Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
-
eviltween
Re: Silencieux, non, plutôt perso qu'echangiste!
Avé,
Pourquoi y-a-t-il nécéssité d'échanger, à partir d'écrits en exposant nos pratiques et nos opinions?
Je répondrais suivant mon approche (laquelle n'engage que moi).
Tout d'abord, je vois sur le terrain (depuis ma période de formation, stage et aujourd'hui en fonction), que le métier est de plus en plus individualisé.
Parce que socialement on est orienté vers des valeurs vantant le culte de la personnalité plutôt que celle du contrat social, parce que pour mener à bien un "dossier" on reste souvent persuadé que c'est à soit de traiter l'affaire de bout en bout, parce que l'excés de scientisation et le reccours massif à des savoirs appliqués comme des recettes, parce que l'absence de langue éducative (aussi imparfaite que celle des psy au regard des divers courants de pensées, ils ne sont pas plus unanimes que nous), parce qu'aucun mouvement social coercitif et subversif se fédère autour d'un projet commun pour l'ensemble de la Cité , parce que la désinformation est induite, parce que la facilité est la réponse que nous apportons chaques jours aux difficultés qui nous assaillent, et parce que le souvenir des "erreures" du passé nous motivent seulement à ignorer les dangers à venir (on ne vit plus que dans une sorte de présent bloqué), à cause de tous ces "parce que" de bien d'autres, que je ne developpe pas plus (je carricature, la réalité est sans doute bien plus cynique):
L'être ne se projète plus, ne fait plus l'effort de communiquer, ne modère plus ses ambitions au profit d'un meilleur partage.
Or l'échange écrit est un moyen pour lutter contre ces difficultés contre lesquelles individuellement on ne peut rien.
L'écrit offre une disctance vis-à-vis du sujet, il montre aussi les intentions (car qui ne fait pas de la propagande pour ses opinions?). Et individuellement je ne peux construire qu'à partir du moment où une autre personne me fait partager ses idées, surtout si elles m'interrogent (m'empechant de penser en rond, simpliste).
Le mot même d'ECHANGE devrait être à la base de notre job, comme de notre raison sociale (et pour tous les métiers, plutôt que "compétitif, meilleurs...").
L'échange permet de faire intervenir la pensée, sortir du seul cri primal, être dans une volonté d'avancer grâce à l'autre. S'il nous soutient, peut-être sommes-nous dans le juste, s'il nous infirme, peut-être avons-nous tort, peut-être nous comprend-t-il pas et alors faudrat-il recommencer avec une autre formulation?
Dans tous les cas l'écrit a cet avantage de marquer le temps, de livrer une idée à la merci d'autrui qui peut s'en saisir plus aisément que si elle était parole (car elle est potentiellement plus impulsive que l'écrit).
J'écris et je me relie par contrainte (je ne suis pas sur ce forum pour gueuler ma sensibilité mais faire progresser Ma pensée au contact des autres) ; parfois je change complètement mon texte parce que je le trouve inadéquat, d'autre fois bien qu'insatisfait je le laisse car il m'offre à réflechir par lui-même.
Quand, je parle à moins d'être dans un cabinet, je n'analyse pas de la même manière mes propos, je n'ai pas cette distance. Quant à discuter avec des collègues de boulot, je suis plus préocupé à rendre clair et productif mon intervention pour pouvoir me voir en train de dire.
Voilà ce que peut apporter pour moi l'écrit, et je m'adresse à vous en tant qu'éduc, donc ma langue est celle de l'éduc que je suis, elle n'est qu'empreinte/empruntée de psy, de socio, d'humanisme, de choix politiques. J'émet peut-être bon nombre d'éléments inéxacts à vos yeux, mais je témoigne de ma spécificité.
En créant accords/désaccords, en cela je suis dans l'échange et déjà à construire une identité éducative globale avec ceux qui participent activement ou passivement au débat.
