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Re:

Publié : 12 févr. 2009 07:58
par lefildarianefrance
On ne peut pas être plus sur le terrain, que je le suis !

La différence entre un pro et moi est celle-ci

Le pro touche un salaire pour un temps déterminée de travail !

Moi je suis bénévole à 100 pour 100 et mon temps n'est pas compter. Je peux faire des journées de 18h

Concernant les moyens? On a les moyens que l'on se donne ! Trop facile de dire "nous manquons de moyens"

Un petit exemple de situation ou nous avons évité dernièrement le placement de 2 enfants.
On reprochait à la maman d'avoir des moustiques chez elle en été. On reprochait à la maman un manque de chauffage l'hiver (Il me semble que c'est au bailleur de voir ce problème?)
On reprochait à la maman l'enseignement de sa fille ( pourtant accepté par l'académie et contrôlé) à son domicile
Et on aurait placé 2 enfants pour ça ?
Croyez-vous que celà mérite un placement ?
Il faudrait revoir un peu les sujets sur les maltraitances et ne pas tout mettre dans le même panier.

Que met-on devant ou derrière cette maltraitance ?

Dès que le parent à un bouton sur le nez, on le sanctionne ! Il faudrait certainement, arrêter les délires quand même !

Re:

Publié : 14 févr. 2009 10:27
par Frankie
Bonjour le fil..;

"Concernant les moyens? On a les moyens que l'on se donne ! Trop facile de dire "nous manquons de moyens""

Quand j'évoquais les moyens, je pensais que l'on devrait vous donnez plus de moyens pour permettre de ne pas faire dix huit heures par jour par exemple.
Je suis désolé de mettre mal exprimé.

Pour la situation que vous donnez. non je ne pense pas que cela relève du placement. C'est évident, je suis sur le cul de voir que ce genre de situations existent.

Cependant, vous ne répondez pas à mes questions. j'allais dire, sans ironie, que dans la situation que vous présentez il est finalement assez facile de prendre position.

J'aimerais que vous répondiez aux situations que je vous ai proposé. que feriez vous pour l'enfant de cette mere toxico et pour cette enfant que je suspecte d'avoir été abusé?

et pour la formation des éducs que faut il faire?

Ces questions, croyez moi ne sont pas des pièges. Elles ont pour but, de faire avancer le débat.

Re:

Publié : 14 févr. 2009 21:45
par le fil dariane france
Vous dîtes !
Quand j'évoquais les moyens, je pensais que l'on devrait vous donnez plus de moyens pour permettre de ne pas faire dix huit heures par jour par exemple

Vous savez faire 18 h par jour, n’est pas la mort ! J’aime ce que je fais et tant que j’ai la vie et la santé, je les mettrais au service des autres.

Sur la situation que vous m’exposez, bien sur qu’il y a des solutions.

Pour le parent concerné, il y a des centres pour la problématique de la maman. Naturellement, il faut qu’elle soit prête, essayer de voir avec des associations sur la toxicomanie, ils pourraient venir la rencontrer chez elle et discuter avec la maman.
Si elle en est arrivée, là, c’est qu’il a du y avoir un gros problème dans sa vie.
Il faudrait résoudre ce problème avant tout !

Pour l’enfant si vous pensez qu’il y a un souci, vous avez des pédopsychiatres qui peuvent détecter, s’il y a véritablement eu un problème.
Mais attention cela ne veut pas dire qu’il a subit.
Vous avez des enfants de cet âge qui découvrent leur corps, il aura suffit qu’il se soit caressé lui-même, une fois lors d’un bain ou une douche, pour qu’il découvre un certain plaisir !
Concernant la fellation, il a peut être surpris une émission diffusée assez tard sur une des chaines de télévision. Comme vous me donniez l’exemple de la maman qui s’est écroulée dans le lavabo, il aura suffit d’un soir qu’elle s’écroule dans son lit pour que l’enfant en profite pour regarder la télé. Tout est possible !
Mais attention, je ne dis pas qu’il n’a pas subit ! Et vous avez raison de rester en alerte !
Il faut aussi voir le contexte dans lequel l’enfant vit ! Y a-t-il des hommes à la maison ? Quels sont ses camarades de jeux, d’école ? Il peut effectivement subir à l’école ! Tout est possible !
Pour l’énurésie, cela ne veut pas dire qu’il y a eu des abus sexuels, il peut avoir un problème de santé ! Il suffit de lui faire, faire un bilan complet !
Que vous soyez inquiète, bien sur que je le comprends. Il ne faut pas passer à côté de la moindre alerte, il faut être vigilant, Regardez, surveillez…
Concernant l’énurésie j’ai connu des enfants de 12 ans ayant eu ce problème, sans pour autant qu’ils aient subit le moindre abus sexuel. Il a suffit de quelques traitements afin que la vessie fasse correctement son travail.
Mais je dis bien, que vous soyez en alerte je le comprends absolument.

