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Re: Entre

Publié : 26 mai 2005 13:59
par minimoi
tu as raison quand tu dis que si tu viens t'exprimer sur ce site tu n'es pas tout à fait toi. Moi non plus je ne suis pas tout à fait moi puisqu'en effet nous donnons, chacun, la part de nous que nous souhaitons partager et seulement cette part.
Se dévoiler directement n'est pas une chose interssante. Je pense qu'il faut avant tout apprendre à se connaitre. Se découvrir pour essayer de mieux se comprendre.
Ne te sens pas "malade" ou "fou". Ne te sens pas à l'écart des autres. Le monde est fait d'unité qui forme un tout. Sans cette multitude d'unité nous ne serions qu'un groupe...l'ennui. Nous n'aurions rien à apprendre de l'autre car celui ci sera toi et toi serait lui. Le "toi" et le "moi" ne pourrait plus être distingués. j'ai envie de comprendre ce qui ta poussé à te renfermer sur toi même. L'humain est altruiste il est fait pour vivre avec l'autre. Tu as besoin de l'autre pour t'épanouir et les autres de toi.
Sans le contact avec l'autre le monde n'existerait plus ou sous une autre forme qui m'est jusque là inconnue.
J'essaie de m'expliquer ce qui te pousse à te focaliser sur cette fameuse karen. Au fur et à mesure des pages que tu utilises tel un exutoire, je comprends ou du moins je me laisse à penser que tu as du avoir un manque d'affection pendant ta petite enfance. Cette femme est entrée dans ta vie et ta tendu la main. Seulement il faut l'entendre comme elle ta tendu la main de manière professionnelle et pas forcément amicale ou même sentimentale. Cette femme a une vie et il faut respecter cela.
Je ne sais pas l'âge que tu as mais pense à ton avenir... N'aurais tu pas envie de pouvoir offrir tout cette amour à quelqu'un, en loccurence à une autre femme?
ne te focalise pas sur celle ci car tu as surement encore plein d'autres belles choses à vivre.
J'aimerais te dire ne t'enferme pas sur des choses négatives. Je suis sur qu'autour de toi il y des gens qui t'aime.
Tu sais, chacun d'entre nous traverse au cours de sa vie des moments difficiles des moments que l'on croit insurmontable. Il faut puiser dans sa force intérieure pour changer pour se donner la volonté de changer. Cela demande beaucoup de volonté.
As tu envie de vouloir chambouler un peu tout ce que tu es en train de vivre. te sens tu prêt?

As tu besoin de piste de reflexion?
Je reste à ta disposition pour t'aider si tu le souhaite.
Si tu ne le souhaite pas, je comprendrais et te laisserais tranquille.

à bientôt

minimoi

Entre passe...

Publié : 26 mai 2005 14:12
par TheD
Bonjour,

Le fait de ne plus sortir, de m'être coupé de l'existence, de compenser par le net... alors que je devrais m'en outillé, c'est un tout.

Mes "joies" vécues, adulte, étaient des illusions. C'est à dire lorsque j'étais sur "le point" à chaque fois de "démarrer" par le biais d'une formation. Je ne tiens pas à préciser de plus. J'ai vécu désillusion sur désillusion, alors ça m'a enfermé de plus en plus. Ma déception c'est d'être moi. C'est à dire celui qui n'a pas vécu. Celui qui n'a pas eu l'occasion de vivre un échec. En effet pour vivre un échec il faut avoir l'opportunité de le vivre mais lorsque tu ne peux même pas démarrer quelque chose en contrat de qualif ou autre... alors ok, je suis un peu réservé et puis il me faut préciser que "le sourire" ne venait pas. Je présentais un visage assez terne, triste, je n'ai pas véritablement de bons accoutrements. Je ne comprenais pas comment on ne pouvait me donner une chance car dans mon cas ça aurait été une "intégration" et une activité professionnelle qui m'aurait "épanoui". Mais il faut être "jeune et top", et j'étais déjà un peu "flop". A côté de ça, je me sentais seul. La solitude est devenue mauvaise. Avec un manque de tendresse plus profond, en parallèle. Déjà jeune c'était le cas, j'avais comme tout être sexué certaines attirances ressenties, certains désirs. Ca marque un aspect important, celui de n'avoir pu aller au bout de mes désirs, de mes "points idéaux" aussi. Que ce soit sur le plan "pro/perso".