L'échange s'inscrit autant dans des opinions que dans des images de pratiques (récits), une fois que le forum sera composé d'une majorité de propos d'éduc' de la sorte alors pourrons-nous commencer à nous faire une idée. Et peut-être même que nous réussirons à définir quelques principes qui sont l'essence du métier. Certain y sont arrivés, tel le référentiel métier d'éduc spé(je reste dans le monde de l'éducation spécialisé, car c'est celui que je fréquente principalement, mais je pense que les autres corps de métiers sont soumis plus ou moins aux mêmes contraintes, ME ASS AMP...).
A titre d'éxpériences, dans les formations une question emblématique de la difficulté de beaucoup trop de formateurs pour s'impliquer dans une réflexion associant la pratique (et pas que de la théorie): Un jour un gamin de la MECS vient me voir et me dis "je t'aime et toi". Doit-on répondre Oui ou Non?
J'aime cette question parce qu'il impossible de faire un choix radical entre le non et le oui : un peu comme l'éxpérience sociologique qu'impose le Joker en mettant en balance la vie des passagers de deux bateaux, chacun truffés d'éxplosif, et où s'ils veulent survivrent il ont 15 minutes pour saccrifier l'autre vaisseau (sachant que dans l'un il y des prisonniers et dans l'autres de simples à priori "bons"citoyens qui reste à bord?). La seule solution envisageable, est donnée par un prisonnier, au stigmate physique de montagne, il faut refuser le non-choix (il jette le détonateur dans la flotte).
[Cette question n'offre aucun choix, elle les impose, or pour avoir le choix je doit passer de l'état d'objet à celui de personne]
Alors le but de cette question?
Montrer que la réponse parfaite n'existe pas. Mais que des solutions, accompagnant la question, sont envisagées par chaque éduc, chacun répondant avec ses spécificités. Et les échanger c'est ce qui permet d'apporter SA réponse à une question, d'autant que cette réponse va s'inscrire dans une relation... Celui qui se limiterait à l'une des propositions serait dans un dogmatisme.
Or le seul moyen de remettre en cause toute forme de dogmatisme, depuis les religions, les sciences et les coutumes, c'est de les discuter.
eviltween (...) "quand j'échange je contribue à me transformer, autant que celui avec qui j'échange, mais surtout j'interviens sur mon environnement, le monde" (...)[Kurt Welliberg]
Pourquoi y-a-t-il nécéssité d'échanger, à partir d'écrits en exposant nos pratiques et nos opinions?
Je répondrais suivant mon approche (laquelle n'engage que moi).
Tout d'abord, je vois sur le terrain (depuis ma période de formation, stage et aujourd'hui en fonction), que le métier est de plus en plus individualisé.
Parce que socialement on est orienté vers des valeurs vantant le culte de la personnalité plutôt que celle du contrat social, parce que pour mener à bien un "dossier" on reste souvent persuadé que c'est à soit de traiter l'affaire de bout en bout, parce que l'excés de scientisation et le reccours massif à des savoirs appliqués comme des recettes, parce que l'absence de langue éducative (aussi imparfaite que celle des psy au regard des divers courants de pensées, ils ne sont pas plus unanimes que nous), parce qu'aucun mouvement social coercitif et subversif se fédère autour d'un projet commun pour l'ensemble de la Cité , parce que la désinformation est induite, parce que la facilité est la réponse que nous apportons chaques jours aux difficultés qui nous assaillent, et parce que le souvenir des "erreures" du passé nous motivent seulement à ignorer les dangers à venir (on ne vit plus que dans une sorte de présent bloqué), à cause de tous ces "parce que" de bien d'autres, que je ne developpe pas plus (je carricature, la réalité est sans doute bien plus cynique):
L'être ne se projète plus, ne fait plus l'effort de communiquer, ne modère plus ses ambitions au profit d'un meilleur partage.
Or l'échange écrit est un moyen pour lutter contre ces difficultés contre lesquelles individuellement on ne peut rien.
L'écrit offre une disctance vis-à-vis du sujet, il montre aussi les intentions (car qui ne fait pas de la propagande pour ses opinions?). Et individuellement je ne peux construire qu'à partir du moment où une autre personne me fait partager ses idées, surtout si elles m'interrogent (m'empechant de penser en rond, simpliste).
