poule ou humain, des limites au travail? Que penses tu de la basse cours avec le coq qui fait le beau?
Mathieu

Soni@

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par Soni@ » 19 mars 2005 11:45

De rien Mathieu... Je reste dispo et présente... Cela dit en passant, mon cher Roseau et moi-même avons depuis un petit moment déjà établi une certaine forme d'échange... ;) Nous nous complétons relativement bien dans nos joutes verbales... A défaut d'être "naissant" comme tu le dis Mathieu, je qualifierais cela de "grandissant"...
Je suis curieuse et impatiente de voir comment va réagir mon cher Roseau à ta réponse Mathieu!!! Tu sais Mathieu, les témoignages aident peut-être à réfléchir, mais les "miroirs" aussi, la preuve, les questions que tu renvoies à mon cher Roseau...
Tu sais Mathieu, mon collègue arrivait à se "tenir" devant les ados... mais pour autant, j'étais génée de mon côté, car dès qu'il le pouvait, il y avait une petite remarque qui va bien devant les collègues (ex:"tu passes quand tu veux à la maison, finir ce qu'on a commencé, la porte t'es toujours ouverte..." et moi de répondre que j'avais un emploi du temps de femme d'affaire surbookée!!! etc...). Ca c'est atténué avec le temps, puis il a jeté son dévolu sur d'autres...Personne ne le soupçonne d'avoir le comportement qu'il a en privé (Docteur Jekil et Mister Hyde), et le seul avec qui j'en ai parlé ne m'a pas cru... Chat échaudé craint l'eau froide, je suis super prudente maintenant, surtout si c'est que du Q! Les sentiments eux par contre sont plus difficiles à maîtriser... Mais c'est un autre sujet!Il n'empêche que le véritable soulagement a été de changer de boîte!!! Depuis, je n'ai plus les mêmes appréhensions quand je le croise!
Au plaisir de te lire Mathieu...
Mélina, t'en es où toi?
Mon Roseau, ton "clair de lune" attend avec impatience la lumière (que tu vas nous amener en répondant?) afin de pouvoir encore "réfléchir"...(sans la lumière du soleil, pas de lune...!!!). Des bisous...

le roseau

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par le roseau » 19 mars 2005 14:36

Tout est ethique. la morale est la façon dont l'homme accomode l'ethique. Je répete ma question si la morale doit te faire souffrir, par une forme de culpabilisation (que tu as apparememnt tendance à reporter sur cette femme)alors qu'il est possible que non. Pourquoi souffrir?

Si tu veux ma position sur la question. J'ai appris une chose. Je n'ai pas acces à la Réalité, jamais. Je construis sans cesse du sens (réaction sémantique de Korzibski) à ca que je vis . Mais le sens est détaché du fait. Comme la carte n'est pas le territoire qu'elle représente, le mot n'est pas la chose qu'il représente, l'explication de la cause n'est pas la cause (Wittgenstein), le sens que je construit est ma construction à moi (neo-positivisme)elle n'a que peu de rapport avec la Réalité. Autant de rapport qu'entre une carte et le territoire. Le sens c'est le shema que je construis pour me mouvoir dans le monde physique.

Ceci est une "bonne" nouvelle. Cela amorce la liberté du choix.Par exemple, dois je considérer cet enfant comme "nerveux ou comme "vif" . c'est le même gamin le même comportement. C'est le sens que j'ai construit qui change et qui va être déterminant pour les actions que j'aurais auprès de lui. Cet enfant n'est ni nerveux , ni vif, il "est" simplement. Finalement la question n'est pas de savoir si ce gamin est veritablement vif ou nerveux. La question est ,que vaut t'il mieux penser (donner un sens) sur ce gamin qui puisse véritablement l'aider. Personnellement, je préfère à la recherche de la réalité des faits (inaccessible), une recherche sur l'utile et l'efficace. Pourquoi parce que j'ai le choix de décider ce que je vais penser sur cette situation. Alors que la morale me l'imposerait.

Il parait que tout le monde a besoin d'un cadre. Je n'attends pas je le crée moi même.( j'essaye).
Une autre voie non moraliste est possible. c'est celle issue de la pensée orientale, plus simple et bien plus difficile. Deux mots suffisent "Lacher-prise", et puis peut être aussi "retour sur soi" (n'est ce pas, mon clair de lune?)
Mathieu tu peux entendre tous les témoignages que tu veux. Ils viennent simplement confirmer, ce que j'espere tu sais déjà, c'est que tu n'es pas seul dans cette situation.
Je te repose la question qu'est ce qui est plus utile pour toi: trouver le coupable ou lacher prise avec le mental ( et enfin acceder au QI de la poule).

