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Re:

Publié : 03 nov. 2011 20:26
par Marie
Je suis entièrement d'accord. Les dernières manifestation aux quelles j'ai participé sur Lyon n'avaient mobiliser que peu de professionnels, alors que nous étions pourtant dans une grande ville...

Mais, je ne suis pas sûre que la multiplication des collectifs ou syndicats soient une bonne chose... Nous avons besoin que les informations et que notre force de mobilisation soient d'avantage "centralisées", enfin regroupées est peut être d'avantage approprié... car effectivement entre chaque organisme les informations passent mal voir pas du tout...

Les institutions pourraient également se mobiliser... ce qui n'est pas cas...
Elles souffrent toutes des mêmes restrictions... à chacune les financeurs disent qu'elles sont La structure qui a la pire gestion... J'ai vu ça par tout où je suis passée ces dernières années... Mais je n'ai jamais entendu parler d'institutions qui s'alliaient... chacune vie dans son coin la pression des financeurs...

Nous avons des moyens de faire pression... nous sommes nombreux et avons des choses primordiales à défendre...

Oui, mais comment faire quand chacun est enfermé dans son individualisme (et ce à plusieurs échelle)... comment faire quand face à des choses aussi grave (parce que j'estime la tournure que prend les événements grave), personne (ou si peu) ne se mobilise????

Donc voilà à partir de ce constat: on fait quoi?

Re:

Publié : 03 nov. 2011 21:00
par Marie
pardon pour la répétition je ne pensais pas l'avoir posté comme il faut!

Re:

Publié : 03 nov. 2011 21:13
par Pere Castor
@dodie

Que les femmes soient fortement surreprésentées dans vos métiers est une réalité. Mais l'explication que vous en donnez est erronée - franchement j'espère que c'était censé être une blague de votre part. La proportion des sexes à la naissance est a peu près moitié-moitié, comme l'atteste ce document:
http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/fran ... _par_sexe/
En fait 105 garçons pour 100 filles environ.

La femme apporte au bébé un de ses deux chromosomes X, l'homme apporte un de ses deux chromosomes sexuels donc soit un X soit un Y. Le résultat a 50% de chance environ de donner une fille (XX) ou un garçon (XY). C'est pour ça qu'on dit communément que c'est le père qui détermine le sexe de l'enfant.

Re:

Publié : 03 nov. 2011 21:26
par Tintinmilou
En écho à vos préoccupations, je voudrais juste vous faire part d'une petite expérience.

A ma retraite (Et oui, 43 comme educspé) j'ai voulu monter un "café du social".
Ne sont venues que des AS ou des employés sans qualif de petites assos dites "d'insertion" 'mais qui insèrent quoi ou qui ?)

je crois qu'il ne faut pas en rester à ce constat négatif mais continuer de se bouger. toutes les idées sont bienvenues !!!!

Re:

Publié : 03 nov. 2011 21:39
par JeanMi
Je pense qu'il n'y a pas de secret pour réussir à mobiliser.
Il faut que des personnes s'engagent sur chaque lieu de travail, dans chaque institution.

A ma connaissance il n'y a que l'activité syndicale qui permet de mobiliser dans un lieu professionnel et surtout qui est reconnu par l'institution.

Donc il faut militer, faire du travail de sensibilisation auprès des jeunes professionnels, des précaires etc...Pour qu'un maximum s'engage et défendent leur profession. Maintenir une veille autour des lois qui sont votées...

Je reste ouvert à une autre proposition mais à ma connaissance je ne vois pas autre chose qui est existé que l'activité syndicale dans ce domaine. Donc ceux qui veulent agir, les cartes sont entre leurs mains...

Je ne pense pas que l'on puisse parler de multiplication de collectifs ou de syndicats. Les collectifs servent à se mobiliser sur un point concret (CC66, pas de 0 de conduite...), ils visent à dépasser les structures syndicales pour qu'un maximum de gens s'investissent (souvent ce sont beaucoup de syndiqués qui sont présents).
Concernant les syndicats, il n'y en a pas tant que cela, il y a les syndicats classiques du paysage politique français. Tout en sachant que les syndicats ont une ligne nationale mais que les sections représentent avant tout ceux qui y sont investis.

Re: educ chom

Publié : 04 nov. 2011 13:15
par kar1ne
Il y a de l'individualisme. Mais faut pas se leurrer, on veut un poste intéressant faut être dans les ptt papier du directeur.
Après les institutions sont en rivalités chacun défend son assoce pour avoir le budget, donc a moins de tout regrouper c'est la gueguerre.

Si on regarde de plus haut, on voit bien qu'on met à mal les instituts publics, les assoces privées payées par les fonds publiques (regardons dans le domaine santé, retraite...).
Pour le social On baisse le niveau, on laisse des non -professionnels prendre des places de diplomés. Dans quelques années on fera le constat que les instituts sont mauvais ne répondent plus au attente, qu'il faut les fermer, ou en évincer une partie.
Dans les écoles on voit la même chose, + d'élèves par classes, les enfants handicapés qui n'ont pas de place en ime, itep, hopital se retrouvent à l'école même sans le niv (loi 2005 perverti)
On donne un enseignement de - en - de qualité,
plus les gens sont bêtes + ils sont maléables; c'est pas d'aujourd'hui.

