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Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 29 août 2008 13:04
par Marilys
Bonjour à tous,
Je viens de lire tous ces messages qui me laissent un peu perplexe qd à la teneur qu'ils prennent. Je suis éduc aussi et j'ai l'impression que les commentaires précedents ne sont que le reflet d'un fort Ego, des uns vis à vis des autres. Pour quoi, plutôt que critiquer le système , se critiquer entre nous, ne reflechissons pas à apporter un renouveau des reflexions par rapport à un monde meilleur?. De notre place, nous avons constaté ce qui ne va pas, par rapport à cette société en quête de sens. C'est facile de dire "je suis victime de..." ou les autres sont responsables!...Mais? quel est notre part de responsabilité par rapport à ces dysfonctionnements? Etant témoins, nous nous taissons par PEUR, peur du chômage, peur d'être jugé, peur d'être mis à l'écart et puis... nous acceptons la violence institutionnelle à l'égard des gens plus pommées que nous, nous acceptons la violence éxercé d'un collègue par rapport à un autre. Nous sommes le réflet de une société qui n'analyse plus,où il y a trois categories: les bourreaux, les victimes et les sauveurs. Nous sommes dans cette espèce d'affectivité malsaine où la remise en cause d'une idée est prise par la remise en cause de la personne en soi. J'ai l'impression que nous sommes dans un émotionnel, propre des enfants. Il est temps de grandir, de chercher à nourrir nos réflexions par des débats, effectivement philos, par exemple, interpeler d'autres d'autres sources. C'est qui était hier, n'est plus valable aujourd'hui. Les temps ont changé! par contre ce qui est nourrissant, c'est de savoir ce que nos ainnés retirent comme conclusion, AUJOURD'HUI!. Alors, qu'elle est ma part de responsabilité dans ce que dysfonctionne?, quels sont les moyens que je me donne pour laisser un monde meilleur aux enfants? quelle est mon héritage,si la mort vient me surprendre, subitement? Je pense que durant longtemps nous avons sans vouloir travaillé dans un esprit de pouvoir, mais pas du tout le "pouvoir de la création" et ça fait que l'image de l'éducateur spécialisé se dévalorise de plus en plus car au fil du temps, la vocation noble dès le départ a perdu son âme!. Aujourd'hui tout le monde se dit éduc spé, même d'autres métiers parallèles se sont dévéloppés, il y a même, les éducs à domicile payés à 8euros/H...tout un business est en train de se développer. Tout le monde promets des miracles! en plus il y a le coaching, derrière, alors que s'etait ça, l'essence même de notre metier. Il est temps de mürir, il est temps de ne pas chercher ailleurs, il est temps de mettre en pratique ce que nous avons comme vérité au fond de nous mêmes!...apporter plus d'humanité, être humbles, pour être plus ambitieux pour soi même et pour les autres.
Je vous souhaite bonne journé!
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 29 août 2008 14:03
par Alchy
Mmm, bein voilà un forum tartinable!
Certains ont raison, les éduc (surtout les spé), ont de grands problèmes à communiquer. Tout simplement car ils ne savent pas ce qu'ils font ni ce qu'il y a à en dire.
Combien de fois j'ai vu des réunions se terminer dans la satisfaction alors que rien n'y avait été dit.
Attention, je crois que beaucoup d'éducateurs sont au dessus de leurs moyens, tant humain que cognitif. A force de simplifier les choses, on n’en fait rien.
L'un des meilleurs exemples, c'est ce chef de service des foyers de l'enfance pour qui tout est simple, dans le meilleur des mondes, tout plein de tendresse et de gentillesse (B.A. BA du sophiste qui veut se faire aimer ou aimer les enfants, du pédophile quoi). En réalité, c'était un chaos pas possible dans son foyer (recours à la police, délinquance, apprentissage de la haine de l’adulte, défit, feu, coups, déscolarisation (alors que la plus part des enfants n’avaient rien de tout ça avant le foyer, juste quelques problèmes de parents en difficulté), mais le philosophe de chef de service avait tout un panel de raisonnement sophiste pour arriver à convaincre les autres et lui même que ça allait bien. Je me suis énervé plusieurs fois en disant que vraiment c'était le bordel et il a commencé à devoir en répondre devant les autres (la direction notamment pour qui il avait illusion). Il a alors inventé " on a des problèmes, mais comme partout ailleurs". Le sophisme restait en place. En fait, ils avaient les jeunes les plus calme des foyers de l’enfance de la région et en avaient fait de vrai déroutés très mal à l’aise et plein de rancœur pour le traitement (et en plus ils étaient assommé à coup de cacheton, chose dont ils n’avaient pas besoin avant). Vraiment ce foyer était un must, mais pas si isolé que ça.
