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Re:

Publié : 18 août 2012 13:53
par kirikou
merci Zoe pour le lien. il y avait plus récent je crois je vais essayer de trouver.

Re:

Publié : 18 août 2012 14:12
par kirikou

Re:

Publié : 18 août 2012 15:39
par camille
Désolé mais les stats ne sont pas représentatifs de toute la réalité du terrain et de ses difficultés. Et même si y avait du boulot (et qu'il suffisait juste d'avoir de la volonté et de la patience admettons), dans quelles conditions travaillons nous aujourd'hui? Les conditions de travail ne sont plus les mêmes qu'il y a 10 ans. On est pris entre l'étau et l'enclume.
Bref c'est trop réducteur, il y a pleins de paramètres à prendre en compte. On fait dire ce qu'on veut avec les chiffres.
En revanche, ce qui est sûr c'est que la profession souffre plus que les autres métiers du social. Les multiples témoignages des AS montrent un vrai malaise. On n'est pas en train de se lamenter pour le plaisir. Arrêtons juste de se voiler la face!

Re:

Publié : 18 août 2012 21:11
par pouf des bois
à lise : oui les ASS sont parfois généralistes, pas toujours et puis ce n'est pas un vilain mot. Les ophtalmos n'ont pas enterré les medecins traitants, chacun à sa place il ne faut pas tout mélanger. Ds un autre domaine les conseillers d'insertion ne font pas notre travail. Les juristes non plus. Les psychologues pas davantage et à eux, en particulier, on ne demande pas d'être "performants", ni à nous d'ailleurs. Ou alors il faut expliquer ce que ça signifie "performant". Peut-on dire à l'issue d'un premeir entretien avec un "usager" : j'ai été "performant" ? à l'ère de l'hypervitesse ce mot s'est introduit partout comme s'il était un impératif vital que chacun soit tt le temps performant ("réalise des performances !" avec le public que l'on suit. C'est aberrant. on se contentait jadis de bien faire son travail. Or l'as est plus proche d'un artisanat que d'un service informatique de pointe.
J'ajoute qu'en polyvalence de secteur, souvent, après quelques années nous devenons très pointues dans certains domaines avec un savoir très étendu concernant les dispositifs légaux, extra légaux et les politiques sociales. Cela ne fait pas de nous des généralistes flirtant avec l'amateurisme et sans bagage professionnel particulier, je crois.
Quant à l'ASE elle n'est pas le domaine réservé de l'AS, on y trouve aussi des éducs et plein d'autre pros. Chacun son rôle.
merci de m'avoir lue, et bonne soirée je file

Re:

Publié : 19 août 2012 13:14
par Lise
pouf des bois,
ce n'était pas pour moi une critique que de dire que l'ASS était plus généraliste. Normalement, il devrait y avoir de la place pour tout le monde.
et je n'ai jamais douté du rôle des ASS de l'ASE. Mais compte tenu des besoins, elles devraient sûrement être plus nombreuses qu'elles ne le sont; comme d'ailleurs bien d'autres rouages (éducs, juges des enfants, aides aux familles et j'en oublie...)de la protection de l'enfance.
Enfin, c'est toujours ce que l'on dit quand il y a un dysfonctionnement.
seulement en ces temps d'économie, de rentabilité à tout prix, les institutions, les associations sont obligés probablement de parer au plus pressé, faute d'un budget suffisant.
Ce n'est un mystère pour personne qu' actuellement les besoins augmentent tandis que les moyens diminuent.Je ne vous apprends rien en constatant que les besoins augmentent à cause dela précarité grandissante.
Les médias aussi en vulgarisant la fonction de certains métiers vers lesquels il y a cinquante ans ne se tournaient qu'une poignée de personnes très informées,ont contribué à court circuiter peut être le rôle d'informateur, de relais qui étaient peut être jusque là réservé aux ASS, le passage obligé en quelque sorte vers un début de solution ou vers une solution.
Mais, je le répète, ce n'est que mon impression, jamais je n' ai eu l'intention d'en faire une critique et chacun est libre de penser ce qu'il veut.
ce que je dis, n'est que mon opinion, qui ressort d'un ensemble de lectures ou des rapports ou des articles que j'ai pu lire et ce n'est aussi qu'une hypothèse.

