Page 5 sur 11

Re: Homoparentalité

Publié : 16 juin 2006 16:46
par oh hé !!
bonjour

attendez là !!
on a encore quand même le droit de ne PAS être d'accord en étant ni pour ni contre, non ? sinon où est la liberté de penser !!

et puis affirmer cela : " l'amour qu'on leur portera sera alors proportionnel à la difficulté des démarches engendrées..." c'est très facile de le dire MAIS ça ne prévoit pas l'avenir ni les difficultés qui peuvent être rencontrées comme pour TOUS les enfants adoptés et les parents adoptifs par exemple !!!

Re: Homoparentalité

Publié : 16 juin 2006 17:07
par liline
Oui, on peut éventuellement discourir sur les difficultées qu'un enfant aura ou n'aura pas en fonction de sa famille MAIS en aucun cas dire si l'on est POUR ou CONTRE car cela ne nous regarde pas je crois...

Re: Homoparentalité

Publié : 16 juin 2006 17:10
par Ben
Moi, je ne suis pas d'accord avec les filles mères. Faut vraiment être irresponsable pour donner naissance si jeune !!!! C'est nuisible pour l'enfant.

Y'a pas à être d'accord ou pas, c'est un fait et c'est tout. C'est ridicule de faire un débat et une campagne sur ce thème. Il y a des choses pour grave pour lesquels lutter.

Le sujet n'est pas d'être ou pas d'accord, mais que fait-on pour ceux qui sont déjà là ?

Je parle en connaissance de cause puisque je suis homo et papa d'un petit garçon de 10 ans.

Re: Homoparentalité

Publié : 16 juin 2006 19:26
par oh hé !
je parle de l'adoption, pas des enfants qui sont déjà là !
et j'ai le droit de ne pas être d'accord !!
Je considère et accueille les enfants comme des individus à
part entière sans avoir à savoir quelle est l'orientation sexuelle de leurs parents.

il n'y a pas d'échelle de gravité des faits qui concernent le monde, on peut débattre sur tout, ça s'appelle réfléchir !!!

Je suis d'accord avec ça :

"Professionnels de l'enfance, nous nous inquiétons de la volonté de légaliser l'adoption et la procréation au sein d'unions homosexuelles.

Nous pensons que se posent des questions concernant l'équilibre psychologique des enfants, questions auxquelles il est impératif de répondre avant de légiférer.

Nous nous mobilisons en signant un appel pour peser dans le débat auprès des politiques et des medias."

Dans les médias, lorsqu'il est question d'homosexualité, un mot est sur toutes les bouches et c'est le mot «homophobie». Les accusations d'homophobie sont d'autant plus faciles que ce concept est une arme idéologique fort efficace. Par définition on considère donc «homophobe» à la fois celui qui utilise la violence physique contre les homosexuels ou qui encourage d'autres à le faire et celui qui simplement remet en question le comportement homosexuel (tout est confondu et ce n'est pas un hasard). On considérera que ce dernier «haït» les homosexuels même si dans la vie de tous les jours il agit correctement envers tous les homosexuels qu'il/elle rencontre et leur accord les mêmes égards qu'à tout autre personne sur sa route. Dans les faits, on ne s'intéresse pas aux motifs de la critique, ni au comportement réel de la personne qui émet une telle critique. La défense n'a même pas à comparaître afin de plaider sa cause car ce jugement rendu est sans appel. A priori, une telle critique est de toute manière jugée inadmissible. Cette manière de poser le débat par les élites gaies est une arme idéologique d'autant plus efficace qu'elle permet d'évincer toute critique de l'homosexualité et mettre fin à toute discussion ou remise en question. La critique de l'homosexualité n'est plus alors une opinion recevable, mais constitue un délit contre l'éthique "politically correct". L'homosexuel est toujours victime et le critique est toujours un réactionnaire, borné, intolérant, frustré, névrosé, etc. etc. Il est toujours coupable… peu importe son comportement dans la vie quotidienne.