Dans ce même foyer, un jeune était mis de côté par tout le monde. Raison : il a vécu un traumatisme à l'âge de deux ans et en plus il vient de l'étranger. Il ne fait pas tous les efforts qu'il faudrait. En fait, c'était l'un des rares à être scolarisé dans ce foyer, l'un des rares à attendre quelque chose du foyer (qu’il n’aura jamais eu et ça ça l’angoissé de comprendre qu’il n’allait vers rien, que tout serait laissé en plan), mais aussi le premier déçu de tout ce qui lui était refusé, jusqu'à ces papiers (2 ans pour commencer à faire la démarche de la part de son éduc qui en était parfois confuse mais pas plus inquiété que ça). Bon, pour ces papiers la chose est résolue puisqu'il a été expulsé cette année.
Mais voilà, personne n'a jamais remis en question la relation qu'ils avaient avec lui, personne n'a jamais pensé qu'on puisse être en France et que cela demande des efforts de notre part pour accueillir les gens. Au contraire, l'argument finale de la direction a été : bon débarra, si vous saviez ce qu'il a vécu à l'âge de 2 ans de tout façon (c’est un argument ça ? Qu’elle l’utilise alors sur tout le monde…).
En fait, on est souvent dans la folie pure avec les éducateurs. Ils ne maîtrisent rien et n'ont aucune foi ni dans leur métier, ni dans les institutions, ni dans les individus. Alors du coup, que viendraient-ils faire dans des débats où on leur demande d'impliquer leur expérience, leur valeur et leur sentiment de la chose. L'éducateur revient toujours à l'argument qui permet de tout abandonner (le point d’immobilité). Et pourquoi, tout simplement parce qu'il ne sait ni ce qu'il fait, ni ce qu'il dit, et encore moins pourquoi.
Un autre cas, c'est un jour où je me suis présenté dans un service d'éducateur de rue, en prévention donc. J'ai eu un entretient avec le chef de service (le fils de quelqu'un, vous allez vite comprendre ce que ça veut dire). Je lui parle de moi, de mes expériences, les choses que je recherche, ce que je sais faire, puis finalement, je lui demande de me parler du travail de son équipe. C'est là que tout est resté bloqué, il n'a jamais su me dire ce qu'elle fait, avec qui elle travail, comment c'est envisagé et comment ça marche (ou pas). Je lui demandais rien de spécial, mais voilà encore un chef de service (qui s'était d'ailleurs présenté en disant qu'il servait de larbin, le pauvre, en étant aussi directeur adjoint mais sans le statut, trou du cul. Pardon, c'est pour la rime), un chef de service qui ne sait pas où il habite, ni ce qui se passe. Il m'a rapidement dit que les éduques passaient dans les jardins, rencontraient des jeunes et que voilà, ils s'en occupaient. Mais en fait, il ne savait pas en parler, il ne connaissait pas son sujet. C'est donc le fils de quelqu'un et il est arrivé là pas par hasard, mais bien par incapacité ailleurs.
Mais tout marche comme ça dans l'éducatif. Les gens ne savent ni décrire leur travail, ni dire ce qu'ils font en équipe, ni envisager leur travail au niveau de la société. C'est cela que veut dire le vieux terme : les éducs ont un défaut d'écrit.
Non, vraiment, soyons sérieux un moment, les éducateurs sont souvent timides, sans grande habileté affective (trop sensibles ou mal détachés), pris dans les représentations et revêches quand il faut se remettre à plat. Il faut vraiment employer des termes très simples avec eux car sinon, ils sont largués. D'ailleurs, c'est plus le cas de éducateurs spécialisés que des moniteurs éducateurs ou des animateurs (qui eux ont une formation de pédagogue assez béton et à faire blêmir les éducs les plus prétentieux).
Mais c’est vrai, les éducateurs, quand tout n’est pas simpliste disent qu’on leur veut du mal.
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 29 août 2008 16:18
par zorra
"Mais tout marche comme ça dans l'éducatif. Les gens ne savent ni décrire leur travail, ni dire ce qu'ils font en équipe, ni envisager leur travail au niveau de la société. C'est cela que veut dire le vieux terme : les éducs ont un défaut d'écrit."
nous dit Alchy C'est vrai , il y a peu d'écrit clinique dans le TS ,peu de communicabilité sur les écrits au sujet de nos usagers très usagés et peu d'écrits sur nos motivations profondes.
Moi, j'ai aimé les écrit de Yolande Papetti Tisseron,ASSISTANTE SOCIALE; du deui l la réparation, naissance d'une vocation sociale Moi ,j'aime écrire sur la pratique,et j'aime échanger sur ce qui nous a amener à faire ce métier
Le silence est un mot fort.
