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Re: Entre
Publié : 23 mai 2005 19:18
par TheD
Petite précision,
si tu acceptes une correspondance, entre nous, par ces échanges je ne veux ni te séduire, ni te "draguer"... mais correspondre. Si tu veux bien, à bientôt.

Re: Entre
Publié : 23 mai 2005 19:37
par TheD
"j'aimerai te connaitre davantage car tes écits m'intrigue. Parle moi de toi, de tes ressentis du moment, de ta vie, de tes projets, de tes désirs et des déceptions.
Dis moi qui tu es.
moi"
Je me sens mieux (c'était assez perturbant tout à l'heure)...
Alors je prends les choses à la base, mon esprit étant plus clair.
"Dis moi qui tu es"
Qui es tu ?
Merci.
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 11:24
par TheD
"Parle moi de toi, de tes ressentis du moment, de ta vie, de tes projets, de tes désirs et des déceptions."
Par cette période, je me retrouve.
Je désire à nouveau m'investir dans le travail. Un projet qui me tient à coeur, c'est d'aller au bout d'une application. Je traîne depuis pas mal de temps, car quotidiennement, chez moi ça ne va pas, dehors non plus. Cette "cassure" c'est comme un filamant qui a rompu il y a environ un an, avant de percevoir le rmi. Je voulais ensuite tourner la page et me concentrer sur un cheminement autodidacte. Le problème que tu connais très bien, c'est qu'il faudrait "remplacer le bonhomme"...
Mais, tu sais, je ne veux plus parler de mes projets tant qu'il n'y a rien à montrer. Marre d'en écrire des lignes à propos. Je mettrai en ligne et voilà.
Suite à mon "voeu", je me suis infligé 5 derniers mois d'enfermement, et je t'avoue alors que je ne veux plus répéter ça. Même si lorsque je sors, comme hier, ça tourne un peu. Je comprends bien que tu ne peux m'accorder plus qu'une lecture, et tu souhaites un peu correspondre et pourquoi pas se revoir, c'est en tout cas, en moi, un réel désir. C'est ce que je voulais te dire depuis plusieurs temps. Ce 09 décembre, je n'ai pu sortir aucun mot, je mesurais bien le débordement.
Je ne veux plus trop en écrire sur mon histoire passée. Je ne veux pas t'imposer ça, et je préfère alors me dire un peu avec le temps, doucement. A vrai dire, j'en ai écris beaucoup et je me retrouve plus dans le présent (le mouvement), et j'ai envie de m'accompagner vers l'avenir. Je comprends un peu plus le fond de mon comportement mais je sais que je m'en sortirai seul (volontairement, j'entends)...
Je t'écrirai à nouveau.
J'espère de tout coeur que tu voudras bien poursuivre ce contact par mail. Tu sais, dans le contrat d'insertion c'est parti en morceaux mais je l'étais déjà avant. En d'autres termes, ça n'a rien à voir avec mon malaise, et d'autre part, toi tu n'as rien à voir non plus. Je ne me permets pas de vivre quoi que ce soit dans le sens d'une histoire sentimentale tant que je ne sortirai pas du dispositif. Prochainement, en tout cas, je projette de sortir d'avantage, mais surtout de plancher. Je n'ai pas encore vraiment de repères quotidiens mais ça va revenir. Dis moi ce que tu ressens, si tu aimerais me lire et que nous nous connaissions un peu mieux.
A te lire,
Thierry.
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 12:10
par TheD
Voici ce que je n'ai pas osé t'adresser, il y a quelques mois. Ce silence m'a été assez pénible au bout du compte. Bien plus qu'un "non" de ta part. J'aimerais quand même beaucoup te faire part de mes mots pour toi.
Tu sais comme en vrai, je suis réservé et tu dois me croire si timide... mais il n'en est rien, je ne suis plus l'habitude de sortir, c'est tout. Il est vrai que tenir une conversation, j'ai du mal. Si tu m'accordes ton attention, celle que j'aimerais te porter, j'en serai vraiment touché et très positivement.
"Karen,
J'aimerais, au delà de cette eau
qui éclôt vos yeux purs, butiner les
mots de cette encre en l'âme votre ;
une ligne de vie.