Ai-je répondu à votre question ?

Par contre votre situation et la mienne sont totalement différentes vis-à-vis de la maman.
Vous, vous êtes une professionnel et moi un parent.
L’impact n’est pas du tout le même. Même si nous disons la même chose la portée qu’aura notre parole ne sera pas perçue pareil, alors que cela voudra dire la même chose !

Re:

Publié : 14 févr. 2009 21:49
par le fil dariane france
Oups , je crois que j'ai mis les deux situations dans le même panier, alors qu'elles n'étaient pas liées entre elles !

Enlevé seulement du texte la maman qui s'écroule dans le lit !
Mais le contexte de l'enfant est le même !

Re:

Publié : 15 févr. 2009 09:07
par Frankie
Merci pour votre réponse,

Voici ce que j'ai fait dans les deux situation.

Pour la première, la mère était déjà suivi pour son problème depuis longtemps. Moi en tant que ts je ne me situe pas dans le soin.

J'ai dit à la mère, qui avait dit qu'elle avait piqué du nez à cause de la drogue, qu'elle était une bonne mère d'après ce que je voyais, sauf que quand elle était sous l'emprise de la came et seulement dans ses moments là, elle était dans l'incapacité d'avoir certains gestes nécessaires pour sa petite.

Alors, je lui ai demandé de trouver un moyen pour que la petite, compte tenu du fait que parfois elle se drogue, soit toujours en situation non dangereuse. Elle m'a répondu qu'elle voulait une thérapie familiale (c'était étonnant pour moi, mais mon boulot c'est d'abord de faire confiance) J'ai organisé une thérapie avec un psy renommé. Dans cette thérapie la mère et le mari de madame était présente. La mère au deuxième rendez-vous a dit à madame qu'elle était sa fille et que même si elle se droguait, elle l'aimait. Elle lui a proposé de garder ses enfants quand elle se mettait dans ces états. Elle n'avait qu'a lui téléphoné. La chose fut ainsi entendu. la chose surprenante c'est que après madame, au dire de son mari, avait fortement baissé sa consommation.

Voyez vous cet exemple me permet de rappeler que le problème dans cette situation n'est pas la consommation de drogue, mais la mise en danger de la petite et que le travailleur social n'est pas un soignant. Il doit tenir compte de la maladie dans son accompagnement. D'autre part, madame était très intelligente et elle connaissait exactement le pourquoi du comment de sa toxicomanie. Ce n'est pas parce que l'on connaît la cause que les symptômes disparraise. Ca se passe rarement comme cela. Alors le ts à deux solution soit il s'enlise dans la recherche de la cause soit il monte un projet compte tenu des symptômes.

Voyez vous regler le problème de madame (sa conso) est important. Mais je ne sais pas le faire et les professionnels mettent des années. Ils faut d'abord trouver le moyen d'éviter le danger pour aussi éviter le placement. Seul madame pouvait me trouver le moyen.

D'autre part Madame se drogue c'est son choix vouloir qu'elle arrête est une position morale que je n'ai pas a avoir. Chacun fait ce qu'il veut.il n'a juste pas le droit de mettre un enfant en danger. Demande t'on au fumeur de clopes de s'arrêter? non.

Pour la deuxième situation, je dirai que vous avez raison quand vous dites qu'un enfants eunurétiques n'est pas un enfant abusé. C'est simplement ça plus ça, qui est inquiétant. c'est le faisceau de "clignotants" qui fait suspecter. Dans cette situation j'ai fait ce que m'ordonne la loi. J'ai fait un signalement au risque de détruire l'accompagnement. Après avoir été reçu par la police et le père et la mère ont avoué l'inceste. Les enfants ont été placé d'abord en Fa puis en famille.

Vous ne m'avez pas répondu pour la formation.

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 15 févr. 2009 11:51
par jean-paul
D'accord avec Le fil d'Ariane. Je suis un père en AEMO. L'AEMO a été décidée sur des dénonciations mensongères. L'éduc n'a jamais tenté de savoir la vérité, elle travaille à sens unique pour favoriser la mère, parce que si on réussissait à transférer la résidence chez la mère, elle est tellement défaillante qu'on peut ensuite très facilement placer les enfants. Ses rapports sont farcis de mensonges (j'ai bien dit MENSONGES) et de manipulations dans le texte. Il y a aussi manipulations des enfants. J'en ai les preuves. Lorsque j'en parle, elle nie. J'ai demandé une entrevue avec sa chef. Lorsque j'ai mis sur la table les mensonges, on m'a fichu dehors, la réunion était terminée.

