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Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
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antoine
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
ma chère justice,
Je doute fortement que vous soyez travailleuse sociale...
la loi de modernidation sociale.... dite loi 2002-2 introduit la notion d'usager en service social... et réforme donc l'appellation de "client" autrefois employée.
Si vous avez des doutes face à mon éthique c'est votre problème, ce n'est pas le mien. je considère les personnes ayant besoin un jour ou l'autre des service sociaux comme des usagers. et c'est loin d'être une insulte.
Quelle est donc cette haine qui vous anime?
Qui êtes vous afin de douter du sérieux du travail d'un professionnel grâce à un mot dont vous ne connaissez pas l'éthymologie?
Cela fait bientôt un mois avec votre consoeur Justine, que vous dénigrez ainsi le travail et les interventions des travailleurs sociaux et de tous les acteurs qui s'y réfèrent.
trop c'est trop, je ne peux plus laisser des gens (j'espère que ce mot ne vous choque pas) remettre en question les assistantes sociales et leurs missions, par rapport à une partie de l'iceberg que vous voyez.
Nous nous remettons en question tous les jours, vous faites d'un reportage, une généralité nationale, vous banalisez la violence faite aux enfants, vous défendez l'indéfendable!!!!
Mais voyez-vous nous travaillons avec "l'indéfendable" sans jugment de valeur, malgré les parti-pris.
Ce qui nous sépare, c'est bien la prise de distance que nous réussissons à mettre sur des situations difficiles; parce que l'affect ne nous permettrait pas de travailler avec les familles, bien entendu vous êtes loin de tout cela.
Le sérieux de mon travail ne vous regarde pas, comment pouvez-vous emmettre de tels jugements à mon égard? sur un mot qui ne vous convient pas, qui, de plus, est utilisé par tout le monde. sachez que l'usager est au centre de tout dispositif.
Si je devais avoir de tels jugements sur chaque mot qu'emploit un usager, je serai dans le jugement de valeur.
Voyez-vous l'accompagnement demande d'avoir une démarche réflexive portée sur l'action. l'usager pour moi est mon alter ego au delà de tout jugment, malgré son milieu social, économique et environnemental.
je ne vous laisserai pas aborder des sujets dont vous ne connaissez rien.
je vous laisserez plus douter sur la réelle capacité des personnes qui laissent des post sur ce forum, qu'elles soient professionnlles débutantes ou confirmée (cela ne veut rien dire!!!)
et enfin je ne vous laisserez pas douter de l'empathie des personnes qui ne sont pas professionnelles ou qui n'ont pas vécu des situations de placement dans leur vie.
Il ne faut pas forcément le vivre dans sa vie, pour comprendre. vous ne ressentirez jamais ce qu'une personne vit à travers sa maladie, à travers des épisodes de leurs vies difficiles, car une émotion est unique, la difficulté s'appréhende de manière différente chez tout le monde.
vous reflétez la toute puissance et la psychorigidité.
j'appelle tous les travailleurs sociaux, qui lisent les post de justine et de justice à bien analyser leurs dires, je n'ai vu aucune remise en question de leurs parts, sauf les travailleurs sociaux... n'est-ce pas criant de vérité.
Attention, l'obscurantisme est dangereux!
Je doute fortement que vous soyez travailleuse sociale...
la loi de modernidation sociale.... dite loi 2002-2 introduit la notion d'usager en service social... et réforme donc l'appellation de "client" autrefois employée.
Si vous avez des doutes face à mon éthique c'est votre problème, ce n'est pas le mien. je considère les personnes ayant besoin un jour ou l'autre des service sociaux comme des usagers. et c'est loin d'être une insulte.
Quelle est donc cette haine qui vous anime?
Qui êtes vous afin de douter du sérieux du travail d'un professionnel grâce à un mot dont vous ne connaissez pas l'éthymologie?
Cela fait bientôt un mois avec votre consoeur Justine, que vous dénigrez ainsi le travail et les interventions des travailleurs sociaux et de tous les acteurs qui s'y réfèrent.
trop c'est trop, je ne peux plus laisser des gens (j'espère que ce mot ne vous choque pas) remettre en question les assistantes sociales et leurs missions, par rapport à une partie de l'iceberg que vous voyez.
Nous nous remettons en question tous les jours, vous faites d'un reportage, une généralité nationale, vous banalisez la violence faite aux enfants, vous défendez l'indéfendable!!!!
Mais voyez-vous nous travaillons avec "l'indéfendable" sans jugment de valeur, malgré les parti-pris.
Ce qui nous sépare, c'est bien la prise de distance que nous réussissons à mettre sur des situations difficiles; parce que l'affect ne nous permettrait pas de travailler avec les familles, bien entendu vous êtes loin de tout cela.
Le sérieux de mon travail ne vous regarde pas, comment pouvez-vous emmettre de tels jugements à mon égard? sur un mot qui ne vous convient pas, qui, de plus, est utilisé par tout le monde. sachez que l'usager est au centre de tout dispositif.
Si je devais avoir de tels jugements sur chaque mot qu'emploit un usager, je serai dans le jugement de valeur.
Voyez-vous l'accompagnement demande d'avoir une démarche réflexive portée sur l'action. l'usager pour moi est mon alter ego au delà de tout jugment, malgré son milieu social, économique et environnemental.
je ne vous laisserai pas aborder des sujets dont vous ne connaissez rien.
je vous laisserez plus douter sur la réelle capacité des personnes qui laissent des post sur ce forum, qu'elles soient professionnlles débutantes ou confirmée (cela ne veut rien dire!!!)
et enfin je ne vous laisserez pas douter de l'empathie des personnes qui ne sont pas professionnelles ou qui n'ont pas vécu des situations de placement dans leur vie.
