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Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 22 mai 2007 16:16
par émilie
oh là faustine, cela t'arrive t-il de te relire ?
qd tu écris à popo
" il faudrait s'informer un peu plus ailleurs qu'à la télé, il est vrai qu'il est plus facile de s'avachir dans son canapé et de gober tout ... ils sont bien incapables de sortir de leur canapé et de devant leur télé..."
pas un brin ni agressive ni méprisante ta remarque, non... juste que des mots doux que tu aimerais vivement qu'on t'adresse :
La gentille faustine passe son temps avachi dans son canapé devant la télé à gober tout, et bien incapable de sortir de son canapé de devant sa télé...
faut l'excuser, la pauvre mignonnette, avec tous ses copié-collés elle est bien fatiguée, aussi cela explique qu'elle peut dire n'importe quoi... mais s'excuser pour avoir dérapé ? non, pourquoi donc ? est-ce que ça fait sérieux quand on appartient à la classe moyenne bien informée (bcbg, bobo) d'avoir à s'excuser auprès de ruraux (ploucs qui ne sortent pas de chez eux) de personnes âgées (tous séniles) d'ouvriers pas éclairés car trop fatigués et avachis devant leurs télés ?
Pour ma part je ne te connais pas donc je ne me permettrais jamais de supputer que tu puisses avoir une telle attitude (avachie devant ta télé) mais toi tu n'hésite pas une seconde à cataloguer popo (qui a voter comme toi, qd sais tu ?) et 53 % de tes concitoyens de la sorte ! tu les connais donc si bien pour les décrire ainsi ?
avec un tel jugement, un tel regard sur tous ceux qui, supputes-tu ne pensent pas comme toi (d'ailleurs à quoi les reconnais-tu ?), crois tu sérieusement qu'on cherchera à échanger avec toi ? mais ce n'est pas ce que tu cherches dans ce forum... il te suffit peut être d'avoir un auditoire qui ne bronche pas ou qui va toujours dans ton sens... c'est ce que tu appelles probablement un dialogue constructif !
eh bien sois heureuse et continue à tourner en rond pour refaire le monde qui aujourd'hui tourne carré, voire bourrique !
:crazy2: :crazy2: :crazy2: :crazy2: :crazy2:
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 22 mai 2007 16:40
par CM
Je suis désolée encore une fois faustine mais ce n'est pas moi qui confond racisme et religion mais les gens dans leur ensemble !
J'ai pris l'exemple de la religion mulsulmane parce que c'était justement un exemple, le plus parlant en fait !!!
Et remarque bien : on a pas le m^me discours concernant un magrhébin (pas forcément mulsuman) et un polonais (qui peut tout à fait l'être) alors que les 2 sont étrangers !!!
Ou est la confusion ? Il ne faut pas interpréter ...
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 22 mai 2007 17:40
par faustine
"La ventilation des votes par tranche d’âge :
Le vote Sarkozy / Royal par tranche d’âge
18 à 24 ans 42% / 58%
25 à 34 ans 57% / 43%
35 à 44 ans 50% / 50%
45 à 59 ans 45% / 55%
60 à 69 ans 61% / 39%
70 et plus 68% / 32%
Loin d’avoir uniformément basculé à droite et adopté les thèses ultra libérale de son candidat, une bonne part de l’électorat reste fidèle à la tradition progressiste profondément ancrée en France.
Si l’échec chez les 25/34 ans, et la déroute chez les séniors devront être analysés, compris, il ne doivent pas faire oublier toutes les catégories dans lesquelles les idéaux de la gauche gardent toute leur vigueur.
Les bons résultats du vote Royal dans la jeunesse, chez les étudiants, chez les actifs de 35 à 59 ans, chez les ouvriers, les employés, les professions intermédiaires, montrent qu’un socle fort a résisté aux sirènes sarkoziennes."
Quand on observe la carte de France des résultats, les ruraux ont majoritairement voté Sarko et les urbains Ségo.
