Re: EVS? Quel avenir
Publié : 16 juin 2008 21:21
Notre inspection academique d'auxerre avait organisé au profit des evs une journée de formation à l'AFPA d'Auxerre (89) en voilà le compte rendu.
Les EVS de l'Yonne se fachent de plus en plus
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Compte rendu de la réunion EVS du 16 juin à l’AFPA d’Auxerre (89) sur la mise en place d’une « formation ».
Une centaine d’EVS était présent à la réunion d’information sur la mise en place (selon l’intitulé de l’inspection académique d’Auxerre d’une formation pour aider les CAV et CAE dont le contrat n’est pas renouvelé à … retrouver un emploi.
Les interlocuteurs institutionnels représentés : La Direction Départementale du Travail et de l’Emploi et de la Formation professionnelle (DDTEFP) par Monsieur PERROT et Madame PAGOT, L’ANPE dont le représentant est arrivée en cours de Réunion. L’AFPA avec son responsable et des formateurs, enfin le Conseil Général de l’Yonne par un responsable du secteur de la mission d’insertion.
Force Ouvrière quant à lui avait décidé de s’inviter à cette réunion en la personne de Reynald MILLOT du syndicat des enseignants du premier degré.
Cette réunion qui ne devait être qu’une réunion d’information s’est transformée dés les premières minutes en une réquisitoire contre la DDTE, l’ANPE, la Préfecture et l’Education Nationale : les EVS ont dénoncé l’absence de considération à leur égard, le non respect de la loi en matière de formation et ont exigé des réponses concernant leur réemploi.
Les EVS ont refusé d’aborder la question de cette « formation » avant d’avoir des réponses.
DDTEP : « Nous n’avons aucune réponse à donner, nous n’en savons pas plus que vous, nous ne sommes là que pour répondre aux questions d’ordre technique concernant votre accompagnement au retour à l’emploi… Ce n’est pas une formation mais un accompagnement, à ce titre, cela ne rentre pas dans le cadre des formations que l’employeur doit vous donner durant votre contrat aidé. »
EVS : « Mais nous n’avons déjà fait cet accompagnement puisque nous étions tous demandeurs d’emploi avant d’être recrutés ! »
DDTEFP : « Cet accompagnement est sur la base du volontariat… »
EVS : « Nous voulons une véritable formation qualifiante ! »
DDTEFP : « Cela relève de votre employeur… »
EVS : « l’employeur ne respect pas la loi, vous avez la responsabilité de la faire respecter en matière du droit du travail et vous ne faites rien ! »
Il faut par ailleurs apprécier que sur un courrier de l’AFPA informant du contenu de la « formation », il était précisé que seulement deux groupes de quinze personnes pourraient profiter de ces six journées d’accompagnement.
En off un formateur AFPA a déclaré à un EVS : « six journées ce n’est assez pour mettre en place un accompagnement… Nous avons été prévenus seulement la semaine dernière et j’ai dû supprimer un stage programmé… »
Il est clair que cette session a été montée de toute pièce en urgence pour tenter non seulement de freiner la mobilisation des EVS mais de se prémunir d’éventuels recours pour défaut de formation.
Force Ouvrière est intervenu au cours de cette discussion pour rappeler que les EVS n’avaient pas besoin d’être accompagnés pour retrouver un emploi puisqu’un emploi ils en avaient un et qu’ils exigeaient simplement de pouvoir continuer à faire leur travail et donc être renouvelé dans leur emploi. Nous avons dénoncé les démarches de l’ANPE auprès des directeurs d’écoles pour recruter de nouveau EVS dans les écoles alors que dans le même temps cette même ANPE dans le cadre du Service Public de l’Emploi doit théoriquement étudier au cas par cas les dossiers.
Devant l’insistance des EVS et de Force Ouvrière pour obtenir des réponses à leurs revendications, la DDTEFP a accepté de prendre en note nos interrogations et de tenter d’y apporter de plus rapidement possible des réponses :
- Au niveau des réemploi,
- Au sujet de la décision du Prefet de ne pas laisser les CAV aller aux termes des 24 mois,
- Au sujet du défraiement des EVS qui seraient en formation début juillet donc après la fin de leur contrat.
La discussion se poursuivant de manière tout aussi houleuse et les représentants de la DDTE se sentant en difficulté ont fait appel à Madame BOUILLE Directrice adjoint à la DDTE de l’Yonne qui s’est déplacée en urgence pour participé à la réunion et répondre en partie aux interrogations cités plus haut.
Voici les réponses apportées par Madame BOUILLE (DDTEFP) :
« - Concernant le réemploi des EVS : les dossiers seront étudiés au cas par cas, les préfets se réunissent avec le Préfet de région dans les derniers jours de juin, rien n’est encore arrêté, mais la priorité est donnée aux emploi d’accompagnement dans la scolarisation d’enfants handicapés, pour les travailleurs handicapés, les plus de 50 ans et les parents isolès…
- Concernant le défraiement pour assister aux 6 journées : Non ce n’est pas prévu, c’est à la charge des salariés…
- Pendant les 3 journées de juillet vous avez le statut de demandeur d’emploi… »
Les EVS ne pouvant pas se satisfaire de ces réponses, ont décidé, pour nombre d’entre eux, passé 11h30 (la réunion ayant débuté à 9h00) de ne pas se prêter plus longtemps à la mascarade mise en place par la DDTEFP.
Un tract à l’initiative d’EVS à été diffusé durant la réunion. Ce tract se terminait ainsi :
« boycottons cette formation proposée par l’inspection Académique qui se moque vraiment de nous !
Nous réclamons un vrai retour à l’emploi, pas un énième réorientation professionnelle
Oui au travail ! Non à la précarité et à ceux qui en vivent !