Il ne faut pas forcément le vivre dans sa vie, pour comprendre. vous ne ressentirez jamais ce qu'une personne vit à travers sa maladie, à travers des épisodes de leurs vies difficiles, car une émotion est unique, la difficulté s'appréhende de manière différente chez tout le monde.
vous reflétez la toute puissance et la psychorigidité.
j'appelle tous les travailleurs sociaux, qui lisent les post de justine et de justice à bien analyser leurs dires, je n'ai vu aucune remise en question de leurs parts, sauf les travailleurs sociaux... n'est-ce pas criant de vérité.
Attention, l'obscurantisme est dangereux!
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justine
Re: Envoyé spécial
antoine
encore une fois relis les post , me remettre en question je l'ai dejà fait et je me suis même excusée aupres de mirabella , je pense que des choses vous echappent , ce n'est pas que mon experience mais celle de nombreux enfants placés que je décris qui viennent temoigner au sein de l'association .
Ce sont des parents qui nous racontent et que nous accompagnons dans leur demarches qui nous amenent a voir les dysfonctionnements .
Autre chose , de bons educateurs j'en connais mon mari etant educ spécialisé , nous avons des amis educ dans notre entourage , alors je le redis je blame les mauvais travailleurs sociaux pas ceux qui travaillent vraiment pour la protection de l'enfance .
Arrogante , je te remercie , en fait ça me fait plaisir car on m'a toujourd dit que je manquai de confiance en moi trop gentille trop conne est l'expression qui m'a toujours collé a la peau pour une fois ca me change !
Tu as raison antoine ne perds pas ton temps avec moi et moi aussi d'ailleurs car en fait nous ne nous comprenons pas .
Tu sais j'ai posté il y a deux mois sur un forum d'assistante sociale je ne sias plus sur quel sujet et cette femme m'a émue et m'a fait pleurer , elle m'a dit elle faisait ca depuis longtemps et qu'elle ne pense pas avoir placé d'enfants abvusivement mais que ce que j'avais vécu c'etait l'enfer absolu et que j'avais le droit de crier ma colere et même d en vouloir a tous les travailleurs sociaux , qu'elle me comprenait , j'en ai pleuré longtemps et pourtant c'est une assistante sociale qui m'a dit ça mais cette femme pour moi est grande , elle a su oublier sa profession et penser au sort de ceux qui vivent cette maltraitance qu'aucun enfant ne devrait subir chez lui ou dans des institutions de l'enfance en danger .
ET c'est arrivé plusieurs fois que je tombe sur des educ qui disent que des choses anormales se passent parfois au sein d'etablissement et qui m'encourageaient a en parler , alors je le fais........
bIEN ENTENDU Là je n'ai parlé que des dysfonctionnement de l'ASE puisque le sujet est jamais sans ma mere , reportage d'envoyé spécial a savoir si il est objectif ou non.
Je ne vois aps comment il ne pourrait pas etre objectif , camera caché quand l'inspectrice de l ASE INTERROGE PLUS QU ELLLE ne parle avec les parents , M verdier interrogé , un travailleur social ancien directeur de dass , M Naves chargé par le gouvernement de faire un rapport sur la protection de l'enfance , M le juge rosenverg de bobigny etcc.......
Si ce reportage dont les intervenant sont ces personnes experimentés , connus dans le metier et connaissant leur metier vous semblent pas objectif il est bien entendu que ce que notre association ou d'autre speuvent vous dire ne vous feront pas changer d'avis .
Vous ne cessez de vous faire passer pour des victimes mais c'est faux ce reportage a aussi spécifié que 4 enfants en avril etait mort sous les coups de leurs bourreaux et que votre tache etait difficile !
Il faut revoir ce reportage dans son integralité .
Je precise que ce n'est pas notre association qui a diligenté ce reportage , mais je sais que l'association dont il est parle dans le reportage s'est déjà entretenu avec segolene royal et fait des colloques c'est une assoc serieuse!
Et envoyé spécial est une emission serieuse .
En tout cas il est vrai que bcp de personnes ont vu ce reportage et ont été choqué par celui ci , mais c'est idem si elles ont vu le reportage jusqu'au bout elles doivent comprendre que cela s'appelle des derapages que cela ne represente pas toute votre profession .
Si vous voulez continuer a dire que je suis haineuse des services sociaux pour justifier tout ce que je dénonce continuez donc , c'est vous qui ne supportez pas la critique et essayez de discrediter ce que je dis .
UNe personne haineuse des services sociaux ne se marie pas un educ spécialisé , ne travaille pas avec une famille d'accueil , ma presidente est famille d'accueil , n'a pas d'amis educ , et ne defend pas les travailleurs sociaux quand sur certains forums ils sont attaqués , vraiment attaqué !
Ici j'essaie par mon histoire de vous faire comprendre que ce qui m'est arrivé engendre de graves consequences et que ce que j'ai vécu est arrivé a d'autres , bcp d'autres enfants placés , pour dire
-non le reportage n'est pas diffamatoire il aurait pu etre plus dur a votre egard, ils auraient pu denoncer tous les cas d'enfants placés qui ont étés maltraités et violes au sein de la protection a l'enfance mais il ne l'a pas fait , car le principe n'etait pas je pense de mettre la protection de l'enfance en difficulté mais de montrer des derapages que subissent parfois l'enfant et sa famille .