Emilie, je n'ai pas dit que les personnes âgées sont séniles et les ruraux(dont je fais partie) ploucs mais conservateurs, pas dit non plus que les travailleurs sont bêtes mais effectivement pas éclairés car désinformés. Et nous, les TS, nous sommes dans la classe moyenne (et pas forcément bobo ou intello)donc des privilégiés car nous avons accès à la culture, les moyens de nous informer autrement. C'est vrai que je fais des généralités dans l'analyse du vote mais comment faire autrement. Il est bien évident que si les conservateurs ont voté UMP, tous les votants Sarko ne sont pas conservateurs, que si les électeurs du FN ont voté Sarko, tous les votants Sarko ne sont pas des racistes, etc...Alors, pourquoi se sentir visé et agressé quand on n'est ni conservateur ni réactionnaire et qu'on a voté Sarko, qu'on fait donc partie des exceptions ? On a peur de l'amalgame ? Pourtant,l'amalgame, il l'utilise bien quand il dit dans une émission télé, pendant la campagne, je le cite dans le texte " les moutons égorgés dans les baignoires et les filles excisées..." ne désigne-t'il pas tous les immigrés ou d'origine immigré comme des égorgeurs de mouton, exciseurs de filles ? Ne vise-t'il pas un certain électorat quand il prononce ces mots ? Je le soupçonne, en plus, de ne pas le faire personnellement cet amalgame aussi je lui reproche d'utiliser ces images fortes et stigmatisantes pour obtenir des voies et être élu.Il exploite ainsi à des fins personnelles les plus bas instincts de ses concitoyens, entre autres le racisme, et les exacerbe au lieu de les calmer.
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 22 mai 2007 19:50
par hélène
faustine je pense qu il faut laisser tomber , ils ne répondront jamais à la question comment en tant que ts pouvez vous voter sarko? laur but n'est pas d'argumenter mais plutôt de nous fr croire que nous stériles à tout changement, qque la france est en faillite et que seul sarko peut changer tout çà...
maintenant nous avons un emanière de voir les choses, je te rassure nous sommes largement majoritaires dans ds notre ^profession...
nous avons une idéologie de notre métier qui diffère avec quelques un... Oui sarko a largement utilisé la couverture médiatique et l'utilise encore tres tres bien.
Donc pour leur faire plaisir on va dire:
> vive la franchise de la sécurité sociale ( environ 600€), ca c est du progrès social
> dehors les asistés, et les immigrés ne parlant pas notre langue bien sur
> vive le déterminisme génétique
> vive l'idée de travailler plus longtemps (retreite et heures) pour avoir un salaire décent , c'était tellement compliqué d'augmenter les salaires....
>vive l'idée de la loi d el aprévention de l a délinquance!!!
> vive un fonctionnaire sur 2 remplacés au moment de la retraite ( je vous rappelle que 70% des AS travaillent ds l afonction publique)
>
> vive ( pour popo ) le modèle anglais, (comme ca on ira se fr soigner en croatie ca nous fera des vacances enfin pour les plus riches les autres vous pouvez crever...)
> vive 10 flics pour 1 travailleur social
Voila c est ca que vous voulez entendre!!!
alors même si vous avez voter pour un programme économique, vous avez voter pour les autres idées et ça pour ma part je trouve ca grave pour un TS. Rappelez vous de l'histoire et comment il est facile de rejeter les fautes sur une partie d'un peuple (chômeurs, bénéficiaires du RMI, des prestations familiales) pcq j entends bcp de personnes autour de moi dire vive sarko eu moins il va les bouger ces féinéants.... et c'est des ouvriers qui disent ca,...)pour expliquer une crise sociale
faudra pas venir vous plaindre qd vous aurez votre DE et que vous irez travailler chez Mamouth ( ben quoi juste avant vous avez refusé 2 postes , 1 de flic l'autre de fleuriste)
Vous pourrez pas dire qu on ne vous aura pas prévenu , de venir TS c'est artager des valeurs , mmes mrs nous ne partageons pas les memes...
Ciao
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 22 mai 2007 21:23
par Marie
Vive les bassesses et les attaques mesquines! Plus il y a de posts sur ce topic et pire ça devient!
Paye ton ambiance, ça donne envie de participer!
Sinon, Pour CM:
Quand tu dis:
"on a pas le m^me discours concernant un magrhébin (pas forcément mulsuman) et un polonais (qui peut tout à fait l'être) alors que les 2 sont étrangers !!!"
Qui est le "ON"???? C'est le "on" qu'utilise Sarko pour désigner des responsables qui sont n'importe qui sauf lui?
Désolé de te dire ça CM mais, justement, en tant que TS, tu n'es pas "on" et, personnellement, j'ai le même discours que ce soit un magrhébin ou un polonais et je me fous pas mal de leur religion! Ce n'est pas parce que certains font des amalgames que tu dois les faire... car je te rappelle que ton exemple concernait des TS!
