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Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 13:32
par minimoi
j'aimerai te connaitre davantage car tes écits m'intrigue. Parle moi de toi, de tes ressentis du moment, de ta vie, de tes projets, de tes désirs et des déceptions.
Dis moi qui tu es.

moi

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 13:56
par TheD
mes écrits ne m'intriguent plus... j'aimerais renouveler, changer de disque... dire qui je suis, c'est de visu, mais cette écriture m'enlasse de trop, dans la vie je n'arrive même plus à allonger une phrase !

Je m'excuse, en cet instant, une douleur. Mais je n'ai pas envie que ça m'enferme à nouveau durant les 6 prochains mois. Pour le moment je suis las...

Une grande envie d'éclater et de projeter (graphisme, etc...)

Et de parler à cette personne, et puis bien à d'autres gens, bien sûr.

Je m'excuse, ma tête tourne et "moi" qui es tu, toi ?

Si tu es toi,
laisse moi un message ici

cybioo@hotmail.com

Promis, je ne suis pas envahissant. Mes messages sont rares, je ne suis pas quelqu'un d'enfermant vis à vis des autres. Je veux simplement un peu échanger avec pour une fois, une personne à qui j'ai dis une chose réelle.

Tu peux laisser ton mail aussi.

Je m'excuse pour les réactions ci dessus, j'ai vraiment du mal à me cerner, je ne sais plus qui je suis mais je sais ce que je veux faire. Je t'écrirai.

A nous revoir j'espère.

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 14:11
par TheD
Je m'excuse, c'est un peu l'enfant qui écrit lorsque je note vous aimer, c'est peut être un peu beaucoup. C'est trop rapide mais sachez le je suis encore sur l'agréable moment de vous rencontrer de nouveau, c'était très bien et décidément vous sursautez tout le temps :)

Ca va un peu mieux et c'est surtout une envie de vous parler, de vous écrire. De vous faire part de mes progrés si vous le voulez. Ca m'aiderait ce serait très positif pour moi. Je ne tiens pas à vous décevoir, bien au contraire.

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 15:07
par TheD
Je t'écrirai pour dire "qui je suis" par Email (je préfère). Merci à toi.

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 15:18
par TheD
Ah non, tu vois bien... je ne suis que maladresses.

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 15:41
par TheD
Tu sais, de visu, je semble "perdu" n'allant pas au bout de mes phrases, mais dans mon esprit "ça va" plutôt vite et correctement. Il y a un conflit, je me défends contre moi même. Et ça me chagrine mais justement je veux m'incarner un peu mieux. Il y a beaucoup de choses, beaucoup de désirs qui luttent. Mes déceptions se trouvent surtout sur le plan "professionnel" et d'autres choses à préciser. J'ai besoin de me libérer de ma propre pression. Mon pas vers Karen, c'est parce qu'elle "me parle", et tant d'autres, d'ailleurs j'ai beaucoup écris à son propos. Je ne pensais pas m'effondrer à ce point, en parallèle. Mais si je l'ai revu aujourd'hui c'est justement pour faire connaissance avec elle, d'une façon plus "réelle" et de la revoir encore m'a apporté un bien fou. Le seul mal que je ressens, c'est de ne "pas avoir le temps" mais j'espère prochainement réaliser ce temps là pour m'exprimer correctement. Après tout, "je me sens bien" lorsque je suis avec elle. Eu simplement un petit malaise parce que "tout est remonté" d'un seul coup, comme si ça me disait "tu aurais du maintenir le contact, ne pas te refermer, etc..." ou encore "elle ne te connait pas, elle ne voit qu'un gars qui ne sait pas parler"... etc...

C'est difficile, et je comprends bien la nécessité de séparer les choses. Le côté "pro", "perso", je comprends. Je ne peux pas non plus forcer les gens et ça peut alors sembler si prétentieux de dévoiler ce que j'ai tant de mal à dire, peu importe. Pour mettre une touche d'optimisme, je me dis qu'elle pourrait très bien simplement me fréquenter un peu, sans aller bien plus loin. Je ne crois pas qu'elle soit seule dans la vie, mais il fallait bien dire cela pour elle et pouvoir un peu me libérer de ces pensées (mais je vais avoir du mal)...