Ces personnes là n'ont elles pas le droit aussi de s'exprimer et de parler des abus dont elles ont étés victime?
Sans que vous vous sentiez attaqué........
encore une fois relis les post , me remettre en question je l'ai dejà fait et je me suis même excusée aupres de mirabella , je pense que des choses vous echappent , ce n'est pas que mon experience mais celle de nombreux enfants placés que je décris qui viennent temoigner au sein de l'association .
Ce sont des parents qui nous racontent et que nous accompagnons dans leur demarches qui nous amenent a voir les dysfonctionnements .
Autre chose , de bons educateurs j'en connais mon mari etant educ spécialisé , nous avons des amis educ dans notre entourage , alors je le redis je blame les mauvais travailleurs sociaux pas ceux qui travaillent vraiment pour la protection de l'enfance .
Arrogante , je te remercie , en fait ça me fait plaisir car on m'a toujourd dit que je manquai de confiance en moi trop gentille trop conne est l'expression qui m'a toujours collé a la peau pour une fois ca me change !
Tu as raison antoine ne perds pas ton temps avec moi et moi aussi d'ailleurs car en fait nous ne nous comprenons pas .
Tu sais j'ai posté il y a deux mois sur un forum d'assistante sociale je ne sias plus sur quel sujet et cette femme m'a émue et m'a fait pleurer , elle m'a dit elle faisait ca depuis longtemps et qu'elle ne pense pas avoir placé d'enfants abvusivement mais que ce que j'avais vécu c'etait l'enfer absolu et que j'avais le droit de crier ma colere et même d en vouloir a tous les travailleurs sociaux , qu'elle me comprenait , j'en ai pleuré longtemps et pourtant c'est une assistante sociale qui m'a dit ça mais cette femme pour moi est grande , elle a su oublier sa profession et penser au sort de ceux qui vivent cette maltraitance qu'aucun enfant ne devrait subir chez lui ou dans des institutions de l'enfance en danger .
ET c'est arrivé plusieurs fois que je tombe sur des educ qui disent que des choses anormales se passent parfois au sein d'etablissement et qui m'encourageaient a en parler , alors je le fais........
bIEN ENTENDU Là je n'ai parlé que des dysfonctionnement de l'ASE puisque le sujet est jamais sans ma mere , reportage d'envoyé spécial a savoir si il est objectif ou non.
Je ne vois aps comment il ne pourrait pas etre objectif , camera caché quand l'inspectrice de l ASE INTERROGE PLUS QU ELLLE ne parle avec les parents , M verdier interrogé , un travailleur social ancien directeur de dass , M Naves chargé par le gouvernement de faire un rapport sur la protection de l'enfance , M le juge rosenverg de bobigny etcc.......
Si ce reportage dont les intervenant sont ces personnes experimentés , connus dans le metier et connaissant leur metier vous semblent pas objectif il est bien entendu que ce que notre association ou d'autre speuvent vous dire ne vous feront pas changer d'avis .
Vous ne cessez de vous faire passer pour des victimes mais c'est faux ce reportage a aussi spécifié que 4 enfants en avril etait mort sous les coups de leurs bourreaux et que votre tache etait difficile !
Il faut revoir ce reportage dans son integralité .
Je precise que ce n'est pas notre association qui a diligenté ce reportage , mais je sais que l'association dont il est parle dans le reportage s'est déjà entretenu avec segolene royal et fait des colloques c'est une assoc serieuse!
Et envoyé spécial est une emission serieuse .
En tout cas il est vrai que bcp de personnes ont vu ce reportage et ont été choqué par celui ci , mais c'est idem si elles ont vu le reportage jusqu'au bout elles doivent comprendre que cela s'appelle des derapages que cela ne represente pas toute votre profession .
Si vous voulez continuer a dire que je suis haineuse des services sociaux pour justifier tout ce que je dénonce continuez donc , c'est vous qui ne supportez pas la critique et essayez de discrediter ce que je dis .
UNe personne haineuse des services sociaux ne se marie pas un educ spécialisé , ne travaille pas avec une famille d'accueil , ma presidente est famille d'accueil , n'a pas d'amis educ , et ne defend pas les travailleurs sociaux quand sur certains forums ils sont attaqués , vraiment attaqué !
Ici j'essaie par mon histoire de vous faire comprendre que ce qui m'est arrivé engendre de graves consequences et que ce que j'ai vécu est arrivé a d'autres , bcp d'autres enfants placés , pour dire
-non le reportage n'est pas diffamatoire il aurait pu etre plus dur a votre egard, ils auraient pu denoncer tous les cas d'enfants placés qui ont étés maltraités et violes au sein de la protection a l'enfance mais il ne l'a pas fait , car le principe n'etait pas je pense de mettre la protection de l'enfance en difficulté mais de montrer des derapages que subissent parfois l'enfant et sa famille .
Ces personnes là n'ont elles pas le droit aussi de s'exprimer et de parler des abus dont elles ont étés victime?
Sans que vous vous sentiez attaqué........
