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Re: gratification des stagiaires

Publié : 09 avr. 2008 10:00
par Al
Bon il y a un truc que je ne comprend pas...
e touche les assedic mais ce n'est pas avec 500 euros par mois que je je m'en sort... pourquoi ne serions nous pas concerné par cette gratification???
Dans ce cas la quelle est la nouvelle définition de la précarité???

Re: gratification des stagiaires

Publié : 09 avr. 2008 10:34
par maudynette
Je crois que je n'ai pas tout saisi lolo56. La loi est passée, elle a été votée par le parlement et le Sénat, c'est à dire par presque 1000 personnes. Dans ce que tu proposes, tu excuses le gouvernement de balancer des lois qu'il ne peut assumer, mais jusqu'à quand va t'on excuser l'Etat de ses incohérences? Crois tu qu'une fois la circulaire retirée, l'Etat va gentiment nous inviter à discuter sur ce que veut le secteur social, mais tu rèves!!! En plus, en agissant comme cela, le mouvement va s'étioler, déjà pour que nous soyons tous unis, c'est galère! désolée de m'énerver, mais je me bats pour la gratification et non pour excuser un gouvernement qui nous prend pour des panurgistes! a bon entendeur....

Re: gratification des stagiaires

Publié : 09 avr. 2008 19:09
par Lolo56
OUI, effectivement tu n'as pas tout compris et d'ailleurs cela commence sérieusement à nous échauffer nous autres à Lorient, si tu veux aller dans la franchise.
La position de Lorient est que ce décret ainsi que la circulaire qui instaure les modalités de son application se sont imposés au monde social sans aucune concertation et surtout dans une méconnaissance totale du statut du stagiaire en formation en travail social ! Résultats des courses, une promesse de gratification (est-ce suffisant d'ailleurs ?) non tenue par l'état de financer et au secteur privé de se démerder à trouver les fonds, eux qui n'ont déjà pas de thunes. Je passe sur l'ensemble des discriminations qui en résultent (cf. les comptes rendus des AG de france, qui là-dessus au moins, les citent et sont d'accord) et qui sont le cheval de bataille des écoles en ce moment, ce que l'on peut appeler un "oui à la gratification, mais..". Mais un des nombreux problèmes et sans doute le plus important, c'est bel et bien la logique derrière, c'est à dire la modification de notre statut de stagiaire, de professionnel apprenant. Les modalités pédagogiques sont bel et bien remises en cause dans le cas ou un financement direct de nos structures de stages venaient à se faire, des certains rapports de subordination seraient à envisager et sont d'ores et déjà constatés (cf. les forums...). Nous ne sommes pas dans le même cadre, lors de nos stages en structure du social, qu'un stagiaire dans le commerce ou l'industrie à qui était destinée en premier lieu la loi. Nous ne sommes pas dans un rapport de plus-value, mais d'apprenant, la nuance est importante. C'est pourquoi il serait préférable de financer, par n'importe quel mode (salaire étudiant, RME, allocation d'autonomie, gratification...on verra bien) l'ensemble de nos parcours de formation, et par un organisme INDÉPENDANT.
Ces différents constats, et je fais cours désolé, ont amené les étudiants de Lorient à voter unanimement contre cette circulaire inique et veulent que soit modifié le décret+ retrait circulaire afin qu'un véritable statut des TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION soient reconnus, ce que n'amène pas la gratification ainsi imposée. Une concertation tripartite avec l'ensemble des acteurs de la formation doit avoir lieu afin de faire émerger effectivement une vraie réponse à notre statut de stagiaire en formation, prenant en compte la spécificité de la formation en social, avec un mode de financement (à débattre) sur tout le parcours de formation. Mais c'est sûrement une question de stratégie.
Pour l'instant, les autres écoles mettent en lumière les discriminations liées à la gratification actuelle et veulent si possible les supprimer: mais avant cette idée inique de gratification telle qu'elle est proposée, il n'y avait pas de souci ! Nous sommes en train de revendiquer des choses qui ne devraient pas être présents, fait sans concertation et dont on sait très bien qu'une fois l'enveloppe arrivée, la mobilisation va sûrement s'éteindre, les gens retournant en stage, nous laissant le tas de discrimations en l'état. C'est donc cela que Lorient met en avant, il faut faire table rase de ce décret inique concernant le social et mettre en place une véritable solution aux problématiques réelles qu'étaient censés soigner le décret+circulaire ou communément appelé, et c'est ce qui fout la merde (gros pb de vocabulaire), La gratification.
Je ne sais pas si j'ai été clair, mais je t'assure que pour avoir rencontré un maximum de monde dans les coordinations régionale ou interdélégation, notre positionnement est clairement compris, respecté, mais apparement n'arrive pas à remonter en AG. Les gens bloquent comme si nous ne voulions pas de cet argent ou que nous voulions des choses utopiques: NON, nous tirons tous dans le même sens, mais nous pensons qu'il ne sert à rien de se battre sur les discriminations qu'apportent ce décret+circulaire, mais dire non afin de mieux construire. Si l'état était prêt à financer nos stages, pour quoi ne le feraient-il pas encore, mais en reconnaissant la spécificité de nos formations. Il faut commencer à négocier vers le"haut", pas vers le bas. Et si je peux me permettre un petit aparté, donc seulement à titre personnel, même si je sais qu'elle est largement partagée, tout cela répond d'une même logique, il ne faut pas croire que les discriminations soulevées ont été faites par erreur (public/privé...), c'est aussi une idéologie qui rentre dans le monde du social: refonte de la convention 66 vers le "bas", lois sur la délinquance...