Si tu laisses la morale de cette histoire il n'y a plus d'histoire. Est ce aussi simple et aussi difficile que cela? OUI!

On a pu par ailleurs me reprocher d'utiliser mes ref théoriques, croyant que je me cache derrière , peut être. Tu peux en penser ce que tu veux.

Allez cot!cot!

Ps : Je te trouve très courageux et au vu de tes réponses, très ouvert.
ps (bis): Boucle d'or, je t'aiMEUH!

kalinka

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par kalinka » 19 mars 2005 16:23

SOni@ tu dis que le temps aide à oublier ou à mieux vivre avec, moi je n'en suis pas si sure, c'est ce que disent certains, mais pour ma part c'ets pas vraiment le cas, le temps creuserait plus encore la douleur. Et ce qui était au départ une belle histoire, quelque chose de bien est devenu un mal immense. Ce type de relation peut te briser personnellement ça fait mal, mais bon mais quand elle brise ton travail, et dans ton travail c'est une autre histoire que de se remettre. Quand on te salit perso et professionnellemnt c'est difficile de s'en remettre, même si tu pars. Mon collègue est un peu comme celui que tu as visiblement connu, il donne un image parfaite, très lisse mais quand on le connait c'est une autre histoire, prêt à tout pour n'avoir aucune responsabilité à prendre, pour ne pas être vu comme il est, pour sauver sa tête au travail et face à sa femme.....
Un vrai modèle de courage, peu importe celles qu'il laisse sur le carreau c'est pas son problème. Aujourdh'hui je galère pour trouver du travail et je suis déçue des valeurs de certains éducateurs, je me demande aussi comment peut on éduquer des enfants quand on s'arrange aussi bien avec la souffrance des autres et qu'on fuit ses actes et ses responsabiltés. Mais bon c'est peut-être ainsi qu'on s'en sort pas de scrupules pas de valeurs mais une super capacité à manipuler tout le monde....

TheD

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par TheD » 19 mars 2005 17:42

Au mot noté de roseau, j'apperçois certains souvenirs. Boucle d'or, comme cette boucle d'or qui s'échappa dans mon écrit également, ce novembre 2004.

"Dans le crépuscule de mon silence, elle sera simplement le trouble d'une beauté. Du mardi gras d'après midi, une boucle d'or, une voix chantante, un regard océan. Ce sera un silence du son de mes paroles, ce sera une absence au fond d'une oréole. Un ange passe et le sang coulera mon harmonie. Je ne dirai rien pour elle, je serai bien en moi. Une tire d'ailes pourrait bien lui donner le mot, je lui laisserai le sourire imaginer mon désir. Je serai simplement bien, avec elle enfin moi."

Karen, une boucle d'or aussi, qui souffle doucement pour m'éveiller.


Et puis j'aimerais vous faire part de ceci. Mes textes ne sont pas très longs mais reflètent un état. Il est plutôt question ici de la condamnation du monde désacordé qui engendre une souffrance intérieure.


"La souffrance est un meurtre, celui du corps qui le commet en se détestant. Je me déteste, je me meurs, tes yeux, oui tout de toi, TOUT me prend ! Tu m'a volé, m'a trahi, me fait croire à la vie, m'arrache à la mort. Tu me mens lorsque je t'aime, tu ne m'aimes pas. Pourquoi ? Pourquoi l'émoi si intense nous lance à souffrir ? Quelle est cette douleur qui me plaint de bonté ? Au delà de mes gammes solitaires, ça fait si mal. Lorsque je jouis, tu es cette corde qui me fait pleurer. Pourquoi dois-je encore prendre ce mal en main ? Je ne suis qu'un corps sans toi, un ténor sans voix. Laisses moi, ne me lis pas, ne me prends plus. Cesse donc ce mensonge ! Cet écran ne pourra jamais recevoir mes larmes, mon écriture ne sera jamais humide. Ce cadeau est empoisonné. Il est si beau, si pur, plein de naïveté Karen. C'est un amour cruel, si fort et ravageur. Donnes moi un tendre baiser, donnes moi une caresse, donnes moi la fleur de tes pensées.