Le mot même d'ECHANGE devrait être à la base de notre job, comme de notre raison sociale (et pour tous les métiers, plutôt que "compétitif, meilleurs...").
L'échange permet de faire intervenir la pensée, sortir du seul cri primal, être dans une volonté d'avancer grâce à l'autre. S'il nous soutient, peut-être sommes-nous dans le juste, s'il nous infirme, peut-être avons-nous tort, peut-être nous comprend-t-il pas et alors faudrat-il recommencer avec une autre formulation?
Dans tous les cas l'écrit a cet avantage de marquer le temps, de livrer une idée à la merci d'autrui qui peut s'en saisir plus aisément que si elle était parole (car elle est potentiellement plus impulsive que l'écrit).
J'écris et je me relie par contrainte (je ne suis pas sur ce forum pour gueuler ma sensibilité mais faire progresser Ma pensée au contact des autres) ; parfois je change complètement mon texte parce que je le trouve inadéquat, d'autre fois bien qu'insatisfait je le laisse car il m'offre à réflechir par lui-même.
Quand, je parle à moins d'être dans un cabinet, je n'analyse pas de la même manière mes propos, je n'ai pas cette distance. Quant à discuter avec des collègues de boulot, je suis plus préocupé à rendre clair et productif mon intervention pour pouvoir me voir en train de dire.
Voilà ce que peut apporter pour moi l'écrit, et je m'adresse à vous en tant qu'éduc, donc ma langue est celle de l'éduc que je suis, elle n'est qu'empreinte/empruntée de psy, de socio, d'humanisme, de choix politiques. J'émet peut-être bon nombre d'éléments inéxacts à vos yeux, mais je témoigne de ma spécificité.
En créant accords/désaccords, en cela je suis dans l'échange et déjà à construire une identité éducative globale avec ceux qui participent activement ou passivement au débat.
L'échange s'inscrit autant dans des opinions que dans des images de pratiques (récits), une fois que le forum sera composé d'une majorité de propos d'éduc' de la sorte alors pourrons-nous commencer à nous faire une idée. Et peut-être même que nous réussirons à définir quelques principes qui sont l'essence du métier. Certain y sont arrivés, tel le référentiel métier d'éduc spé(je reste dans le monde de l'éducation spécialisé, car c'est celui que je fréquente principalement, mais je pense que les autres corps de métiers sont soumis plus ou moins aux mêmes contraintes, ME ASS AMP...).
A titre d'éxpériences, dans les formations une question emblématique de la difficulté de beaucoup trop de formateurs pour s'impliquer dans une réflexion associant la pratique (et pas que de la théorie): Un jour un gamin de la MECS vient me voir et me dis "je t'aime et toi". Doit-on répondre Oui ou Non?
J'aime cette question parce qu'il impossible de faire un choix radical entre le non et le oui : un peu comme l'éxpérience sociologique qu'impose le Joker en mettant en balance la vie des passagers de deux bateaux, chacun truffés d'éxplosif, et où s'ils veulent survivrent il ont 15 minutes pour saccrifier l'autre vaisseau (sachant que dans l'un il y des prisonniers et dans l'autres de simples à priori "bons"citoyens qui reste à bord?). La seule solution envisageable, est donnée par un prisonnier, au stigmate physique de montagne, il faut refuser le non-choix (il jette le détonateur dans la flotte).
[Cette question n'offre aucun choix, elle les impose, or pour avoir le choix je doit passer de l'état d'objet à celui de personne]
Alors le but de cette question?
Montrer que la réponse parfaite n'existe pas. Mais que des solutions, accompagnant la question, sont envisagées par chaque éduc, chacun répondant avec ses spécificités. Et les échanger c'est ce qui permet d'apporter SA réponse à une question, d'autant que cette réponse va s'inscrire dans une relation... Celui qui se limiterait à l'une des propositions serait dans un dogmatisme.
