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Re:

Publié : 15 mars 2013 17:28
par djoher
Bonjour,

C'est sur que la profession s'ouvre de ses fonction.

Je me rappelle de la fois où j'ai étais voir mon médecin. Il m'a demandé ce que je devenais. Je lui ai dis que je travaillais au sein des services sociaux et que je suivais la formation d'assistante sociale....

oudiousse !!!!

Il m'a répondu : ah bon ? là où on enlève les enfants ?

Re:

Publié : 15 mars 2013 18:59
par Carinne
Je n'ai pas bien compris djoher pourquoi tu dis que la profession s'ouvre de ses fonctions ? Que veux tu dire par là ? Je n'ai pas compris du tout le sens de ta phrase, désolée.

Re:

Publié : 15 mars 2013 21:07
par ASS10
Le diplôme d'AS ne sert pas à rien.
Que ce soit plus difficile aujourd'hui qu'hier de trouver du boulot avec, certes.
Mais il ne sert pas à rien.
Et si la profession d'AS finit par être une profession morte, c'est que l'Etat court à sa propre perte.

J'étais une "petite jeune" quand j'ai intégré l'école. Je n'avais que 18 ans. Aujourd'hui ça fait 10 ans que j'ai eu mon DE et j'ai 10 ans de pratique. Contrairement à beaucoup ici je n'ai jamais cherché de CDI ni de "stabilité à long terme", je me plais bien dans la mobilité et je trouve plus enrichissant de changer de poste pour découvrir de nouveaux domaines d'intervention.


Je n'ai pas perdu mon optimisme ni mes convictions et je crois toujours autant à mon métier après 10 ans de pratique.

Le travail d'AS, ce n'est pas du remplissage administratif, ni de la comptabilité de tiroir-caisse, ni de la "rentabilité", on ne bosse pas à l'usine...il peut être décrié par le public, malmené par les employeurs, c'est à nous de tenir ferme et de nous souvenir de ce pour quoi nous sommes là.

Protéger les personnes vulnérables, que ce soit les mineurs, les personnes âgées, les personnes handicapées...

Et faire en sorte que même quand ces personnes sont isolées, oubliées, en difficulté, en danger, elles ne soient pas abandonnées à leur précarité.
Parce qu'elles vivent dans un état de droit qui est censé leur garantir un minimum de protection et de dignité et que nous sommes là, avec d'autres maillons du "filet" qui a été créé à cet effet, pour nous assurer que c'est ce qui arrive.

C'est à savoir faire ça que sert le DEASS.


La valeur de mon diplôme n'est pas pour moi fonction du marché du travail.
Mes études m'ont apporté bien d'autres choses : une éthique, un positionnement professionnel, un humanisme, une ouverture d'esprit.

Je ne suis pas mère Thérésa, je ne fais pas tout ça gratuitement, je suis la première à dire qu'il faut défendre nos compétences professionnelles face à qui de droit pour les valoriser comme il se doit.

Mais je crois à ce que je fais et le jour où je n'y croirai plus je changerai de travail.

Je souhaite à toutes celles d'entre vous qui sont déçues ou amères de rencontrer des collègues comme j'en ai croisé quand j'étais jeune professionnelle, des personnes dotées de fortes convictions et d'une vraie réflexion sur leurs pratiques professionnelles.

C'est à nous, AS, de croire à l'utilité de notre diplôme et de défendre ce à quoi nous servons !
C'est à nous, AS, de prouver aux employeurs, aux partenaires, et au public, par nos pratiques, par notre communication, par notre éthique, que notre profession et notre diplôme sont indispensables et que nous ne servons pas à rien.

C'est à nous de savoir dire merde, aussi, quand on nous demande de faire des choses qui entrent en conflit avec notre éthique !

Nous pouvons être défaitistes par rapport au marché du travail, par rapport aux exigences de plus en plus aberrantes des employeurs, par rapport aux conditions d'exercice qui se dégradent...
Mais pas par rapport à notre diplôme!
Ni par rapport à la manière dont il nous a enrichis (pas financièrement, on est bien d'accord!;)).
Que personne ne me dise que mon diplôme n'a aucune valeur...
Quand bien même le marché serait complètement bouché !

Re:

Publié : 15 mars 2013 22:05
par djoher
Bonsoir Carinne,

Excuse-moi,je me suis complètement plantée dans mon mot, j'ai voulu écrire : la profession SOUFFRE de ses fonctions.

La principale fonction que les gens nous connaissent c'est celle d'enlever les enfants...