Je suis désolé, ces intervenants sont des incapables, menteurs, manipulateurs, semeurs de misère,ils n'ont même pas les connaissances minimum pour élever et éduquer des enfants. Leur place est soit à l'ANPE, soit en hopital psychiatrique.

Moi aussi j'en veux à mort à ces éducateurs qui démolissent familles et enfants. Je ne leur en veux pas pour rien. ans d'AEMO inutile et évidemment improductive, car non seulement on n'avances pas, mais on recule, les enfants en souffrent. C'est seulement une histoire de fric et de fous.

Honte à vous éducateurs qui soutenez le système. Vous devriez faire la révolution.

Re:

Publié : 15 févr. 2009 17:45
par lefildarianefrance

Avant de commencer toute formation pour un ou une éduc. La chose la plus importante est:
- une expertise psychiatrique devant des pros, non assermentées par la protection de l'enfance.

A savoir, pourquoi ils veulent faire ce métier et leur but ! Analyser leur passé, voir le pourquoi du comment !
Bien souvent (((CERTAINS))) éducateurs et éducatrices ont eu de gros problèmes (non résolus) dans leur enfance, et, par le biais de l’institution, règle ce problème en se vengeant sur des familles.
Exemple : A la préparation d’un colloque il y a quelques années.
Lors d’une réunion de pros (qui devaient tenir nos ateliers), j’ai rencontré une assistante sociale.
Pendant la réunion, nous avons dialogué sur divers sujets. Comment aider la famille, comment la soutenir etc.… etc.…
Au bout d’un moment l’assistante sociale m’interpelle sur un sujet que j’avais abordé 15 mn auparavent !
Le sujet « bien des pros règles leur problème aux travers des familles et ça, ce n’est pas professionnel ! »
Vous avez raison me dit-elle (en pleurant) pendant dix ans j’ai détruit des familles, car j’en voulais à ma mère !
Vous voyez Frankie, j’aurais préférer ne jamais le savoir ! Quel remord doit avoir cette personne et surtout que maintenant, elle doit vivre avec ça !
On peut changer effectivement notre façon de voir les choses et comment les aborder ! Mais on n’effacera jamais le passé et tout le mal que l’on a pu faire !
Bien sur allez-vous dire. Maintenant elle travaille avec les familles et moi-même, suis certaine que c’est une bonne AS !
Mais vous vous rendez compte ! 10 ans de destructions pour des familles (combien ? 100, 200, 300 ?), des enfants qui ne se remettrons jamais de toute cette souffrance. Et ces pauvres parents que l’on n’a torturés psychologiquement, à qui l’on a retiré des enfants sur de simples mensonges et une vengeance toute particulière d’une professionnelle !
C’est pour cela qu’avant toute formation, les futurs pros devraient passer devant un psy ! Plusieurs séances seraient à préconiser.

Re:

Publié : 15 févr. 2009 22:29
par frankie
bonsoir,

une seul souci qui expertisera les psy?

Re:

Publié : 16 févr. 2009 11:43
par Frankie
Oups! Il fallait lire un seul souci, bien sûr.

tous les travailleurs sociaux passent devant un psy pour leur formation.

Mais croyez vous réellement qu'il n'y a pas autant d'incompétents chez les psy que chez les TS? Croyez vous la même chose pour les juges, les avocats, les procs, les infirmiers, les médecins,...

tous ces gens ont en communs d'avoir peu ou prou un "pouvoir" sur la vie des gens.

quoi que vous fassiez vous vous retrouverez toujours devant une ligne de gausse. Une petite partie(agissante) d'incompétents, une grande partie de gens qui font leur taf ordinairement, et une petite partie de gens exceptionnels.

Ils n'existe pas un emploi qui résiste à cette ligne.

Si votre but c'est de vouloir empêcher l'incompétence je ne vous suis pas. C'est impossible.En revanche, si il s'agit de d'aider les parents qui se trouvent devant des incompétents et que ces mêmes incompétents soient sanctionnés, alors je vous suis.

Si vous pensez que pour aider un parent c'est d'étudier la cause du problème, alors je ne vous suis pas. Mais si vous pensez qu'aidez quelqu'un c'est de voir avec lui comment sa vie pourrait s'en trouver améliorée, alors je vous suis.

Je vais me permettre une critique qui se veut tout à fait constructive. Vous orientez votre discours vers le problème des gens. Vous faites peut être la même erreur que nombre de mes collègues qui se placent comme des experts de la vie des gens. Ainsi, vous êtes tentée de voir ce qui ne va pas(comme dans l'histoire de la mère toxico).