" parle moi de ton silence" chantait polnareff
Si on parlait silence et vulnérabilité, on pourrait se soulager.Ecrire sur nous et NOS GENS,c'est tendre vers une démarche plus scientifique IL Y A du pain sur la planche J'aimerai aussi que l'on parle des écrits de TS et de leur communicabilité Vaste programme disait de Gaulle
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 29 août 2008 18:00
par Alchy
Il y a aussi eu des actions où les TS pouvaient s'impliquer et dire des choses, qui étaient d’ailleurs largement ouvertes sur eux. Je pense entre autre aux enfants de Don Quichotte ou au collectif Ni Pauvre Ni Soumis (j'imagine que peu de monde sait me dire ce que c'est).
Et bein là encore, à peu près aucune réaction du milieu social ou des écoles de travailleurs sociaux. Sauf une ou deux dont des promos on voulu porter le nom de l’un ou de l’autre.
Il y a bien eu certaines personnes qui nous ont écrit pour avoir des infos, faire des exposés, savoir ce que c'est, mais il ne s'agissait pas pour la plus part de travailleurs sociaux mais plutôt de lycéens (obligé de faire un exposé, si je puis dire, en tout cas moins fermé et fébriles).
Du coup je suis retourné dans mon ancienne école pour savoir pourquoi personne n'avait bougé et effectivement, c'est un mammouth (non, pas le directeur, lui c'est le premier partant si il faut aider), mais tout le reste : les formateurs et les étudiants.
Ha ça, pour se brandouiller le cerveau et se faire de superbes consciences en tuant l’autre, y'a pas de problème, les débats n'en finissent pas. Mais pour se pencher sur une simple loi ou sur le fonctionnement des accueils d'urgence, y'a plus personne. Et les SDF, je peux vous dire que beaucoup viennent de foyers pour enfant, donc là, encore, aucun TS n'arrive à faire le lien entre son travail d'éduc et le fait que les usagers se retrouvent à la rue.
Et puis je parle pas des handicapés (si, bon d'accord), ceux qui représentent la plus part des SDF, qu'ils soient affectés de trouble psychiatrique ou de handicap moteur. En fait, il suffit de regarder autour de soi pour voir que tout le travail social peut représenter une catastrophe. Heureusement que le médical s'implique plus que les travailleurs sociaux, sinon, où irions nous? En fait, ça fait plusieurs années, au moins 10 qu'ils incluent (les médecins et infirmiers) dans leurs manifestations le fait qu'ils laissent à la rue les personnes relevant de la psychiatrie et que ça les écœure, que le système est ainsi fait aujourd'hui et qu'il ne va pas en s'arrangeant (alors qu'on en a de l'argent à gaspiller dans des travaux abandonnés, des sommes colossales, voyez simplement l'hôpital Pasteur à Nice).
Alors voilà, ils sont où les travailleurs sociaux, ils disent quoi, pourquoi ils ont du mal avec le mot épistémologie, indifférence ou encore qualification de l'autre. N'ont-ils pas été formés pour les comprendre?
Bon, je parle des éducs car je connais bien la chose, mais c’est vrai que les AS ont certainement beaucoup de chose à dire et qu’il serait bien qu’ils les disent. On est en démocratie tout de même et en plus la loi oblige à être clair, à dire, à demander à l’usager. Pour les plus cancres, je rappel qu’il s’agit de celle de 2002, puis 2005 et aussi 2007, des lois à connaître par cœur, d’autant que nul n’est sensé ignorer la loi, surtout ceux qui y sont contraints à la suite de bien des relâchements (la loi de 70 était à peu près la même, que l’usager soit au cœur de la prise en charge et constamment informé, c’est loin d’être une invention de 2002…).
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 29 août 2008 19:46
par Marilys
Alchy,
Je crois qu'il y a un problème de comprehension. Je crois que nous avons tendance à asimiler trop vite la personne de l'éducateur à son métier. Nous avons la responsabilité d'effectuer un travail sur soi et de nous former afin d'apprehender tout support possible pour accomplir de mieux notre mission auprès des enfants ou des personnes en souffrance. C'est à nous qui nous revient la tâche de remettre en question le système pour ne pas le subir, nous d'abord, et ensuite les personnes qui nous aidons. Pour quoi? parce que nous avons fais le choix d'aller vers une réparation.
C'est dommage de ne pas pouvoir dennoncer toutes ces derives. Il n'y a pas d'instance que puisse nous aider, nous protèger: face à un abus de la direction, face à un collègue qui exerce de l'harcelement...vis à vis d'une autre collègue...ou un collègue vis à vis d'un enfant.
Je suis sûre qu'une personne qui se remet en question et qu'elle a le soucis d'apprendre tous les jours ne peut pas agir de tel sorte parce qu'elle devient plus humble dans sa façon de faire, il apprend tout les jours aussi des autres, des enfants. Ceux qui disent qu'ils font mieux qu'un éduc, c'est faux. Sont des gens qui sont en réaction aussi, ça revient du "pareil au même"...