Merci encore.
A bientot j'espère, vraiment.

L'un de mes désirs,
c'est de te partager un peu qui je suis,
et de te lire, de te connaître un peu.

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 15:49
par TheD
"Un souvenir,

C'est une petite goutte de rosée, la fraîcheur matinale d'un naissant printanier. Elle glisse sur ma peau et trace le plus beau souvenir qu'elle puisse me donner. Cette demoiselle. Croyez-moi, je n'en sors jamais indemne. Pris entre l'élan d'un jour nouveau et l'étang de ma solitude. Sombre étendue dans un ciel écaillé comme un vieux vécu posé sur un tableau. La peau et le silence, le beau et la foi restaurent chaque geste posé du peintre. Laisser faire la vie et se défaire le monde. Danser l'univers, naitre un regard, saisir la grâce incarnée dans le geste d'une rencontre, le vent soufflant sur chacune des blanches espérances. Ton visage, celui d'une femme sous l'expression d'une grande Bonté. Une mansuétude apparaît, non dans la trop grande pitié, mais vraiment dans une très grande caresse sur mes blessures, toutes mes blessures. Oui, chacune de tes notes compose la mélodie d'un temps lointain. Un souvenir."

:)

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 16:04
par TheD
Toi seule sauras,
pourquoi mes pensées brûlent de joie.

Ma peine ombre la joie,
Ma haine sonde le foie,
Ma larme innonde l'âme,

Sème l'ennui, la nuit,
Thème l'ami, et aussi,
Aime l'amie ; une fie,
De jour comme d'ailes,
D'amour comme et elle,
Toujours pomme et Eve,
Danse avec mes thèmes.

Karen lis cet instant écrit pour toi,
Je ne sais pas si demain je pourrais,
venir te tutoyer avec ça ces mots là,
Ressacer ta beauté, et être enchanté,
Défiler ma nudité avec vue sur floue.

Toi, je refuse d'être un poids pour toi.
Je ne veux pas être celui là,
Ces mots ne riment à rien,
Karen, j'aimerais t'entendre écrire,
Le phonème de ton écriture,
chrysanthème sur tablature,
J'en suis sûr, j'aimerais,
J'en suis mûr, tu aimeras.
Mes pleurésies ne meurent,
Juste par ce mot de coeur.

Oublie celui là, j'aimerais te vivre un Autre, "moi".

Entrée...

Publié : 23 mai 2005 16:38
par TheD
Quelques gouttes et d'autres larmes.

(Expérience d'Ecriture instantanée, fais pas attention au fautes... ça ne te dira pas qui je suis "moi", car je n'aime pas écrire de moi, mais ça parle un peu... ça raconte sans histoire, sans scénario...)


"Je craque la flamme de mes désirs, et brûle l'ajout de mon plaisir."

Quelques notes délivrées, du bout de mes larmes asséchées.
Cette nuit, rien à défaire, ni personne à qui déplaire. Trouver à s'accorder, avoir besoin de l'autre. Un lecteur au bout, comme un lancé de dés. Au fond se trouve un bel instrument à partager, lorsque l'histoire est belle et pleine. Mais rien à raconter. Par ces mots, rien à écrire de bien joli. On verra, lorsque je reviendrai ci et là pour chanter avec ma vie ou bien mes songes, pour voler au bout de chaque mensonge. La surdité de mon esprit est devenue assez profonde. Chaque pas ajouté me donne un mal qui vous passe et qui persiste comme des pieds nus sur le gravier brûlant. Petits cailloux, mais suffisament là pour bien trouer la plante jusqu'au cerveau. Ca lance des cris dans mon esprit, des "ouilles", des "aïïïïe", des "ça fait mal" ! Voilà, le fond de mes pensées. Une souffrance à ravager.

"Je craque la flamme de mes désirs, et brûle l'ajout de mon plaisir.
Et chaque goutte nue que ta peau aime naître au monde, lue de mes délires, lance les doutes crus d'un avenir. La moindre loupe de tes soupirs, ces naissances d'eau suave mènent la barre de mon navire ; jusqu'aux ports épidermiques de ton corps, et tes souvenirs de femme devenus mes larmes idylliques. Ces mondes injouables, point céans ne se racontent. Quelques mouvements déchaînent mes peines et vont et viennent comme des fantasmes au fond du trouble. Aucune parcelle de mes aveux chastes et forcenés ne trahit le goût de ces orgasmes ; jusque dans ce silence flou et fort ancré, grave mes coraux d'homme tout abîmés."

