attendez les EJE, on choisit pas un paquet de lessive! “y a du pour..., y a du contre..., ça ne sera jamais parfait..., alors allons y prenons le paquet...“je lis tout ça et je suis un peu attristé, de quoi parle-t-on? de notre vie, de nos vies, de notre liberté, non? La vie ça roule pour vous aujourd'hui, z'êtes pas un peu choqué de comment qu'on nous traite, qu'on nous parle dans les “grands“ médias ?
Z'avez d'autres moyens de vous informer, z'êtes sur internet, je crois qu'faut z'arrêter la télé déjà.
En plus c'est justement la semaine sans télé, alors zoup, fini plus de télé! (voir les sites:
http://coordinationdessanscravates.net/tvbgone/ http://coordinationdessanscravates.net/ http://a30revolution.yi.org/)
ça déménage et c'est drôle! la vie quoi!
sinon y a aussi des travailleurs sociaux, oui je dis bien travailleurs sociaux qui s'adressent à vous, à nous:
"Appel des 200 travailleurs sociaux pour un non de gauche..."
samedi 5 mars 2005
Relayant l’ »Appel des 200 » initié par la Fondation Copernic
(
http://www.appeldes200.net/ ) ,
des travailleurs sociaux lancent un
APPEL DES 200
TRAVAILLEURS SOCIAUX
POUR UN NON DE GAUCHE,
EUROPEEN ET ANTI-LIBERAL
AU PROJET DE TRAITE
CONSTITUTIONNEL.
La Solidarité n’est pas inscrite dans les valeurs du projet de traité constitutionnel qui sera soumis prochainement à referendum.
La « concurrence libre et non faussée » est son leitmotiv. Les intérêts des populations sont relégués au second rang.
Toute la philosophie du travail social consistait jusqu’ici à aider la personne qui éprouvait des difficultés à trouver une place dans la Société, à s’y investir par différents biais, par exemple l’exercice de la citoyenneté. Cela émanait de la conception que chacun pouvait trouver son compte dans la Société. L’Action Sociale avait jusqu’ici une place non contestée dans les systèmes de protection sociale.
Or, que nous propose le projet de traité constitutionnel?
Là où les services sociaux n’existent pas, les Etats n’ont aucune obligation d’en créer.
Tout au plus, le projet propose que l’Union Européenne reconnaisse et respecte le droit à une aide socialequand il existedans certaines « pratiques nationales » (art. II-94), ce qui n’engage à rien, et ce qui est mis en péril par les exigences de la « concurrence libre et non faussée », puisque l’art III-209 précise que la politique sociale et la lutte contre l’exclusion est « subordonnée à la nécessité de maintenir la compétitivité de l’Union ».
Le projet de constitution manque de base juridique à objectif social.
L’aide sociale sera clairement soumise au droit de la concurrence dès lors qu’il s’agira d’un service d’intérêt économique et général (SIEG), c’est-à-dire dès qu’il y’aura une contrepartie financière, même minime. Pour les autres, les services sociaux d’intérêt général, l’incertitude juridique est entretenue, ce qui augure mal de l’avenir.
D’autre part, toute décision européenne relative à la protection sociale doit être décidée à l’unanimité. Dans le contexte du caractère libéral de la majorité des pays de l’UE, cela signifie qu’une initiative proposant que les services sociaux soient exemptés du droit à la concurrence pourrait être alors bloquée par le veto d’un seul Etat membre !
Ce projet de constitution ne garantit
pas les services sociaux
Dans le contexte ultralibéral de ses orientations, cela signifie que l’on s’achemine droit vers des catastrophes sociales. La concurrence exacerbée est une machine à exclure en permanence, comme en témoignent les délocalisations, le chantage à l’emploi en échange de la remise en cause des acquis sociaux...
Ce qui explique que les technocrates de l’Union Européenne, appuyés par les milliers de lobbies représentant les groupes industriels et financiers, ne s’embarrassent pas avec le « social ».
Bien au contraire, la précarité est un laboratoire qui diminue les coûts de production en favorisant la concurrence entre travailleurs.
Faire de l’UE la région la plus « compétitive du Monde » est à ce prix. Les exclus désormais devront eux aussi participer à cette grande bataille moderne qui va amener la « prospérité ». à ceux qui détiennent le capital financier.
Les exemples s’étalent jour après jour sous nos yeux :
- Les travailleurs sociaux en contact avec les Rmistes sont invités désormais à orienter l’insertion uniquement dans le champs professionnel, et avec le RMA, livrer sur un plateau de la main d’ouvre quasi-gratuite aux employeurs.
- Les travailleurs au chômage sont stigmatisés, et les récentes modifications du législateur entament de plus en plus les droits à l’Assurance chômage pour les tirer vers une logique d’accès à l’aide sociale payée par le contribuable, ou alimentée par les dons style « restaurants du cour » et la charité publique comme au début du siècle.
- Les travailleurs handicapés travaillant dans des CAT sont soumis à des critères de rentabilité de plus en plus contraignants.
- Faute d’une prise en charge suffisante et de l’abandon de la prise en compte des besoins fondamentaux, les populations en difficulté, parce que privées de perspectives sociales optimistes, sont de plus en plus orientées vers le pénal. Il faut maintenant tenir à l’oil la population au cas où certains tourneraient mal. On va donc vouloir adapter la mission du travail social : l’orienter dans un travail de délation et de contrôle social .L’avant-projet de loi sur la prévention de la délinquance, le rapport Benisti, la stigmatisation des jeunes sans papier ou issus de l’immigration ne tombent pas par hasard.