Donc moi je dis STOP j'ai le droit d'avoir mon avis sur la question de l'adoption des homosexuels sans pour autant être taxée d'intolérante !!
vous arrivera t-il un jour de considérer TOUS les points de vue sans crier au scandale, je ne fais de mal à personne, j'expose juste mon avis !

dans la vie il n'y a pas que les bons et les méchants, ce n'est pas le pays de Candy...

Re: Homoparentalité

Publié : 16 juin 2006 19:29
par ju
A chaque fois c'est la mème chose: si il y a 2 femmes qui s'aiment et qui veulent un enfant, ça fera souffrir l'enfant qu'il n'ait pas de père donc on pense que c'est mal. en revanche, lorsqu'une mère seule élève son enfant, on ne critique pas mais on parle du courage qu'elle a!!! pourquoi est-ce qu'on fait une telle différence????

Re: Homoparentalité

Publié : 17 juin 2006 12:27
par marie
"ho hé" on ne te demande pas si tu es d'accord ou pas!
on demande à ce que tous les professionnels de la petite enfance ne sois pas mis dans le même sac (en particulier pour des discours arriérés...vous êtes qui pour décider ou non que des couples homo aient des enfants? !!!!!!!!!!)
On demande aussi a ce que tout enfant soit accueilli dans une structure de la même façon!!!

Re: Homoparentalité

Publié : 17 juin 2006 12:55
par ho hé !
c'est bien ce que je dis vous ne respectez vraiement pas 'opinion des autres !! quelle intolérance ! tout ça au nom de votre vision de la tolérance !!

le problème de l'adoption ne se pose pas QUE pour les couples homos il se posent pour TOUS les couples !!! et l'adoption sera fermée à TOUS les couples SI la France accepte qu'elle soit ouverte aux homos, il faut le savoir et ne pas être égoiste avant de dire n'importe quoi. Je ne suis personne de plus et je ne juge pas mais je me dis que c'est injuste pour les couples en géngéral d'être pénalisé à cause d'une revendication des couples homos alors que l'un deux en tant que célibataire peut très bien le faire sans avoir à préciser son orientation sexuelle !! je ne sais pas si j'ai été claire et si vous mesurez bien l'enjeu !!??
et qui es tu Marie pour dire "on ne te demande pas de", t'es mon mère ma mère, non ? alors merci de me laisser répondre à Ben et aux autres ! ça s'appelle échanger.
Pour que tous les pro de la petite enfance ne soit pas mis dans le même sac, il n'y a qu'à réagir et faire un contre appel au lieu de se plaindre ici où aucun politique ne viendra lire !!! !!

quand à l'accueil des enfants, tu n'as pas dû lire tout mon message, car je ne fais aucune différence !! ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord que je suis intolérante ou pire homophobe !! vous avez des oeillères ou quoi ?

Re: Homoparentalité

Publié : 17 juin 2006 14:20
par Adoption
L'adoption homoparentale en France

En France, l'adoption est autorisée aux couples mariés depuis plus de 2 ans et aux personnes seules de plus de 28 ans. Les concubins ne peuvent pas adopter ensemble.

A priori, rien n'interdit à un(e) homosexuel(le) d'adopter puisque la loi ne précise pas l'orientation sexuelle du ou de la candidate. Pour pouvoir adopter, il faut obtenir un agrément délivré par les services sociaux après des investigations permettant de s'assurer que le ou les candidats présentent les conditions pour accueillir un enfant aussi bien du point de vue psychologique, éducatif, etc.

Le refus d'agrément doit être motivé. Dans les faits, si un(e) célibataire ne tait pas son homosexualité, l'agrément lui est refusé au motif que son mode de vie est menaçant pour l'équilibre de l'enfant. Le mot "homosexualité" n'est pas prononcé probablement pour ne pas être accusé de discrimination! Lorsque l'homosexualité est tue, les candidats obtiennent l'agrément dans les mêmes proportions que les autres célibataires.

En 1999, nous avons eu connaissance cependant d'un cas où l'agrément a été délivré à une lesbienne qui n'a pas caché sa vie de couple. C'est le début d'un changement de mentalité dans les services sociaux...