Voili voilou, je t'écris d'un seul jet donc tout ne sera pas des plus lisibles mais sache que l'on recherche nous aussi la meilleure des stratégies possibles.

Bécots lorientais.

Re: stages

Publié : 09 avr. 2008 21:40
par manu
salut je suis ME sur pau a l'its ca commence a s'organiser les ES sont motivé certain prof sont avec nous ainsi que différents directeur de lien de stages il faut prendre dontact et s'organiser.vivement.
manu

Re: gratification des stagiaires

Publié : 09 avr. 2008 22:01
par maudynette
resalut lolo56, je m'excuse en core pour tout à l'heure, je me suis un peu échauffée, et suis un peu sur les nerfs en ce moment. Ton message est plus clair, comme cela, et je l'entends. Mais, personnellement et bien que je respecte votre façon de penser, je trouve que votre approche est beaucoup trop utopiste et idéaliste, je reste persuadée que si on commence à revenir sur cette gratification, on ne pourra plus rien avoir dans le social. la table ronde dont tu parles, je ne suis pas sure que le gouvernement la fera, une fois sa loi enlevée. Je reste persuadée qu'actuellement les lois dierses et variées sont en train de détruire notre vision du travail social. Il ne faut pas oublier non plus que cette loi, n'a pas été crée pour nous, mais plutot qu'ils se sont rendus compte trop tard, qu'on en faisait partie.

Enfin, sur le fait que nous sommes des stagiaires en formation, nous demandons la création d'un organisme indépendant qui nous gratifierait pour ne pas etre obligé d'être dans une sorte de rendement, ou de rapport de subordination que je refuse.

Je crois en fait que nous désirons la même chose en finalité, même si les modalités pour y arriver ne sont pas les mêmes...

merci en tout cas de tes explications, ziboux lyonnais

Re: gratification des stagiaires

Publié : 10 avr. 2008 02:48
par virginie
:crying: bonjour a tous
J e fais aprtie du collectif de l'iests de nice, et nous sommes desolés mais nous pourrons etre present lors de la coordination de vendredi a paris.Il se peut que nous soyons representés par la regio nPACA, dont certaines ecoles feront le deplacement, mais nou suivons tout cela de pres en essayant de faire ce que nous pouvons car nous fonctionnons encore et tjs avec nos fonds perso car l'association d note ecole dont noter collectif fera parti ne sera effective que dan sdeux semaines. NOUS SUIVONS TOUT CA ET RESTONS PRESENTS.
virginie 'collectif de l'iests

Re: gratification des stagiaires

Publié : 10 avr. 2008 14:32
par nono
Je suis actuellement en stage dans le secteur public et je vais recevoir une indemnisation! Donc, ça concerne également le secteur public

