Re: La parole est à vous, membres de jury
Publié : 26 juin 2009 17:20
Diplômée depuis juillet 2008, j'avais envie de participer un peu aux échanges car j'ai lu les différents messages d'un trait et suis passée par un gamme assez variée de sentiments...Je parle donc en tant qu’ancienne étudiante qui a passé la version réformée du DE (pas de compensation entre les DC).
Tout d'abord merci à Jeff, cocorli et Lily, je partage votre point de vue avec quelques différences bien sur (sinon cela ne serait pas amusant voyons!)
Par contre cocorli : je ne suis pas d'accord quand tu dis "(Les étudiants plus âgés) Vous apportez beaucoup aux étudiants plus jeunes et ne recevez pas grand chose en échange". Cela doit être parce que j'étais une des plus jeunes de ma formation ? Ou alors parce que les généralités, je n'ai "jamais" trop aimé ca. Classifier les étudiants par leur âge me semble très réducteur. Parce que nous ne sommes pas seulement un âge, nous avons également un vécu, une personnalité mais aussi en tant qu'étudiant en travail social, chacun un engagement différent dans notre formation... et pour moi, cela n'a pas forcément à voir avec l'âge.
J'ose penser que ce n'est pas parce que la personne a 20 ans ou 50 ans que l'échange avec elle va être plus ou moins constructif. Penser le cas contraire me parait beaucoup TROP restrictif.
Et puis être malléable ne dépend pas forcément non plus de l'âge... s'il vous plait, cessons les généralités. Ou alors cela voudrait-il dire que je vais avoir beaucoup plus de facilité à travailler, en tant qu'assistante sociale, avec une personne de 20 ans que de 50 ans car elle est plus malléable ? J'exagère là, mais bon...
Alors sinon, revenons à notre sujet, les jurys !
Je ne comprends pas bien les personnes qui souhaiteraient que les jurys soient "bienveillants" et « encourageants (petits signes d’acquiescements…). Quels professionnels souhaitons nous être ? Quels collègues souhaitons nous avoir ? Moi personnellement, je ne veux pas d'un DE au rabais. Si le jury m'avait évalué (et oui il s'agit d'une évaluation!) comme n'ayant pas encore acquis, selon eux, l'ensemble des capacités afin d'être assistante sociale, j'aurais redoublé. Et ? J’aurais pris le temps d’évoluer, d’acquérir un positionnement professionnel plus réfléchi… Nous exerçons un métier avec des personnes et à ce titre je pense qu’il est indispensable d’être très vigilant.
Concernant mon expérience de l’an dernier, je peux témoigner qu’il existe des dysfonctionnements au sein de certains jurys et ce parfois lié à des concurrences entre les écoles. Dans notre région, concernant le DC2, les ¾ des étudiants de l’Institut dans lequel j’étais, ont été « attaqués » sur leur méthodologie de Mémoire car ils venaient justement de cet Institut.
J’évoque justement des « attaques » car certains s’en plaignent. Seulement, après le DE, quand nous sommes professionnels, c’est la même chose ! Il n’y aura pas qu’une gentille hiérarchie, des gentils collègues, des gentils partenaires, des gentils usagers…. Et il faudra se positionner ! Je pense que chaque oral est différent, qu’il y a OUI une part de chance (qu’il ne faut pas négliger) mais que cela nous ne pouvons rien y changer, c’est ca un examen.
Une autre chose que j’aimerais dire : Je trouve cela bien de dire quand on n’est pas d’accord… mais je trouve cela encore mieux de dire ce que l’on propose.
Parce que dire « ca va pas » sur un forum, cela ne fera pas avancer les choses.
Par contre, avez-vous fait remonter à vos formateurs ce qui n’avait pas été lors des jurys ?
Avez-vous saisi la DRASS si vous pensiez qu’il y avait un ou des dysfonctionnement(s) (car OUI je suis d’accord, ils peuvent exister) ?
Et puis… comptez vous participer plus tard aux jurys lorsque vous serez professionnels pour être « bienveillants » auprès des étudiants ?
(à mon avis, il y a encore bien des questions qu’il serait intéressant de se poser)
Après bon, là je reconnais que quelques jours après les épreuves, cela n’est pas forcément évident pour prendre de la distance… alors, on en reparle dans quelques jours ?!
Connaissant les fonctionnements de différents instituts, je tenais également à préciser qu’il existe de nombreuses différences : notamment en termes de contrôle continu. (Par exemple, moi je n’ai eu, en trois ans, qu’un contrôle par matière, car l’institut souhaitait privilégier la pratique ou les travaux en groupe).