Je te parlerai de mes quelques passions, de mon virage présent, un peu plus de désirs qui font retour en moi. Je t'expliquerai un peu mieux le court des choses et le fond de ma démarche, si j'en viens à nouveau à "moi".

En cet instant, j'ai faim, d'ailleurs j'ai un peu plus d'appétit ces derniers temps. J'aimerais reprendre du poids. Les vitamines que je prends me sont profitables je me maintient sur une bonne journée. Me lève vers 8H30 et me couche vers 1H du matin. Je reprends un rythme un peu plus "balisé" (je préfère à "normalisé") et je compte apporter de nouvelles balises pour progresser plus vite dans mes journées. Tu sais, j'étais arrêté et j'avais tenté de reprendre une activité et puis ensuite plongée dans les enfers. Avec cette émergence de sentiments en parallèle. Mon désir actuel, c'est de retrouver un meilleur équilibre, de "penser mieux" pour agir, de façonner et mettre en place des "points idéaux", notamment certaines choses que j'avais commencé à développer bien avant... mais la dépression a prit un tel dessus, dans ce cas je culpabilisais en moi, je me dévorais de l'intérieur de n'avoir "plus envie de vivre", de ne plus trouver aucune raison d'avancer. Mes illusions de jeunesse ont volé en éclat et plus envie de rien, ni d'être et de trouver une extension de mon être dans l'aboutissement d'un projet même en relation avec mes intérets directs, fruits de mes passions. J'ai beaucoup travaillé pour avoir une plus grande conscience des domaines que je tends à aborder. Je me suis intéressé à certaines professions de prêt qui touche à l'image, la narration, lorsque je sortais un peu encore, j'ai rencontré quelques professionnels, principalement des dessinateurs. Aujourd'hui je veux retrouver tout ça. En parallèle, il y a ce "moi perdu" encore en moi. Celui qui se sent vide, parti, mort nait. Il y a un "autre moi" qui semble vouloir me tuer, de mauvaises pensées, comme si je suis en train de mourir. Un autre moi qui se sent fâné, qui n'a pu partager le moindre soupir. Celui qui veut grandir est là et si je ne parviens pas à compenser une certaine "vie", je culpabilise mais c'est une souffrance ressenties. Ca peut prêter à sourire, mais je ne vois pas comment mieux expliquer plus simplement. Dans ma tête, tout s'écroule. Cette attention pour Karen, tu remarqueras que c'est devenu un peu comme une obsession. Mais j'y travaille. Je ne veux pas que ça alimente une souffrance, au contraire. J'aimerais retrouver une vie plus "déroulée". Ce n'est pas évident. Mais en vue de mes quelques capacités présentes, je peux (je crois) à l'avenir justifier ce "trou" dans ma vie. Je sais de toute façon, aujourd'hui, qu'il me faut réaliser des journées bien remplies. C'est avec une certaine envie que je veux retrouver ça. Je me dis, si je n'arrive pas à faire ce qui me plait vraiment, comment ferais je pour faire autre chose ? J'étais assez motivé, au début de ce contrat d'insertion, j'avais mon plan en tête. Faire un petit atelier de création graphique et "me sentir bien" dans ce cadre, aller à la rencontre des autres, etc... mais je possédais un sac de pierres assez lourdes et j'aurais dû toucher mot. En même temps, pas simple. J'avais déjà connu une "mort", en moi, une déchéance assez profonde, surtout de 24 à 25 ans. A 26 je m'idéalisais des objectifs mais en m'aveuglant. Dans la réalité, j'étais "out"... je ne sortais plus du tout. Si, pour signer un contrat. Ensuite j'ai développé un intêret pour les métiers du social. En prime abord, je voyais la fin, c'est à dire un jugement de ma personne et ça ressortait en moi une stigmatisation, pourtant dans le cadre du contrat, je me sens "bien entouré" mais c'est plus fort que moi. J'ai du lire trop de choses, j'assimilais ça en moi, je suis tombé dans un piège identaire en rapport à cela. Sur l'instant ça me vient, je n'aurais pu y penser sans l'écrire ici. Donc j'entendais le mépris des autres avant même de le percevoir réellement, dans une réalité vécue. Je n'acceptais pas un accompagnement (cmp/cref) parce que ça me renvoie à un parcours que je ne veux plus recommencer. Je suis conscient qu'on ne recommence pas les choses, on les commence et la vie est faites de multiples commencements, et non de recommencement. Mais lorsque le temps s'évapore de soi, ça devient difficile à réaliser certaines pensées. Aujourd'hui, je ne suis pas sorti de certaines choses, mais le fait de poser certains mots m'aide. Enfin, oui et non. Une écriture n'est pas tout et si ça peut avoir un effet thérapeuthique, ça dépend des cas. L'écriture est plus un trait pour moi. Ca fait quand même du bien d'avoir la possibilité de me lâcher ainsi. Il m'est arrivé moi même de soutenir certaines personnes par internet, de faire du bien, parfois on en a besoin, mais je suis une véritable éponge. Une éponge qui n'a pas trouvé sa propre eau...