Une grande passion, un véritable élan du coeur. Une personne que j'aime très fort, et un bout croît une possible rencontre. C'est si grand, si beau, c'est une souffrance qui apaise mes plus grandes douleurs. Nous ne vivons peut être rien, mais il est un tout océan qui emporte mon âme. Elle serait une liberté, je la chérirais, personne ne s'appartient, nous sommes des libertés qui s'attachent à l'autre par l'amour, le plus grand respect pour le tout espace en son amour. Son tout amour, soi et l'autre, chacun au souffle de la beauté, chacun au chant de l'âme.

Il n'existe aucun papillon sans ailes, il n'existe aucun battement sans elle. Je l'aime en tout profondément. Je l'aime déjà et l'entendre m'aimer serait plus qu'une singularité, ce serait un big bang. Une petite cerise sur ce vécu et encore plus à venir, encore plus à vivre. Lui donner à voir quel homme je suis. Lirait-elle à quels mots je n'ai besoin d'elle pour grandir ? Je l'aime en tout, c'est tout.

Ô ma grande, ma muse, permets-moi de t'écrire ces mots, chaque jour vécu ensemble serait une autre histoire, un amour nait. Douce pétale, douce joue.

Thierry."

Le roseau

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par Le roseau » 19 mars 2005 22:56

Pour Thed,


"Quand on a que l'amour
A offrir à ceux là
dont l'unique combat
est de chercher le jour

quand on a que l'amour
Pour tracer le chemin
et forcer le destin à chaque carrefour"
(Jacques Brel)

Mathieu

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par Mathieu » 20 mars 2005 01:20

Tout est dit sauf le reste.
Peut être ais-je cherché le coupable mais je vous assure que ma chère collègue est une croqueuse de vie et que le boulot passait après la réalisation de sa libido. J'ai été certainement jaloux de ne pas pouvoir faire pareil et ça ne m'arrange pas. C'est facile à dire mais c'est comme ça pour moi: Maintenant pour moi c'est le bide au lit! Mon idéal de moi et mon idéal de moi éducateur se sont effondrés mais grâce à mon courage inné ou tiré du néant, je suis là et j'écris donc las mais en vie. Longtemps j'ai lu à la maison un poème intitulé "Tu seras un homme mon fils". Tout c'est écroulé mais je continus à bâtir. Il m'a fallu trente ans pour devenir un homme. L'enfant en moi se porte bien. Le reflet du miroir ne m'effraie plus, il me dit: t'es toi ni plus ni moins. Aujourd'hui, j'ai envi d'être violent, j'ai la haine en moi. Pas de panique, demain je parlerai avant qu'il ne soit trop tard. J'avancerai comme toujours à visage couvert sur terrain découvert mais maintenant pour vivre et non survivre. Merci à toi qui viens de me lire, à ceux qui m'ont écrit avec leur être et leur avoir...Adieu
Le soit disant Mathieu

Soni@

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par Soni@ » 20 mars 2005 10:36

Mathieu, tu me fais flipper là, c'est quoi ce message? C'est de toi? Ou on t' emprunté ton pseudo...?
C'est lorsque tout s'effondre que l'on est réellement prêt à se reconstruire...
Etre soi, ni plus, ni moins, et en avoir conscience, et l'une des plus belles choses que l'on puisse réaliser...
Qui dit violence et haine, dit émotions fortes, donc en effet: tu es en vie!!!
J'espère que tu auras fait ce que tu souhaitais de ta journée...
Ton post est touchant, fort...bravo...merci... "soit disant Mathieu"

PS: b'jour mon Roseau...