La difficulté des éducs pour s'exprimer, est qu'ils sont au milieu d'une "tartine", la haut,il y a la direction qui preconise le budget plutôt que les valeurs, en bas, les parents qui nous en veulent, nous au milieu avec nos collègues (avec ou sans recul) avec les usagers.
Elle est où la barrière entre professionnels et usagers frustrés? dans les derives émotionnels? dans le passage à l'acte?. Là! ce ne sont pas des éducs ce sont des gens qui ont demissionné de leur mission.
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 30 août 2008 03:48
par Alchy
Ha oui, grande difficulté du métier, pouvoir mettre (et il faut la mettre) une barrière entre sa vie privée et sa vie professionnelle.
Il est en tout cas hors de question pour ma part que je rentre chez moi avec la colère ou la complexité d'un événement ou d'une réunion en tête. Non, chez moi, c'est chez moi, et je fais un métier à côté (où le chômage existe certes). Et si j’évoque les choses ou les outils de mon métier, c’est par plaisir et par envie personnelle.
Bon il n'empêche que parfois mes copains me demandent des conseils pour leurs enfants. Et contrairement à une éducatrice qui m'a toujours marqué et qui disait en réunion qu'elle n'avait jamais rien à dire à ses amis quand ils lui demandaient des conseils où des indications sur leurs enfants et leur éducation, et bien je crois en fait qu'on en a toujours ne serais-ce qu'une piste de réflexion ou un livre, un concept à évoquer ou que sais-je encore. Généralement je leur réponds sur le mode théorique et en prenant du recul sur eux et notre relation et en influençant au minimum les choses avec mes propres avis car sinon je m’implique dans une relation qui normalement ne m’est pas destinée comme celui de pédagogue ou pygmalion des enfants de mes potes (et j’ai certainement pas envie d’être responsable de l’éducation de leur gosse non plus !). Mais par exemple, il y avait un problème de relation entre le rôle de "beau-père" d'un ami et l'enfant de sa fiancée. Je trouvais que l'enfant souffrait d'un lien affectif un peu rigide qu'il maintenait entre eux et qui n'avait rien de très apaisant ni de très commode pour l’enfant ni lui-même (il mettait trop de distance là où ça n’a pas de grand intérêt, là où sa représentation lui laisse une image sombre). Bon, il s’agissait aussi de mon avis et d’un discours d’ami et non pas de celui du professionnel bien que je parlais un peu en professionnel et que c'est cela qu'il attendait. Dans son dilemme, les choses sont longues à se faire, sa fiancée était trop « couvante » (bon je résume beaucoup avec un tel mot, mais on n’est pas là pour entrer dans les détails) et l'enfant avait les angoisses et les complexes d'un enfant qui ne sait pas se séparer d’elle pour trouver la relation avec son père et son "beau-père". Ajouté à cela la rivalité de l'un envers l'autre et le gamin est passablement déstabilisé. C’est cela que j’ai pu lui expliquer en théorie et alors que ça implique aussi ma relation d’ami qui pour le coup vient inévitablement juger de la situation et entrer dans les détails. Mais c’est lui qui me l’avait demandé et comme tous les autres amis qui sont avec lui, je ne parlais que de mon point de vu froid d’éducateur, et à côté je parlais en ami qui donne un conseil à un ami. Bon, bref, ça progresse de leur côté mais tout ça pour dire que Educateur peut aussi être agréable, instructif et amical dans la vie privée, tout en restant détaché et simplement indicatif. C'est donc bien là que je ne comprends toujours pas aujourd'hui de quoi parlait cette éduc quand elle disait n'avoir aucun avis sur les enfants des autres quand on lui demande des renseignements.
Là dessus, pour reprendre le sujet de la discussion, l'éducateur est effectivement silencieux alors que théoriquement, il a des choses à dire, à faire partager, surtout vers ses amis pour des choses simples comme les stades du développement ou la victoire du pot ou encore si la tec**onick est grave (oui, y'en a qu'ont des questions comme ça... Là, je préfère les renvoyer sur leur propre jeunesse et les laisser méditer tout seul si ça a la moindre importance alors qu'ils n'ont parfois pas fait mieux, comme le Jerk ou les boys-bands. J'ai plus de compassion pour les ex danseurs de socca-dance, oui, c'était sympa ça, on se frottait, enfin bon...) Non mais les gens n'attendent en fait pas tout le temps une réponse mais juste un avis et un cadre pour pouvoir en suite se positionner ou entamer une réflexion. Il n’y a donc pas besoin de les porter, mais juste d’avoir un avis qui commencera leur raisonnement. Techniquement, quand on me le demande ; mon avis, le vrai, j'opte plutôt pour les choses coquines ou saugrenues. Au moins je suis sûr de décomplexer tout le monde et de me défaire du questionnement qui après tout ne regarde qu'eux. Et en plus je n’aurais pas menti… oui…
Voilà donc pour ce que je pense être de la vie privée et qui ne doit pas empiéter sur la personne qu’est l’éducateur. Il faut de la distance tout en sachant qu’on peut être appelé à évoquer les choses de notre métier. Le rôle du détachement de l’affect est donc important quand on est à la maison, car finalement on peut être affecté par quelques déformations professionnelles qui sont bien dommage dans la vie privée.