A+
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 23 mai 2007 15:08
par faustine
Tu as raison, Hélène, cela n'est pas la peine d'insister.Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Nous allons vivre 5 années de récession sociale car la majorité de nos concitoyens a fini par admettre la pensée unique qui consiste à dire que la mondialisation est inéluctable comme le serait un phénomène naturel que l'on ne peut pas contrôler et que pour rester compétitif, il nous faudra renoncer à nos acquis sociaux, qu'il nous faut donc se choisir un modèle parmi tous les modèles de régression sociale réussie et ce modèle est le modèle anglo-saxon. Etre de gauche maintenant c'est se voir traiter de gauchiste indécrottable, d'idéologue irresponsable et passéiste, la droite a gagné la bataille de la communication. Elle a réussi à faire passer l'idée que la réforme ne pouvait aller que dans le sens du démantellement du service public, du code du travail et de la sécurité sociale. Dommage!
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 23 mai 2007 22:05
par hélène
tu parlais pour qui marie??? comprends pas à qui tu t 'adresses ( côté blonde persiste chez moi allez comprendre)
Je tenais à m'excuser por les nombreuses fautes d'orthoographe, je me relis et waouhhhh je me suis cachée sous mon bureau ... pour une future as je crains un max lol
et oui faustine nous sommes des indécrottables..lol
bon courage tlm , ca va pas etre facile mais bon tant que je travaillerais en toute conscience, ça ira mais pour combien de temps...
ciao
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 23 mai 2007 23:49
par sami
bonsoir faustine, hélène... et combien vous avez 100% raison, pour preuve cette question et la réponse qui suit :
Les profits sont ils scandaleux ?
La chose est jugée depuis longtemps : toute la misère du monde viendrait des profits des entreprises, intrinsèquement honteux et dont les niveaux sont de toute façon scandaleux. Poursuivant l'exploration des "mythes économiques", il est donc intéressant d'aller voir ce qu'il en est, tant du niveau des profits que de leur rôle économique. François Mitterrand avait découvert au cours de ses mandatures que les entreprises étaient à l'origine de la création des richesses – et des emplois -, il est clair que sa leçon n'a guère été retenue par ses successeurs.
Commençons par mesurer le profit, ce qui n'est déjà pas simple. Au-delà de la triviale définition du supplément de recettes sur les charges, on peut retenir une notion plus comptable, l'excédent brut d'exploitation (EBE), qui correspond à ce qui reste aux entreprises de la richesse qu'elles ont créé (la valeur ajoutée), après notamment le paiement des salaires (incluant les charges appelées "employeurs"). L'analyse, pour des raison de simplicité, sera limitée aux seules "entreprises non financières", c'est-à-dire hors banques et "entreprises individuelles" (les commerçants, agriculteurs, professions libérales ...). En 2004, les entreprises de ce périmètre ont affiché un EBE de 255 milliards d'euro, soit l'équivalent d'un peu moins de la moitié de la rémunération du travail de leurs salariés (539 milliards qui représentent 65 % de leur valeur ajoutée).
Avec cet EBE, elles ont réglé leurs bailleurs de fonds, c'est-à-dire les banques, leurs actionnaires "autres entreprises" et leurs actionnaires "personnes physiques" : ce sont 18 milliards d'euros payés au titre des intérêts nets (c'est-à-dire la différence entre intérêts reçus et intérêts payés) et 59 milliards au titre des dividendes nets et des coupons nets d'obligations et autres financements. Pour leur part, les ménages ont reçu 48 milliards (6 % de la valeur ajoutée), dont 29 milliards de dividendes (3,5 % de la valeur ajoutée). Ceux qui pensent que pour accroître substantiellement les recettes de l'Etat, il suffit d'accroître l'imposition des revenus du capital en seront pour leurs frais ....
Après impact de la fiscalité notamment, il reste aux entreprises 128 milliards d'euros. Encore convient il de préciser que ce solde n'inclut pas l'usure de l'outil de production, l'amortissement, que, pour 2004, l'INSEE estime à 120 milliards ! Ceci dit, cette charge ne se traduisant pas par un décaissement de trésorerie, elle ne modifie pas la "capacité de financement des entreprises", ces 128 milliards. Cette capacité, qui est une forme de chiffrage du profit, contribue très largement au financement de l'investissement, lequel a représenté 157 milliards.