Or le seul moyen de remettre en cause toute forme de dogmatisme, depuis les religions, les sciences et les coutumes, c'est de les discuter.
eviltween (...) "quand j'échange je contribue à me transformer, autant que celui avec qui j'échange, mais surtout j'interviens sur mon environnement, le monde" (...)[Kurt Welliberg]
-
zorra
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Silence des TS est différent de secretNous sommes secrets, et ça fait des dégatsje pense qu'il ne faut pas déprécier nos diplome par rapport aux autres francophonesquand a tous les diplomes crées dans le social , ils ont un but:diviser pour mieux règner
je n'ai aucun amour pour les services sociaux québécois ou belges
J'ai découvert que les TS belges sont parfois très méchants avec leurs pauvres noirs, et bélges. les belges n'aiment pas tjs reloger leurs ex-congolais.
francophones Ils en ont reloger au fin fond du pays flamengan et les ex congolais sont venus demander mon aide en france
Alors parlons de nos écrits et les autres francophones peuvent s'y méler
Mon but , écrire les malheurs des usagers pour leur premettre de s'en sortir, sensibliliser et faire respecter notre travail. A plus tard
Zorra
je n'ai aucun amour pour les services sociaux québécois ou belges
J'ai découvert que les TS belges sont parfois très méchants avec leurs pauvres noirs, et bélges. les belges n'aiment pas tjs reloger leurs ex-congolais.
francophones Ils en ont reloger au fin fond du pays flamengan et les ex congolais sont venus demander mon aide en france
Alors parlons de nos écrits et les autres francophones peuvent s'y méler
Mon but , écrire les malheurs des usagers pour leur premettre de s'en sortir, sensibliliser et faire respecter notre travail. A plus tard
Zorra
-
Baleste
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Tu m'aimes comment ? comme un bon copain ou comme un papa ?
puis un peu plus tard :
Tu sais trés bien que je ne pourrais jamais être ton papa... Mais on peut être bien copains...
Car la fonction éductive ne sera JAMAIS (sauf avec les faux culs) suffisamment distante (distantaciée ????)...
Il y aura toujours une part d'imprévu, de "facteur humain imprévisible, de spontanéité... (voyez Laure Manaudou qui est vilipendiée car elle a laissée montrer l'imprévisible...
puis un peu plus tard :
Tu sais trés bien que je ne pourrais jamais être ton papa... Mais on peut être bien copains...
Car la fonction éductive ne sera JAMAIS (sauf avec les faux culs) suffisamment distante (distantaciée ????)...
Il y aura toujours une part d'imprévu, de "facteur humain imprévisible, de spontanéité... (voyez Laure Manaudou qui est vilipendiée car elle a laissée montrer l'imprévisible...
-
yoann
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Zorra, tu ne serais pas entrain de faire la même chose que ce que que tes T.S belge, tu critiques. Je citerais une phrase d'un écrivain auquel j'affectionne (pas aimer) tout particulièrement son côté visionnaire: Stéphan Zweig, 48 heures de la vie d'une femme: "personnellement, je préfère comprendre les hommes que les juger"
Tu ne peux et tu ne dois pas avoir une vision aussi rétrécie de ce qui ce passe dans les autres pays. Il y des enjeux politiques qui dépassent de loin les actions et les moyens des T.S.
Enfin, je voulais seulement signaler en prenant pour exemple ses deux pays voisins par la linguistique que le fait de proposer une formation en TS de manière universitaire expliquait peu être le fait que des écrits nombreux soient publiés (en plus de financement privés plus important bien entendu), Voilà, sans aucun jugement ou obédience à leur travail. Mais je suis sur que tu en avais conscience et que ton objectif était provocateur.
Tu ne peux et tu ne dois pas avoir une vision aussi rétrécie de ce qui ce passe dans les autres pays. Il y des enjeux politiques qui dépassent de loin les actions et les moyens des T.S.
Enfin, je voulais seulement signaler en prenant pour exemple ses deux pays voisins par la linguistique que le fait de proposer une formation en TS de manière universitaire expliquait peu être le fait que des écrits nombreux soient publiés (en plus de financement privés plus important bien entendu), Voilà, sans aucun jugement ou obédience à leur travail. Mais je suis sur que tu en avais conscience et que ton objectif était provocateur.