Mais alors entrons dans cet affect professionnel qui peut nous laisser des déformations, des sentiments, des représentations, du stress. D’où vient-il ? De ce qu’on vit au travail et qui nous touche.
Réparer, mais est-ce bien notre rôle ? Que répare-t-on en IME, que répare-t-on en foyer ou encore en prévention ? L’appréhension n’est-elle pas déjà pessimiste. Quand je travaille en IME, je ne répare pas, j’éduque. C’est comme pour tout le monde, le spécimen grandit et apprend. Il n’y a pas de souffrance anormale à la base. Que les parents souffrent que leur enfant présente un handicap, c’est une chose, que l’enfant souffre de pathologie comme la déficience ou la psychose, s’en est une autre. Mais dans ces cas là, je ne répare pas l’enfant, je le fait grandir. Et il ne souffre pas (sauf si je lui en colle une car j’ai encore le droit, généralement ça ne fait pas mal). Arrêtons nous sur les étymologies à présent et qu’est-ce que la souffrance de l’enfant ?
Depuis qu’il est baby-dol, puis enfant puis adolescent puis adulte, il ne fait naturellement que souffrir. D’abord parce qu’il est douleur tout comme l’est un nourrisson dont beaucoup de choses sont si terribles qu’il ne fait que pleurer. Charmant baby-dol, la jeune fille ne fait que passer son temps à cajoler ses douleurs (dol, douleur), de bébé qui pleure, enfin de son poupon qui lui apprend d’ailleurs à dépasser les siennes. Puis enfant, du grec sans parole, il apprend à se taire avant de dire des conneries ou donner son avis. Bon, le terme ne le dit pas, mais il doit intégrer l’impatience, la résolution, la sagesse, le calme et les suppositoires. Il souffre moins mais c’est justement qu’il apprend à gérer tout ça. Puis voilà l’adolescent, et lui il est con et alors lui il souffre. Ce n’est plus la douleur du bébé, mais celle beaucoup plus psychique, émotive et cérébrale qui va le détacher de ses illusions, le lâcher dans le monde et lui faire rencontrer quelques revers de portes dans la figure, en gros, la vie (amours, nostalgie, difficultés, échecs personnels, tec**onik…). Notre adolescent se sort de sa douleur, il fait avec. Il est avec douleur « a-dol ». On peut triturer le mot comme on veut pour lui faire dire n’importe quoi, il ne veut jamais que dire ça. Puis le voilà enfin stable, un peu sage, ayant découvert sa voie et il devient adulte. De la douleur, on passe à la douceur. Il est désormais a-dul, avec douceur. C’est effectivement le seul remède à la douleur alors que la tendresse n’a pas la vertu très haute de la douceur. La tendresse, c’est de l’amour physique, c’est de l’émotion, la douceur, c’est une vertu. En religion, et étant donné que le verbe vient inévitablement de là, on dit que le roi est le doux. Ce serait la seule manière de pouvoir conduire les hommes. Or Dux est bien le chef, le conducteur, le doux. Mussolini se faisait d’ailleurs appelé ainsi, le Duce. Ca permettait effectivement de faire illusion, alors que si on l’avait appelé le tendre, on en rigolerait encore et il ferait fureur dans les boites gays et sans jeu de mot je ne vous dit que ça (non, c’était avant les jeux de mot).
Donc la douleur de l’enfant, est-elle normale, oui, tout à fait. C’est pour ça que je pense que le pédagogue n’a pas primordialement à la réparer, mais à la guider hors de ce qu’elle est dès l’origine. Le bébé est rassuré, nourrit puis sevré, l’enfant apprend à faire tenir ce qui ne le fait plus revenir en arrière dans les méandres, mais construire son moi anti-libidinique, l’adolescent affronte la douleur psychique qui lui fait parfois si mal qu’il prend de l’héroïne, du @!#$, de l’alcool et des drogues (puisqu’ils n’écoute pas de tecto qui comme les talibans en Afghanistan interdisent la drogue et ennuient bien les mafias, sauf celle des vendeurs de frimgues tecto ou de bourka) et doit donc être à nouveau sevré (de la drogue ou de la tecto. Oui, comme le nourrisson, tout-à-fait), puis l’adulte se fait enfin douceur et peut conduire les choses sérieuses par lui-même.