-
antoine
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
justine,
beau retournement de situation!
si je devais comparer à tout le monde leurs moments difficiles aux épisodes tragiques de ma vie, ne nous cesserions pas de pleurer au lieu d'avancer!!!!
la manière dont vous avancez vos arguments sont vus et dejà revus.
le fait de prendre en exemple un enfant que l'on place en le faisant passer pour le mien est pitoyable.
Ce ne sont pas mes enfants que je place ou plutot que je protège... mais des enfants en danger!!
j.M Le pen à propos de la peine de mort prenanit en exemple pour argument choc en sa faveur ceci: "Mais si c'est votre enfant que l'on tue, ne seriez-vous pas soulager de savoir son assassin mort?"
Bien sûr que si!!! mais ce ne sont pas nos enfants! (et je suis contre la peine de mort au passage.... Merci Robert Badinter et Mr Mitterand).
fin d'aparté, tout cela pour vous dire: arrêtez d'essayer de projeter des situations que nous pourrions vivre personnellement; vous n'êtes pas allée à bonne école!
Le fait de retourner votre veste en disant que vous n'avez pas de haine envers les travailleurs sociaux, c'est du propre et non avenu de votre part!
Toutefois en ce qui concerne l'emission d'envoyé spécial des choses sont bonnes à prendre et d'autres sont évidemment à laisser, j'ai plutôt un point de vue objectif sur cette emission. Personne n'est parfait, n'est-ce pas; puisque vous êtes la première à pointer les travailleurs sociaux.
Cependant voici le point de vue de l’ANAS que je rejoins :
« Comme de nombreux travailleurs sociaux, l'ANAS se déclare choquée de la caricature qui a été faite des travailleurs sociaux à travers le contenu particulièrement orienté de l'émission "envoyé spécial" diffusée le jeudi 7 juin 2007 sur France 2 ( intitulée : "jamais sans ma mère ). En aucun cas ce qui a été présenté ne correspond au travail de protection de l'enfance tel qu'il doit et peut être engagé. Nous rappelons que l'intervention sociale se fonde sur des valeurs et le respect du Droit. Droit de l'enfant mais aussi droit des familles et notamment des parents dans le cadre du respect des procédures contradictoires.
Laisser croire que les travailleurs sociaux puissent être des "voleurs d'enfants" qui agiraient de façon gratuite dans le but de nuire aux parents est complètement irrationnel et n'a aucun sens.
C'est pourquoi il est particulièrement surprenant et assez désolant de constater qu'une chaine nationale de télévision publique puisse ainsi se laisser aller à une telle dérive dans la présentation de situations de séparation familiales.
Nous rappelons à cette occasion que la justice peut statuer à tout moment et décider si les conditions d'un retour d'enfant dans sa famille est justifié et peut être opéré sans danger pour lui.
Là aussi quel serait l'intérêt de la justice d'agir autrement ?
Sans nier la véritable souffrance des parents mais aussi des enfants qui peut être provoquée par une séparation, rappelons que chaque situation est particulière, et que la nécessité de protéger les mineurs en danger reste un impératif. Enfin une mesure de séparation n'intervient que quand toutes les autres mesures d'aide et de soutien ont échouées ou que la gravité des faits la justifie.»
Ne restez pas cantonnée sur un seul point de vue, arrêtez d'avoir une espèce de jouissance en vous disant "enfin ils sont montrés du doigt".
Heureusement que des emissions existent pour donner un point de vue, qu'il soit plein de parti-pris (le débat est tout autre).
Je suis personnellement satisfait que vous fassiez plein d'amalgames sur le travail des professionnels de l'ASE, car cela prouve que notre boulot à un avenir, qu'il ne doit pas s'arrêter là, qu'il doit continuer à faire de la pévention, à informer de ses missions, à dédramatiser les choses.
Je vous dis merci Justine parce que grâce à vous, il y un espace de parole, d'échange riche ce qui permet de rectifier les choses de notre côté. France 2 quelque part nous a rendu service.
Maintenant, je ne me sens pas attaqué, c'est la violence de vos propos qui est interpellante, oui cette arrogance (je maintiens ce terme). car vous êtes ambivalente dans vos propos. vous detestez les travailleurs sociaux et en meme temps vous en épousez un!!!
vos amis sont travailleurs sociaux...
même flics...
cela vous apporte quoi... mais tant que cela vous aide à vivre je suis content pour vous. je ne veux de mal à personne, je veux juste que vous arretiez de colporter des bêtises plus grosses que vous, car vous ne savez pas de quoi vous parlez!!!
un petit clin d'oeil, surtout lorsque vous prétendez connaître la résilience et être en plein dedans, parce que là on est plus dans l'affabulation et le délire que dans des démarches réflexives.
beau retournement de situation!
si je devais comparer à tout le monde leurs moments difficiles aux épisodes tragiques de ma vie, ne nous cesserions pas de pleurer au lieu d'avancer!!!!
la manière dont vous avancez vos arguments sont vus et dejà revus.
le fait de prendre en exemple un enfant que l'on place en le faisant passer pour le mien est pitoyable.
Ce ne sont pas mes enfants que je place ou plutot que je protège... mais des enfants en danger!!
j.M Le pen à propos de la peine de mort prenanit en exemple pour argument choc en sa faveur ceci: "Mais si c'est votre enfant que l'on tue, ne seriez-vous pas soulager de savoir son assassin mort?"
Bien sûr que si!!! mais ce ne sont pas nos enfants! (et je suis contre la peine de mort au passage.... Merci Robert Badinter et Mr Mitterand).
fin d'aparté, tout cela pour vous dire: arrêtez d'essayer de projeter des situations que nous pourrions vivre personnellement; vous n'êtes pas allée à bonne école!