Approcher un silence ; conter à mon
coeur votre sourire, au bout
de nos lèvres, d'une voix réunie et
sans mot nous décrire.
Quelques perles, filées par le
temps, vivent dans ce voeu lorsque
je serai celui et grand, en vous ;
cet aveu à venir pour un collier de
présences vécues et immenses.
Etoiles du ciel ; une écharpe, en ce
Noël, s'échappe d'une comète filante
sous le tracé d'une absence.
Comme une neige, découverte,
sous une espérance soyeuse, soyez
celle en soi... et en moi éternelle.
Vous aimant tant,
comme un songe à te connaître."
Mademoiselle,
Quelques lignes de vie présentes pour vous.
Trop tôt, certainement. Mais, il me faut à présent vous avouer cet inavouable.
Ne me méprisez pas, ne vous méprenez pas, je ne projette aucune vie sentimentale tant que celui qui vit, autonome en moi, ne prend pas son envol. Les sentiments ne trouvent pas la raison, et pourtant vous me chantez si justement à s'entendre, moi qui souffle un air.
Comment expliquer, pour le moment je ne peux pas. Intimement convaincu que vous n'êtes pas pour moi ce lien, cette projection de mon désir, je vous désire. Pour tendre en une véritable rencontre, à l'écoute de l'autre.
Du premier instant échappé, c'est un écho véritable en moi. Ce contrat n'est pour rien, vous comprendrez. Je ne suis plus obstiné à devenir l'être présent, à me répéter. Je suis pensant et me dépense vers d'autres à venir, l'autre. Vous êtes la première et seule personne qui me donne ce rêve à vous conter.
Vous rencontrer autrement, c'est ce qui me parle sincèrement. Les traits d'une rencontre qui me plairait à poser et la couleur revenue. Un bon moment, un beau dessin si loin, mais prêt de vous. Je me plais dans mes premières impressions à vous dessiner, un jour, au coin d'une table, autour d'un jus fruité dans un quartier, votre visage insaisissable au soleil d'été. Quelques traces d'une esquisse, approchante mais distante, proxime distance entre les mots d'une connaissance.
Cela vous surprendra, peut-être. Quelque chose se brise, j'annonce une rupture à venir. Un peu timide en ce présent pour me nommer. Vous savez déjà. Mais ce n'est pas une faiblesse qui lance de véritables sentiments. Les circonstances ne parlent pas du tout en ma faveur, je suis «bête». Chacune de vos présences m'énamourent. Alors je me lance, non intelligent, juste en vie, à vous, et peut être me désirez vous autrement, celui, un visage, moi.
Comme nous ne nous sommes jamais rencontrés vraiment, lorsque ce contrat sera à son terme, je serai «bien» enfin. Je ne sais si vous êtes patiente, plus que ma maladresse. Maintenant, vous connaissez mon coeur ouvert. Bientôt parti, je vous attendrai. Je voeu notre crépuscule dans le creux de ce silence. Je me sens très bien, je serai encore mieux, et vous êtes ce jour ravissant à vous rencontrer, tendrement quelques mots à te connaître...
A nous revoir.
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 12:15
par TheD
"Un papillon veut naître pour aimer une luciole. Mais la chenille meurt dans son cocon de papier.
Elle note les derniers mots de son encre vitale avant de n'être le battement diurne en cette attente des nuits douces ; avant de naître au clein d'oeil phosphorescent d'une lune, plus que sienne, devenue celle qui lui accorderait une danse. Ces mouvements qui constelleraient les étoiles à l'Amour."
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 12:40
par TheD
Ces mots sont passés de quelques temps.
Mais je tiens à vous les transmettre.
J'espère alors, que vous ressentirez la possibilité de nous revoir, de nous écrire.
Dis-moi si tu es d'accord.
Dans ces mots, je dis ne plus vouloir venir au CSD, mais je crois que c'est une bêtise.
Depuis, j'accepte le changement et je pense être "prêt" pour "briser mon conditionnement", on va dire ça...
Je travaille beaucoup sur moi même pour en relever certains mécanismes et les travailler en toute conscience. Je crois que la vie c'est une initiation permanente, nous ne sommes jamais arrêtés. Tout du moins, je n'ai plus envie de m'arrêter...