Alors notre rôle est-il de réparer ou bien de faire et laisser cicatriser en préservant ce qui est relativement sain (la teck et les convictions intimes) et en laissant grandir l’individu jusqu’à ce qu’il puisse atteindre son propre chef (autre synonyme de a-dulte) et être autonome et sociable, sans plus de tiraillement dans ses entrailles.
La douleur est là tout au long du parcours de l’enfant de 0 à 25 ans. Là-dessus, que les personnes soient déficientes ou pas n’a pas de vraie influence. En revanche, si on laisse planer le doute de l’anormalité, du rejet ou de la disqualification, la douleur a de grandes chance de ne faire que ressortir et au bout d’un moment ce sera effectivement à nous de la réparer, puisque c’est d’une certaine manière nous qui l’avons faite perdurer, parfois avec l’aide des parents.
En fait je suis assez consterné quand les gens jugent les enfants d’IME en disant les pauvres, on aimerait tellement les aider. Mais les aider à quoi ? A se sentir normal ou à avoir droit à l’indifférence, donc à la normalité. C’est l’indifférence que l’on préfère. Normal, personne ne l’est vraiment jamais et c’est en se comparant à ça qu’on se fait du mal. Combien pensent qu’ils sont moches, qu’ils ont loupé beaucoup de chose, qu’ils ne savent pas faire comme tout le monde, qu’ils aimeraient une vie normale et tranquille. Je ne parle pas d’avis sur les personnes handicapées, je parle d’avis sur soi-même. Beaucoup finalement. Les enfants d’IME sont très heureux le plus souvent. Les choses sont-elle plus difficiles qu’ailleurs, plus mal-vécues ? Non, puisque l’affect d’une représentation morbide de la pathologie ou du handicap ne touche pas les personnes concernées, ou sinon, c’est que ça vient de l’extérieur. Là effectivement, on peut réparer le défaut d’indifférence dont ne savent pas faire preuve les gens et qui leur fait si mal (aux gens). C’est eux qui souffrent et parfois nous y avons appartenu, mais notre indifférence ne tiens qu’à nous, c’est nous qui engluons la personne de douleur affective et existentiel auxquelles on est attaché et dont on ne sait se séparer pour devenir adulte, apaisé, rassuré.
En foyer social, les jeunes ont des douleurs de vécu. Mais là encore, est-ce que ça prend vraiment du temps pour ce faire à l’idée qu’il faut se détacher de la souffrance pour grandir. L’empathie n’est pas bonne longtemps. On peut tourner la page, changer de vie, savoir qu’on ne retourne pas en arrière et qu’au contraire ça se passe devant. Il n’y a pas de différence avec l’enfant qui doit se détacher de sa mère, qui doit se conformer à ce qui est stable, qui doit trouver la force. Là encore, ce n’est pas nous qui réparons l’enfant, on n’est qu’éducateur et ça suffit à tout ça. On cherche parfois les orientations et ça c’est notre rôle de conducteur, on doit le séparer de certaines haines ou déceptions, mais là encore, c’est lui qui doit avancer et ne pas rester immobile. Si l’enfant trouve son point d’immobilité, alors il est fichu. Le psy voit ce qu’il peut faire, l’infirmier, le médecin, mais nous on doit le faire avancer et lui donner des voies pour qu’il retrouve un jour sa famille ou bien qu’il devienne autonome (mais ne serait-ce pas un synonyme d’éduqué ça encore ?). La force qu’on peut lui transmettre est bien plus importante que la compassion qu’on peut avoir pour lui. C’est lui qui se refait (se fait), qui redécolle (décolle) et qui se sépare de ses souffrances, nous, on ne fait que le conduire. Si on passe du temps à le réparer alors, il reste dans son point d’immobilité et on n’est plus dans notre rôle d’éducateur (qui conduit au propre chef, qui extrait donc, des douleurs et de l’enfance).
Et donc finalement, au milieu de la tartine où se trouve l’éducateur, il n’y a qu’une chose à faire, rester droit, car on est aussi d’une certaine manière le tuteur. Si on flanche, on fait flancher l’enfant. On s’apitoie et c’est mort.
Il faut donc prendre la parole avant la direction, car elle ne sait pas toujours ce qui doit être fait (mais elle en a une idée tout de même), mais normalement, on s’appuie sur elle, car elle sert aussi à ça (surtout à ça, sinon, il faut la quitter mais pas sans faire de scandale). Et on reste droit avec les parents car on n’a rien à cacher, ni qu’on les craint puisque ce sont avant tout nos alliés et nos larges égaux et qu’ils ne sont souvent pas contre quelques explications, ni contre les recours qu’on peut représenter. On est le lien pédagogique idéal entre l’enfant et le parent, les institutions, l’enfant et le parent.