Les femmes. Au bas mot, je me moque de prêter à faire hurler de rire les érudits sur la question. Mes lignes n'ajouteront rien à la littérature, soyez-en soulagés. Ils termineront sur un forum au bout du net comme ils ont commencé. Le temps dénoue à mon rythme la corde qui me lie encore à la naissance de mes maux. Il me faudra écrire une introspection, la mettre en oeuvre. Mais la venue autobiographique n'est pas souhaitée, ces lignes épargneront cette chianlie. Rien à dire ni à faire croire, le prince endormi depuis des années ne connaîtra pas la princesse charmante. Elle ne sortira pas non plus son glaive pour vaincre la sorcière et venir me réveiller par un doux baiser. Alors, ne vous apprêtez pas à lire un conte de fée. On va parler un peu de tout, de quelques mers communes comme des égouts.
Plus que des instants de pleurésies, tant la souffrance empreinte chaque alvéole pulmonaire de l'autre, celui qu'on écrit en soi pour le détester. Celui qui vient au monde de notre propre cri pour ensuite nous laisser condamner. On lutte pourtant. On lutte, on résiste, on veut vivre malgré tout. Cet Autre nous accule au fond des fautes que nous aurions commis. Celui qu'on pense ne pas être, celui qui est là, presque sous nos yeux. Celui nait de la source qui alimente les mauvaises racines, celles qui lèvent un arbre carbonisé. La mort n'est jamais arride vraiment. La source est présente, elle court sous le sol dans nos espoirs intraveineux, cette eau.
Le silence me laisse entendre cette eau goûter le fond du lavabo. Voilà ce qui se passe lorsqu'on ne va jamais au bout du geste. Lorsque le poignet ne tourne pas à fond les choses pour éviter cette fuite comme une lâcheté de notre esprit dans les tuyaux crasseux de tout un monde qui nous encloisonne bien fermement. Et "clap... clap... clap...", puis ça trace comme des petits escargots. Je m'amuse à tourner le levier d'eau pour varier les endroits. Ainsi, plusieurs chemins, plusieurs gouttes s'affrontent. Elles glissent chacune en profitant des larmes de gouttes précédentes, des phéromones laissés sous le passage des fourmis, ou bien encore pour affiner cette image, de la bave voisine d'une limace pour indiquer aux autres ce qui est bon à suivre. Cependant, ce ne sont que de petites gouttes dans un lavabo, rien de plus. Mais elles font la course et ça me renvoie dans cette imagination qui porte la douleur à chercher l'arrivée. Parfois, la douleur éclate en autant de couleurs, qui traversent les gouttes heureuses parmi les autres, pour me donner un arc-en-ciel. Comme ceux qui me prennent par quelques soirs, ceux qui me révèlent quelqu'un sous un chuchotement chromatique, une femme, une présence à aimer.

