Bonjour à tous. Ce que je lis ici est pour le moins étonnant !
Comment est-il possible que des professionnels de l’assistanat social, à en lire certains commentaires, ne sachent pas l’élémentaire lié à leur fonction et qualification supposée ?
En effet, pour être assistant/te social/e il faut bien entendu un diplôme, ce qui suppose donc des connaissances ou mieux un savoir, à défaut de savoir faire ou d’expérience qui s’acquiert par une pratique. Cette profession est régie par des textes officiels et un code de déontologie que j’invite chacun à consulter et à méditer pour bien comprendre les enjeux éthiques biens réels de cette profession :
http://www.wmaker.net/anas/Le-code-de-d ... ie_a3.html
Ceci étant dit, pour ce qui concerne le RSA, il s’agit bien d’un DROIT puisqu’il est bien présent dans le code de la sécurité sociale, a fait l’objet d’une loi, et s’inscrit dans le respect de la constitution et du droit européen concernant les prestations sociales, et ce au même titre que les allocations familiales par exemple, versées par les CAF qui sont également les prestataires du RSA.
Pour le cas inadmissible de ce monsieur sdf, sans cmu, et qui se voit refuser le rsa avec les arguments énoncés, je suis choqué que si peu d’entre vous, travailleurs sociaux ne proposent concrètement la solution à son problème !
http://www.guide-familial.fr/question-6 ... -sdf-.html
Voilà un exemple de la marche à suivre pour bénéficier de ces prestations sociales de survie, qui ne sont pas une aumône, ni un chantage, mais la mise en œuvre concrète et effectives des valeurs de la république et de la démocratie française qui intègre dans sa constitution la reconnaissance et le respect de déclaration des droits de l’homme.
Donc :
Les premières démarches consistent donc à :
• effectuer la domiciliation de la personne SDF ;
• demander sur Internet l'extrait d'acte de naissance ;
• effectuer la déclaration de perte et de renouvellement de CNI.
Après obtention du titre d'identité, les personnes sans domicile peuvent alors bénéficier de la CMU immédiatement.
L'élection de domicile aura déjà été effectuée pour bénéficier de la CMU (CSS, art. L.161-2-1). L'absence d'une adresse stable ne peut alors être opposée à une personne pour lui refuser l'exercice d'un droit, d'une prestation sociale ou l'accès à un service essentiel garanti par la loi, dès lors qu'elle dispose d'une attestation en cours de validité (CASF, art. L. 264-3).
Pour bénéficier de la CMU complémentaire, le niveau de ressources peut être établi à partir d'une déclaration sur l'honneur au moment du dépôt de la demande (CSS, art. R. 861-16).
Voir aussi :
http://www.fnars.org/index.php/les-acti ... ementaires.
Quant aux procédures judiciaires, il existe le référé administratif qui raccourcit les délais en l’attente de jugement définitif ! Vous ne le savez pas ?
Le SERVICE PUBLIC A DES DEVOIRS ENVERS LES CITOYENS qu’il doit impérativement respecter sous peine de sanctions et de poursuites…mais bon, s’attaquer à l’état quand on est un précaire…ça laisse rêveur…
Il faut tenter d’avoir l’appui d’une association qui peut se substituer à la personne dans ses démarches…
Comme d’ailleurs l’assistante sociale DOIT le faire comme la loi l’exige ce qui est rappelé régulièrement dans les textes et directives ministérielles.
I. - NATURE ET RÔLE DES ORGANISMES HABILITÉS
À APPORTER LEUR CONCOURS AUX DEMANDEURS
A. - Organismes habilités de plein droit
Les organismes suivants sont tenus d'apporter leur concours aux personnes dans leur demande d'affiliation et/ou de protection complémentaire en matière de santé ou d'aide médicale :
• services sanitaires et sociaux relevant du préfet ou du président du conseil général ;
• centres communaux et intercommunaux d'action sociale ;
• établissements de santé.
(Extrait de Circulaire DSS-2 A/DAS/DIRMI n° 2000-382 du 5 juillet 2000)
http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/20 ... 292132.htm
http://www.cnle.gouv.fr/IMG/pdf/Circula ... aladie.pdf
ETC…ETC …ETC…
On demande juste aux travailleurs sociaux de faire leur travail, de proscrire toute discrimination dans leurs pratiques et de garder leurs sentiments et opinions personnelles pour la sphère privé !
Au mieux, il s’agit d’aider les gens (sinon pourquoi avoir choisi un tel métier et une telle formation) et d’aider le gouvernement à les aider, et non l’inverse comme on le constate hélas quelquefois…
D’ailleurs, il serait intéressant de faire un audit sur le nombre de création d’emplois de travailleurs sociaux, divers psychologues et autres générés par cette usine à gaz RSA, pour preuve regardez donc le nombre d’appels d’offre des diverses institutions…donc en résumé, pas mal doivent leur emploi aux lois sociales en faveur des personnes démunies…alors…STOPPEZ les jugements, les coûts salariaux pour la collectivité de vos emplois (rémunérés à partir d’environ 1200/1300 euros net jusqu’à bien plus…2000/2500)…les missions, commissions, colloques, rédactions et réalisations de belles plaquettes, dépliants, sites et autres devraient vous amener à un peu plus d’humilité et de sens du services envers les populations concernées par ces mesures.
Je sais aussi que beaucoup d’entre vous font ce qu’ils peuvent, et merci à ceux là, mais il existe cependant un problème réel de compétence et de désinvestissement de la part des acteurs sociaux, trop de témoignages en font foi, ce site l’illustre également d’ailleurs à son niveau, pour passer tout cela sous silence.
Luttons donc plutôt ensemble pour faire reculer la pauvreté, la précarité et la misère sociale…agissons pour que l’accès aux soins des populations démunies soient bien une réalité, et non juste de belles phrases sur des papiers que personne ne lit…et nous aurons fait un peu progresser la cause de l’humain, et je ne vois rien qui ne soit plus utile, nécessaire et noble dans notre monde démocratique moderne !
Au boulot !