Alors, en quoi le niveau des profits serait il scandaleux ? Son rôle premier, c'est le financement des investissements, donc celui de l'avenir : s'il n'y a plus de profits, il n'y a plus d'investissements. On pourrait être critique face à des entreprises dégageant durablement des bénéfices qui ne seraient pas réinvestis. Ce n'est quasiment jamais le cas, et lorsque ce phénomène a été constaté, c'était face à un choc touchant l'économie, comme en 1993 avec la hausse forte des taux d'intérêt. De façon paradoxale, les 29 milliards de dividendes versés aux ménages contribuent également et indirectement à financer le besoin de capitaux des entreprises : en effet, il est difficile de faire appel à l'épargne publique et de ne pas la rémunérer. Les dividendes d'aujourd'hui font les financements de demain. A cet égard, l'évolution de la législation sur les coopératives, il y a déjà quelques années, a été des plus intéressantes, puisqu'elles ont été autorisées à faire appel à des "adhérents non producteurs", en raison de la nécessité de disposer de capitaux et d'"investisseurs" prêts à prendre le risque de perdre la rémunération, voire leurs apports. A souligner que les dividendes reçus par les ménages sont du même ordre de grandeur que le surcoût du régime de retraite des fonctionnaires d'Etat en regard du régime général. Le premier rémunère une prise de risque, le second représente une rente, sans rôle économique. Où est la morale ?
L'idée que les profits seraient toujours plus importants, au détriment des revenus du travail est par ailleurs fausse. En effet, il existe sur le long terme une grande stabilité dans la répartition de la valeur ajoutée, avec 2/3 pour le travail et 1/3 pour les entreprises. La seule exception notable depuis 50 ans a été la période 1973 – 1982, où les politiques d'inspiration keynésienne ont conduit la part du travail à plus de 70 % de la valeur ajoutée. En déconnectant l'augmentation du coût du travail des gains de productivité et en pénalisant la capacité de financement des entreprises, elles ont abouti à une accélération du chômage
La condamnation du profit vient de la "vulgate" marxiste, pour reprendre l'expression de Raymond Aron : le profit trouverait sa source dans "l'exploitation du travailleur", c'est-à-dire dans le fait que son travail n'est pas intégralement rémunéré. On a mesuré les résultats de cette conception métaphysique du monde, là où elle a été appliquée. Le profit a un rôle économique et il doit faire l'objet d'une régulation, qui vient à la fois de la concurrence et de la juste revendication des salariés. En revanche, ceux qui au nom d'un ordre moral dont ils s'érigent juges, condamnent systématiquement le profit, trop souvent manoeuvrent pour s'octroyer une part de richesses qu'ils n'ont pas contribué à créer.
bonne nuit
sami
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 23 mai 2007 23:51
par Aurélie
Sarkozy? Contrôle? Collabo?
On en oublirè presk qu'on travaille dans le social et qu'on est "censé" aider les gens...et oui c un peu le but pour ceux qui aurait oublier!!
Sincèrement je ne comprend pas comment on peut être travailleur social et voter à droite...mauvaise équation!!!(et ne venez pas me dire que chacun est libre de voter ki il veut, c la démocratie...pour moi, c'est un vote incohérent)
Vous pensez qu'il va "recadrer", mais recadrer quoi??
recadrer la France ?? en montant les gens les uns contre les autres? les français bien blancs contre les blacks et autres? les riches contre les pauvres?
C sur que ça va recadrer bcp de choses...plus d'inégalité, moins de cohésion...
Pour la super loi contre la délinquance...en allant "dénoncer" ou "collaborer" à tout va, je doute que l'écoute et la relation de confiance qui font notre spécificité ne perdure à long terme!!!
Je suis persuader que les personnes viendront nous parler des difficultés qu'ils rencontrent avec leurs enfants si on è suceptible de le rapporter à tous le monde...
Je ne sais pas où vous travaillez, mais est-ce que vous utilisez PERCEVAL? et qu'est ce que vous en pensez?
Re: TS Pro-Sarkozy: où est le problème?
Publié : 24 mai 2007 09:19
par faustine
Sami, cette démonstration, je la connais et elle peut apparaître convaincante, sauf que le revenu du capital ne joue justement plus le rôle de réinvestissement qui était le sien et qui était tout à fait honorable. Autrefois, effectivement, les entreprises avaient des politiques à long terme de réinvestissement et de modernisation et même, pour certaines, des politiques sociales. Ces dernières années, ce n'est plus le cas et une grande partie des dividendes sont reversés aux actionnaires qui veulent un retour sur investissement de plus en plus important et rapide quitte à mettre en péril l'entreprise et l'emploi des salariés.