C’est pour ça qu’il faut se rassurer, l’enfant ne souffre pas plus qu’un autre, sauf si on l’y préserve, et il peut avancer et quitter sa douleur. Bien sûr ne cachons pas plus longtemps que la pédagogie dans le social n’est pas si simple que ça et que ça demande des efforts quotidiens qui font parti du métier, mais qui ne sont pas insurmontable si on sait faire avancer l’enfant et qu’on lui donne ou lui rend un cadre rassuré, alors la souffrance n’est jamais plus que derrière et tout le reste peut progresser (mais il faut y arriver).
En suite on rentre à la maison et on peut faire effectivement autre chose. Nos avis sont de chez nous indicatifs, mais c’est dans le métier qu’on peut faire avancer les choses. Rarement à l’extérieur et de manière individuelle. Bien qu’il existe des forums, mais ce n’est alors plus complètement individuel et c’est notre droit de citoyen que de s’exprimer sur le métier.
Et finalement, bien travailler et s’en donner les moyens, n’est-ce pas plus important que de voter ? C’est en tout cas notre meilleur moyen démocratique. Un vote, ce n’est finalement que provoquer la chute tant attendue des dominos, mais il a fallu les poser avant (et ne pas trembler), et ça c’est effectivement le travailleur/participant-citoyen qui le fait.
Enfin, c’est mon avis.
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 30 août 2008 09:33
par Baleste
Pour Marylis,
tu écris :
"C'est dommage de ne pas pouvoir dennoncer toutes ces derives. Il n'y a pas d'instance que puisse nous aider, nous protèger: face à un abus de la direction, face à un collègue qui exerce de l'harcelement...vis à vis d'une autre collègue...ou un collègue vis à vis d'un enfant" (copié/collé)
C'est tout à fait le thème d'un forum que j'avais tenté d'ouvrir sur les abus. "Yat-il des abus étonnants chez certains éducs ?"
J'ai pensé à le fermer compte tenu du premier degré des réponses et, donc, de leur agressivité. Ce qui me laisse supposer que le sujet est brûlant.
Pour revenir au silence des Educs, ou plutot à leur discrétion, je crois qu'une bonne part (pas tout peut-être, mais une bonne part) revient à la confusion de leurs propos et de leurs écrits. Les psys qui nous gouvernent, en général n'ont pas compris grand chose (et souvent rien du tout) mais ils se cramponnent à UNE OU DEUx IDEES SIMPLES et bâtissent des théories compréhensibles par le commun des mortels. D'où leur succés.
Dans une intervention précédente j'avais émis l'hypothèse que la PNL puisse remplacer la psychanalyse. Une hypothèse. Mais (est-ce un effet de la mentalité "plancher" des éducs ?) quelqu'un a repris cela comme si je l'avais écrit à la manière d'une proposition incontournable. Alors, je précise que pour moi, la PNL est une régression importante de la pensée psy, un système qui interdit d'envisager la moindre spontanéité, qui donne des armes à tous les rigides qui veulent réprimer (ou gommer ou ce que vous voulez, faites preuve d'un minimum de souplesse intellectuelle. Je plaisante) toute action imprévue.
Dernière chose, et là je suis trés sérieux. A propos de l'orthographe : je sais bien que des essais et des expériences (de psys démoniaques ?) ont montré qu'il importe peu de ne pas faire de fautes d'orthographe à la condition que les premières et dernieres lettres d'un mot soient à leur place. Mais l'orthographe est une des toute premières structures de la pensée. Je continue de penser que celui qui n'est pas capable d'organiser son orthographe ne saura pas s'exprimer. En plus, c'est une politesse pour ceux qui font l'effort de se relire et de verifier s'ils sont lisibles;
En dernier lieu, apprendre les bases de l'instruction obligatoire, laïque et gratuite, c'est tout simplement montrer que l'on a un peu de jus de cervelle dans la tête. Négliger l'orthographe au point où certains la négligent c'est étaler une incapacité moyenne ou supérieure à tout apprentissage, ce qui n'augure rien de bon pour la personne concernée.
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 30 août 2008 11:09
par zorra
"Négliger l'orthographe au point où certains la négligent c'est étaler une incapacité moyenne ou supérieure à tout apprentissage, ce qui n'augure rien de bon pour la personne concernée." Dit baleste que je trouve fort sympa.
Quand , j' écris et que je ne relie pas , je fais des fautes, aussi j'essaie de me relire
Un jour un ami, professeur de philo me parlait d'une prof d'espagnol qui en coneil de classe faisait des fautes d'accord avec le verbe "être"
Je n'ai pas sourciller,je lui ai dit "comment faites vous pour parler avec moi sans rire, j'emploie le passé à la place du présent bien sur seulement à l'oral.