Le fait de retourner votre veste en disant que vous n'avez pas de haine envers les travailleurs sociaux, c'est du propre et non avenu de votre part!
Toutefois en ce qui concerne l'emission d'envoyé spécial des choses sont bonnes à prendre et d'autres sont évidemment à laisser, j'ai plutôt un point de vue objectif sur cette emission. Personne n'est parfait, n'est-ce pas; puisque vous êtes la première à pointer les travailleurs sociaux.
Cependant voici le point de vue de l’ANAS que je rejoins :
« Comme de nombreux travailleurs sociaux, l'ANAS se déclare choquée de la caricature qui a été faite des travailleurs sociaux à travers le contenu particulièrement orienté de l'émission "envoyé spécial" diffusée le jeudi 7 juin 2007 sur France 2 ( intitulée : "jamais sans ma mère ). En aucun cas ce qui a été présenté ne correspond au travail de protection de l'enfance tel qu'il doit et peut être engagé. Nous rappelons que l'intervention sociale se fonde sur des valeurs et le respect du Droit. Droit de l'enfant mais aussi droit des familles et notamment des parents dans le cadre du respect des procédures contradictoires.
Laisser croire que les travailleurs sociaux puissent être des "voleurs d'enfants" qui agiraient de façon gratuite dans le but de nuire aux parents est complètement irrationnel et n'a aucun sens.
C'est pourquoi il est particulièrement surprenant et assez désolant de constater qu'une chaine nationale de télévision publique puisse ainsi se laisser aller à une telle dérive dans la présentation de situations de séparation familiales.
Nous rappelons à cette occasion que la justice peut statuer à tout moment et décider si les conditions d'un retour d'enfant dans sa famille est justifié et peut être opéré sans danger pour lui.
Là aussi quel serait l'intérêt de la justice d'agir autrement ?
Sans nier la véritable souffrance des parents mais aussi des enfants qui peut être provoquée par une séparation, rappelons que chaque situation est particulière, et que la nécessité de protéger les mineurs en danger reste un impératif. Enfin une mesure de séparation n'intervient que quand toutes les autres mesures d'aide et de soutien ont échouées ou que la gravité des faits la justifie.»
Ne restez pas cantonnée sur un seul point de vue, arrêtez d'avoir une espèce de jouissance en vous disant "enfin ils sont montrés du doigt".
Heureusement que des emissions existent pour donner un point de vue, qu'il soit plein de parti-pris (le débat est tout autre).
Je suis personnellement satisfait que vous fassiez plein d'amalgames sur le travail des professionnels de l'ASE, car cela prouve que notre boulot à un avenir, qu'il ne doit pas s'arrêter là, qu'il doit continuer à faire de la pévention, à informer de ses missions, à dédramatiser les choses.
Je vous dis merci Justine parce que grâce à vous, il y un espace de parole, d'échange riche ce qui permet de rectifier les choses de notre côté. France 2 quelque part nous a rendu service.
Maintenant, je ne me sens pas attaqué, c'est la violence de vos propos qui est interpellante, oui cette arrogance (je maintiens ce terme). car vous êtes ambivalente dans vos propos. vous detestez les travailleurs sociaux et en meme temps vous en épousez un!!!
vos amis sont travailleurs sociaux...
même flics...
cela vous apporte quoi... mais tant que cela vous aide à vivre je suis content pour vous. je ne veux de mal à personne, je veux juste que vous arretiez de colporter des bêtises plus grosses que vous, car vous ne savez pas de quoi vous parlez!!!
un petit clin d'oeil, surtout lorsque vous prétendez connaître la résilience et être en plein dedans, parce que là on est plus dans l'affabulation et le délire que dans des démarches réflexives.
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justice
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Pour Antoine.
Amen.....
Pour votre gouverne je suis dans votre forum depuis le 2 juillet et non un mois !
Amen.....
Pour votre gouverne je suis dans votre forum depuis le 2 juillet et non un mois !
-
justine
Re: Envoyé spécial
SUR CE DERNIER POST DE VOUS ANTOINE
bIEN des choses sont exact sur ce que vous dites de votre metier.
En ce qui concerne le debat contradictoire , il serait bon de rappeller justement que c'est ce a quoi bcp d'assoc travaille en ce moment pour que comme en suisse les parents aient le droit a un vrai débat contradictoire .
ASH de la semaine derniere contient un bon article a ce sujet.
Pourquoi les parents ne peUvent ils pas avoir en main les rapports des services sociaux devant le juge ?
Leur permettre de consulter leur dossier , ok mais vous savez bien qu'ils ne peuvent ni photocopier ce qui se trouve dans leur dossier ni tout réecrire pour se defendre le jour de l'audience devant le juge des enfants CAR POUR BCP D EUX IL S AGIT DE SE DEFENDRE COMME SI ILS ETAIENT DES CIMINELS!
La peine de mort je suis contre également comme vous et c'est pour cela que je ne supporte pas qu'on fasse subir a des familles un sort pire que celui ci
Savez vous qu'une femme s'est suicidé apres un an de combat pour recuperer ses enfants?