Ces gouttes sont l'affaire de toutes les attentions, cela en tout à chacun. Dans l'instant, ces gouttes qui tombent dans mon lavabo pour affronter les égouts, et celles qui tombent du ciel pour permettre à l'arc-en-ciel de naître les fortunes, sont-elles si différentes ? Elles rejoignent pourtant les mêmes égouts... pas toutes, c'est vrai, et non forcément les mêmes égouts, c'est vrai. Mais, à peu près certain qu'elles parviennent à s'accorder, constituées de la même composition. Cependant, aussi bien soient-elles sous le moule d'une constitution universelle régit des mêmes lois naturelles, elles ne finissent pas dans la destinée idéale. Vous le savez, chaque goutte tendent vers l'absorbsion. Il ne faut pas ommettre l'évaporation, ou bien encore la cristalisation, encore pire l'assèchement. Des facteurs supplémentaires qui rayent l'égalité, cette grande et belle illusion pour laisser place à l'équité. Encore faut-il que la chance soit réelle entre chaque goutte. Nous remarquerons que ce cas de figure n'existe pas plus, si nous portons notre attention à l'origine de ces petites gouttes. Dont les unes naissent du ciel, d'autres des robinets, et bien entendu nous pourrions tenir compte de multitudes d'autres qui préfèrent baigner dans la masse pour ne devenir qu'un mouvement sous le regard. Les gouttes ne tombent pas à la même vitesse, dans la nature tout comme sous les robinets. Mon esprit dans cet égard se pose sur une réponse et la traverse presque voluptueusement. Les nuages s'accordent avec terres et mers. Et peu importe si les robinets sont la mécanique de l'être humain, ils dépendront toujours d'une fusion de la nature avec la... nature.
Mais non, ce n'est pas un écologiste qui vous frappe, c'est une goutte entre le ciel et les égouts, peut être entre le robinet et l'évacuation. Toujours du mal à me situer dans le ruissellement des choses. Le sujet ignore jusqu'où ira sa jetée, si point n'en tombe trop à la fois dans son esprit. Dans le cas inverse, si la goutte s'accroche, refuse de tomber ou bien encore ne peut s'écouler comme les autres, l'assèchement est un risque majeur. Avec l'indélicate conséquence d'ajouter à la mauvaise odeur si l'éponge tarde. Dans ce cas l'absorbsion spongieuse nous redonne un corps plus fluide sur l'instant, mais on finit toujours par sécher de nouveau. Sécher dans une fibre synthétique, dans une éponge qui ne provient pas des mers, c'est un comble pour une goutte !

Les femmes, disais-je. Inutile d'en faire une thèse, il me faudrait d'abord apprendre à rédiger un mémoire, donc vivre en dehors de mes propres questions. Rencontrer le sujet, enrayer les préjugés, découvrir la personne. Voilà une bonne réponse, pour ne pas répondre par la généralité de vouloir, en ces temps sous le règne des pigistes, définir un homme et une femme. Autant de temps écoulé, autant de gouttes ajoutées dans nos mémoires, et pourtant aujourd'hui nous oublions l'essentiel : Adan et Eve n'ont jamais vu le jour, et ne connaîtront pas les nuits. Pourtant, cet Adan persiste et Eve signe encore, tant qu'ils le valent bien. Tout est si enfantin dans la société, comme dans une grande cours de récréation. C'est trop facile pour celui qui n'est attiré que par le profit. Au plus moindre, nul besoin de dîplome, ni même d'une grande intelligence en soi, il faut être bon imitateur et travailleur, c'est certain. L'esprit d'un gagnant n'est pas bien compliqué à saisir. Il existait à un moment ou bien un autre dans notre vie. A vie pour certain, le besoin de s'affirmer, de reconnaissance, de possession, ce sentiment d'avoir quelque chose, d'avancer toujours pour aquérir d'avantage. La compétition bien martelée dans l'éducation avec ce petit plaisir lorsque l'autre se trouve entre ses doigts, son sort à la merci de votre geste. L'écrasement défoule et masse les esprits de course.

Nulle envie d'en écrire d'avantage, ces bassesses mutilent mes prochaines pensées, paralysent même ma propre souffrance. Il me faut revenir en mon état, réincarner un monde plus quotidien, quelques corps en avant et des mots suivants les miens. Comme ces petites gouttes qui ne s'écoulent plus, même si la pluie s'égoutte...



-

Karen, Au soleil qui nous a réuni aujourd'hui.

Re: Entre

Publié : 23 mai 2005 16:54
par TheD
"La lune au clair,

La lune au clair, ronde décolle,
Comme chante l'air des écoles,
Les rongeurs sentent ; l'hulotte est folle,
Les odeurs fendent ; la chouette raffolle.

La brune à l'air, le mot bémol,
Comme ce chant clair des écoles,
Les herbes fraiches ; les antennes molles,
Les vertes pêchent ; les pleines casseroles.

La lune éclaire, Pierrot en Sol,
Comme chante l'air des écoles,
Les insectes chantent ; les notes racolent,
Les minettes dansent ; les quenottes collent.

La blonde à Terre, la porte isole,
Pas comme le chant dans les écoles,
Les mouvements sondent ; la chair idole,
Les corps en tremblent ; l'amour cajole.

Thierry."


Je ne pensais pas à toi sous cette écriture (c'était un gage, il fallait faire des "vers en ol"), mais ça me fait plaisir de te le partager...