La rétention d'information est une façon d'avoir le pouvoir, d'où se manque d'info entre professionnels
Pourquoi les médecins ont eu une augmentation ces derniers mois alors que la sécu est au plus mal? parce que les députés, les sénateurs sont des médecins, travaillent pour des labos, font parti de gros lobing qui mettent la pression sur les hommes politiques.


Comment faire? décrypter la société dans laquelle on vit, anticiper, notre secteur est mis a mal mais pas uniquement.
L'ONES propose des discussions, se bat auprès des politiques pour défendre notre bout de gras, allez sur le site (y en a surement d'autres)

La culpabilité est bien utilisée, on le voit ici. Ce n'est pas le système, ce sont les vilains éducs qui ne font pas comme il faut, pas assez mobile, pas XY, trop d'expériences pas assez. Il y a 20 ans le diplôme suffisait et les éducs bossaient bien. L'auto dévaluation!
ON LE VOIT DANS LES SUICIDES DE FRANCE TELECOM, eux aussi ne sont pas assez mobiles, compétents?

C'est le monde du travail en général qui est violenté, sauf que les plus fragiles sont exclus en premier et ceux qui s'en occupent sont au premières loges= nous

Re: Educateur au chomage

Publié : 05 nov. 2011 03:08
par Libellule
Bonjour jeunes collègues (et moins jeunes) et Messieurs-dames les Directrices et Directeurs :)
D'abord oui soyons justes ça a l'air bien difficile d'être directeur dans le social de nos jours, surtout si on porte des valeurs et un engagement (si si, ça arrive!) qui placent immanquablement dans un étau d'injonctions contradictoires voire incompatibles bref... Il en faut et c'est pas eux qui décident des budgets d'une part, du nombre de places en centres de formation d'autre part.
Maintenant depuis que je suis diplômée, je fais malheureusement le même constat que vous: les centres de formation se multiplient et les voies d'accès au diplôme aussi, et les professions des secteur social et médico-social sont plus nombreuses qu'avant. Les postes, visiblement non (alors qu'à mon époque on nous prédisait une "grande vague de départs à la retraite des éducateurs spécialisés et des chefs de service" -> on l'attend encore la vague... la faute à la réforme des retraites?? Sans blague??).
Mon hypothèse personnelle est que c'est une histoire d'offre et de demande. Puisque tant d'éducs sont au chômage, ils seront plus prompts à accepter un salaire plus bas, un renoncement à une reprise d'ancienneté, des conditions de travail moins bonnes etc. Bref: on n'est pas en position de négocier. CA TOMBE BIEN TIENS, au même moment on veut nous refondre les conventions collectives... (et on refuse toujours de nous reconnaître bac+3).
Le secteur social va donc vers la privatisation, la déqualification et la reconnaissance au "mérite" (donc soyons clairs, à la disponibilité et à la coopération courtoise hein). Étant donnée la difficulté que nous semblons avoir à nous fédérer... j'en suis à douter de la survie de la belle profession d'éducateur spécialisé, à terme. Mais gardez courage (et prévoyez un plan B quitte à y revenir dès que l'occasion se présentera).
Me concernant je n'ai pas connu de chômage parce que j'ai déménagé pour prendre des postes (en pleine cambrousse, en pleine ville et toujours très loin de chez moi) ET accepté des CDD ET galéré avec des petits boulots entre-temps...
...Reste à savoir si après tout on nous reconnaît la légitimité de revendiquer une vie privée, le droit de faire des projets (pour nous-mêmes je veux dire)... ou pas?

Et puis TIENS au fait... et les usagers, dans tout ça?????

Re: Educateur au chomage

Publié : 05 nov. 2011 15:02
par mina
diplomée depuis juin 2010, je suis en poste en secteur psy depuis aout 2010 et en voie de titularisation de la fonction publique depuis maintenant 2 mois. Quand je lis vos témoignages je me dis effectivement que j'ai de la chance même si c'est l'affaire de choix qui n'ont pas été forcément simple à faire: quitter ma région d'origine, accepter un poste dans un service qui n'était pas mon choix premier et me confronter à la réalité du travail d'équipe qui est loin d'être un long fleuve tranquille...mais au vu du contexte actuel, je pense qu'il y a des opportunités à saisir...
Bon courage et bonne route à tous

Re: Educateur au chomage

Publié : 08 nov. 2011 15:47
par Cécile
Bonjour,
Perso j'ai eu mon diplôme en juillet 2010. J'ai rapidement été enceinte et j'ai du noter une grande réticence à embaucher des femmes enceinte ( même pour des CDD). J'ai donc effectué quelques remplacements en travaillant en interim sur la région parisienne. Mis bout à bout, j'ai du bosser 1 mois sur 5 mois de libre.
J'ai déménagé dans le Sud Ouest depuis juillet et je suis au chômage depuis tout ce temps...

Pourtant au vu de la situation socio-économique en France à l'heure actuelle, c'est pas comme si les éduc servaient à rien !

Bon courage à tous !

Re: Educateur au chomage

Publié : 16 déc. 2011 09:42
par joe
bonjour à tous
pour ma part je suis juste diplômee amp et je suis dans la même situation que vous......j 'ai passé ce diplôme car je souhaitais travailler dans les structures pour personnes handicapées et résultat je ne fais que des petits remplacements et là je vais peut etre avoir un cdd de 6mois à mi temps je me demande si ça vaut le coup car je suis également très fatiguée moralement et de voir que c'est pareil pour les éduc....