TheD

Re: sexualité entres collègues

Message non lu par TheD » 20 mars 2005 11:03

Merci Mathieu d'avoir partagé cette tranche de toi. Personnellement, au delà des difficultés que la vie m'a imposé, j'ai beaucoup plus souffert de ne pas trouver la formation désirée (malgré les démarches et les inscriptions dans les différents établissement en contrat de qualif principalement) que de ne pas être aimé. Cependant ce n'est pas si simple, les deux sont imbriquées. Mais je pensais trouver une compensation dans le travail, l'emploi. Hors je n'ai pas accédé à cet emploi, pas encore, et à 28 ans comme je l'ai écris à la psychologue attachée au dispositif, lorsqu'on se trouve dans ma condition, on a vécu une retraite forcée. Et ce n'est souhaitable à personne, croyez-moi. Je culpabilise beaucoup, je me dis que mon intelligence est très limitée, pourtant je possède des capacités à plusieurs niveaux qui demandent bien entendu à être travaillés. Je pense surtout que ce mot "intelligence" fut broyé par ma déraison progressive et mon corps souffrant. Aujourd'hui, là, à la seconde tapée sur ce clavier et ce moment où vous prenez ma lecture, je ressens beaucoup de mal à me lancer dans une stabilité de travail. Je possédais des objectifs qui demandent d'être bien dans sa tête, surtout si l'on propose service à autrui. Ce qui est le cas de mon projet. C'est cette compensation que je voulais trouver par le manque de tendresse vécu. De mon jeune âge j'ai toujours "souffert" de la bêtise de l'autre à mon égard. Je comprends qu'il s'agissait jusqu'alors de la transmission de mes propres fantômes en eux-mêmes. Un phénomène qui s'échappait de la conscience des acteurs. Enfin, peu importe, vraiment je veux laisser tout cela en moi, juste parce que c'est vécu. Cependant je persiste dans l'autodestruction lorsqu'on remet certaines de mes paroles en doute. Peut-être pour me tester, peut-être.
Je me sens nul. A vrai dire je me suis toujours senti nul, sans cela je n'inspirerais pas ce que je renvoie en l'autre. J'ai pourtant lu quelques ouvrages, parcouru de la documentation, oui m'investissant dans la compréhension psychologique de l'individu et du groupe, aujourd'hui j'ai appris. Cependant, mon système digestif a du mal à digérer tout ça. C'est un cercle vicieux. Sans emploi, on n'existe pas, mais il faut d'abord exister pour trouver son emploi. Mes parents me disaient toujours autrefois : "Travailles d'abord, tout arrivera ensuite". Ils n'ont pas tord et même à faible cadence, jusqu'à présent, j'ai travaillé. Même si cela ne m'apporte aucun revenu. Lorsqu'on a un certain âge, c'est difficile, ce ne sont plus les mêmes enjeux. Aujourd'hui, je sais que je peux être apprécié. Mais il arrive ce que je craignais de pire. On m'aimera uniquement par ce que je fais, et parce que je fais ce que je fais. Je suis ce que je fais. Et j'ai peur. Oui, j'ai peur de trouver uniquement cet amour là. Et qu'une femme soit seulement amoureuse de la conséquence de tout ça, sans vraiment me voir, moi. En fait, je dis cela mais je doute véritablement être le sujet d'une telle attention. Il me faut redevenir l'objet, la machine productive de mes quinze ans. Celui qui n'arrêtait pas de tracer dans son mutisme. Seulement un jour, j'ai relevé la tête. De 19 à 21 ans, profonde dépression (avec le recul je le comprends).

Mais j'ai connu des moments de bonheur. Je vais vous citer les moments heureux de mon existence d'adulte. Lorsque à 21 ans j'ai réalisé un stage d'émergence de projet à l'AFPA durant 4 mois. Et ce malgré les heurts avec le psychologue qui reprochait des bagatels à tel point que l'accompagnateur du projet entrait en conflit avec lui et menaçait de quitter son poste (Karen a du mal à me croire, pourtant c'est vrai, je ne suis pas neuneu)... Lorsque proche de mon service national je fus inscris (enfin après des mois de "lutte") à une formation informatique pour une durée de 10 mois. Cependant nous nous sommes mis d'accord sur le fait que cette formation débuterait dans plus d'un an, compte tenu que je devais réaliser mon service national auparavant. C'est un moment de joie immense et par ce fait mon sevice militaire s'est très bien passé. C'est la seule année de ma vie où je fus apprécié dans un groupe. C'était vraiment excellent, rien à voir avec mon existence d'autrefois où je "subissais" les autres. Persuadé qu'à mon retour je débuterai la formation AFPA. Cependant, à mon retour, et bien c'est tout simplement comme si rien ne s'était passé avant mon départ.

On s'est bien foutu de moi. A tel point, lorsque j'ai téléphoné de l'armée quelques temps avant la fin pour préparer mon retour, on me disait "justement nous avons une réunion, on parlera de votre dossier, etc...". C'était une façon d'éviter le problème puisque rien ne fut fait. Lorsque je suis revenu, aucune place possible dans aucune session. Comme si j'étais "fraichement venu", ou "nouveau", hors j'étais inscris depuis plus d'un an. Rien ne fut entreprit et d'ailleurs non étonnant. Le psy lui même ne se trouvait plus dans ma région.