Pas de chômage pour les EVS en poste actuellement »
Les EVS de l'Yonne se fachent de plus en plus
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Compte rendu de la réunion EVS du 16 juin à l’AFPA d’Auxerre (89) sur la mise en place d’une « formation ».
Une centaine d’EVS était présent à la réunion d’information sur la mise en place (selon l’intitulé de l’inspection académique d’Auxerre d’une formation pour aider les CAV et CAE dont le contrat n’est pas renouvelé à … retrouver un emploi.
Les interlocuteurs institutionnels représentés : La Direction Départementale du Travail et de l’Emploi et de la Formation professionnelle (DDTEFP) par Monsieur PERROT et Madame PAGOT, L’ANPE dont le représentant est arrivée en cours de Réunion. L’AFPA avec son responsable et des formateurs, enfin le Conseil Général de l’Yonne par un responsable du secteur de la mission d’insertion.
Force Ouvrière quant à lui avait décidé de s’inviter à cette réunion en la personne de Reynald MILLOT du syndicat des enseignants du premier degré.
Cette réunion qui ne devait être qu’une réunion d’information s’est transformée dés les premières minutes en une réquisitoire contre la DDTE, l’ANPE, la Préfecture et l’Education Nationale : les EVS ont dénoncé l’absence de considération à leur égard, le non respect de la loi en matière de formation et ont exigé des réponses concernant leur réemploi.
Les EVS ont refusé d’aborder la question de cette « formation » avant d’avoir des réponses.
DDTEP : « Nous n’avons aucune réponse à donner, nous n’en savons pas plus que vous, nous ne sommes là que pour répondre aux questions d’ordre technique concernant votre accompagnement au retour à l’emploi… Ce n’est pas une formation mais un accompagnement, à ce titre, cela ne rentre pas dans le cadre des formations que l’employeur doit vous donner durant votre contrat aidé. »
EVS : « Mais nous n’avons déjà fait cet accompagnement puisque nous étions tous demandeurs d’emploi avant d’être recrutés ! »
DDTEFP : « Cet accompagnement est sur la base du volontariat… »
EVS : « Nous voulons une véritable formation qualifiante ! »
DDTEFP : « Cela relève de votre employeur… »
EVS : « l’employeur ne respect pas la loi, vous avez la responsabilité de la faire respecter en matière du droit du travail et vous ne faites rien ! »
Il faut par ailleurs apprécier que sur un courrier de l’AFPA informant du contenu de la « formation », il était précisé que seulement deux groupes de quinze personnes pourraient profiter de ces six journées d’accompagnement.
En off un formateur AFPA a déclaré à un EVS : « six journées ce n’est assez pour mettre en place un accompagnement… Nous avons été prévenus seulement la semaine dernière et j’ai dû supprimer un stage programmé… »
Il est clair que cette session a été montée de toute pièce en urgence pour tenter non seulement de freiner la mobilisation des EVS mais de se prémunir d’éventuels recours pour défaut de formation.
Force Ouvrière est intervenu au cours de cette discussion pour rappeler que les EVS n’avaient pas besoin d’être accompagnés pour retrouver un emploi puisqu’un emploi ils en avaient un et qu’ils exigeaient simplement de pouvoir continuer à faire leur travail et donc être renouvelé dans leur emploi. Nous avons dénoncé les démarches de l’ANPE auprès des directeurs d’écoles pour recruter de nouveau EVS dans les écoles alors que dans le même temps cette même ANPE dans le cadre du Service Public de l’Emploi doit théoriquement étudier au cas par cas les dossiers.
Devant l’insistance des EVS et de Force Ouvrière pour obtenir des réponses à leurs revendications, la DDTEFP a accepté de prendre en note nos interrogations et de tenter d’y apporter de plus rapidement possible des réponses :
- Au niveau des réemploi,
- Au sujet de la décision du Prefet de ne pas laisser les CAV aller aux termes des 24 mois,
- Au sujet du défraiement des EVS qui seraient en formation début juillet donc après la fin de leur contrat.
La discussion se poursuivant de manière tout aussi houleuse et les représentants de la DDTE se sentant en difficulté ont fait appel à Madame BOUILLE Directrice adjoint à la DDTE de l’Yonne qui s’est déplacée en urgence pour participé à la réunion et répondre en partie aux interrogations cités plus haut.
Voici les réponses apportées par Madame BOUILLE (DDTEFP) :
« - Concernant le réemploi des EVS : les dossiers seront étudiés au cas par cas, les préfets se réunissent avec le Préfet de région dans les derniers jours de juin, rien n’est encore arrêté, mais la priorité est donnée aux emploi d’accompagnement dans la scolarisation d’enfants handicapés, pour les travailleurs handicapés, les plus de 50 ans et les parents isolès…
- Concernant le défraiement pour assister aux 6 journées : Non ce n’est pas prévu, c’est à la charge des salariés…
- Pendant les 3 journées de juillet vous avez le statut de demandeur d’emploi… »
Les EVS ne pouvant pas se satisfaire de ces réponses, ont décidé, pour nombre d’entre eux, passé 11h30 (la réunion ayant débuté à 9h00) de ne pas se prêter plus longtemps à la mascarade mise en place par la DDTEFP.
Un tract à l’initiative d’EVS à été diffusé durant la réunion. Ce tract se terminait ainsi :
« boycottons cette formation proposée par l’inspection Académique qui se moque vraiment de nous !
Nous réclamons un vrai retour à l’emploi, pas un énième réorientation professionnelle
Oui au travail ! Non à la précarité et à ceux qui en vivent !
Pas de chômage pour les EVS en poste actuellement »