"Vous étiez présente pour moi depuis cette première fois. Je m'accorde pourtant toujours à découvrir une personne, mais la découverte alors n'avait pas besoin de mots dans cet instant. La réalité vécue se trouve bien différente de mon propre intérieur. Je ne me suis rien dis en ce temps, plutôt absorbé dans d'autres problèmes. J'ai réalisé cette première fois bien après. Ce n'était pas le moment et je me suis précipité, certain du mauvais retour que ça engendrerait. Je me sens un peu ridicule, mais c'est ça je crois : savoir se ridiculiser, se poser à découvert.
Tant que relation d'aide il y a, je sais qu'une connaissance ne peut être la bienvenue. Mais comprenez qu'il me fallait vous écrire, vous partager ce qui me lance. Etre aussi vrai que possible. Je crois à notre vie unique et aux multiples vies en nous. Alors mentir cette singularité, c'est nier l'être «commun». Je suis un ordinaire...
J'espère un peu. Ne me prenez pas pour un fou, j'accepte tout à fait ma part de folie. Simplement, je ne veux pas vous donner cette image, celui qui a besoin d'une béquille. En l'heure je n'ai pas envie de m'oublier. Alors je ne sais pas si c'est indiqué, mais je me permets à vous exposer quelque chose.
Parfois je pense à cela. Vous venez, on sort ensemble pour découvrir des situations, pour parler. En dehors de toutes contraintes, de tout ce qui nous sépare. Cette voix me dit que c'est un-possible après tout. Alors je vous en fais part.
Ce serait pour moi la sensation d'être vivant, non pas seulement pour vous, mais j'aimerais prendre votre main et danser avec la vie. Chacune de vos présences étaient plus grandes, plus belles. C'est comme ça, comment pouvoir l'exprimer sinon par regret. C'est peut être un peu bête, mais je ne tremble plus avec vous. Je sais que cette lettre teintée de rouge, et puis la suivante ont certainement jeté un pavé dans la marre. Cependant j'assume ces mots. Ils sont en moi. Ils vivent.
Je ne vous attends pas bien sûr. Ca serait vraiment comme une ouverture, un sourire partagé avec vous. Si vous voulez faire quelques pas avec moi en dehors du stricte cadre de votre métier, ça serait bien. Même si c'est écrit ici, voyez en réalité j'en serais incapable. Ce n'est que du mot, rien de plus. Evidemment je n'ai pas envie de dépendre de vous pour sortir, et non plus que vous veniez par contrainte. J'écris simplement ce que je pense.
Votre main, je la prends dans mon coeur ; la fois passée, j'aurais voulu l'effleurer dans ce geste. Maintenir un vrai regard. Pas l'habitude du regard, vous savez.
En ce moment je redéfinis certains objectifs, pour aller à l'essentiel, pour gagner du temps. Dépasser ma fatigue, produire de nouvelles ressources. Ce dont je manque à l'évidence par mon état.
Il ne me supporte plus d'aller au CSD. Ca me fait trop de bien et trop mal, mais je suis «heureux» de vous avoir croisé. Maintenant, je sais que vous existez. Pour moi chaque instant de vous n'était pas une peur. Vous souvenez-vous du second entretien ? «C'est moi» m'aviez-vous dis (sourire). Je sais que je ne vous reverrai plus, la dernière fois je savais que c'était une dernière fois. C'était un vrai moment pour moi. Merci de ne m'avoir jamais blessé. De ne pas être «neutre», simplement «juste».
Ma main sur le coeur.
Thierry."
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 17:22
par minimoi
j'ai eu l'occasion de t'écrire il y a deux jours. Dans ce court écrit je te disais vouloir davantage te connaitre. Le problème c'est qu'il m'est très difficile de te comprendre car au départ tu commences toujours par un récit concret puis tu dévis sur un autre récit qui n'a rien à voir et qui semble s'adresser à Karen.
Je ne suis pas Karen mais une future assistante sociale qui tente de te connaitre un peu plus. Je n'ai pas envie d'écrits structurés ou recherchés à l'extrême. Je veux tout simplement un échange simple qui puisse nous permettre de nous découvrir et de pouvoir partager ces différences que j'ai du mal à saisir.
Parle moi d'avant, de toi et non de lui de ta vie présente aussi.