Dans le quotidien, des bouffées surgissent et ça m'enferme dans une souffrance. Aussi, je ne gère plus bien mes idées, tout arrive un peu même temps. Par exemple, ce lundi passé, face à Karen, je voulais lui dire tant de choses que rien n'est sorti, sauf l'essentiel mais enfin, non, pas comme ça ! On verra, j'aimerais la garder un peu en moi et je crois qu'elle sera encore présente lorsque j'aurais à lui exposer la réalité de mes projets.

Bon, ça vient progressivement, pas facile de "dire des bouts de vie"... et ces ressentis présents, passés...

A bientôt.

Re: Entre

Publié : 26 mai 2005 14:27
par TheD
Je viens de prendre la lecture de ton message précédent... nous avons tous une vie, et parfois on aimerait toucher une autre vie. Approcher quelqu'un. Cette personne, Karen, j'ignore si elle est seule. J'ai en moi l'intention lorsque je chamboulerai ma vie de revenir vers sa présence et cette fois ci d'être sur une base plus disposée pour moi à lui exposer mes sentiments. Je crois sincèrement qu'elle sera présente encore. J'ai dérapé et mon image présente n'est pas la meilleure en elle. Je ne suis pas un séducteur et je respecte les autres, je la respecte. En cette période, je me sens prêt à chambouler... j'aimerais beaucoup donner à Karen la possibilité de nous dévoiler doucement, avec le temps.

Je vais manger, à revenir.
Merci à toi :)

Thierry.

Grâce.

Publié : 26 mai 2005 15:40
par TheD
J'aimerais te partager ça. J'ai laissé de nombreux messages. A Karen, j'ai l'intention de lui partager d'autres adresses web, mais pas maintenant.

"Je ne suis pas si libre comme esprit. Mon coeur est vaincu, tu sais. Il ne bat plus la mesure de la liberté. Juste un morceau échappé d'une immensité. C'est cruel et musical, c'est un ciel porté dans les mortes notes. Un jour porte une saison différente et chaque seconde danse contre mes nuits étoilées, mes rêves inavoués. Si l'importance luirait, mon doigt inventerait la lune. Toucherait son relief, devinerait les souvenirs sous chaque cratère. Et je soufflerai sur la fine poudreuse pour m'emporter dans le sommeil "d'or". Ma paume épouserait la vallée comme une main sur un destin. Souffle contre souffle, inspiration des illusions. Un corps de pensées anime l'autre lorsque l'air trouve le nôtre. Ce temps, le tempo ajouté à la touche de mon clavier, comme une harmonie perdue, enfouie dans la vase de mes égouts. Ces cavités puantes, les souvenirs parcourant des petites histoires. Toutes ces petites histoires sans intérêts. Une vie, une vie meurt toujours. Rien n'est beau, la grâce seule danse pour toujours. Ecris-moi encore ta grâce."