-
eviltween
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
avé,
Je n'ai pas compris ce que tu veux expliquer, pourrais-tu préciser stp
merci
Je n'ai pas compris ce que tu veux expliquer, pourrais-tu préciser stp
merci
-
eviltween
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Avé, Yoann
Je crois justement que l'on a que trop manqué ces temps derniers d'utopisme, d'arrogance intellectuelle, que l'on s'est trop contenté d'un fatalisme de souffreteux à s'user dans des combats perdus d'avance ou de s'engluer dans les stéréotypes de l'opposition des perdants. Je crois qu'il y a de la place pour des combats gagnés d'avance, qu'il y a des moyens d'influer sur les décisions. Sans tomber dans la manif' ou le désespoir récalcitrant de la seule revendication. Entre les terrorismes pavés de bonnes intentions et la gueulante futile il y a de la marge. Ces nouvelles technologies virtuelles que certains ont cru pouvoir employer à des fins contrôle des masses spassives, hé bien ce sont les mêmes armes de séditions et diablement efficaces qui affaiblissent la toute-puissance.
A une échèlle plus réduite, le seul fait de rester droit dans mon boulot limite les tentations de conneries ou de fuites de certain collègues, il s'agit pour moi de juste conserver mon intégrité, mon honèteté intellectuelle. Car si la base est mon envie de professer suivant une éthique humaniste et socratienne j'accepte la critique mais n'abandonne pas les principes qui m'animment au profit de la facilité ou de la petitesse (même si je suis soumis aux pressions).
Cela ne signifie pas que je sois un incorruptible, mais je ne vais pas reprocher à d'autres mes faiblesses. Et c'est avec elles que j'ai engagé le combat plus qu'avec le monde, ou les imbéciles qui le fleurissent.
Cette année j'ai appris que dans un cadre ordinaire de travail, pour peu que l'on soit honnète on n'a qu'à se justifier, pas se légitimer! Ceux qui épprouvent le besoin de se légitimer c'est qu'ils ont un soucis...
Alors j'engage ma parole et ma pratique sans crainte, et les faits par ailleurs donne raison à mon "authanticité". Non que je trouve à chaque problème une solution merveilleuse, mais pour chaque action engagée, on me reconnait au moins ma pureté et l'on m'offre sa confiance. Or c'est peut-être bien 80% de la base du boulot au début.
Maintenant quant à la langue, pour moi il n'est pas question d'un formatage de type "pensée unique" (chose impossible par nature humaine). Je crois plutôt à l'écriture de principes qui animent notre métier et qui ne sont pas pris en compte dans le référentiel métier, comme l'écoute, la bientraitance/bienveillance, la citoyenneté, le doute raisonnable, l'intégrité...
Des mots biens difficiles à faire entendre et mettre en action. Tourefois je crois que c'est en commençant petit et lentement par ces mots, à partir de situations du quotidien, que l'on pourra les conceptualiser.
On arrivera alors peut-être à leur donner une aura éducative qui nous soit propre et que l'on revendique comme des conditions sinequanone à notre métier.
eviltween "ce n'est qu'un début" (F. Caillebrel)
Je crois justement que l'on a que trop manqué ces temps derniers d'utopisme, d'arrogance intellectuelle, que l'on s'est trop contenté d'un fatalisme de souffreteux à s'user dans des combats perdus d'avance ou de s'engluer dans les stéréotypes de l'opposition des perdants. Je crois qu'il y a de la place pour des combats gagnés d'avance, qu'il y a des moyens d'influer sur les décisions. Sans tomber dans la manif' ou le désespoir récalcitrant de la seule revendication. Entre les terrorismes pavés de bonnes intentions et la gueulante futile il y a de la marge. Ces nouvelles technologies virtuelles que certains ont cru pouvoir employer à des fins contrôle des masses spassives, hé bien ce sont les mêmes armes de séditions et diablement efficaces qui affaiblissent la toute-puissance.