Une fois l'agrément obtenu, les services sociaux ne confieront que très rarement un enfant pupille de l'état français à un(e) célibataire et encore moins à une personne dont l'enquête sociale ou le rapport psychologique dit qu'elle est homosexuelle. Il faut se tourner vers l'adoption internationale où peu de pays verront avec bienveillance un tel dossier.

Enfin, il faut obtenir le jugement français d'adoption lorsque vous avez adopté un enfant à l'étranger. Le juge peut estimer qu'il n'est pas dans l'intérêt de l'enfant qu'il soit adopté dans une famille homoparentale même si le(la) candidat(e) avait obtenu un agrément.

Le sujet de l'adoption par des homosexuels a été largement évoqué pendant les débats parlementaires sur le PACS (1) (Pacte civil de solidarité, lequel permet d'unir des concubins de même sexe ou de sexes différents). La loi a été votée le 15 novembre 1999 et donne une reconnaissance légale au couple homosexuel. L'adoption homoparentale a était brandie par ses adversaires comme une menace de ce qui ne manquerait pas de suivre si la loi sur le PACS était adoptée.

Cette loi ne confère pas le droit à l'adoption homoparentale. L'avenir seul dira si la société française évoluera dans un sens favorable ou non à l'adoption par les personnes homosexuelles.

Re: Homoparentalité

Publié : 17 juin 2006 14:26
par "risques"
Quels sont les problèmes rencontrés par ces enfants dans leurs relations avec leurs camarades ?
Comment peuvent-ils parvenir à une bonne intégration sociale malgré la différence ?

Dans un premier temps, ils ont souvent des difficultés pour s’intégrer dès leur entrée à l’école, où ils sont dès lors confrontés aux remarques moqueuses de leurs camarades, semblables à l’exemple suivant : « Toi, t’as pas de papa! ».
Si à cet âge, les remarques ne sont peut-être pas encore très conscientes et sont souvent le fruit de préjugés établis par certains parents qui identifient les homosexuels à des pédophiles ou autres, au collège, les remarques deviennent des moqueries, voire des insultes. Clotilde, 13 ans, rapporte l’une des moqueries que certains lui ont faite : « Ah ! C’est dégueulasse ! Et toi aussi, tu seras homo plus tard ! ».

Puis, à l’adolescence, les enfants passent d’abord par une phase où ils ressentent le besoin de ressembler à leurs amis et d’être « comme tout le monde ». Ils vont donc rejeter l’orientation sexuelle de leurs parents d’autant plus que ce n’est pas une différence qu’ils ont choisie. C’est une différence qui souvent les stresse; un stress dû à leur entourage qui les stéréotype et les considère eux-mêmes comme des homosexuels. Et le stress de leurs parents (qui sont inquiets pour le bien-être de leur enfant) pèsent également sur eux. Cependant, ce stress est généralement bien géré par les adolescents et ne génère pas de troubles psychologiques.
Ensuite, vient la phase où l’adolescent a besoin de se différencier de la masse. La singularité quant à l’orientation sexuelle de leurs parents est alors acceptée, voire mise en avant.

Bien que les problèmes énoncés précédemment soient très fréquents, il est vrai que chaque enfant reste différent et on ne peut en faire une généralité. Certains enfants vivant avec des parents homosexuels connaissent d’ailleurs une très bonne intégration : Guillaume, 18 ans, né d’une insémination artificielle et élevé par un couple lesbien écrit à ce sujet : « Je n’ai jamais entendu de réflexions à l’école, ou alors je ne m’en souviens pas. D’ailleurs, j’ai toujours eu des tas de copains et de copines ».


B - Le Complexe d’¼dipe peut-il avoir lieu dans ces conditions ?
Et quels sont les problèmes psychologiques que ces enfants peuvent rencontrer ?

Le complexe d’¼dipe est une phase importante dans la construction d’un enfant. Il lui permet en effet de comprendre un certain nombre de lois morales qui sont à la base de la socialisation et d’acquérir sa conscience morale.