Re: gratification des stagiaires

Publié : 11 avr. 2008 04:46
par Mick C2009 LYON

Salut, 4 revendications en lien avec la GRATIFICATION
Je bosse dessus depuis 10 jours. J'essaye de voir comment nous allons pouvoir établir un rapport de force suffisamment fort dans les négociations avec les "grandes pompes" (l'état).
Plusieurs conditions sont à mon avis nécessaires:
-Unanimité de nos revendications au niveau local (école ou centre de formation), au niveau régionale, au niveau national.
-Les revendications s'appuient sur des notions légales comme le caractère pleinement discriminatoire du décret, etc ...
Je ne pense pas que l'état accepte de créer un organisme indépendant pour gérer l'enveloppe des gratifications. Déjà que les caisses de l'état sont plutôt bien vides, et qu'il (le gouvernement) essaye de réduire un maximum les effectifs des fonctionnaires tous secteurs d'activités confondus (Cf actualité), ça m'étonnerai qu'il accepte de créer un organisme, car ça coute beaucoup d'argent, (des bâtiments, du personnel,...) et nécessite du temps.
Je pense qu'en à moi que les revendications pourraient être :
-Déblocage de fonds demandé à l'état et versé aux écoles ou centres de formations ( car de toutes façon, si nous faisons "BLOC" jusqu'à obtenir la gratification pour tous quelques soit les conditions financières, (ce que nous pouvons demander légitimement à l'état), imaginons que nous soyons tous ensemble et structurés dans notre mouvement : étudiants, terrains de stage, écoles et centre de formations, plus le soutien d'une intersyndicale. Celle-ci doit nous soutenir selon des modalités précises qui nous permettent de garder le contrôle total des négociations des 4 revendications jusqu'à ce qu'on rencontre le big boss (l'état) et de garder la première place médiatique. Alors je pense que nous avons toutes les chances de notre coté.
Ce qui fait que l'état sera obligé pour l'année prochaine ou, au plus tard d'ici deux ans, de plancher sur l'idée d'une aide financière aux étudiant qui regrouperai et unifierai les conditions financières de chaque étudiants quelque soit sa région.
Actuellement c'est du bricolage individuel pour ce qui est du montage financier pour vivre pendant nos 3ans de formation, aides régionale ou pas, bourses, ASSEDICS, RMI autre ... c'est le Binz et l'état va essayer d'éclaircir ces enveloppes budgétaires multiples, pour faire des économies sur ses services de finances qui pèsent en terme de masse salariale dans la fonction publique.

Voilà ma position, qu'en pensez vous .?

SOLIDAIREMENT Nous pouvons DEFENDRE NOS DROITS

Re: gratification des stagiaires

Publié : 20 avr. 2008 16:06
par solale

GRATIFIÉS
A QUEL PRIX ?

LA SITUATION EST URGENTE !
Suite à la gratification, de nombreux stages sont gelés, interrompus ou refusés.
De fait, bon nombre d'entre nous ne pourrons pas se présenter au diplôme..
LA SITUATION EST PREOCCUPANTE:

Mise en concurrence des stagiaires en fonction de leur
statut. Les travailleurs sociaux en formation en cours
d'emploi, allocataires des Assedics ne seront-ils pas
privilégiés du fait qu'ils ne sont pas sujets à gratification ?

Mise en concurrence des stagiaires en fonction du diplôme
préparé. Les Moniteurs Educateurs ne sont pas concernés
par la gratification réservée aux études supérieures.
Seraient-ils des sous travailleurs sociaux ?

En fonction de l'expérience. S'il doit verser une gratification
un terrain de stage choisira-t-il un stagiaire inexpérimenté
et sortant du bac ou un stagiaire qui a plusieurs années
d'expérience ?

LA POSITION DU STAGIAIRE EST MISE A MAL:

Quelle place pour le stagiaire dans une institution qui nous paye ?
Oups, qui nous gratifie. Viendra-t-il pallier au manque d'effectif ? Sera-
t-il en position de conserver sa liberté d'expression et de penser sa
formation ?

Les petites structures alternatives pourront-elles se permettre
d'accueillir des stagiaires alors que leurs budgets sont déjà limités.

Quel choix offert aux travailleurs sociaux en formation qui se
trouveront contraints de se diriger vers des grosses structures ou la
fonction publique ?

Quelle place faite, à l'intérieur même de notre formation, à la
découverte de secteurs, tels que la prévention spécialisée et à la
diversité des pratiques et des approches ?

L'application au 2 février 2008 du décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la
gratification et au suivi des stages en entreprise ainsi que la circulaire
interministèrielle n°DGAS/4A15B/2008/67 du 27 fevrier 2008 portant sur la
gratification* des stagiaires est discriminatoire (d’un montant de 398.13 euros et
valable pour les stages de plus de 3 mois à l’exception du secteur public, des
étudiants en cours d’emploi ou allocataires des Assedics et des Moniteurs
éducateurs) et remet en cause le principe même de nos formations.
En effet, la formation des travailleurs sociaux (Assistantes Sociales, Educateurs de
Jeunes Enfants, Educateurs Spécialisé, Educateurs Techniques Spécialisé) repose sur
l'alternance d'une formation théorique et pratique. Pour exemple, la formation
d'Educateur Spécialisé comporte 57,6% de stage.

*
Gratification : somme d'argent versée à quelqu'un en plus d’un salaire. (opposé à frustration).
Source : Dictionnaire Hachette.


LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL:

Un stagiaire à 398,13€ et un salarié en CDD ou à temps
partiel, ne seraient-ils pas plus rentables que deux salariés
pour des structures peu regardantes ?