Antoine je n'ai pas tres bien compris , vous dites
vous detestez les travailleurs sociaux et en meme temps vous en épousez un!!!
vos amis sont travailleurs sociaux...
même flics...
cela vous apporte quoi..
je vous répond
oui mon mari est educ spé et c'est un homme bon et juste ; j'ai un ami educ PJJ ET UN AUTRE EDUC SPécialisé, un autre ami qui traaville dans la police, je ne dirai pas son grade car vous penseriez encore que je fabule, je ne vois pas pourquoi quelqu'un qui denonce les abus de placement devrait detester ces professions , vous savez bcp d'entre eux ont déjà été confronté a ce genre de situation .Je ne suis pas une anarchiste , je respecte la fonction de policier comme celle d'educateur et même d'assistante sociale .
AUTRE CHOSE ANTOINE vous dites respecter les familles mais ce n'est pas vrai car ce qu'elle nous confient vous ne voulez le croire , de plus renseignez vous un peu plus du pourquoi de la reforme de la protection a l'enfance , comment osez vous dire que nous rapportons n'importe quoi quand ce sont vos superieur qui dénoncent des dysfonctionnement de placement, quand ce sont les juges eux même qui disent que le jour de l'audience il n'y a mêem pas de greffiere comme la loi l'y oblige.
La résilience antoine , il me suffirait de vous donner la definition mais je vous dirai juste que vous n'etes pas psychiatre ni psychologue , que les pro qui connaissent mon histoire , l'enfer ue nous avons subie ma jeune soeur et moi m'ont toujours dit que j'etais une resiliente et si j'etais arrogante je vous dirai bien des choses que l'on m'a dites , pretre psy flic educs etc....des choses plutot valorisante .
Malgré ma souffrance je suis tres tolerante et tres gentille par contre en colere c'est vrai contre un systeme qui echoue parfois alors que je pense qu'en effet si tous travailaient main dans la main bien des choses changeraient.
peut etre aussi le terme usager serait a bannir les parents le vivent tres mal!!
de toute facon antoine je pense que communiquer ses idées sur internet est toujours plus difficile que lors d'un face a face où peut etre nous nous serions mieux compris, c'et pour cela que nous allons organiser des face a face entre les servcies sociaux et les parents autour de l'emission d'envoyé spécial pour que chacun puisse s'exprimer sur ce reportage et finir par un repas tous ensemble.
Dommage que cela est tourné de la sorte , il est vrai que lorsque j'ai dit mon enfer je le dois aux travailleurs sociaux cela a été prit de plain fouet par certains qui si ils avaient eu plus d'experience aurait comprit que c'est ma douleur du moment qui s'exprimaient, mon enfer je le dois aux travailleurs sociaux qui s'occupaient de moi pas des travailleurs sociaux en general !!!!
Et pourtant je porte plainte contre ma famillebd'accueil pas contre mes anciens educ j'aurais pu mais je ne le souhaite pas car je sais qu'ils ont fait du bien a d'autres .
je ne sais même pas dans quoi vous travaillez , cela pourrait peut etre expliquer pourquoi ce que vous nous racontons vous semble tellement faux .
bIEN des choses sont exact sur ce que vous dites de votre metier.
En ce qui concerne le debat contradictoire , il serait bon de rappeller justement que c'est ce a quoi bcp d'assoc travaille en ce moment pour que comme en suisse les parents aient le droit a un vrai débat contradictoire .
ASH de la semaine derniere contient un bon article a ce sujet.
Pourquoi les parents ne peUvent ils pas avoir en main les rapports des services sociaux devant le juge ?
Leur permettre de consulter leur dossier , ok mais vous savez bien qu'ils ne peuvent ni photocopier ce qui se trouve dans leur dossier ni tout réecrire pour se defendre le jour de l'audience devant le juge des enfants CAR POUR BCP D EUX IL S AGIT DE SE DEFENDRE COMME SI ILS ETAIENT DES CIMINELS!
La peine de mort je suis contre également comme vous et c'est pour cela que je ne supporte pas qu'on fasse subir a des familles un sort pire que celui ci
Savez vous qu'une femme s'est suicidé apres un an de combat pour recuperer ses enfants?
Antoine je n'ai pas tres bien compris , vous dites
vous detestez les travailleurs sociaux et en meme temps vous en épousez un!!!
vos amis sont travailleurs sociaux...
même flics...
cela vous apporte quoi..
je vous répond
oui mon mari est educ spé et c'est un homme bon et juste ; j'ai un ami educ PJJ ET UN AUTRE EDUC SPécialisé, un autre ami qui traaville dans la police, je ne dirai pas son grade car vous penseriez encore que je fabule, je ne vois pas pourquoi quelqu'un qui denonce les abus de placement devrait detester ces professions , vous savez bcp d'entre eux ont déjà été confronté a ce genre de situation .Je ne suis pas une anarchiste , je respecte la fonction de policier comme celle d'educateur et même d'assistante sociale .
AUTRE CHOSE ANTOINE vous dites respecter les familles mais ce n'est pas vrai car ce qu'elle nous confient vous ne voulez le croire , de plus renseignez vous un peu plus du pourquoi de la reforme de la protection a l'enfance , comment osez vous dire que nous rapportons n'importe quoi quand ce sont vos superieur qui dénoncent des dysfonctionnement de placement, quand ce sont les juges eux même qui disent que le jour de l'audience il n'y a mêem pas de greffiere comme la loi l'y oblige.