Re: Entre

Publié : 26 mai 2005 16:44
par TheD
Précise que le texte ci dessus fut écrit en février. Mes ressentis ont changé depuis...

Re: Entre

Publié : 26 mai 2005 17:11
par TheD
"J'essaie de m'expliquer ce qui te pousse à te focaliser sur cette fameuse karen. Au fur et à mesure des pages que tu utilises tel un exutoire, je comprends ou du moins je me laisse à penser que tu as du avoir un manque d'affection pendant ta petite enfance."

Non, ce n'est pas une compensation. Je sais en l'heure qu'elle ne peut que se sentir "focalisée"... je comprends. Mais j'aimerais mieux la découvrir et la connaître un peu mieux avec le temps. Je lui écrirai un peu et puis elle avisera d'elle même. J'ai beaucoup écrit à son propos...

Mais je préfère te coller un bout de texte :

"Te souviens-tu de cette première "rencontre" ? Bien qu'à mes yeux ce ne fut pas une véritable rencontre, tant l'entretien me renvoie à la formalité. Mais laissons ce mot "véritable" de côté. Je ne réalisais pas encore, mais je ne voyais que toi. Je n'avais osé encore aborder mes difficultés précédentes, peu importe. C'est un moment magique pour moi, tu éclatais, j'étais vraiment intimidé.

Je ne porte pas les gens au culte, tu sais. Ni toi, ce n'est pas ça. C'était parlant, j'entendais ton ouverture, ta voix rassurante. Je me souviens alors de ce sentiment en moi, je ne voulais pas m'en aller. Tu te levais doucement de ton siège et moi je poursuivais, je parlais, je ne voulais plus arrêter de parler. Peut-être ne te souviends tu pas du sujet abordé. Moi si, mais peu importe. J'étais heureux, en cet instant, de partager ce moment. C'était pour moi un moment intense avec une personne que je ne connaissais pas, que je découvrais pour la première fois, une personne qui me semblait "re"connaître, étrangement. Tu m'avais écouté, peut-être poliment, je ne sais pas. Je te sentais un peu impatiente de rompre ce moment, peut-être. Tu m'écoutas jusqu'au seuil de la porte, au 144. Je m'en souviens très bien.

Cela n'eu aucun effet dans ma vie. Au fond, de cette "histoire", avec le recul, ce que j'ai ensuite ressenti pour toi d'une façon plus profonde, je retiens seulement le fait que cela ne m'a pas changé vraiment. Ca aurait dû pourtant, je suis de ceux que l'amour offre des ailes. J'aurais pû m'envoler, j'aurais dû.

Aujourd'hui, je ne m'en arrête pas là. Je travaille en ce moment sur un projet. Cette fois-ci un projet qui ne me concerne pas seulement. Quelque chose qui ne me rapportera pas d'argent directement, ce n'est pas grave, je fais quelque chose qui compte comme expérience. J'espère alors, si tu ne suis plus mon dossier, t'écrire pour t'en faire part. Non par fierté. Mais parce que j'essaie de croire ceci, que tu t'intéresses vraiment à moi. Par pour "m'aimer", je sais, non simplement parce que tu aimes ce que tu fais, parce que c'est un peu ce que tu es.

Moi, je t'aime comme ça, sans rien m'imaginer d'autre. Si un jour nous portera un peu plus, tant mieux. Sinon, ce n'est pas si grave, tu resteras pour moi une belle personne. Tu m'as donné le droit de mettre tes paroles en doute, et je te remercie. Du fond du coeur."


...