Re:

Publié : 05 sept. 2012 15:03
par Céline
Bien dit Lise. Le souci de notre métier c'est que nous sommes une profession qui dépense beaucoup d'argent et ne rapporte strictement rien.
Le choix de ceux à qui il faut couper la tête en ces temps de crise est vite fait.

Quand une société est malade elle ne s'occupe plus de faire du social.

Re:

Publié : 05 sept. 2012 20:48
par ladrjscsfait elledes enquêtes?
Ce qui serait intéressant, c'est de connaître chaque année le devenir de la promotion précédente disons un an après le DE , et même 2 ans , 3ans après le DE de façon à savoir comment les ASS ont pu s'insérer dans le marché du travail, et si elles exercent effectivement leur métier, et ce région par région par l'intermédiaire des écoles ou des associations d'élèves.
certaines facs l'ont fait et pas des moindres (la Sorbonne à Paris) pour évaluer l'insertion des licenciés en lettres. le questionnaire était précis et demandait également le montant du salaire.
donc ce ne serait pas ingérable.surtout à l'époque d'internet.
et cette enquête donnerait une vision réaliste de la situation.au moins on saurait de façon objective à quoi sert le DEASS!

Re: A quoi sert le DEASS ?

Publié : 05 sept. 2012 20:54
par Florence
Bonjour,

Depuis le début de ce fil de discussion, je me retiens d'intervenir, car je suis sincèrement désolée pour ceux/celles qui sont au chômage (je suis passée par là) et je sais que ça rend amer, donc, je ne voudrais blesser personne.
Puis en août, j'étais en vacances ... Et voilà que la discussion redémarre de + belle, et commence à m'agacer ...

Alors, à quoi sert le DEASS ?
Et si vous arrêtiez un peu d'être nombrilistes, si vous regardiez autour de vous ??
Vous êtes-vous posé la question : "à quoi sert le DE d'infirmière" ?
Je suis curieuse de vos réponses ... et vous donnerai ensuite mon point de vue.

Re:

Publié : 05 sept. 2012 22:14
par pouet pouet
à Céline : je comprend l'ironie, ceci dit, "Le souci de notre métier c'est que nous sommes une profession qui dépense beaucoup d'argent et ne rapporte strictement rien.", "strictement rien" est un point de vue de financier aux poches pleines, lol.
Un autre point de vue pourrait être de considérer le coût exorbitant pour la santé démocratique de confier celles-ci aux spin doctors de la finance (coût humain et social du chômage, coût idéologique de la montée de l'insécurité sociale, avec vote aux extrêmes couleur brune, etc., etc.)
On pourrait donc soutenir que le travail social s'il coûte cher à sa manière (comparé au renflouement des banques par ex ?) participe au maintien d'une certaine paix sociale. En cela il est l'allié objectif ou l'idiot utile, c'est selon, de l'économie de marché triomphante.
Rogner sur ces métiers serait dangereux en fait. Soyons donc optimistes ! ou bien soyons résignés et acceptons la survenue probable de temps plutôt barbares, dans des temps pas si lointains. l'histoire bégaie souvent, dit-on.

Re:

Publié : 05 sept. 2012 23:03
par agacée moi aussi
Nombrilistes?
vous en avez de bonnes!
après passé trois années non rémunérées (je crois que vous au moins vous avez bénéficié des assedic) et se demander si on réussira à exercer ce métier, je crois qu'on est en droit de s'interroger!
savoir que le DE d'infirmière conduit peut être à se réorienter compte tenu de la charge et des mauvaises conditions de travail après quelques années d'exercice ne consolera personne.