Re: 1 enfant placé sur 4 devient SDF
Publié : 10 mars 2011 22:18
Personnellement je suis tout à fait d'accord avec toto dont l'analyse est suffisamment nuancée.
par contre je peux répondre à bab :
d'après une expérience vécue.
une association nous avait confié un enfant en nous laissant entendre que nous pourrions finir par l'adopter. nous avions un agrément d'adoption et nous voulions accueillir bénévolement cet enfant.
L'association nous a demandé cependant de prendre le statut de famille d'accueil. Je précise que nous étions tous deux fonctionnaires et en activité.
On nous avait dit que la mère, avait disparu et que le père ne l'avait pas reconnu. au bout de quelques mois, nous nous sommes informés auprès du tribunal sur les conditions d'application de l'article 350 qui permet l'adoption dans certaines conditions, après que la justice ait constaté le délaissement de l'enfant.
Nous avons vu le juge pour enfants qui s'occupait du cas, et qui avait l'air de nous encourager dans cette voie.
Mais comme elle était débutante, elle a appelé le procureur qui nous a ordonné dans notre intérêt de rendre immédiatement cet enfant à l'association car il aurait été dangereux pour nous de créer trop de liens affectifs avec un enfant qui pouvait nous être retiré d'un jour à l'autre. je reconnais aujourd'hui que c'était une sage décision. mais nous étions jeunes et sans expérience.nous nous étions attachés sans arrière pensée.
nous avons obéi, évidemment avec beaucoup de tristesse. Nous n'avons pu garder aucun lien avec cet enfant qui a été confié à une famille d'accueil strictement professionnelle.
je l'ai recontactée à sa majorité car j' avais gardé une adresse.Elle est restée en famille d'accueil jusqu'à sa majorité et n'a retrouvé sa famille d'origine, qu'à sa majorité.
Certes, il y avait eu une erreur d'évaluation de la part de l'association.mais il est évident que nous l'aurions considérée comme notre fille, avec tout ce que cela implique, ce que la famille d'accueil s'est bien gardée de faire mais après tout, elle respectait ses obligations.je précise quand même qu'elle a eu une formation professionnelle qui lui permet de vivre dans des conditions normales.
par contre je peux répondre à bab :
d'après une expérience vécue.
une association nous avait confié un enfant en nous laissant entendre que nous pourrions finir par l'adopter. nous avions un agrément d'adoption et nous voulions accueillir bénévolement cet enfant.
L'association nous a demandé cependant de prendre le statut de famille d'accueil. Je précise que nous étions tous deux fonctionnaires et en activité.
On nous avait dit que la mère, avait disparu et que le père ne l'avait pas reconnu. au bout de quelques mois, nous nous sommes informés auprès du tribunal sur les conditions d'application de l'article 350 qui permet l'adoption dans certaines conditions, après que la justice ait constaté le délaissement de l'enfant.
Nous avons vu le juge pour enfants qui s'occupait du cas, et qui avait l'air de nous encourager dans cette voie.
Mais comme elle était débutante, elle a appelé le procureur qui nous a ordonné dans notre intérêt de rendre immédiatement cet enfant à l'association car il aurait été dangereux pour nous de créer trop de liens affectifs avec un enfant qui pouvait nous être retiré d'un jour à l'autre. je reconnais aujourd'hui que c'était une sage décision. mais nous étions jeunes et sans expérience.nous nous étions attachés sans arrière pensée.
nous avons obéi, évidemment avec beaucoup de tristesse. Nous n'avons pu garder aucun lien avec cet enfant qui a été confié à une famille d'accueil strictement professionnelle.
je l'ai recontactée à sa majorité car j' avais gardé une adresse.Elle est restée en famille d'accueil jusqu'à sa majorité et n'a retrouvé sa famille d'origine, qu'à sa majorité.
Certes, il y avait eu une erreur d'évaluation de la part de l'association.mais il est évident que nous l'aurions considérée comme notre fille, avec tout ce que cela implique, ce que la famille d'accueil s'est bien gardée de faire mais après tout, elle respectait ses obligations.je précise quand même qu'elle a eu une formation professionnelle qui lui permet de vivre dans des conditions normales.