Désillusion mais autre bonheur lorsque quelques mois plus tard (environ 3 mois) je trouvais un autre centre de formation (st joseph) pour faire un bts alternance informatique. Alors que je ne possède pas le bac mais le dispositif permettait avec un test de pouvoir accéder à ce bts. Malgré l'accueil positif il me fallait trouver une entreprise. Le bas blaissant je n'ai pu en trouver une et ce malgré plusieurs entretiens. Il se trouve que les jeunes présents possédaient parfois bac+4 et revenait à ce bts par changement de voie. Je ne faisais pas le poids au niveau cursus et ce malgré mon aisance informatique. Mais c'était une bonne expérience.

Ensuite, beaucoup de candidature spontanée et descente réelle aux enfers. Avec le suivi d'un daeu scientifique pour accéder ensuite à une formation universitaire mais je me sentais déjà rongé par mon enfance, mon adolescence et la répétition des "rejets" vécus durant l'age adulte.

Autre moment de "bonheur", lorsque je suis allé à Paris durant ces 4 mois. Ou j'étais inscris à plusieurs centres de recherche de formation et où un centre m'avait accueilli pour débuter une formation en informatique. Moi ce qui m'interessait c'était surtout d'avoir le papier pour pouvoir travailler et ensuite acquérir de l'expérience, pour ensuite accéder à d'autres ambitions plus autonomes dans le cadre professionnel. Tout est un passage comme me dit cette jolie demoiselle, Karen, et je suis d'accord. Je ne conçois pas mon existence professionnelle comme dissociée de ma vie, d'une part, et d'autre part je ne me vois pas exercer la même activité à vie. Ce n'est pas parce que c'est "tendance", croyez moi, c'est véritablement ce que je suis avec ce que j'aime, ou idéalement ce qui m'animerait (et en l'heure me fige).

Autre moment de "bonheur" enfin, après une année très lourde de dépression (de 25 à 26 ans), ou je ne voulais pas m'inscrire au RMI puisque je savais déjà quels difficultés ça m'apporterait. Je tentais alors de rassembler les morceaux de mon être, dissoluent dans mes 15 heures passées de "coma" par jour et ce sans sortir durant 9 mois. A 26 ans, donc, inscription au RMI, reprise plus intense de mes activités. Je décide de ne plus chercher d'emploi mais de revenir à ce qui m'animait vraiment dans la vie. La création graphique.

De mes 15 ans, ma professeur voulait obtenir une dérogation pour me faire entrer aux beaux arts. Il fallait avoir 18 ans et le bac. Mais je n'étais plus vraiment dans le même monde à cette époque. "Autiste" et "machine". Je ne faisais que tracer. Je pense que cette professeur voyait quelque chose. Elle distinguait ma souffrance et s'appercevait de beaucoup d'autres choses aussi. Déplorait mon manque d'ouverture et de rencontres. Je n'ai jamais véritablement cherché à mieux la connaître mais cependant elle réalisa cette démarche de vouloir me voir sortir de cette scolarité qui était pour moi un enfer, autant vous l'écrire.

La rencontre avec Karen cette première fois fut cependant, non pas un moment de "bonheur", mais une surprise. En rien attachée à mon mal être puisque cela n'empêcha pas de connaître d'autres moments certainement plus lointains encore.

Les professeurs en général voulaient me voir partir. On me décriait l'échec scolaire à 15 ans. Hors j'obtenu le bepc. Mais on ne voulait plus de moi, cependant mes parents ont insisté pour que je poursuive une bep dans une branche qui me déplaisait. Bureautique et Secrétariat. Durant ces années, certains profs me laminaient et encore une fois, la dernière année on me disait être en échec et ne pouvoir poursuivre un bac professionnel. C'était clair, je devais "dégager". J'ai fais acte. Mais avant j'ai laissé ce souvenir à tous, un "14" de moyenne au BEP d'un élève qui était dit en "échec scolaire". Mais de toute façon je ne voulais pas rester car j'étais de plus en plus perturbé de mes relations avec les autres. Qui envers moi n'étaient pas très humain. Ca reflétait mon état, forcément.

Ensuite, poursuite par correspondance mais profonde dépression (je ne sortais plus) et je plaque à 19 ans l'expression créative qui me tenait jusqu'alors. Autant vous l'écrire, ensuite j'ai du apprendre à mourir.

Cependant, j'ai tenu à vous écrire que mes "moments de bonheur" se trouvent bien dans LES OPPORTUNITES D'INSERTION. Je voulais "travailler" pour ensuite "retrouver une création".

Aujourd'hui, j'efface tout et je recommence, sans plus laisser tomber mon trait. Mes moments de bonheur, en ces jours, c'est le soleil sur le coeur de celle aimée qui brilla si intensément ce 09 décembre passé, Karen.

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