"On dit parfois qu'il suffit d'une rencontre pour tout changer, dans mon cas c'est dans la durée. Mais c'est réversible, je sais que vous ne pouvez me comprendre mais je ne demande à personne de le faire. Je comprends, le fait de ne pas vouloir interférer dans mon existence, mais sachez de toute façon que j'ai atteins le fond dans ma situation. Dans ce fond, j'ai beaucoup pensé. Je poursuis ma réflexion, je réintègre quelques actes quotidiens qui me rendent un écho. Je respecte votre silence à mon égard. Notre rencontre me manque. J'aimerais beaucoup vous revoir et je tiens à l'exprimer. Actuellement, je crois être incapable de partager une sortie commune, mais si tel serait le cas j'aimerais que cela vienne de vous même. Ce n'est pas ça qui prédomine mes gestes. Par contre, ce qui est douloureux, j'ose le noter, cela tient dans le fait de savoir si vous êtes ou non libre. C'est bête, mais je ne me suis pas posé cette question. La réponse me fait très peur. Si vous êtes patiente, vous ne serez pas déçue. Dans ce cas, je suis ouvert si vous le souhaitez à une correspondance privée. Vous écrire ainsi publiquement est pour le moment une solution pour être lu, j'espère de vos yeux. Vous m'aviez encouragé à voir des gens, depuis je connais quelques personnes sur Reims. Il m'arrive de naviguer sur le site de Reims Web. Un site peu fréquenté, pourtant par des gens fréquentables et ouverts. J'ai compris le fait d'accepter mes prochains échecs. Ca en passera par là, je ne veux plus faire de mes passages "une vie mise en jeu". C'est épuisant. Pour le reste, vous pouvez m'écrire si vous voulez. Voilà, je crois que nous sommes sur cette Terre pour se comprendre et s'entendre au delà même de ce qui a pu nous présenter. Je m'attache à vivre ma vie et je refuse de m'engager dans une relation amoureuse. A vrai dire pour cela il faudra être dotée de patience également. Mais si vous ressentez quelque chose, ça me rassurerait de lire quelqu'un que j'aime. Pas seulement dans un sens unique, j'ai aussi besoin de vous apporter. Peut-être que vous pourriez apprendre de moi. Enfin... j'imagine.

A vous lire, Karen, oui je sais, j'ai écris beaucoup de bêtises. J'en suis conscient. Enfin, cela n'enlève pas ce que j'aurais du vous dire de vive voix.

Je vous laisse ma messagerie. Vous pouvez cliquer sur mon pseudonyme pour m'envoyer un message.

cybioo@hotmail.com

Je ne lis pas régulièrement mes messages. J'aimerais vous noter sans vous écrouler sous des émotions trop fortes et négatives. Ce n'est pas une personne qui "ne va pas bien" qui souhaite vous écrire. Je suis trop réduit à cette image.

Entre nous, durant notre présence partagée, j'ai perçu beaucoup de choses non partagées, comme embrumées sous le silence. Je n'ai pu lever le voile. Peu importe, j'ai envie d'avancer et si vous voulez comprendre certaines choses, nous pouvons nous écrire. Promis, je n'écrirai pas de longs messages ! Ni embourbés dans l'émotion. Il me faut être honnête, j'aimerais vous revoir au terme de cette correspondance. Partager quelques intérêts communs, j'en suis certain. Pour ma part mes intérêts tournent autour des sciences humaines. Aussi, pour le moment je ne peux pas, mais j'aimerais assister à quelques conférences, aller dans des expos, etc... ouvrir mon horizon.

Voilà, vous savez l'essentiel. C'est vrai, il y a un énorme fossé entre cet écrit et ce que je pourrais vous dire dans la vie. Et je veux vous dire pleins de choses, en écouter plus encore. Outre ce qui m'a empiétré jusqu'alors, vous êtes la personne qui ne me renvoie pas à une incompétence, une nullité. Votre regard de femme sur moi fut important. Il l'est encore...

A vous lire,
Thierry."


Ce n'est pas une explication, je refuse d'expliquer pourquoi on est attiré par une personne en particulier, plus qu'une autre. Je regrette simplement le fait que je ne sois pas dans une meilleure existence de ma personne, même si les choses vont changer. J'attribue plus d'importance à connaître une personne sur la durée sachant que nous ne connaissons que des parts de nous même. Durant une période, je tentais une forme d'unification de ma pensée mais ça ne mène nulle part... merci à toi, pour ta lecture, pour toi.