Mais je vais vous dire pourqoui "je viens de perdre ma mère et j'ai tentendance à confondre tout".D'ou certainement mon amour effréné pour l'album de Polnareff Passé-Présent
Reeetons un voile , une Toile sur tout cela.j'essaie de m'adapter au vocble de l'autre, les jeunes écrivent différemment des vieux,ils ont plus zappé que nous Il faut quand même garder le lien pour ne pas faire vieux con trop vite.Ne pas laisser les jeunes dans un assourdissant silence Continuons notre disussion
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 30 août 2008 14:29
par aurore
voilà un peu plus d'une heure que je lis vos réfléxions, parfois vos divadagations. j'ai beaucoup ris en lisant marie et ewithen. a la fin le sujet de départ "pourquoi l'éducateur est t'il silencieux" semble être oculté. bref. de mon avis de jeune diplomée, l'éducateur était déjà silencieux en formation. un jour alors que je disais que l'ignorance justifie l'inaction, je me suis presque faite huée, entendant que nous n'étions pas en philo. le social que je pratique depuis une dixaine d'années m'est toujours ou souvent apparu comme corporatiste, fermé, orgueilleux et favorisant la politique de la langue de bois. j'en reviens donc aux écrits. lors de mon stage long, auprès d'adolescents délinquants je me suis questionnée sur la teneur et la pertinence des synthèses éducatives à l'attention des juges pour enfants. que disais t'on? pourquoi cacher certaines réalités, certains passages à l'acte. parce que cela remettait en question notre pratique éducative, nos résultats. voilà comment déjà l'éducateur ne peut se distancer pour aider un jeune en difficulté. cela rejoint la question de la PLN et de la psychanalyse évoquée plus haut. déclin de l'une, croissance de l'autre. effectivement le social est de plus soumis à la notion de résultat, comportementalisme et cognitivisme ont le vent en poupe parce qu'ils simplifient, ils encadrent, ils rationnalisent... ils permettent des résultats plus visibles, plus vite et justifient l'utilisation de fonds publics pour cette vaste question: la question sociale. qui veut porter le collectif aujourd'hui? quelle est notre capacité a étre en lien nous éducateurs avant de prétendre à créer du lien. comment nous nous articulons au monde, nous. c'est là que la personne et le professionnel sont intimement liés non?
revenons au silence, pourquoi? parce que la précarité. quand les éducateurs arrivent dans une institution ils sont pris dans des enjeux personnels, souvent on te dit attention tu n'es qu'en remplacement ne parles pas trop tu vas de griller. en d'autres termes souvent quand on interroge ou que l'on remet en cause des pratiques on se retrouve face au mur. je trouve cela très bien d'échanger sur sa pratique, écrire pour écrire, écrire pour informer, écrire pour se distancer, écrire pour comprendre, écrire pour écrire tout simplement. les éducateurs ne sont pas si silencieux que cela, il y a des collectifs sur le terrain qui se battent. ce qu'il manque le plus c'est l'information et après les combats, les valeurs que l'on ménent et partagent chacun de notre coté. c'est notre dynamique personnelle qui est notre premier atout. chacun déjà en oeuvrant dans notre coin on agit. agir c'est autant par la pensée que par l'action dans notre travail. ce forum permet des échanges mais je crois qu'il peut permettre aussi de se fédérer à petite échélle comme pour un département par exemple. aujourd'hui avec la décentralisation et l'ensemble des réformes je crois que c'est avant tout au niveau local que nous devons agir pour influer sur nos financeurs et sur les politiques sociales. tout commence par de petites choses, de petits rien comme ewiten avec ces jeunes au ciné qui adopte une position et s'inscrit à mon avis dans une transmission vis à vis de ces loulous. quand au stigmate, nous meme nous en sommes souvent victime ou auteur avec nos diagnostics éducatifs nos pré requis référentiels et intellectuels. il n'y a qu'à voir la réaction d'une équipe quand on dit d'un jeune qu'il est psychopathe ou sociopathe. ces mots dico ou non nous transperçent et risquent d'influer considérablement sur notre rencontre avec le dit jeune, ainsi que sur nos réactions à son égard. quand à la rencontre pensez vous vous éducateurs que l'on peut la provoquer? c'est là notre point de fragilité pensez que parce que la technicité, nous pouvons... c'est la meme chose en jeu par rapport à notre engagement et notre force de conviction, malgré les doutes, il faut continuer à croire.
Re: Pourquoi l'éducateur spécialisé est-il si silencieux?
Publié : 30 août 2008 14:52
par zorra
"Reeetons un voile "rectificatif Posons un voile pour s'adapter au vocable de l'autre .
Excusez mes fautes, je yoyote du clavier.