Re: educ libéral, on l'a fait
Publié : 20 juin 2009 03:34
Je trouve ta remarque très pertinente!
Bonjour.
Je suis éduc-spé depuis deux ans maintenant. Je ne suis pas totalement convaincue de votre "bonne idée".. En toute amitié, bien sur,je ne cherche pas à vous juger ni à être désobligeante, rassurez vous.
Mais je me questionne sur le sens et l'histoire de notre métier lorsque je lis les mots "création d'entreprise" . J'imagine très vite un éducateur-"patron".. Évidemment, on trouve ça normal d'un avocat ou d'un thérapeute, mais ne perdons nous pas au passage la mobilisation collective, les racines associatives de notre fonction, les racines militantes, solidaires ?
Et au delà de ça, ne nous croyons nous pas trop suffisant, pour croire pouvoir réaliser le travail d'une douzaine de personnes à nous seul, en autonomie..gare à l'autarcie...
Simple réflexion sur le sujet. J'imagine que vous êtes convaincue de travailler collectivement, même en libérale, au travail de partenariat et de réseaux.
Je me demande aussi si les personnes accompagnées sont considérées comme des clients? Tiens, quelqu'un connaitrait t il une personne qui a déjà fait appel à un éducateur spécialisé libéral? J'aimerais bien connaitre son profil, les raisons pour lesquelles elle a fait cette démarche..
D'un coup, je me dis qu'après tout, n'est ce pas peut être aussi le moyen de sortir "des murs"..
Je travaille en SESSAD, dans un ITEP. Et la question du "hors les murs" et du "dedans", lieu collectif que représente l'institution, se pose très souvent dans nos pratiques..
Mais qui prend en charge.. Nous privatisons l'accompagnement éducatif, n'est ce pas ? L'argent a parait-il des vertus thérapeutiques dans la cure mais je ne suis pas du tout persuadée que la majeure partie des personnes que nous sommes amenés à accompagner pourrait faire appel à un éducateur spécialisé "payant", en contrepartie d'argent.
Comment cela peut il se concrétiser? Faites vous un devis?
Avez vous un cahier des charges? Ils remplaceraient les projets d'accompagnements, les outils d'évaluation?
Je ne dis pas que cela ne peut pas contenir des atouts.. Je vois bien la somme de liberté d'action, d'adaptabilité et de souplesse que cela peut apporter, mais où sont les gardes fous..? La souplesse permet aussi toutes les dérives fantaisistes, comme à l'opposé,la rigueur comprend le risque permanent d'immobilité et d'inutilité..
Vous l'aurez compris, je suis partagée, mais je trouve la question très intéressante.
Notre métier a subi de nombreuses transformations et prend aujourd'hui des formes variées.
Excusez si je me suis étalée, je me suis laissée porter par mes pensées.
Bonne continuation à tous.
Bonjour.
Je suis éduc-spé depuis deux ans maintenant. Je ne suis pas totalement convaincue de votre "bonne idée".. En toute amitié, bien sur,je ne cherche pas à vous juger ni à être désobligeante, rassurez vous.
Mais je me questionne sur le sens et l'histoire de notre métier lorsque je lis les mots "création d'entreprise" . J'imagine très vite un éducateur-"patron".. Évidemment, on trouve ça normal d'un avocat ou d'un thérapeute, mais ne perdons nous pas au passage la mobilisation collective, les racines associatives de notre fonction, les racines militantes, solidaires ?
Et au delà de ça, ne nous croyons nous pas trop suffisant, pour croire pouvoir réaliser le travail d'une douzaine de personnes à nous seul, en autonomie..gare à l'autarcie...
Simple réflexion sur le sujet. J'imagine que vous êtes convaincue de travailler collectivement, même en libérale, au travail de partenariat et de réseaux.
Je me demande aussi si les personnes accompagnées sont considérées comme des clients? Tiens, quelqu'un connaitrait t il une personne qui a déjà fait appel à un éducateur spécialisé libéral? J'aimerais bien connaitre son profil, les raisons pour lesquelles elle a fait cette démarche..
D'un coup, je me dis qu'après tout, n'est ce pas peut être aussi le moyen de sortir "des murs"..
Je travaille en SESSAD, dans un ITEP. Et la question du "hors les murs" et du "dedans", lieu collectif que représente l'institution, se pose très souvent dans nos pratiques..
Mais qui prend en charge.. Nous privatisons l'accompagnement éducatif, n'est ce pas ? L'argent a parait-il des vertus thérapeutiques dans la cure mais je ne suis pas du tout persuadée que la majeure partie des personnes que nous sommes amenés à accompagner pourrait faire appel à un éducateur spécialisé "payant", en contrepartie d'argent.
Comment cela peut il se concrétiser? Faites vous un devis?
Avez vous un cahier des charges? Ils remplaceraient les projets d'accompagnements, les outils d'évaluation?
Je ne dis pas que cela ne peut pas contenir des atouts.. Je vois bien la somme de liberté d'action, d'adaptabilité et de souplesse que cela peut apporter, mais où sont les gardes fous..? La souplesse permet aussi toutes les dérives fantaisistes, comme à l'opposé,la rigueur comprend le risque permanent d'immobilité et d'inutilité..
Vous l'aurez compris, je suis partagée, mais je trouve la question très intéressante.
Notre métier a subi de nombreuses transformations et prend aujourd'hui des formes variées.
Excusez si je me suis étalée, je me suis laissée porter par mes pensées.
Bonne continuation à tous.