Re: Entre

Publié : 26 mai 2005 18:47
par TheD
"Le monde est fait d'unité qui forme un tout."

Belle pensée jungienne... entre autres :)

Quant aux autres qui ont besoin de moi, je n'y crois plus à cela. Que je sois ici où nulle part, ça n'y changerait rien, crois moi. MAis il faut y croire...

Tu sais, lorsque je me sentais encore plus dans ma folie je pensais "On ne doit pas parler au fou, on doit seulement l'écouter", et c'est ce que je voyais envers moi, uniquement de l'écoute. De la disponibilité.

Cette personne, Karen, m'attire je ne peux le nier. Mais, je suis conscient d'être trop arrêté pour prétendre quoi que ce soit. Je ne sais pas pourquoi je focalise, c'est une intelligence que je ressens en elle sans doute et son visage, ses yeux, sa bouche aussi... bon... dommage que ce soit à sens unique. De mon côté, je ne me vois plus, je ne sais pas ce que je renvoie. Le monde extérieur me faisait écho d'un moi négatif aussi bien physique que mental. Parce que ma difficulté d'expression peut laisser penser que je suis un peu "débile", "anormal" en tout cas. Personnellement, en l'heure ce n'est plus un problème. La parole n'est pas mon outil de travail de toute façon.

Ma situation "emmurée" est une réponse à une déception de n'avoir pu être considéré tel que je suis dans mes démarches d'insertion avant 25 ans. C'est aussi une réponse parce que je me suis senti profondément exclu de ne pouvoir progresser comme chacun et en venir à répondre à mes désirs, mes envies dans des domaines successifs. Ca m'a renvoyé alors à mes troubles de jeunesse car ce n'est pas seulement lié à la petite enfance. Je ne parvenais pas à trouver mes marques en scolarité, je me sentais toujours "différents". Ma mère ne cessait de me dire "tu es comme les autres", bien entendu aujourd'hui je sais très bien que personne n'est "comme"... nous sommes, point barre.

Ca m'a amené à m'interesser de plus proche à l'autre et mon fonctionnement. Alors observateur, le dessin tombait bien. Mais j'étais très "maladif", presque "autiste" pour te dire d'apparence. Plus certains en profitait, plus ça m'enrayait. Ca m'attriste un peu de te noter cela sachant qu'une probabilité existe que tu sois Karen, mais bon peu importe. Si tel est le cas, je ne saurais trouver les mots pour apprécier ton ouverture. J'espère alors que tu m'entends mieux ici, parce que je vais au bout de mes phrases sans rupture ! Et avec quelques fautes comme toi :)

C'est un peu dommage de ne pouvoir mieux parler. Etre mieux... moi même simplement. Karen me donne envie d'éclater ce fossile. Je l'admets c'est une réelle personne qui me donne envie de changer... tant pis, "c'est pas bien", mais c'est comme ça. Je ne la vois pas comme une béquille, mais plutôt comme une femme à découvrir. Je comprends ma démesure mais le temps est important et je suis prêt à mieux mesurer les choses.

Merci à toi,
A bientôt.

Entre grand bleu...

Publié : 26 mai 2005 21:04
par TheD
Dans les profondeurs du grand bleu, je t'embrasse douce sireine. Mourir de vie, mes yeux dans tes yeux.

Entre seul...

Publié : 27 mai 2005 01:35
par TheD
"j'ai envie de comprendre ce qui ta poussé à te renfermer sur toi même."

Ce que je ne comprends pas moi même, je te le donnerai.