En tant que travailleurs sociaux n’apparaît-il pas paradoxal
de participer à l'augmentation des emplois précaires ?

LA precarite est-elle resolue ?

En dehors de nos temps de stages, quelle est la solution à la précarité
grandissante des étudiants ? Est-on précaire seulement pendant nos
temps de stage ?

Ne serait-il pas préférable d'envisager une formation rémunérée
comme cela a existé pour la formation des instituteurs ou même des
énarques?
C'EST POURQUOI NOUS DEMANDONS L'ABROGATION DE CE DECRET POUR UNE VERITABLE REpONSE A
LA PRECARITE dES ETUDIANTS !!

DES TRAVAILLEURS SOICIAUX EN FORMATION EN COLERRE DU CFPES-CEMEA D’AUBERVILLLIERS.

Re: gratification des stagiaires

Publié : 21 avr. 2008 22:01
par alex
Bonjour,
Je me permets d'élever quelques doutes quant au bienfondé d'une coordination nationale du mouvement. En effet, chaque département ayant une situation précise et un financement précis, parfois pas d'école de travail social, parfois douze....à l'arrivée nous en serons toujours à organiser des démarches locales, décentralisation oblige et c'est tant mieux.
Dans le Loiret, nous avons contacté le sénateur Sueur ( PS ) et d'autres élus qui se sont engagés à faire remonter l'information à Paris, au ministre Xavier Bertrand, à poser des questions au journal officiel du Sénat et de l'Assemblée nationale. Avez-vous contacté vos élus ?
L'opinion public suivra t-il ? En pleine crise du pouvoir d'achat, qui comprendra que nous protestons contre une gratification des stages ? Ce décret est une avancée sociale !!! même si la forme n'est pas parfaite. Pourquoi public/privé, ASSEDIC/pas ASSEDIC ? Ce sont des questions importantes que nous ne maîtrisons pas. Regardez toutes ces questions débridées sur le net ....

Demandons d'abord le pourquoi du comment aux élus à Paris !!! Le décret a été voté par des élus du peuple !!! et à ce titre, doit être appliqué aujourd'hui. Les modifications pourront être apportées plus tard en faisant des démarches auprès des élus locaux, en écrivant au ministre, ce pourquoi les délégués ont été élus...Une coordination nationale ? Chacun a ses convictions à l'égard de la loi et ça le regarde.. mais la loi doit être appliquée, c'est un fondement de la démocratie. Nous sommes légalistes et c'est pourquoi nous n'allons pas participer à cette coordination, tout en restant vigilant quant à l'évolution de cette loi. Aujourd'hui nous nous battons pour que chacun trouve un stage et c'est compliqué, je ne sacrifierai pas ma formation en passant du temps dans les AG de la France entière !! Nous avons organisé des manifestations, écrit des centaines de courriers et cela nous a demandé une énergie considérable en plus de la formation. Changer une loi ? Regardez le CPE : deux millions de personnes pendant trois semaines dans la rue...voilà ce qu'il faut pour qu'une loi soit changée aujourd'hui de force... Je suis partisan de démarches écrites, de rencontres posées, mais tout cela ne peut se dérouler que localement. Nous pouvons mutualiser les informations... mais écrire et démarcher chacun de notre coté pour que la loi soit appliquée comme dans toute démocratie me paraît modestement la meilleure solution.

Je ne demanderai pas aux personnes de mon école de mettre à coté ce pourquoi ils ont passé un concours et passé un engagement dans l'accompagnement de personnes en difficulté pour aller débattre du bienfondé ou non de lois votées par nos élus, surtout une loi constituant une avancée sociale, incomplète mais à mon sens prometteuse.
Je n'en empêcherai personne bien sûr mais je ne soutiens pas le mouvement et tant que délégué des élèves de l'ERTS.
Je suis bien entendu prêt à mutualiser des informations et à partager des contacts, aider si questions il y a. Je vous ferai parvenir le résultat des démarches parisiennes.
Nous sommes en formation d'éducateur spécialisé, pas politiciens. Nous devons nous battre pour que ce décret soit appliqué de façon la moins douloureuse possible, tout en démarchant pour qu'il soit étayé, avec l'aide de nos écoles à qui il revient en majorité de gérer la gratification. Ne gâchez pas vos formations pour cela, ne vous laissez pas envahir par cela. La formation est déjà très prenante. Personne ne disait rien lorsque nous étions en stage pour pas un clou, prenons du recul face à cette avancée en direction d'une reconnaissance du statut de stagiaire en formation d'alternance. En vous souhaitant bon courage pour la suite, je suis évidemment ouvert au dialogue sur notre position et toute question sera la bienvenue.
Cordialement.