Mets Karen dans un coin de ta tête et essaie de trouver un autre sujet sur lequel n pourrait débattre
minimoi
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 18:41
par TheD
Bonsoir,
Ca va être difficile.
En ce lieu j'ai laissé beaucoup de choses de moi, pas seulement dans ce topic.
En ce moment je ne sais plus où poser ma tête. Sortir+Karen=boumbadaboum...
En cet instant, j'ai un horrible céphalé. Mais je viendrai un peu écrire. Parler de "moi", n'est-ce pas là un beau programme ? (Humour), bien sûr. Ce que tu me demande "ici" n'est pas facile.
A bientôt.
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 20:24
par TheD
Mon problème majeur,
Je suis resté trop longtemps dans le néant et je peine à revenir... vraiment. Je ne saurais comment mieux décrire les choses. Mais j'y reviendrai... pas dans le néant. Disons que lorsqu'on se trouve dedans. Oui, j'ai vécu le pôle opposé de "l'illumination", d'un certain point vue, ou plutôt une "illumination noire"... cette illumination noire me dévore de l'intérieur et mes actes sont pesants, remuer les lèvres aussi, pousser sur une voix qui me rappelle celle de mon père aussi, c'est horripilant. Cependant, j'accepte ce père absent et présent en moi, mais la vie lutte encore contre ces choses là.
C'est une main qui s'est tendue vers la mienne, celle justement qui est sortie de la terre, une main de zombie qui me tient et m'aspire dans la tombe. C'est mon "dernier trip" en date, que je te partage. Trip, mesure bien que c'est un "badtrip", autrement dit je n'en jouis nullement, au contraire. Donc celui qui t'écris, en ce moment, se sent mourir. Je m'excuse pour le ton macabre que j'emploie, il s'agit de mes pensées présentes. Des visions funestes et répugnantes, avec la gorge qui me serre. C'est dur à vivre et c'est une sensation "physique", pas seulement mental. Je ressens ces choses physiquement dans mon corps, mon cou, et ça me fatigue beaucoup.
Lorsque je sors, peu importe la sortie, ensuite je déprime un peu sauf que ça me tient chez moi trop longtemps. Hier, j'ai revu Karen, c'était trop pressant, mais c'était très bien. Aujourd'hui, je suis patraque, la "déprime" chez moi, c'est plutôt de grands coups de marteaux, ça fait assez mal. C'est plus lié à la sortie qu'à la rencontre innoportune de Karen. J'entends encore le vombrissment des véhicules dans ma tête. Je ne suis plus habitué et pourtant je peux me rendre partout où bon me semble (j'entends au niveau de mes capacités de déplacement/orientation). Même si je ne connais plus beaucoup ma propre ville.
Je te parlerai à nouveau de l'illumination noire qui éclipse la lune plus qu'autre chose. De toi à moi, je préfère me dire que tu es Karen. Tu dois alors penser que je suis tombé bien bas pour tenir à ce point à cette personne. Mais non j'insiste, dans une autre vie, on se serait aimé. C'est cela que j'ai du mal à accepter... et puis je ne sais plus, si c'est possible, impossible, je ne sais pas. Je l'ai entendu de sa bouche mais elle s'est volatilisée ensuite, peut être ne voulait elle pas me donner à lire dans ses yeux un mensonge.
J'ai parlé un peu d'elle encore, mais ok ! Je me recentrerai un peu plus sur "moi". Je te parlerai un peu d'autres choses.
A bientôt.
Re: Entre
Publié : 24 mai 2005 20:39
par TheD
Mon écrit précédent est un peu noir dans mes ressentis, mais c'est justement ce que je ne veux pas entretenir dans une correspondance avec Karen, si tel est le cas. Mais, je crois sincèrement qu'elle est largement capable d'entretenir un lien sans que ça l'absorbe non plus. En effet, je suis attentif à cela et je comprends bien qu'elle ne doit pas être un "psy", mais plutôt une relation plus "simple", si j'ose dire. A l'esprit posé, à défaut d'être prosé, ça me va, beaucoup, passionnément, même. Voilà. Tu pourras lire que la "passion" fait corps un peu plus chaque jour, elle est présente comme la rosée du matin. J'aimerais ne plus oublier cela. Mais c'est encore un "petit espace" en moi, il est là.