Simplicité,
quelques réponses sont en moi mais pas toutes.
L'autre...
t'encrerai quelques mots notés, si tu voeu avec moi. J'aimerais très fort que tu sois au bout de mes mots Karen. Vraiment mais peu m'emporte après tout le déluge. Je crois que c'est l'inverse, l'un verser dans l'eautre. Comprendre ne sert plus à grand chose parce que la raison ne sert plus à grand chose. Personne ne m'a poussé dans le vide, Karen. Tant pis si tu ne lis pas tout pour saisir les points importants parce que je ne peux t'imposer ces mots là. Tu sortirais de tout, de toi, tu irais trop loin et au fond ça n'est pas si intéressant.
C'est sans mots, sans ces mots.
Ces mots sens, censés mots.
Mes sentiments pour toi,
ne cherche pas à les écrire sur une histoire. Tu n'es pas un morceau de puzzle, tu es juste toi, je t'aime bien, c'est tout. Tu es une femme bien. Je préfère l'écrire plutôt que les crier mais je veux le dire, te le dire parce que ça existe en moi. Tu sais, oui, je ne te connais pas mais ce n'est pas si important. Essentiel de se dévoiler un peu sur la durée et mes yeux pétillent de moi. Et d'émois... et d'émois. A l'autre bout de moi, je suis au bord de toi. J'aimerais tellement te répondre, me répondre, que mes pensées surgissent plutôt que gissent. Que mes paroles glissent et poussent ma verve vers toi.

"j'ai envie de comprendre ce qui ta poussé à te renfermer sur toi même."

J'en reviendrai sous les vents pour l'écrire. Souvent pour comprendre. Moi, ne cherche plus vraiment à comprendre. C'est là, en moi, las de tout ça.

Mais regarde moi... écoute moi... et tu comprendras au delà des lignes. Une part de moi ne veut plus aligner les réponses. Lorsque je sors, suis en présence de l'autre, je pré sens, ça s'accumule. Aujourd'hui j'en suis là, ne peux pas trop accumuler les relations même par le net c'est difficile. Je ne cherche pas la multiplication des liens. Comment t'expliquer alors l'impression de saisir l'autre et de toucher la nuit. Peut-être bien que par moment je suis bien, mais la vague me prend et m'élance, mélancolie.

Tant pis, tu ne comprendras jamais. Je ne veux pas aiguiser mes larmes pour te partager ce silence, parce que t'entailler, ou m'entailler en toi, ça ne sert à rien. Il faut creuser, il y a une succession d'évènements bien sûr, une base historique, mais pas seulement... tout un ruisseau d'eau de là... je souhaite que tu acceptes mes mots. J'assume tout ce qu'il faut, je ne regrette rien. Parfois d'eux sortent mes 'crises en thèmes'. Et souvent, c'est vrai, j'aimerais ne plus me réveiller. Juste m'endormir et fondre. Ca c'est dans mes longues périodes d'absence mais en l'heure je suis l'heureux. Ca vient juste par bribes mais je gère beaucoup mieux.

Je pense que mon cerveau n'a pas supporté au bout trop de tensions subies. La réponse, c'est 'l'autre' mais moi dans l'autre soi la projection de mes fantômes mais la dynamique de groupe réagissait très bien en me bannissant du lot. En fait, je suis de nature 'libre' mais 'lier', enlaissé dans une condition. Une addiction à l'errance.

Ca commença sur les papier peints...
Des couleurs, des ombres, de petits éclats de voix. C'est peut être pour ça que des histoires trôtent dans ma tête. Petit, abandonné chez la nourrice, je vagabondais. De droite à gauche et gauche à droite la tête tournait et tournait pour valser et faire tourner le monde lorsque j'arrêtais et que mes yeux s'ouvraient soudainement. Mais ce n'est rien, ce sont des bribes présentes mais qui ne me font rien. Je n'ai pas envie de t'écrire plus malade, tu le notes, je ne suis pas malade ni fou. J'aimerais tellement que tu me vois tel que je suis. C'est au fil du temps ce que j'aimerais. Je ne veux pas forcément changer l'image de cette situation qui te donne à poser une barrière mais ta lecture ici et tout d'autre me donne beaucoup. J'aimerais un jour pouvoir te rendre une autre image de moi, la mienne. Et ce n'est pas possible mais cet élan pour toi n'est pas 'une perte'. Ne me lis pas désespéré à ce point de m'éprendre pour la première venue, si tu seras là, lorsque je serai moi, alors tu me comprendras, tu verras l'extension de ma personne et peut-être l'apprécieras tu au point de partager un rayon du sol aux airs ensemble.

