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Re:

Publié : 20 févr. 2009 10:26
par riposte
bonjour le fil!! non madame j'espère bien que vous ne vous en tenez pas qu'à cela, ni dans vos mots, ni dans vos analyses! les mots sont importants et surtout dans nos métiers et interventions. je ne peux vous rencontrez car bien trop loin de vos "quartiers". je vous ai posé des questions assez précises sur vos moyens d'intervention, vos orientations cliniques... et comme précédemment vous n'y répondez pas. pourquoi?

Re:

Publié : 20 févr. 2009 17:35
par Jean-Paul
Frankie à écrit :
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Jean paul croit que l'ase est prédatrice. Je le comprends dans son point de vue, bien que son ex femme à l'air d'avoir pas mal manoeuvré pour qu'il se retrouve dans cette situation (il faut dire que le père, en général, est le grand absent du travail social et que l'on a l'habitude de travailler avec les mères).
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Un éducateur ou une éducatrice sont bien nommés pour voir ce qui ne va pas dans une famille, d'ou viennent les problèmes.

le père est généralement le grand absent, c'est vrai. Et c'est là que les anomalies graves commencent.

Pour moi, jusqu'à présent, je n'ai pas à me plaindre de la justice. Mais l'ASE a gravement dérapé, tentant de manipuler la justice. C'est grave.

Que la mère ait manoeuvré, c'est difficile à admettre et à gérer, mais c'est son métier de menteuse (je limite mon jugement à la personne à qui j'ai à faire et n'attribue pas ceci à toutes les femmes).

Mais qu'une éducatrice refuse de débusquer mensonges et manipulation pour favoriser un conjoint défaillant est extrêmement grave. Celà fausse toutes les cartes et amène certains pères tout droit au sexisme. Que voulez vous leur faire comprendre ensuite ? C'est ainsi que des associations entières dérapent dans le sexisme, ce qui est une erreur fondamentale générée par une ASE 100% défaillante.

Pour moi un père défaillant est à sanctionner comme il le mérite. Mais une mère défaillante doit l'être très exactement pareil.

Dans mon cas l'éducatrice n'a jamais voulu voir les défaillances hurlantes de la mère.

Je viens de faire dans ces jours une découverte qui m'amène à penser qu'elle est très certainement schyzophréne. Je dis "très certainement" par mesure de prudence.... car celà ne fait aucun doute.

On ne me dira pas qu'une éduc ne devrait pas considérer ceci avant d'aller faire les magasins avec les enfants pour se les mettre dans la poche pour leur faire dire ce qui l'arrange (favoriser la mère). Car il ne s'agit pas de père absent dans mon cas, il s'agit de malhonnêtetés foncières. Et à manipuler des enfants, on leur apprend l'usage du mensonge. L'aliénation Parentale commence par les éducs pourris. (pas tous, mais à parcourir les autres forums, on prend vite conscience de la réalité)

On ne me dira pas non plus que les hauts responsables des ASE ne savent pas ceci.

Je compare aux problèmes actuels des Antilles: tant que rien ne brûle, ne bougeons pas. On verra bien quand il y aura le feu partout. Et dans le cas des ASE, comme on a l'art d'isoler les familles et de leur filer des complexes d'infériorité, c'est pas demain la veille qu'elles vont s'associer pour mettre le feu aux Conseils Généraux.

Pendant ce temps là, de pauvres enfants subissent dans les ASE des sévices dix fois pires que ceux qu'ils subissaient dans leurs familles.

Vive la France, pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Ouais, elle est chouette la fraternité.

Et dire que les responsables qui pourraient changer quelque chose nous lisent certainement et s'en foutent. Ce soir ils rentreront chez eux avec leur belle Merdéces et iront chouchouter leurs enfants chéris pour en faire de futurs petits bourreaux certainement.

Re:

Publié : 01 mars 2009 10:47
par Baleste
Effectivement on dirait que les responsables s'en foutent !!!

"Il faut faire confiance à la justice..;" D'accord... Comme à Outreau ou à la Vologne (affaire Grégory ??)

Je reviens à une question que j'ai posé : y-t-il des adultes, anciens "enfants de la DDASS" qui aimeraient être accompagnés pour consulter leur dossier ???

Re:

Publié : 02 mars 2009 00:32
par manso
Bonsoir à tous,

Depuis quelques temps déjà, je suis ce fil de discussion et je pense qu'au delà du problème de fond soulevé ici et largement débattu, un autre point essentiel surgit au fil des discussions : le danger réside dans la stigmatisation. Stigmatisation des parents, des enfants, des professionnels, des institutions, de la justice etc... Et à mon sens c'est aussi un des problèmes majeur de notre société actuelle.