"Le capitalisme est un système qui est en train de s'auto-détruire "et c'est un ancien économiste du Medef, mais il n'est pas le seul, qui tire la sonnette d'alarme.
Je fais un copier-coller que voici:
"Le capitalisme est en train de s'autodétruire.
Tel est le titre du livre de Patrick Artus, directeur des études économiques à la Caisse des dépôts, et de Marie-Paul Virard, rédactrice en chef d'Enjeux-Les Echos consacré à cette baisse de la part des salaires dans le PIB. Les deux auteurs affirment que, en provoquant de tels bouleversements, en asséchant progressivement le revenu des salariés-consommateurs au profit des actionnaires, le capitalisme est en train de se détruire. A noter : ce ne sont pas Arlette Laguiller et Olivier Besancenot qui ont écrit ce livre. Il est signé par l'un des économistes les plus réputés du pays (Professeur à Polytechnique et Directeur des études économiques dans l'un des plus grands groupes financiers européens) et par la Rédactrice en chef d'un grand mensuel économique. A noter aussi qu'il n'y a pas de point d'interrogation dans le titre. C'est une affirmation, solidement étayée dans le livre : le capitalisme est en train de s'autodétruire !
« Partout, les montagnes de cash s'accumulent, mais on ne peut pas en dire autant des investissements. Les profits supplémentaires ne sont guère investis. A 10% environ du PIB, l'investissement des entreprises est pratiquement stable depuis dix ans. Hors éléments exceptionnels (baisse de 2 points du taux d'épargne entre 2002 et 2004, incitations fiscales favorisant l'investissement logement), la demande des ménages est faible parce que leurs revenus sont faibles.
L'Insee confirme que le pouvoir d'achat du « salaire moyen par tête » a marqué le pas en 2002 (+0,2%), baissé l'année suivante ( -0,3%) avant de progresser à nouveau mais de 0,4% seulement, en 2004... La consommation commence à marquer le pas. Le volume des ventes de produits de grande consommation a même baissé en 2004 ( -1,4% selon l'Insee) pour la première fois depuis... la fin de la seconde guerre mondiale. Tendance qui s'est confirmée au cours du premier semestre 2005. »
Comme un serpent qui se mord la queue, « un capitalisme sans projet (et sans client) est condamné à s'autodétruire. »
Quand ils sont interrogés sur la question des salaires, les dirigeants du Medef expliquent que c'est à cause des 35 heures que les salaires ne sont pas meilleurs. En regardant cette courbe (Insee et Eurostat), on a quelques doutes sur la solidité de l'argument. La baisse relative des salaires est la même dans presque tous les pays d'Europe. Elle a commencé il y a plus de vingt ans et, quoi qu'on pense des 35 heures, on devrait admettre que ce mouvement de baisse a plutôt ralenti au moment où l'on négociait les 35 heures...
Pour justifier le retour vers les 40 heures, les leaders de la droite ont mis en avant la faiblesse des salaires. N'ont-ils pas compris que, tant que le chômage et la précarité resteront à ce niveau, la pression à la baisse sur les salaires continuera de s'exercer ? Tant que chômage et précarité resteront à ce niveau, la pression sur les salariés continuera d'augmenter. La croissance restera molle. Les ressources de l'Etat, des Collectivités et de la Sécu (basées essentiellement sur les salaires et la consommation) stagneront et nous aurons les plus grandes difficultés à financer les services publics et les retraites.
Pour ceux qui veulent en savoir plus :
http://www.urgencesociale.fr/
Sami, je ne sais pas qui a raison en matière d'économie mais reconnais au moins que les spécialistes ne s'entendent pas sur la question et que surtout on entend un seul discours dominant sur "le déclin de la France". Même si la classe ouvrière peut apparaître comme une force qui "revendique toujours plus", il ne faut pas oublier que c'est le monde de la finance qui détient le vrai pouvoir, en particulier grâce aux manettes de l'information (ou désinformation devrais-je dire) qu'elle détient.
Bref, chacun ses convictions mais quand on se bat sur le terrain des idées, cela est beaucoup plus agréable et constructif car certains, ici, ont tendance à manier l'insulte et l'injure plutôt que l'argumentation et le débat d'idées.