Tout cela ne représente pas le réel, mais ne cherche pas forcément le concret. Ce qui me rend là, je l'ignore, tout bonnement. Je connais mon histoire mais c'est indigérable, trop à faire passer, le mal être ça se vit, ça ne s'écrit pas. Il y a bien des "relances" de souffrances basés sur des faits et des mauvaises rencontres. Le reste, je me suis construit mentalement mes ennemis mais ça nourrissait la réalité en ce sens qu'on m'infligeait ce que j'appréhendais. Mais j'insiste bien sur le fait que ce qui m'a vraiment 'bousillé' en dehors de tout ça, c'est le refoulement subit successivement lors de mes recherches d'emploi/formation.

Mais je t'avoue, mes pensées sont tracées surtout. Je suis à la fois ici et là, tiraillé entre plusieurs modes de pensées. J'aimerais revenir mais je ne pourrais jamais vraiment "re" venir, je le sais... ce n'est pas très grave. Au fond, je ne connais pas l'avenir mais j'aimerais bouffer le monde et rattraper le temps perdu.

Prochainement, j'aimerais te donner d'autres voies pour me comprendre. Je te remercie beaucoup et je trouve que tu es si délicate, très embellie, j'aime ta simplicité, et puis quelle répartie ! La pnl t'envirait...
J'aimerais bien être autant vif de voix.
t(embrasse.

Entre appel

Publié : 27 mai 2005 13:57
par TheD
Bonjour Minimoi,

"j'ai envie de comprendre ce qui ta poussé à te renfermer sur toi même."

Difficile, devenu mon esclave. Je me suis renfermé tôt et mon environnement disait que j'étais un "solitaire" sans forcément ressentir ma souffrance. Je pense, comme tu l'as lu précédemment, qu'il y a les projections du père en moi depuis de nombreuses années. "Thierry gauche, Thierry timide, Thierry neuneu, etc...", et d'autres choses. Je crois que ça m'a un peu fabriqué à son image. Aujourd'hui, je me sens prisonnier encore de cette image. Principalement, si tu prends les faits séparés, c'est surmontable je l'admets. C'est tout un ensemble de choses comme une accumulation, avec des périodes où j'étais assez atteint. PAr exemple, à 13 ans j'étais très mal, je ne savais plus écrire mon nom, entre autres faits que je ne situais plus la date. Si tu veux, on peut résumer par "persecution" à répétition. Plus âgé je pensais briser tout ça, mais non. Il y a aussi les difficultés familiales, la maladie de mon frère notamment, mais bon je ne veux pas fournir plus de détails. Ca m'a un peu envahit la tête et sur mon visage je portais un "masque"... mais ça n'explique pas trop inconsciemment ce qui s'est passé pour ne plus du tout sortir. Je me disais "tu n'existes plus"... d'ailleurs, je ne réponds plus au téléphone mais j'aimerais retrouver ça. D'ailleurs, même si je suis un peu "fou" de penser ça, j'aimerais beaucoup que Karen m'appelle, mais ça restera un rêve...

Je te fais part simplement, aujourd'hui, je retrouve une motivation, autre chose, j'ai envie d'avancer, de m'échapper, d'accéder à ma propre histoire, à "moi" comme tu l'as noté. Le fait de partager ce que Karen me procure si tôt... j'ai peur de perdre la possibilité de mieux nous connaître. Et là, faire part de mes difficultés de vie n'est en rien mieux me connaître. Je veux dire, la personne autonome en moi est loin de tout ça.

Prochainement, je te parlerai de ce "moi autonome", qui se prépare. La certitude, je ne veux plus m'enfoncer dans le silence et c'était un peu mon message, ce lundi pour Karen. Je voulais qu'on puisse établir un petit contact et même si ça peut montrer un aspect de moi un peu de malaise, c'est aussi pour indiquer que je ne veux pas cacher qui je suis à ses yeux. Comme ça, elle pourra mesurer le changement progressif et puis peut être me voir autrement que l'image que j'ai à lui donner.

A bientôt.