Maintenant, on peut dire que certaines d'entre nous entretiennent à merveille ce truc : j'ai une amie qui a envoyé ses enfants discuter avec une psychologue en cmp. les enfants ont parlé que leurs parents ne s'entendaient pas...résultat, la psy en a parlé à AS et EDuc, qui lui ont dit que mieux valait que son couple aille mieux si elle souhaitait garder ses enfants...C'est quoi ce délire...

Quand mon amie m'en a parlé, j'étais ulcérée !!!!

Résultat, mon amie, prise de panique à l'idée de perdre ses enfants, a pris en urgence un logement où elle vit avec ses enfants...

Re: A quoi sert le DEASS ?

Publié : 16 mars 2013 13:17
par Leïla
alors je viens de lire ce sujet qui m'a interpellé et je lis les posts et là je suis affligée! mais je tombe sur le "laiüs" de Léa qui en remet quelques uns en place et mer ciiiiiiiiiiiiiiiiii mdrrrrr léa courage à toi, oui il y a aura des choses difficiles pdt la formation, mais je te rassure, ça n'ébranlera pas ton aspiration car tu me sembles bien claire sur ta volonté d'entrer dans le métier et tu ne sembles pas crédule non plus!lol donc continues et je serai ravie d'avoir une collègue comme toi avec enthousiasme et énergie positive pour ses usagers!
nathalie surtout ne te décourage pas si tu as choisi ce métier ce n'est as pour rien! repositionne toi, dans un 1er temps, repense à ce qui t'as inspiré pour vouloir aider et accompagner les personnes! tu trouveras ensuite seule les réponses! je te souhaite bon courage, si ce n'est que l'amertume du manque de boulo, alors accroche toi, prends des CDD dans un secteur et pour un public qui te motive, et ensuite bats toi pour un cdi! on n'a rien sans rien, et c'est aussi ce que tu pourras transmettre aux personnes que tu recevras et accompagneras...

Re:

Publié : 16 mars 2013 18:43
par Cora
Leila, s'il suffisait de s'accrocher et d'être motivée pour prendre des cdd et ensuite des cdi, les choses seraient faciles à envisager. Mais je pense que c'est beaucoup plus compliqué que cela. Je ne vais pas reprendre ce qui a déjà été exprimé à plusieurs reprises par des collègues, mais il faut je pense au moins tenir compte du contexte économique actuel et si on a également du réseau, des connaissances.

Re:

Publié : 17 mars 2013 10:09
par Carinne
Il y a une question qui me pose question. J’aimerais savoir pourquoi les as ne sont pas solidaires entre elles alors qu’elles ont tout à y gagner. Elles pourraient très bien se regrouper si elles le souhaitaient. Je vous cite un exemple par exemple : pour la revalorisation du diplôme, si on se regroupait, on pourrait se voir et on pourrait décider de plein de choses entre nous, et même si ce n’était pas possible de se rencontrer (ce qui me paraitrait bizarre), on pourrait s’entretenir par téléphone. On pourrait comme ça débattre de la revalorisation du diplôme, du sureffectif d’étudiantes dans les promos et tout ce qui nous pose question et on pourrait avancer.

Re:

Publié : 17 mars 2013 17:48
par djoher
Bonjour tout le monde,

Bonjour à toi Carinne. je te rejoins sur ta question : qu'est ce qui fait que l'on n'est pas solidaire ???

Cela est sûr, si l'on se mobilisait comme les infirmières par exemple, l'état serait obligé de changer de point de vue sur notre diplôme...

Il me semble que j'ai lu ici, que quelqu'un disait que nous n'avons aucun poids...si les as se mobilisaient, décidée à rien lâcher, cela serait, si, quand-même un sacré bordel dans les service...les as font grève...les dossiers, les accompagnements, les réunions, les passages devant les juges avec les enfants ou les familles...si les as ne sont plus là pour faire toutes ces tâches....cela serait un BORDEL !!!

Re:

Publié : 18 mars 2013 09:56
par Emma
Au fait, où en est la revalorisation de notre diplôme ? Au mois de décembre, une collègue nous avait dit que l'anas et des associations faisaient le nécessaire. Où ça en est ? Quelqu'un a t'il des infos ?

Re:

Publié : 18 mars 2013 18:51
par idéaliste ou réaliste?
Pour que ce soit un sacré "bordel"comme tu le dis Djoher,il faudrait que la grève dure longtemps, au moins un mois et encore, il y a eu des grèves qui ont duré un mois et demi dans certaines administrations sans résultats, et connais -tu beaucoup d'ASS qui pourraient tenir un mois sans salaire sans se mettre en difficulté?
c'est bien pour ça que c'est difficile, quand bien des ASS hésitent à prendre leur congé de maladie pour ne pas perdre les 3 jours de carence!