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Re: libéral
Publié : 31 mai 2012 19:43
par BERNARD
Bravo pour ce regard moderne. Il ne reste plus qu'à transmettre aux financeurs l'utilité pour les bébéficiaires et les économies énormes que cela peut engendrer pour les finances publiques. Ma méthode d'accompagnement est le coaching car il fait appel aux ressources et aux potentialités de la personne et non à ses carences et ses déficiences. C'est un peu court mais j'ai déjà argumenté ma démarche il y a quelques mois.
Merci pour votre ouverture.
Re:
Publié : 31 mai 2012 21:42
par Flo
Le libéral serait moderne, le salariat dépassé. C'est une vision très caricaturale et cela ne dit rien des dégradations des conditions de travail que cette "méthode" engendre. Et c'est encore une vision très individualiste de ce qui se passe dans le travail social.
Ce qui est moderne, c'est de défendre un travail social de qualité, avec une vision collective qui n'est pas là pour faire plaisir aux financeurs sur une question de dépense. Car dans les propos, je vois venir "un libéral ca coute moins cher". C'est sur, un libéral polarise à lui seul le boulot de plusieurs salariés. Si c'est pour se placer en concurrence du salariat, cela en dit long sur la vison du métier.
Re:
Publié : 31 mai 2012 23:27
par Terranova2b
On ne peut pas parler de moderne ou de dépassé, il faut simplement voir cela comme une nouvelle méthode de travail. En toute complémentarité des structures actuelles. Mais l'éducateur libéral ne doit pas être l'unique intervenant ou l'unique interlocuteur des publics, mais le maillon d'un réseau. Il doit être l'acteur principal de son intervention mais en relation avec des instances qui seraient en droit de lui réclamer un projet, une évaluation, un bilan, etc...
Bien évidemment l'aspect financier n'est pas négligeable, mais il ne doit pas être LE moteur de cette évolution.
Quand à la dégradation du métier, elle n'a pas attendu l'avènement de l'éducateur libéral, et n'est pas seulement dû a des problèmes financiers.
Acceptons que le métier a besoin d'être booster au travers de nouvelles méthode de travail. Pour finir, il manque en France tellement de travailleurs sociaux que ce ne sont pas les quelques "indépendants" qui vont contribuer a l'explosion du travail social. Vous avez encore de beaux jours devant vous ne vous inquiétez pas...
Re: libéral
Publié : 31 mai 2012 23:59
par BERNARD
"Ce qui est moderne, c'est de défendre un travail social de qualité,"
C'est quoi un travail social de qualité ?
Je vous remercie de bien vouloir préciser votre pensée cela m'aiderait beaucoup à comprendre les piliers sur lesquels repose "cette vision collective".
Re: educ libéral, on l'a fait
Publié : 01 juin 2012 12:27
par kar1ne
le social de qualité c'est vrai que ça peut inspirer !
ah bah oui il en manque dommage qu'on n'embauche pas ceux qui sont au chômage.
eT puis les politiques et les pouvoirs publiques sont bien heureux de laisser les acteurs du social se démerder (enfin presque)
Quand la vrai collaboration existera du travail de qualité se fera. C
Re: LIB
Publié : 01 juin 2012 12:33
par kar1ne
Comment parler de travail de qualité quand les divers professionnels sont encore morcelés chacun avec sa vision d'une même personne, sans concertation, sans lien.
Comment laisser des travailleurs sociaux se mettre en burn out sans se soucier de son bien être alors qu'il a des gens en souffrance à sa charge? A quoi sert l'institution?
Comment ne pas + collaborer avec le secteur psy qui a des concepts, des explications éventuelles qui donneNT du sens et permettent d'élaborer des solutions?
Et enfin des travailleurs sociaux dANs des emplois précaires, des cdd, sans formations continues. ESt-ce normal pour un travail de qualité?
Re: le libéral
Publié : 02 juin 2012 23:50
par BERNARD
Karine dit : " Comment ne pas + collaborer avec le secteur psy qui a des concepts, des explications éventuelles qui donneNT du sens et permettent d'élaborer des solutions?"