Mais peut être que je me trompe.

Re:

Publié : 16 févr. 2009 20:22
par lefildarianefrance
Ouvrons le parapluie en grand !

Bien sur qu’il y a des psys qui n’ont rien à faire dans ce métier. Et qui font des rapports mensongers sans avoir reçu la ou les personnes.
Il n’y a qu’à se rappeler l’émission d'envoyé spécial dont le sujet était "jamais sans ma mère" Je peux vous assurer qu’une psy et son directeur se sont vus rappeler à l’ordre par la grande direction ! Rapport mensonger sur toute la ligne !

Par contre, j’ai rencontré des psys Extras ! Bien souvent leurs rapports ne plaisaient pas au chef de service, ces derniers n’allant pas dans le sens, d’un placement prévu !

Infirmières, médecins, se protègent, signalent et on ne les revoit plus dans l’histoire ! Belle affaire pour eux ! Ils ont sauvé je ne sais qui et sur la base de pas grand-chose ! Attention ils ne sont pas tous incompétents ! (heureusement)

---Exemple en maternité. Premier enfant d’une jeune maman. Pour son malheur elle a eu le bébé blues, suite à son accouchement (ce qui arrive dans 99,9 pour 100 des cas) Incompétence de la maman à élevé son enfant (révélé par le personnel médical de l’hôpital) l’enfant est signalé en danger, sans prendre en compte le papa qui est bien portant, sérieux etc. etc. (le placement n’a pas eu lieu)

Les juges ne se prennent pas la tête, ils pensent plus au golf qu’ils vont faire, qu’aux parents qu’ils vont recevoir ! Ils se basent sur les rapports et n’ont pas envie de les vérifier ! Attention tous les juges ne sont pas incompétents (heureusement)

Vous avez des avocats qui travaillent pour la protection de l’enfance et non pas envie de dire le contraire de ce que disent les pros. Et naturellement, le contradictoire n’est jamais respecté et appliqué. Attention ils ne sont pas tous incompétents ! (heureusement)

Quand je parle de l’incompétence, se sont les pros face aux parents d'enfants placés!
Je ne peux parler que de ce que je vois et constate. Pour le reste, je ne sais pas comment ils travaillent, mais je pense que ce n’est pas mieux !
Des incompétents ? Il y en a partout, je dirais même de trop ! Mais ça, ce n’est pas à nous de leur dire, qu’ils sont idiots, ils finissent par s’en rendre compte !

Je vais remettre un peu les choses dans leur contexte ! Non seulement nous étudions les causes du problème* (obligé, sinon comment aider ?) mais nous accompagnons les parents !
Quand je dis accompagner les parents, c’est d’aller avec eux, avec leur accord ou à leur demande, rencontrer soit un psy, un médecin, un conseiller, un avocat, un instit, etc. etc. Bien souvent la première démarche est très dure pour eux(leurs enfants étant placés, ils doutent d'eux) et un accompagnement peut les rassurer, leur apporter une certaine confiance !
Bien souvent les prochains rendez-vous se passent sans nous ! On les responsabilise !

Quand la maison n’est pas très bien tenue ou manque d’hygiène (ce qui est très rare, heureusement pour nous), un p’tit coup de pouce et tout revient dans l’ordre. Nous relevons nos manches et nous aidons les parents à refaire du neuf dans leur habitat!

Nous organisons des plannings pour les parents et leurs enfants. Et je peux vous assurer que les enfants adorent être responsabilisés !

Vous me dîtes :
Je vais me permettre une critique qui se veut tout à fait constructive. Vous orientez votre discours vers le problème des gens. Vous faites peut être la même erreur que nombre de mes collègues qui se placent comme des experts de la vie des gens. Ainsi, vous êtes tentée de voir ce qui ne va pas (comme dans l'histoire de la mère toxico).

Je réponds :
*Quand les parents viennent nous rencontrer suite au placement de leur enfant ou suite à une mesure d’AEMO !
C’est qu’à l’origine, il y a un problème quelque part ? Et on est bien obligé de voir les causes pour travailler avec les parents !
Travailler ne veut pas dire déplacer un problème pour en créer un autre !

Pour information, nous avons en plus de notre aide, des réunions de parents et je peux vous assurer qu’ils s’entraident et se conseillent les uns les autres !

Un pro face à un placement (je ne parle pas des TISF) va convoquer les parents une fois tous les 2 ou 3 mois, voir même une fois par an ! Les éducs (pourquoi cette nomination qui n’est pas adéquate) font du blablabla, re blablabla et rédigent des rapports incohérents ! Le problème est toujours présent, les parents et les enfants souffrent de la séparation ! Ou est le travail du pro ?????