Pendant le complexe d’¼dipe, qu’il soit un petit garçon ou une petite fille, l’enfant va changer plusieurs fois d’objet d’amour, se tournant alternativement vers son père et sa mère. On peut donc se demander comment, avec des parents du même sexe, un enfant peut-il franchir ce stade. Cela nous mène à s’interroger sur le fondement du complexe d’¼dipe, à savoir si celui-ci est fondé sur la différence des sexes des deux parents ou sur leurs différences en général. S’il est fondé sur la différence des sexes, un enfant élevé en milieu homoparental, parvient-il à se représenter, si ce n’est un père et une mère, au moins un parent plus féminin et maternel d’un côté, et un parent plus autoritaire et paternel de l’autre ?
Pour répondre à toutes ces questions, psychologues, psychanalystes et autres professionnels se sont penchés sur le sujet et il en ressort principalement deux courants d’idée.
Certains pensent que l’enfant ne peut pas se développer harmonieusement en étant élevé par des parents homosexuels. C’est le cas du psychanalyste Jean-Pierre Winter qui pense qu’"°une série infinie de problèmes va se poser ”.
Il donne en exemple le cas d’un couple de femmes qui se fait faire un enfant. Selon lui, l’enfant va être d’abord confronté au fait qu’un des tiers, le père procréateur, a disparu. Or, « dans le psychisme, rien de ce qui a existé ne disparaît. Ce qui reste enkyste sans pouvoir accéder à la parole finit par produire des effets perturbateurs ». De plus, l’enfant est ainsi privé de son histoire paternelle.
Ce psychanalyste pense également que « si d’emblée on lui propose une situation insoluble, on met en danger ses identifications. Le petit garçon a besoin de se valoriser dans une image d’homme qui le virilise, et la petite fille, dans une image qui incarne la féminité ».
Encore un autre problème se pose selon lui. Il explique qu’en effet, même si les parents racontent leur histoire à l’enfant, ce ne sera pas avant qu’il puisse comprendre de quoi il s’agit. Il va donc vivre pendant des années dans le flou, en devant soutenir que l’impossible (c’est-à-dire qu’il est né de deux personnes du même sexe) est possible (puisqu’il existe bien).
Cette situation impossible, vécue durant des années, ne pourrait qu’être dommageable pour l’enfant.

Ceux qui pensent que le complexe d’¼dipe est uniquement fondé sur la différence des sexes, considèrent alors qu’élever un enfant en milieu homoparental reviendrait à l’élever en milieu monoparental, puisqu’il n’y a qu’un sexe existant dans le couple, ce qui pourrait constituer un obstacle au bon développement de l’enfant.

Cependant, face à ces arguments qui démontrent une certaine nocivité de l’homoparentalité, d’autres pensent qu’un enfant peut très bien vivre et se développer avec des parents homosexuels, car bien qu’ils soient du même sexe, ils restent deux êtres différents, chacun unique, et chacun pétri d’identifications masculine et féminine. L’enfant ferait donc une réelle différence entre ses deux parents et réussirait à voir en l’un un côté plus maternel et en l’autre un aspect plus masculin. Le complexe d’¼dipe, ainsi fondé sur la différence en général et non sur la différence des sexes, pourrait alors se résoudre sainement.

Re: Homoparentalité

Publié : 17 juin 2006 14:30
par France pas en retard
ce jour, le DANEMARK et les PAYS-BAS sont les seuls pays d'Europe où un(e) homosexuel(le) peut adopter l'enfant de son (sa) partenaire.

La SUEDE leur emboîtera le pas dès février 2003...

La FRANCE, l'ITALIE, l'ESPAGNE, la GRECE, le PORTUGAL, l'ALLEMAGNE, l'AUTRICHE, la BELGIQUE, la SUISSE, la FINLANDE, la REPUBLIQUE TCHEQUE, l'IRLANDE ne reconnaissent pas le droit des couples homosexuels à l'adoption.

Aux PAYS-BAS (encore), en ANGLETERRE et au PAYS DE GALLE, ainsi qu'en ALLEMAGNE (à un moindre degré), il est possible pour un couple homosexuel de partager l'autorité parentale.