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a propos des douces violences
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juliette
Re: a propos des douces violences
Cet ouvrage, synthèse de plus de dix années d'observations et de formation, permet de reposer la question de l'organisation des structures d'accueil de la petite enfance. " Je crois que ce livre offre à la fois un grand nombre de clés de lecture propres à amer la prise de conscience de chacun, mais aussi des pistes d'actions, tant individuelles que collectives, permettant d'être plus attentif encore à tous ces " petits moments " de la vie quotidienne qui, d'apparence banale, peuvent être bien difficiles à supporter ! " (extrait de la préface de Jean Epstein). Un livre frais qui ose poser sereinement les questions relatives à l'accueil des jeunes enfants en collectivité. C'est un livre que tous les professionnels de la petite enfance devraient lire, pour que les journées de nos bambins en collectivité se passent encore mieux !
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passerelle EJE
Re: a propos des douces violences
Les douces violences peuvent avoir à long terme des effets nuisibles sur le développement de l'enfant, allant de l'insécurité affective aux difficultés de socialisation, en passant parfois par le repli sur soi.
INTRODUCTION
Clara, 7 mois, est dans le dortoir et pleure depuis un moment, comme elle le fait souvent. Arrivée depuis seulement 1 mois à la halte-garderie où elle passe 5 demi journées par semaine, elle a du mal à s’adapter, selon les dires de l’EJE. Celle-ci, ce matin là à 9 heures, a commencé une activité, comme elle le fait chaque jour à la même heure. Elle travaille avec un petit groupe de 5 enfants d’environ 2 ans et demi. Je lui demande si je peux aller chercher Clara qui ne cesse de pleurer, elle me répond que non, qu’elle s’arrêtera déjà toute seule, qu’elle va s’endormir. 10 minutes passent, puis 20 minutes…Je réitère ma demande et l’EJE répond que si on la sort du dortoir ou pas, c’est pareil, souvent elle continue de pleurer, et qu’elle risque de gâcher l’activité car elle distrairait les enfants et le bruit de ses pleurs rendrait l’explication de l’activité à ces derniers difficile. Pourtant une autre professionnelle est présente et n’est pas occupée ; néanmoins elle ne va pas voir Clara.
Refuser d’aller chercher un bébé de 7 mois qui pleure depuis un moment dans un dortoir, ne pas aller lui parler ou essayer de le rassurer peut avoir des conséquences néfastes sur son développement, sur la construction de sa sécurité affective et de son estime de soi.
Ce comportement de la professionnelle m’interpelle et me rappelle tous ces moments de vie de l’enfant en collectivité auxquels j’ai pu assister et pendant lesquels les professionnels peuvent avoir des actions ou réactions négatives envers les enfants, qui peuvent avoir sur ceux-ci des répercussions graves. «On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent»1 .La maltraitance est bien connue, les douces violences le sont moins.
Pourtant elles sont de plus en plus fréquentes en institutions, mais passent souvent inaperçues, notamment parce qu’elles ne laissent pas, sur leur victime, de traces instantanément visibles. Pourtant les douces violences peuvent avoir à long terme des effets nuisibles sur le développement de l’enfant, allant de l’insécurité affective aux difficultés de socialisation, en passant parfois par le repli sur soi.
Ces petits moments de douces violences se répètent souvent dans les institutions qui établissent un emploi du temps journalier souvent suivi de façon parfois très stricte, entraînant inévitablement la reproduction de ces gestes inadaptés.
Pour revenir à Clara, je me demande pourquoi on la laisse pleurer ainsi. Est-ce un choix personnel de l’éducatrice ? Une pratique pédagogique de l’équipe ? Ou une directive de l’institution ?
Je me pose alors la question de l’origine de ces douces violences, de leurs racines. Quels sont les facteurs favorisant l’émergence des douces violences ?
Dans un premier temps je définirais la violence et j’exposerais la façon dont la philosophie et la psychanalyse expliquent son origine. Ensuite je définirais les douces violences, pour enfin donner quelques exemples tirés de mes lectures et de ma pratique.
Dans un second temps je tenterais d’analyser les facteurs favorisant les douces violences, en allant du général au particulier, c'est-à-dire en analysant d’abord l’impact de l’institution, puis l’effet du travail en équipe et enfin la part de l’individu dans l’émergence de ces violences.