Actuellement, les ultra-libéraux veulent généraliser le bénévolat et le financement à l’aide de dons comme une nouvelle modalité de fonctionnement de certains services sociaux. Cela signifie un renoncement au système de solidarité collective et un retour aux solutions caritatives qui ne garantissent en rien l’application du service public : universalité, accessibilité, continuité et égalité de traitement.
Les services sociaux malgrè tout ne seront pas tous remis en cause. dès lors qu’ils permettront de rapporter des dividendes aux actionnaires. Mais alors, pourra t-on alors véritablement parler de « services sociaux » si on y adjoint des critères de rentabilité?
- Dans les établissements sociaux et médico-sociaux, par exemple, la loi du 2/1/ 2002 attaque le fondement même du travail social au nom du droit des usagers. La relation de confiance entre le travailleur social et l’ »usager »- à quand le terme de « client »?- est saucissonnée en tranches de « prestations de services » bien distinctes les unes des autres pour préparer les concurrents à livrer bataille.
Alors que la relation entre le travailleur social et la personne demandeuse d’aide se voulait spécifique, individualisée, faite de mille liens interdépendants, nourrie d’un travail d’équipe, en délestant les travailleurs sociaux de capacités d’initiatives adaptées, et en voulant privilégier la recherche du profit en catégorisant les « usagers » dans des secteurs « rentables », on assassine encore un peu plus le travail social.
De nombreux travailleurs sociaux s’opposent à la casse du travail social, comme en témoignent les mobilisations contre l’avant-projet de loi sur la prévention de la délinquance.
Il nous faut parallèlement nous battre sur le terrain européen, conscients que la majorité des lois en France émane de directives européennes, conscients que toute initiative de l’Union Européenne en matière de protection sociale risque d’en accélérer le démantelement.
Lors du prochain referendum sur le projet de traité constitutionnel, il faut montrer notre opposition à un projet qui entérine en la constitutionnalisant la logique du sacrifice de la politique sociale au profit de la « concurrence libre et non faussée ».
AU NOM DE
L’EUROPE
SOCIALE
VOTONS NON
Signature de l’appel à envoyer à l’adresse e-mail suivante :
autreurope@wanadoo.fr
LISTE DES 50 PREMIERS SIGNATAIRES :
Florindi Eric éducateur Metz
De Pellegrin Marc, éducateur Metz
Hornsperger Marie, educatrice Metz
Decamps sylvain, travailleur social, Rosselange
Faget Lydie, éducatrice Metz
Jakobowski Joan comédienne travailleuse sociale Nancy
Tchibinda Christine assistante sociale Nancy
Gwindo Modibo, éduc prévention spécialisée Canal Saint-Denis 93
Kanowski Jean-Claude, éducateur spécialisé Lille
Denis Lasselin, éducateur spécialisé, Boulogne sur mer
Lhoez Marc, éducateur spécialisé, Salomé
Lipp Danielle, éducatrice spécialisée, ass. Asal Lille
Petitjean Sylvie, éducatrice spécialisée, Lille
Bion Elise assistante sociale Nancy
Marchal Gaël éducateur Fougerolles
Diefenthal Pierre éducateur Nancy
Berche Jean-Christophe éducateur Nancy
Masson Nadia, éducatrice, Metz
Teko Aurore, éducatrice, Metz
Maineray Nicolas éducateur IRTS Nancy
Garnier Melanie assistante sociale Nancy
Wall Mariam educatrice specialisée en formation Nancy
Wust Maryvonne educatrice specialisée en formation Nancy
Lentretien Joelle assistante sociale en formation Nancy
Didier-Laurent Lysiane assistante sociale en formation Nancy
Lacroix emmanuel, éducateur, Saint Gaudin
Poirot Nathalie, éducatrice Metz
Gruffy Isabelle, éducatrice Metz
Chalmeau Nathalie éducatrice IRTS Nancy
Lefebvre Claire éducatrice Nancy
Henri Saint-Jean, éducateur Marseille
Elise Bourdin, éducatrice spécialisée,Lille
Jacky Dumoulin, chef de service prévention spécialisée
Chloe Ornowski, éducatrice, Guenange (57)
François Cailly, éducateur Alençon
Hennion Bernard, éducateur spécialisé, Villeneuve
Grivsole Pierre, éducateur Frelinghan
Thomas Annie, animatrice, Lievin
Fraisse Lionel, éducateur spécialisé Quaix en Chartreuse (38)
Hauterville Violette, éducatrice Epinay / Odon (14)
Niezel Inge, éducateur spécialisé, Epinay/ Odon(14)
Arpmi Pierette, éducatrice spécialisée, déléguée tutelle Verson (14)
Zeroussini Halkim, éducateur, Hem (59)
Beranard Dominique, éducateur, Rouen
Geneviève Brismaole, ADSEA 93
Juignet Marie-thérèse,éducatrice 93
Aubry Maurice, éducateur 75
Lavigne Sophie, éducatrice, 93
Pelagie Sanchez, éducatrice ,93
Benmamaar Farida, éducatrice Metz (57)