Des professionnels incompétents, dangereux, vengeurs ou tout simplement à côté de la plaque, il y en a, bien trop, et c'est vraiment grave. Mais ici, tout le monde est conscient de cela donc je ne rentrerai pas dans le détail. Il faut bien entendu mettre tout en œuvre pour les empêcher de faire du tord voire parfois de dévaster des enfants et leurs parents. C'est le rôle des professionnels, de leurs responsables hiérarchiques, des autorités de tutelle de veiller à cela et c'est rassurant de voir que des parents plus solides, plus informés ou plus soutenus que d'autres montent au créneau pour y veiller aussi.
Par contre, quand le tout vire à la chasse aux sorcières et à la stigmatisation systématique et souvent aveugle, ça devient inquiétant.

Ce que je veux dire, c'est qu'à force de ne parler que des professionnels qui ne font pas ou font mal leur boulot, on finit par croire et par faire croire que tous sont comme ça. Et ce n'est heureusement pas le cas...
Si quelqu'un vous demande son chemin à un carrefour, est-ce que vous lui indiquez uniquement le chemin à ne surtout pas prendre, ou est-ce que vous lui indiquez le ou les chemins possibles en le mettant en garde contre un chemin qui le perdrait à coup sûr?
En gros, je pense que pour avoir une vue d'ensemble, pour former correctement de futurs travailleurs sociaux, pour faire avancer une situation de façon constructive, il faut montrer l'endroit et l'envers. Sinon c'est une vue tronquée, forcément erronée et donc dangereuse.

Et dans l'ensemble c'est ce qui se passe pour les travailleurs sociaux. Ceux qui font leur boulot avec sérieux, envie et conscience professionnelle sont complètement passés sous silence et ce sont eux qui, la plupart du temps, rencontrent le plus d'embûches sur leur parcours professionnel quotidien.

J'aime mon boulot, je l'ai choisi et j'ai la chance de bosser dans une structure qui est au clair avec ses missions et son projet. Mais il n'empêche que parfois l'envie me prend de baisser les bras et d'aller élever des chèvres dans un endroit isolé car l'éduc qui veut faire correctement son boulot est confronté à une série de paramètres assez décourageants et qui peuvent entamer sa volonté s'il n'est pas sérieusement encré dans son boulot et soutenu par différents dispositifs (ses collègues, sa direction, les différentes réunions de reflexion etc.......).

Je pourrai développer plus tard, si certains ne voient pas de quels paramètres décourageants je veux parler, mais mon message principal est le suivant : pourquoi dénoncer les abus intolérables existants sans, dans le même temps, souligner, encourager, sortir de l'ombre, et renvoyer un peu de reconnaissance à tous ceux qui font bien leur boulot?
Car oui, les travailleurs sociaux sont des humains, et comme n'importe quels humains, ils ont de temps en temps besoin d'un poil de reconnaissance. Je ne parle pas de remerciements, je ne fais pas la charité, juste de reconnaissance : "sur cette situation, vous avez fait du bon boulot". Oui, oui, je vous promets que ca donne envie de continuer à se défoncer pour les 15 autres enfants et leurs familles. Parce que, quand on le fait bien, c'est un boulot vraiment génial mais aussi incroyablement difficile.

Merci d'avoir pris le temps de me lire et bonne continuation à vous.
;)

Re:

Publié : 02 mars 2009 09:33
par Baleste
Merci Manso.

Comment faire pour que les plus jeunes ne se découragent pas ? Comment faire pour que les gens soient heureux et fiers de travailler dans le social ou le médico-social ?

Je vais faire trés court et pour certains cela risque d'être provoc gratuite. J'ai toujours fait mon travail PAR PLAISIR ET AVEC PLAISIR !!
Lorsque je dis cela je deviens SUSPECT !!! Je lis l'incrédulité dans le regard de mes interlocuteurs...

Pourtant c'est vrai que ce n'est pas facile. Il suffit de lire les titres des forums. La plupart ne sont qu'une longue plainte (de l'éduc fichu à la porte à celui qui est nié) ou des appels au secours.

A plus tard.

Ps : en ouvrant ce forum, je n'avais pas l'intention de faire un voyeurisme de mauvais goût mais simplement de voir si j'étais seul à ressentir une curieuse impression de fétidité. Enfin, parfois... Mais je continue de penser que c'est le propre du monde du travail, en général, et que ça ne concerne pas que le travail social. Mais nous, nous avons peut-être le moyen d'améliorer les choses.

Re:

Publié : 02 mars 2009 12:07
par Bigbisou
Pour apporter un autre éclairage sur les abus liés à tout le système de protection de l’enfance en France : la bouleversante émission « Sur les docks » (France Culture) du mercredi 25 février 2009 sur la délinquance des mineurs : http://www.radiofrance.fr/chaines/franc ... n_id=70613

On y entend des mères qui ont elles-mêmes demandé de l’aide, parce qu’elles n’arrivaient pas à répondre aux difficultés de leur enfant. Même sans conflit entre parents et institution, comme on le constate à travers ce reportage, le système ne représente-t-il pas parfois en lui-même, sinon un abus, du moins une pénible et terrifiante aberration ?