Alors là encore, avez-vous pu proposer des idées à vos formateurs pour les futures promotions d’ASS ? Je pense que c’est ca aussi « être acteur de sa formation »…
(Désolée pour le pavé… je suis trop bavarde).
Tout d'abord merci à Jeff, cocorli et Lily, je partage votre point de vue avec quelques différences bien sur (sinon cela ne serait pas amusant voyons!)
Par contre cocorli : je ne suis pas d'accord quand tu dis "(Les étudiants plus âgés) Vous apportez beaucoup aux étudiants plus jeunes et ne recevez pas grand chose en échange". Cela doit être parce que j'étais une des plus jeunes de ma formation ? Ou alors parce que les généralités, je n'ai "jamais" trop aimé ca. Classifier les étudiants par leur âge me semble très réducteur. Parce que nous ne sommes pas seulement un âge, nous avons également un vécu, une personnalité mais aussi en tant qu'étudiant en travail social, chacun un engagement différent dans notre formation... et pour moi, cela n'a pas forcément à voir avec l'âge.
J'ose penser que ce n'est pas parce que la personne a 20 ans ou 50 ans que l'échange avec elle va être plus ou moins constructif. Penser le cas contraire me parait beaucoup TROP restrictif.
Et puis être malléable ne dépend pas forcément non plus de l'âge... s'il vous plait, cessons les généralités. Ou alors cela voudrait-il dire que je vais avoir beaucoup plus de facilité à travailler, en tant qu'assistante sociale, avec une personne de 20 ans que de 50 ans car elle est plus malléable ? J'exagère là, mais bon...
Alors sinon, revenons à notre sujet, les jurys !
Je ne comprends pas bien les personnes qui souhaiteraient que les jurys soient "bienveillants" et « encourageants (petits signes d’acquiescements…). Quels professionnels souhaitons nous être ? Quels collègues souhaitons nous avoir ? Moi personnellement, je ne veux pas d'un DE au rabais. Si le jury m'avait évalué (et oui il s'agit d'une évaluation!) comme n'ayant pas encore acquis, selon eux, l'ensemble des capacités afin d'être assistante sociale, j'aurais redoublé. Et ? J’aurais pris le temps d’évoluer, d’acquérir un positionnement professionnel plus réfléchi… Nous exerçons un métier avec des personnes et à ce titre je pense qu’il est indispensable d’être très vigilant.
Concernant mon expérience de l’an dernier, je peux témoigner qu’il existe des dysfonctionnements au sein de certains jurys et ce parfois lié à des concurrences entre les écoles. Dans notre région, concernant le DC2, les ¾ des étudiants de l’Institut dans lequel j’étais, ont été « attaqués » sur leur méthodologie de Mémoire car ils venaient justement de cet Institut.
J’évoque justement des « attaques » car certains s’en plaignent. Seulement, après le DE, quand nous sommes professionnels, c’est la même chose ! Il n’y aura pas qu’une gentille hiérarchie, des gentils collègues, des gentils partenaires, des gentils usagers…. Et il faudra se positionner ! Je pense que chaque oral est différent, qu’il y a OUI une part de chance (qu’il ne faut pas négliger) mais que cela nous ne pouvons rien y changer, c’est ca un examen.
Une autre chose que j’aimerais dire : Je trouve cela bien de dire quand on n’est pas d’accord… mais je trouve cela encore mieux de dire ce que l’on propose.
Parce que dire « ca va pas » sur un forum, cela ne fera pas avancer les choses.
Par contre, avez-vous fait remonter à vos formateurs ce qui n’avait pas été lors des jurys ?
Avez-vous saisi la DRASS si vous pensiez qu’il y avait un ou des dysfonctionnement(s) (car OUI je suis d’accord, ils peuvent exister) ?
Et puis… comptez vous participer plus tard aux jurys lorsque vous serez professionnels pour être « bienveillants » auprès des étudiants ?
(à mon avis, il y a encore bien des questions qu’il serait intéressant de se poser)
Après bon, là je reconnais que quelques jours après les épreuves, cela n’est pas forcément évident pour prendre de la distance… alors, on en reparle dans quelques jours ?!
Connaissant les fonctionnements de différents instituts, je tenais également à préciser qu’il existe de nombreuses différences : notamment en termes de contrôle continu. (Par exemple, moi je n’ai eu, en trois ans, qu’un contrôle par matière, car l’institut souhaitait privilégier la pratique ou les travaux en groupe).
Alors là encore, avez-vous pu proposer des idées à vos formateurs pour les futures promotions d’ASS ? Je pense que c’est ca aussi « être acteur de sa formation »…
(Désolée pour le pavé… je suis trop bavarde).