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1 Bertolt Brecht
INTRODUCTION
Clara, 7 mois, est dans le dortoir et pleure depuis un moment, comme elle le fait souvent. Arrivée depuis seulement 1 mois à la halte-garderie où elle passe 5 demi journées par semaine, elle a du mal à s’adapter, selon les dires de l’EJE. Celle-ci, ce matin là à 9 heures, a commencé une activité, comme elle le fait chaque jour à la même heure. Elle travaille avec un petit groupe de 5 enfants d’environ 2 ans et demi. Je lui demande si je peux aller chercher Clara qui ne cesse de pleurer, elle me répond que non, qu’elle s’arrêtera déjà toute seule, qu’elle va s’endormir. 10 minutes passent, puis 20 minutes…Je réitère ma demande et l’EJE répond que si on la sort du dortoir ou pas, c’est pareil, souvent elle continue de pleurer, et qu’elle risque de gâcher l’activité car elle distrairait les enfants et le bruit de ses pleurs rendrait l’explication de l’activité à ces derniers difficile. Pourtant une autre professionnelle est présente et n’est pas occupée ; néanmoins elle ne va pas voir Clara.
Refuser d’aller chercher un bébé de 7 mois qui pleure depuis un moment dans un dortoir, ne pas aller lui parler ou essayer de le rassurer peut avoir des conséquences néfastes sur son développement, sur la construction de sa sécurité affective et de son estime de soi.
Ce comportement de la professionnelle m’interpelle et me rappelle tous ces moments de vie de l’enfant en collectivité auxquels j’ai pu assister et pendant lesquels les professionnels peuvent avoir des actions ou réactions négatives envers les enfants, qui peuvent avoir sur ceux-ci des répercussions graves. «On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent»1 .La maltraitance est bien connue, les douces violences le sont moins.
Pourtant elles sont de plus en plus fréquentes en institutions, mais passent souvent inaperçues, notamment parce qu’elles ne laissent pas, sur leur victime, de traces instantanément visibles. Pourtant les douces violences peuvent avoir à long terme des effets nuisibles sur le développement de l’enfant, allant de l’insécurité affective aux difficultés de socialisation, en passant parfois par le repli sur soi.
Ces petits moments de douces violences se répètent souvent dans les institutions qui établissent un emploi du temps journalier souvent suivi de façon parfois très stricte, entraînant inévitablement la reproduction de ces gestes inadaptés.
Pour revenir à Clara, je me demande pourquoi on la laisse pleurer ainsi. Est-ce un choix personnel de l’éducatrice ? Une pratique pédagogique de l’équipe ? Ou une directive de l’institution ?
Je me pose alors la question de l’origine de ces douces violences, de leurs racines. Quels sont les facteurs favorisant l’émergence des douces violences ?
Dans un premier temps je définirais la violence et j’exposerais la façon dont la philosophie et la psychanalyse expliquent son origine. Ensuite je définirais les douces violences, pour enfin donner quelques exemples tirés de mes lectures et de ma pratique.
Dans un second temps je tenterais d’analyser les facteurs favorisant les douces violences, en allant du général au particulier, c'est-à-dire en analysant d’abord l’impact de l’institution, puis l’effet du travail en équipe et enfin la part de l’individu dans l’émergence de ces violences.
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1 Bertolt Brecht
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elljell
Re: a propos des douces violences
je te conseille de lire c'est pour ton bien d'Alice Miller.
Bon mémoire
Bon mémoire
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tourloupette
Re: a propos des douces violences
bonsoir
Elljell, à qui conseilles tu de lire Alice MILLER ???
Elljell, à qui conseilles tu de lire Alice MILLER ???
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lili
Re: a propos des douces violences
Que d'encre coule...euh pardon que de lettres tapées pour abattre vos foudres sur Atlante...Et j'ai lu toute la discussion ...
Evidemment que si l'on répond comme cela à une EJE, une stagiaire, une puér, une auxilliaire, une secrétaire...et toute autre personne qui peut ne pas totalement aprouver ce livre, cela ne va pas faire évoluer son avi.
Je sais que je vais moi aussi recevoir une foule de réponse du type "tu es arogante...etc." mais je vous en pris, reprenez la discussion, analysez ce qui se joue entre les personnes, ce que chacun peut resentir... Je pense que celle-ci aurait pu être constructive avec plus de tolérance...