A une échèlle plus réduite, le seul fait de rester droit dans mon boulot limite les tentations de conneries ou de fuites de certain collègues, il s'agit pour moi de juste conserver mon intégrité, mon honèteté intellectuelle. Car si la base est mon envie de professer suivant une éthique humaniste et socratienne j'accepte la critique mais n'abandonne pas les principes qui m'animment au profit de la facilité ou de la petitesse (même si je suis soumis aux pressions).
Cela ne signifie pas que je sois un incorruptible, mais je ne vais pas reprocher à d'autres mes faiblesses. Et c'est avec elles que j'ai engagé le combat plus qu'avec le monde, ou les imbéciles qui le fleurissent.
Cette année j'ai appris que dans un cadre ordinaire de travail, pour peu que l'on soit honnète on n'a qu'à se justifier, pas se légitimer! Ceux qui épprouvent le besoin de se légitimer c'est qu'ils ont un soucis...
Alors j'engage ma parole et ma pratique sans crainte, et les faits par ailleurs donne raison à mon "authanticité". Non que je trouve à chaque problème une solution merveilleuse, mais pour chaque action engagée, on me reconnait au moins ma pureté et l'on m'offre sa confiance. Or c'est peut-être bien 80% de la base du boulot au début.
Maintenant quant à la langue, pour moi il n'est pas question d'un formatage de type "pensée unique" (chose impossible par nature humaine). Je crois plutôt à l'écriture de principes qui animent notre métier et qui ne sont pas pris en compte dans le référentiel métier, comme l'écoute, la bientraitance/bienveillance, la citoyenneté, le doute raisonnable, l'intégrité...
Des mots biens difficiles à faire entendre et mettre en action. Tourefois je crois que c'est en commençant petit et lentement par ces mots, à partir de situations du quotidien, que l'on pourra les conceptualiser.
On arrivera alors peut-être à leur donner une aura éducative qui nous soit propre et que l'on revendique comme des conditions sinequanone à notre métier.
eviltween "ce n'est qu'un début" (F. Caillebrel)
-
eviltween
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Avé, Baleste
erratum ma question s'adressait à toi, Baleste (étonnant que je n'ai pas mis ton nom?)
Donc désolé, et même demande.
evilween "je fait aussi dans le court la preuve" (Louis Réard)
erratum ma question s'adressait à toi, Baleste (étonnant que je n'ai pas mis ton nom?)
Donc désolé, et même demande.
evilween "je fait aussi dans le court la preuve" (Louis Réard)
-
zorra
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
je croyais que dans un forum tout le monde avait droit d'être lu et que nous devione d'essayer d'écrire entre nous.Je ne suis pas sure que ce soit le cas.Certes vous n'étes pas silencieux du clavier mais pourqoui et pour qui voulez-vous parler?
Essayez de lire mon message.
Dans l'éducatif, il faudrait s'interresser aux paroles écrites de TOUS.Politesse exige Sinon ce sera la loi du silence qui s'imposera. je vous salue bas.
Essayez de lire mon message.
Dans l'éducatif, il faudrait s'interresser aux paroles écrites de TOUS.Politesse exige Sinon ce sera la loi du silence qui s'imposera. je vous salue bas.
-
Gamine
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Zorra,
Je vais me permettre encore une fois une digression.
La Pnl est né des travaux de messieurs Bandler et Grinder dans la fin des années 70, d'après les travaux notament de Milton H Erickson. Même si je n'accroche pas particulièrement sur la Pnl. Je trouve tes propos limites.
La Pnl est une méthode stratégique de communication, utilisé entre autres en psychothérapie. Elle utilise facilement les indications indirectes c'est pourquoi on l'amalgame à de la manipulation.
Personnellement, Je pense que tout dépend de l'individu qui l'utilise. C'est comme un couteau ça sert aussi bien à tuer des gens qu'a couper ton steak, tout dépend de comment tu décides de l'utiliser. Doit t'on pour autant bannir les couteaux.