La résilience antoine , il me suffirait de vous donner la definition mais je vous dirai juste que vous n'etes pas psychiatre ni psychologue , que les pro qui connaissent mon histoire , l'enfer ue nous avons subie ma jeune soeur et moi m'ont toujours dit que j'etais une resiliente et si j'etais arrogante je vous dirai bien des choses que l'on m'a dites , pretre psy flic educs etc....des choses plutot valorisante .
Malgré ma souffrance je suis tres tolerante et tres gentille par contre en colere c'est vrai contre un systeme qui echoue parfois alors que je pense qu'en effet si tous travailaient main dans la main bien des choses changeraient.
peut etre aussi le terme usager serait a bannir les parents le vivent tres mal!!
de toute facon antoine je pense que communiquer ses idées sur internet est toujours plus difficile que lors d'un face a face où peut etre nous nous serions mieux compris, c'et pour cela que nous allons organiser des face a face entre les servcies sociaux et les parents autour de l'emission d'envoyé spécial pour que chacun puisse s'exprimer sur ce reportage et finir par un repas tous ensemble.
Dommage que cela est tourné de la sorte , il est vrai que lorsque j'ai dit mon enfer je le dois aux travailleurs sociaux cela a été prit de plain fouet par certains qui si ils avaient eu plus d'experience aurait comprit que c'est ma douleur du moment qui s'exprimaient, mon enfer je le dois aux travailleurs sociaux qui s'occupaient de moi pas des travailleurs sociaux en general !!!!
Et pourtant je porte plainte contre ma famillebd'accueil pas contre mes anciens educ j'aurais pu mais je ne le souhaite pas car je sais qu'ils ont fait du bien a d'autres .
je ne sais même pas dans quoi vous travaillez , cela pourrait peut etre expliquer pourquoi ce que vous nous racontons vous semble tellement faux .
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justine
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Sujet: LES CONTRADICTIONS DE L'INSTITUTION Jeu 1 Mar 2007 - 14:03
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http://www.scienceshumaines.com/placeme ... _5595.html
Placement d'enfant : les contradictions de l'institution
Xavier Molénat
Le placement d'enfant, en constant développement, a des conséquences profondes sur la dynamique des liens familiaux, sur laquelle sont chargés de veiller de nombreux professionnels du travail social et de la justice. Mais ces institutions peinent à prendre en compte le fait qu'elles contribuent, par leur action, à perturber la dynamique familiale et donc à produire les symptômes qu'elles sont chargées de « traiter ». :
C'est en tout cas ce que montre une enquête du sociologue Michel Giraud. A partir de l'analyse de dossiers et d'entretiens, il met en évidence divers mécanismes. Par exemple, alors que la plupart des familles concernées sont dans le besoin, la dimension socioéconomique des difficultés qu'elles rencontrent est totalement écartée par les professionnels, au profit d'une grille de lecture exclusivement psychologique.
Le « déplacement » de l'enfant (foyer, famille d'accueil...) met également souvent les familles dans une impasse. Ses membres sont sommés, sous le contrôle permanent de l'institution, de se montrer « bons parents », dans un cadre contraignant (les lieux et les horaires des visites sont imposés) qui interdit toute spontanéité et favorise l'exacerbation des tensions latentes au sein de la famille. Dès lors, « soit les parents en font trop (surenchère de cadeaux, harcèlement téléphonique...), et ces outrances sont institutionnellement disqualifiées, soit, à l'inverse, ils tendent à s'éloigner d'une vigilance trop pesante, et dès lors semblent aux yeux institutionnels prendre une distance inacceptable ».Les enfants, de leur côté, sont déstabilisés par la multiplication de ces liens éphémères (avec les parents, mais aussi avec les divers intervenants) et « ne savent plus à quels bras, à quels schémas, à quelles pensées se vouer ». Souffrant de carences affectives, ils s'enferment souvent dans un mutisme qui, à son tour, va inquiéter l'institution...
Soulignant la « carence chronique en moyens matériels et humains » dont souffre l'aide à l'enfance, M. Giraud décrit la dynamique du placement comme une « spirale dont chacun des acteurs devient prisonnier » : « Tous en perçoivent le chaos, subissent les souffrances qu'il génère, mais paraissent dans l'incapacité d'y remédier. »
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http://www.scienceshumaines.com/placeme ... _5595.html
Placement d'enfant : les contradictions de l'institution
Xavier Molénat
Le placement d'enfant, en constant développement, a des conséquences profondes sur la dynamique des liens familiaux, sur laquelle sont chargés de veiller de nombreux professionnels du travail social et de la justice. Mais ces institutions peinent à prendre en compte le fait qu'elles contribuent, par leur action, à perturber la dynamique familiale et donc à produire les symptômes qu'elles sont chargées de « traiter ». :
C'est en tout cas ce que montre une enquête du sociologue Michel Giraud. A partir de l'analyse de dossiers et d'entretiens, il met en évidence divers mécanismes. Par exemple, alors que la plupart des familles concernées sont dans le besoin, la dimension socioéconomique des difficultés qu'elles rencontrent est totalement écartée par les professionnels, au profit d'une grille de lecture exclusivement psychologique.