Bonne jouurnée à tous...
Evidemment que si l'on répond comme cela à une EJE, une stagiaire, une puér, une auxilliaire, une secrétaire...et toute autre personne qui peut ne pas totalement aprouver ce livre, cela ne va pas faire évoluer son avi.
Je sais que je vais moi aussi recevoir une foule de réponse du type "tu es arogante...etc." mais je vous en pris, reprenez la discussion, analysez ce qui se joue entre les personnes, ce que chacun peut resentir... Je pense que celle-ci aurait pu être constructive avec plus de tolérance...
Bonne jouurnée à tous...
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tourloupette
Re: a propos des douces violences
bonjour
Lili j'ai beau relire la discussion je trouve qu'Atlante est allée trop loin, on ne doit pas avoir la même conception de la critique...
et je ne vois pas pourquoi quelqu'un te dirai que tu es arrogante ?
l'arrogance ce n'est pas de donner son avis c'est de se croire supérieur.
et ça "De plus, elle ne fait que des constats et n'offre aucune solution et même pas de piste de réflexion. A t-elle le recul nécessaire pour parler du travail en crèche ? Combien d'années d'expérience dans ce type de structure ? De quand date son travail ?" pour moi c'est très arrogant car ce n'est pas de la critique constructive c'est foutre un travail de plusieurs années (d'une professionnelle reconnue et réfléchie) tout bonnement aux orties !! et je trouve cela plutôt mal venu quand on sait pertinemment que de nombreuses équipes fonctionnent avec "douce violence" encore aujourd'hui en 2006 et que trop d'enfants en pâtissent.
Lili j'ai beau relire la discussion je trouve qu'Atlante est allée trop loin, on ne doit pas avoir la même conception de la critique...
et je ne vois pas pourquoi quelqu'un te dirai que tu es arrogante ?
l'arrogance ce n'est pas de donner son avis c'est de se croire supérieur.
et ça "De plus, elle ne fait que des constats et n'offre aucune solution et même pas de piste de réflexion. A t-elle le recul nécessaire pour parler du travail en crèche ? Combien d'années d'expérience dans ce type de structure ? De quand date son travail ?" pour moi c'est très arrogant car ce n'est pas de la critique constructive c'est foutre un travail de plusieurs années (d'une professionnelle reconnue et réfléchie) tout bonnement aux orties !! et je trouve cela plutôt mal venu quand on sait pertinemment que de nombreuses équipes fonctionnent avec "douce violence" encore aujourd'hui en 2006 et que trop d'enfants en pâtissent.
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Naoned
Re: a propos des propos d'Atlante
le débat semble dévier Lili
relis donc ceci :"Auteur: atlante
Date: 14/02/2006 22:39
Je tiens à intervenir au sujet de ton message. Ce livre n'est pour moi qu'un torchon ni plus ni moins. Je travaille en structure petite enfance. Il y a tout un travail d'équipe pour un fonctionnement qui va dans le sens des enfants. Pour moi, ce livre est dangereux car on peut tomber dans le stéréotype d'une structure ou l'enfant n'est qu'un objet. Ce qui est faux. J'ai été choquée de lire ce livre. Alors, va bosser en crèche on verra après. Ne parle pas de chose que tu ne connais pas et évite de salir à ton tour les professionnelles qui s'occupent de vos enfants. Merci."
je suis OK avec Tourloupette, non seulement Atlante désapprouve ce livre ce qui est son droit le plus naturel...mais aussi elle le dénature et à cause d'elle des personnes ne le liront pas !
et le mieux pour se faire une idée personnelle c'est bien de le lire, non ?
donc Atlante ne fait en aucun cas avancer le débat non plus.
Pourquoi te fais tu son avocate ? en a-t-elle besoin ?
si j'analyse ses propos que je trouve à la limite diffamatoires, je dirai que ce qui se joue pour Atlante, c'est qu'elle n'a RIEN compris à ce livre ou alors elle s'est sentie attaquée.
relis donc ceci :"Auteur: atlante
Date: 14/02/2006 22:39
Je tiens à intervenir au sujet de ton message. Ce livre n'est pour moi qu'un torchon ni plus ni moins. Je travaille en structure petite enfance. Il y a tout un travail d'équipe pour un fonctionnement qui va dans le sens des enfants. Pour moi, ce livre est dangereux car on peut tomber dans le stéréotype d'une structure ou l'enfant n'est qu'un objet. Ce qui est faux. J'ai été choquée de lire ce livre. Alors, va bosser en crèche on verra après. Ne parle pas de chose que tu ne connais pas et évite de salir à ton tour les professionnelles qui s'occupent de vos enfants. Merci."