Zorra tu dis des bétises sur la Pnl. Tu parles des "pauvres" sans cesse au lieu de parler de "personnes", "d'individus", d"usagers", "de particuliers", "de gens", ou que sais-je encore. Tu fais des généraités sur les ts belges qui sont qu'en même sacrément limites. Tu veux écrire sur le malheur des usagers pour les aider à s'en sortir(???!!!), Tu imagines un complot de division dans la pluralité des diplômes de ts. Tu n'as pas pigé mon post précédent. Tu critiques on ne sait plus pourquoi. En somme, tu ne te reposes jamais, toi, c'est ça, non?.
Je vais me permettre encore une fois une digression.
La Pnl est né des travaux de messieurs Bandler et Grinder dans la fin des années 70, d'après les travaux notament de Milton H Erickson. Même si je n'accroche pas particulièrement sur la Pnl. Je trouve tes propos limites.
La Pnl est une méthode stratégique de communication, utilisé entre autres en psychothérapie. Elle utilise facilement les indications indirectes c'est pourquoi on l'amalgame à de la manipulation.
Personnellement, Je pense que tout dépend de l'individu qui l'utilise. C'est comme un couteau ça sert aussi bien à tuer des gens qu'a couper ton steak, tout dépend de comment tu décides de l'utiliser. Doit t'on pour autant bannir les couteaux.
Zorra tu dis des bétises sur la Pnl. Tu parles des "pauvres" sans cesse au lieu de parler de "personnes", "d'individus", d"usagers", "de particuliers", "de gens", ou que sais-je encore. Tu fais des généraités sur les ts belges qui sont qu'en même sacrément limites. Tu veux écrire sur le malheur des usagers pour les aider à s'en sortir(???!!!), Tu imagines un complot de division dans la pluralité des diplômes de ts. Tu n'as pas pigé mon post précédent. Tu critiques on ne sait plus pourquoi. En somme, tu ne te reposes jamais, toi, c'est ça, non?.
-
zorra
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
merci gamine de mécrire.
J'ai eu droit à une relookeuse qui m'a expliquer que le premier concept de PNL datait de 1938; Elle s'est peut être trompée. n'empêche que je n'aime pas qu'on classe les gens par rapport à leur morphologie.
Cette PNL m'a surtout fait comprendre que l'on pouvait triché sur un CV, être ou ne pas être lippue, etc
En gros, j'ai retenu qu'il fallait mentir pour trouver un travail , grace à la PNL
je ne suis pas contre cela mais ,je sais que tot ou tard le naturel revient au galop et cela peut faire de dégats.
Yohann, merci aussi de me tendre la parole.
j'aime souvent la façon de travailler des AS belges , qui sont plus dans le travail collectif que nous, moins arriéré avec le travail vidéo avec et pour les famille Mais aucun pays n'est parfait en politique sociale.
Mon exemple de rété social belge est là pour montrer qu'en France, on a une seule langue et qu'on ne peut pas rejetté une usager-très usager dans une région flamnde.
C'est tout Nous avons la chance de ne pas avoir de barrière linguistique Vive lEUrope, belge, françaies etc.
J'ai eu droit à une relookeuse qui m'a expliquer que le premier concept de PNL datait de 1938; Elle s'est peut être trompée. n'empêche que je n'aime pas qu'on classe les gens par rapport à leur morphologie.
Cette PNL m'a surtout fait comprendre que l'on pouvait triché sur un CV, être ou ne pas être lippue, etc
En gros, j'ai retenu qu'il fallait mentir pour trouver un travail , grace à la PNL
je ne suis pas contre cela mais ,je sais que tot ou tard le naturel revient au galop et cela peut faire de dégats.
Yohann, merci aussi de me tendre la parole.
j'aime souvent la façon de travailler des AS belges , qui sont plus dans le travail collectif que nous, moins arriéré avec le travail vidéo avec et pour les famille Mais aucun pays n'est parfait en politique sociale.
Mon exemple de rété social belge est là pour montrer qu'en France, on a une seule langue et qu'on ne peut pas rejetté une usager-très usager dans une région flamnde.
C'est tout Nous avons la chance de ne pas avoir de barrière linguistique Vive lEUrope, belge, françaies etc.