C'est bien dans ses "concepts" d'intervention que l'éduc libéral doit démontrer sa spécificité, c'est à dire les moyens, les méthodes, les techniques qu'il utilise dans sa pratique pour soutenir un bénéficiaire, usager, client, personne, patient. S'il utilise une méthode issue de la psychologie c'est à lui ou à son service à le témoigner. La formation de l'éducateur ne prépare pas à l'exercice de méthode d'accompagnement au plus près des besoins des personnes en difficultés en termes de mobilisations des potentialités et des ressources. Il est formé pour répondre aux exigences du cadre imposées par les pressions des financeurs institutionnels. Il est formé pour réaliser des projets personnalisés, des projets de service. Il est formé pour travailler en partenariat avec d'autres acteurs, d'autres institutions. Il est formé pour décrire et rendre compte d'actions à coup de concepts et de termes génériques peu "habités". (l'autonomie, la bientraitance, l'évaluation, les pratiques innovantes, la démarche qualité, le partenariat...etc.
C'est pourquoi "donner du sens à son travail" d'accompagnement c'est d'abord d'être en capacité de décrire le plus finement possible les objectifs qu'il vise en utilisant une technique,une méthode, une posture, une attitude pour répondre aux attentes d'un bénéficiaire. L'intervenant libéral qui ne s'impose pas cette exigence a peu de chance de convaincre des gestionnaires.
Re: educ libéral, on l'a fait
Publié : 03 juin 2012 09:08
par Vanille44
L'éducateur en libéral ou en institution ont à la base la même formation. Pourquoi certains estiment que parce qu'il travaille en libéral, il ne mettra pas en pratique la formation qu'il a reçu ?
Au contraire Il pourra : réaliser des projets personnalisés, . Il pourra travailler en partenariat avec d'autres acteurs, d'autres institutions. Il pourra décrire et rendre compte d'actions (l'autonomie, la bientraitance, l'évaluation, les pratiques innovantes, la démarche qualité, le partenariat...etc. C'est, tout pareil, "donner du sens à son travail d'accompagnement "c'est aussi être en capacité de décrire le plus finement possible les objectifs qu'il vise en utilisant une technique,une méthode, une posture, une attitude pour répondre aux attentes d'un bénéficiaire.
Dans certaines zones en France,il n'y a pas d'institution car l'équilibre financier ne serait pas suffisant.
Au contraire un éducateur libéral pourrait intervenir en partenariat avec les acteurs sociaux locaux.
Une personne en difficulté s'adressera plus facilement à un libéral qu'à une institution. La mise en place d'un accompagnement sera plus rapide ( Actuellement 6 à 9 mois pour la mise en place d'un suivi en instution)
Re:
Publié : 03 juin 2012 13:13
par Cédric
Petits points pour montrer que je suis la discussion.
Le mot méthode. Je déteste, c'est figé, c'est définitif , . Pas d'adaptation la personne doit s'adapter . Et puis si celà ne marche pas c'est l'aurez qui échoue pas le praticien.
Je préfère le mot technique pour sa variété, sa personnalisation . Surtout dans l'accompagnement de personne avec autisme , on entend méthode: sous entendu " ça marche à tout les coups"
À suivre , pour info je suis indépendant depuis 4 année
Re:
Publié : 03 juin 2012 14:05
par Flo
Pour ma part, je récuse le terme technique. Justement, un technicien suit un protocole, quelque chose est cassé, on répare et point barre. Je préfère le terme de praxis. Qui lie pratique théorie ou théorie pratique et qui fait part de toute l'incertitude d'un accompagnement.
Pour ce qui est de l'éduc en libéral et le travail social en général. Il faut justement avoir une vision un peu plus global et un peu plus politique. Est-ce en devenant éduc libéral qu'il y aura davantage de moyens et que le financeur va davantage regarder la question du sens que des moyens? Pas du tout. Le libéral est une mauvaise réponse car justement elle entraine une mise en concurrence et va entrainee une dégradation des conditions de travail. Alors certes, les institutions ne remplissent plus leurs missions. Mais c'est bien à nous de nous organiser collectivement pour ne pas rester isolé dans notre mal être.