je suis OK avec Tourloupette, non seulement Atlante désapprouve ce livre ce qui est son droit le plus naturel...mais aussi elle le dénature et à cause d'elle des personnes ne le liront pas !
et le mieux pour se faire une idée personnelle c'est bien de le lire, non ?
donc Atlante ne fait en aucun cas avancer le débat non plus.
Pourquoi te fais tu son avocate ? en a-t-elle besoin ?
si j'analyse ses propos que je trouve à la limite diffamatoires, je dirai que ce qui se joue pour Atlante, c'est qu'elle n'a RIEN compris à ce livre ou alors elle s'est sentie attaquée.
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HEIN?!
Re: a propos des douces violences
bonsoir
non mais lili relis toi meme les 7 premiers messages et dis moi qu'est ce qui justifie la réponse agressive d'Atlante ?
surtout que le 7ème message se termine ainsi :"Bien des professionnels aujourd�hui font vivre avec imagination, innovation et respect beaucoup de lieux d�accueil de la petite enfance. Les douces violences ne peuvent pas venir parasiter toute cette générosité, et cette quête du bien-être de l�enfant.»
pourquoi et à qui répond t-elle ces méchancetés :
"Alors, va bosser en crèche on verra après. Ne parle pas de chose que tu ne connais pas et évite de salir à ton tour les professionnelles qui s'occupent de vos enfants. Merci."
Avant de donner des leçons, il faut savoir de quoi il est question...
non mais lili relis toi meme les 7 premiers messages et dis moi qu'est ce qui justifie la réponse agressive d'Atlante ?
surtout que le 7ème message se termine ainsi :"Bien des professionnels aujourd�hui font vivre avec imagination, innovation et respect beaucoup de lieux d�accueil de la petite enfance. Les douces violences ne peuvent pas venir parasiter toute cette générosité, et cette quête du bien-être de l�enfant.»
pourquoi et à qui répond t-elle ces méchancetés :
"Alors, va bosser en crèche on verra après. Ne parle pas de chose que tu ne connais pas et évite de salir à ton tour les professionnelles qui s'occupent de vos enfants. Merci."
Avant de donner des leçons, il faut savoir de quoi il est question...
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Bel
Re: a propos des douces violences
Pour Paserelle EJE:
Merci d'éviter de ne publier qu'un morceau de mon travail écrits sur les douces violences, il serait plus judicieux de donner le lien vers le site pour que les personnes intéressées puissent lire la totalité des 10 pages sur ce sujet...
à bientôt,
Bel
Merci d'éviter de ne publier qu'un morceau de mon travail écrits sur les douces violences, il serait plus judicieux de donner le lien vers le site pour que les personnes intéressées puissent lire la totalité des 10 pages sur ce sujet...
à bientôt,
Bel
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SP
Re: a propos des douces violences
pour Bel
d'abord je m'excuse pour la rapidité de mon geste, j'ai taper trop vite sur envoyer avant même de compléter...
De plus je ne m'appelles pas passerelle EJE, c'est le site d'où vient cet extrait qui se nomme comme ça. et tu le sais mieux que quiconque...
si les personnes intéressées le lisent elles se rendront bien compte que leur lecture n'est pas complète...et à ce moment là elles demanderont la source, logique...
et j'ai déjà répondu à Freia (Karine) sur un autre message...et sur un autre encore, j'ai donné toutes les sources...ça ira ?
:AieAieAie!:
ups!:
d'abord je m'excuse pour la rapidité de mon geste, j'ai taper trop vite sur envoyer avant même de compléter...
De plus je ne m'appelles pas passerelle EJE, c'est le site d'où vient cet extrait qui se nomme comme ça. et tu le sais mieux que quiconque...
si les personnes intéressées le lisent elles se rendront bien compte que leur lecture n'est pas complète...et à ce moment là elles demanderont la source, logique...
et j'ai déjà répondu à Freia (Karine) sur un autre message...et sur un autre encore, j'ai donné toutes les sources...ça ira ?
:AieAieAie!: