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Re:

Publié : 05 août 2011 23:49
par Florence
Bonsoir,

Le débat sur les jurys devient stérile !
Bien sûr qu'un jury est aléatoire, mais c'est le cas de tous les jurys, de toutes les épreuves ! Aussi bien au concours d'entrée, qu'au DE ! Aussi bien dans le social que dans l'Education Nationale, que dans la Fonction Publique, etc ...

Le concours d'entrée est tout aussi aléatoire, les parcours atypiques, comme le disait Pierre en parlant du DE, ne sont pas valorisés (enfin, selon les écoles) et subissent -parfois- un oral standardisé adapté aux lycéens et étudiants, pas à ceux qui ont déjà une vie professionnelle ! Je ne sais pas si il y a des discriminations géographiques, mais il y en a aussi pour l'âge ...
Répondre à Angie qu'en cas d'échec à cet oral d'entrée, il faut "tourner la page", c'est stupide et violent ! Tourner la page, ce serait renoncer à passer le concours ... Et passer outre cet échec reste difficile, car cela renforce la crainte d'échouer à nouveau ...

Concernant le DE, je reviens aussi sur l'idée que "un jury ne peut pas nous juger en 50 min" : je rappelle que ce jury de DE est composé de 3 professionnels (dont minimum 1 formateur école, et minimum 1 titulaire du DEASS).
Lorsque vous serez éventuellement amenés à passer le concours FPT, il faut savoir que vous serez jugés en 20 min (et non 50), par 2 professionnels dont bien souvent AUCUN n'est diplômé du travail social !
Tous les ans, des ASS en exercice, diplômé(e)s depuis plusieurs années parfois, échouent au concours de la FPT. Là, on est loin des 70% de reçus !! Cherchez l'erreur !

Bref, et pour revenir au DE, la seule chose qui méritait qu'on se "batte", comme on l'a fait en 2007 et 2008, c'était pour obtenir la compensation des notes entre les DC, ou à défaut, un rattrapage dès l'automne pour ceux n'ayant échoué qu'à un ou deux DC.
On l'a obtenu entre 2007 et 2009. Depuis, il y a le contrôle continu, dans au moins trois DC (je crois qu'il n'y en a pas pour le DC1 --> c'est peut-être là qu'il y aurait moyen d'intervenir). C'est déjà pas mal ...

Quant au jury plénier, quelqu'un disait plus haut que pour une note à 08/20, le jury devrait ouvrir le livret de formation. Bien sûr, pourquoi pas aussi avec une seule note à 07/20, si le candidat a de très bonnes notes par ailleurs ? Pourquoi pas aussi à 06,5/20 ?? ou même à 06/20 ? Et ainsi de suite ...

Pour résumer, je vois 2 raisons de se mobiliser :
- obtenir une prise en compte des évaluations de stage [mais on brocadera alors les méchants formateurs terrain qui découragent de pauvres étudiants apeurés en abusant de leur petit pouvoir ...]et une mote de contrôle continu pour le DC1
- des critères NATIONAUX pour l'ouverture des livrets par les jurys pléniers, avec une date unique pour ces jurys (ou au maximum des dates étalées sur 15 jours, pas plus)

Mais il est bien évident que les actions individuelles, si elles "soulagent" un tant soit peu, sont le plus souvent vouées à l'échec.

Re:

Publié : 06 août 2011 11:01
par ...
Au vu de toutes les informations recueillies au cours d'échanges avec les membres du jury eux mêmes, sur le rôle du jury plénier et son déroulement , j'en suis venue à la conclusion suivante:
si vous appartenez à une grosse école dont les promotions sont importantes, vous avez moins de chances d'être repêché. je m'explique:
chaque école a un nombre de représentants proportionnel au nombre d'étudiants de la promotion .ces représentants n'ont pas le droit de vote concernant les élèves de leur école.
(ce qui soit dit en passant est dommage puisqu'ils sont les seuls à connaître l'étudiant)
donc le repêchage se fait si l'étudiant obtient la majorité des voix de la commission de repêchage en sa faveur.
donc si vous appartenez à une école importante, vous êtes privés à priori de davantage de voix en votre faveur.(si elles doivent être en votre faveur)
c'est un tout petit argument, je le reconnais, mais il peut compter s'il vous manque une ou deux voix au vote.
En réalité, tout se joue sur l'oral dans les DC où il y en a un.
Et à compétences égales, l'étudiant qui réussit doit avoir l'art de mener la discussion,créer un échange même quand les questions ne s'y prêtent guère et ce n'est pas un exercice facile car il faut compter avec le stress, la peur qu'une réponse soit mal interprétée, hors sujet, la difficulté de savoir où le jury veut en venir et la crainte de se trouver en contradiction avec ce même jury.a l'oral, on marche sur des oeufs!
Mais l'oral peut être difficilement discuté:il n'y a pas de preuves tangibles de ce qu'on a ressenti.

Re:

Publié : 06 août 2011 11:12
par juju
Sur quels critères les jurys notent ils l'écrit et l'oral du DC1 ? Apparemment c'est surtout ce domaine qui a été "raté" par la promo de cette année.

Re:

Publié : 06 août 2011 22:17
par Françoise
Pour répondre à Florence et aller encore plus loin dans son sens:
Ce ne sont pas seulement des critères nationaux qui devraient être fixés pour l'ouverture des livrets :
Ce sont les conditions de repêchage qui devraient être fixées de façon AUTOMATIQUE pour que tous les candidats soient à EGALITE.

On se rend compte que la commission attache très peu d'importance à la note de contrôle continu puis que c'est la note d'oral quand il y en a un, qui est déterminante. à quoi sert elle finalement?à presque rien!

On pourrait tolérer que le candidat n'ait pas tout à fait la moyenne à un DC, s'il remplit par ailleurs certaines conditions qu'il faudrait négocier mais qui seraient les mêmes pour l'ensemble des candidats de façon automatique.
si on ne le tolère pas, alors qu'on supprime carrément le repêchage, ce serait plus juste.
J'ai l'impression que la réforme du diplôme a instauré un système "batard"!
Pas de compensation entre les DC pour l'aligner sur le système universitaire, mais en droit par exemple certaines UV se compensent alors qu'elles n'ont rien de commun.
on n'aurait dû accepter que si le DE tait reconnu à bac+3! ce qui n'est toujours pas le cas.
On me rétorquera que c'est un diplôme professionnel et qu'il est normal que l'année de stage ne compte pas.
Mais les apprentis qui préparent leur diplôme par le biais de stages, voient ceux ci rémunérés et sont considérés comme des salariés soumis à cotisations sociales.
Quant on voit les problèmes soulevés par les gratifications, on hallucine qu'il puisse juridiquement y avoir deux poids, deux mesures.
Et il n'est même pas question de salaires mais seulement de gratifications non soumises à cotisations sociales!

Pour conclure, évidemment les travailleurs sociaux ne s'adressent qu'à un public vulnérable qui forme le grand bataillon des abstentionnistes donc jugé de peu d'importance!
les enseignants, les infirmiers et professions de santé sont mieux reconnus car eux ils ont affaire à tous les citoyens, toutes classes sociales confondues, et prompts à sanctionner le politique.