« Ces mères ont saisi la justice, les instances sociales, les accompagnateurs possibles, mais il semblerait que les moyens manquent cruellement lorsqu’on parle de prévention de la délinquance. Réponses partielles, lointaines ou alarmantes des institutions face au désarroi et à la culpabilité des parents, pendant que leurs adolescents errent, absents de ce documentaire. » (Extrait de la présentation de l’émission)

Re:

Publié : 17 mars 2009 14:09
par Baleste
Je n'ai pas pu voir l'émisssion et je ne trouve rien en utilisant l'adresse que tu nous transmets.
Peux-tu confirmer ?,,
Merci.

Re:

Publié : 17 mars 2009 20:30
par Bigbisou

Je confirme : il suffit de copier-coller l'adresse indiquée ci-dessus dans la barre d'adresse de son navigateur, et on se retrouve sur la page de France Culture ; à côté du titre en haut à gauche on clique sur "Ecoutez", et c'est parti ! Enfin chez moi ça part !

Re:

Publié : 18 mars 2009 09:42
par Jean-Paul
Manso à écrit:

" pourquoi dénoncer les abus intolérables existants sans, dans le même temps, souligner, encourager, sortir de l'ombre, et renvoyer un peu de reconnaissance à tous ceux qui font bien leur boulot?"

Dans l'immense majorité des cas les parents concernés n'ont pas la parole, ils doivent se soumettre, point. J'ai fréquenté sur internet suffisamment de parents qui ont été "déboulonnés" par les travailleurs sociaux, de façon bête et méchante. Dans mon cas, je vais en être à la troisième éduc. Les deux premières n'ont RIEN FAIT. Lorsque je demande que l'on m'explique la démarche, on m'envoie me faire foutre. Désolé pour l'expression, elle n'est pas agressive, elle dépeint la réalité. Personne ne veut considérer que la mesure a débuté sur des dénonciations mensongères issue de la mère de mes enfants. Il faut bien comprendre que ce n'est pas moi qui vais pouvoir dire que ça va bien. Heureusement je ne suis pas timide et j'ai été aidé, sinon mes enfants auraient été placés et détruits parce qu'ils n'auraient pas supporté la séparation. Les éducs se content de me dire: "On ne peut pas vérifier ce que vous nous dites, on n'a pas le pouvoir, notre rôle s'arrête avant...". Attends un peu, qu'est-ce que c'est que ce discours ? Si notre police travaillait comme ça, on serait un pays de criminels.

Qu'il y ait des personnes valables chez vous, certainement, mais on connait l'histoire de la pomme pourrie dans le tas. Et il se trouve (exemple démonstratif) que j'ai eu à faire à une chef des pommes et elle était pourrie. A côté de ceci j'ai eu à faire juste avant à un chef qui était OK. Ben oui, mais sa successeure était pourrie.

Bigbisou à écrit:
"On y entend des mères qui ont elles-mêmes demandé de l’aide, parce qu’elles n’arrivaient pas à répondre aux difficultés de leur enfant. Même sans conflit entre parents et institution, comme on le constate à travers ce reportage, le système ne représente-t-il pas parfois en lui-même, sinon un abus, du moins une pénible et terrifiante aberration ?"

Eh oui.... et s'y glissent des pommes pourries qui n'ont pas trouvé de place ailleurs. Et personne ne m'empêchera de penser que si on laisse ces jeunes continuer à faire des bêtises dans la rue, c'est parce qu'ils sont trop problèmatiques et qu'on préfère s'occuper des plus malléables, ceux qu'on pourra manier sans problèmes ou qu'on réussira à les casser s'ils en présentent. Les autres, mieux vaut ne pas s'en embarrasser.....

Je peux paraître extrémiste. Mais cer système que je ne connaissais abolument pas m'a ouvert ses propres entrailles et montré ces terribles vicissitudes. Il n'en rougit même pas, personne ne tente de le réformer.

Et pendant ce temps là, le citoyen à qui on a pris ses enfants paie des impôts pour rémunérer des incapables qui nous coûteraient moins cher au chômage à vie.

Je crois qu'il y a encore plus triste que ça: vous qui intervenez ici, qui n'avez pas tous l'air de faire partie de ces incapables, vous êtes découragés et déséquilibrés.

Vive nos grands théoriciens de la démolition sociale.

Re:

Publié : 28 mars 2009 18:36
par Baleste
C'est vrai qu'il y a une part de découragement.
En fait ce n'est pas vraiment du découragement, c'est une sorte de lassitude devant des gens médiocres qui font d'un métier interessant un vrai calvaire en ergotant encore et toujours de plus en plus sottement.