Le « déplacement » de l'enfant (foyer, famille d'accueil...) met également souvent les familles dans une impasse. Ses membres sont sommés, sous le contrôle permanent de l'institution, de se montrer « bons parents », dans un cadre contraignant (les lieux et les horaires des visites sont imposés) qui interdit toute spontanéité et favorise l'exacerbation des tensions latentes au sein de la famille. Dès lors, « soit les parents en font trop (surenchère de cadeaux, harcèlement téléphonique...), et ces outrances sont institutionnellement disqualifiées, soit, à l'inverse, ils tendent à s'éloigner d'une vigilance trop pesante, et dès lors semblent aux yeux institutionnels prendre une distance inacceptable ».Les enfants, de leur côté, sont déstabilisés par la multiplication de ces liens éphémères (avec les parents, mais aussi avec les divers intervenants) et « ne savent plus à quels bras, à quels schémas, à quelles pensées se vouer ». Souffrant de carences affectives, ils s'enferment souvent dans un mutisme qui, à son tour, va inquiéter l'institution...
Soulignant la « carence chronique en moyens matériels et humains » dont souffre l'aide à l'enfance, M. Giraud décrit la dynamique du placement comme une « spirale dont chacun des acteurs devient prisonnier » : « Tous en perçoivent le chaos, subissent les souffrances qu'il génère, mais paraissent dans l'incapacité d'y remédier. »
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justine
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Les violences en et par les institutions de l’enfance
Jean Pierre Rosenczveig
Président de l’ A.N.C.E.
Président du tribunal pour enfants de Bobigny
diffusé sur le site web de l’ANCE : http://www.ance.org
Nul ne peut aujourd’hui contester - si tant est qu’on ait jamais été autorisé à tomber dans un quelconque angélisme - que les institutions de protection de l’enfance sont parfois génératrices elles mêmes de violences à l’égard des enfants. Ce que l’on découvre aujourd’hui sur les établissements du Pays de Galles où des générations d’enfants auraient été victimes de violences sexuelles, après ce qu’on a pu mettre en évidence hier sur les institutions anglaises, suffirait à ouvrir les yeux des plus crédules. Et, bien évidemment, dans ce registre, il ne saurait pas être question de ne jeter un regard outragé qu’au-delà de Manche ou dans les pays de l’Est (Roumanie, Russie) où a pu sévir et frappe encore parfois un recours pervers et destructeur de l’institutionnalisation des enfants.
Chez nous, en France, les bagnes d’enfants et, tout simplement, les maisons de correction où les enfants recevraient une bonne et solide éducation restent tellement vivaces dans les esprits que de parents n’hésitent pas à venir en demander l’usage pour leurs enfants au juge du même nom. De l’Espalidou, établissement accueillant des jeunes filles handicapées physiques dont le curé-directeur abusait à la Maison du père Revet de Louvain à la référence très Troisième Reich, en passant par ces institutions où l’on découvre régulièrement des violences physiques, sévices ou autres actes que l’on pourrait qualifier de barbaries, une observation attentive de la chronique sociale et judiciaire alimenterait la rubrique « bavures sociales » en tous genres.
Les structures de protection de l’enfance spécialisées ou non (écoles, centres de loisirs, colonies de vacances, etc.) ne sont donc pas sûres à 100% pour nos enfants. Plus simplement, là comme ailleurs, des précautions doivent être prises pour éviter des dérapages. Partout où il y a des enfants on peut trouver, si on n’y prend garde, des gens pour abuser de leur faiblesse, ce à quoi s’ajoute la violence élevée en projet pédagogique.
Les violences peuvent être le fait d’une personne isolée - et comment véritablement s’en prémunir à coups sûr par-delà les précautions de base qui sont prises ? - ; elles peuvent encore être le fait de l’institution dans son ensemble qui peut ainsi s’être engagée dans des techniques dites comportementalistes peu ou prou importées en France après un voyage éclair de l’Amérique du Nord ou tout simplement avoir pu germer dans l’esprit détraqué de tel « gourou » qui se vantera de ses succès. Aux USA, ces techniques ont souvent une reconnaissance publique : elles peuvent être utilisées pour « traiter » les jeunes délinquants multirécidivistes. Chez nous on a ainsi un exemple célèbre dans le domaine de la toxicomanie avec le Patriarche qui a su élever son entreprise commerciale au niveau d’une supranationale avec 3000 places d’accueil en Europe. On entend même affirmer que cette association qualifiée de secte serait une des plus riches.
A travers des analyses rétrospectives, on sait mieux désormais poser les hypothèses qui peuvent conduire une institution à tomber dans le travers de la violence structurelle : une institution enfermée derrière des « hauts mûrs » s’ouvrant rarement sur un regard extérieur, généralement entourée d’une aura mystérieuse, une équipe éducative et administrative très sédentarisée, une absence de démocratie interne par-delà des institutions formelles, un chef omniscient et investi éventuellement d’un pouvoir sinon surnaturel, du moins scientifique, technique ou charismatique, etc. On se référera ici aux travaux menés par Stanislas Tomkiewicz et Pascal Vivet.Certes, il devient de plus en plus difficile que des institutions de cette nature perdurent dans leur fonctionnement. Les structures éducatives sont fréquemment intégrées entre elles et articulées sur d’autres regards ; les autorités de tutelle locales ou d’Etat sont plus présentes et moins conduites à tolérer des dysfonctionnements de cette nature.
Cela n’a pas toujours été le cas. Régulièrement , on gérait la découverte de faits condamnables pénalement et moralement par des réponses discrètes et douces : démission, déplacement, mutation dans d’autres lieux. Il était fréquent jusqu’à une époque récente de faire silence sur les violences découvertes pour éviter le scandale sur l’institution et ses administrateurs, notables locaux. On pourrait citer le cas d’un directeur de foyer départemental de l’enfance révoqué pour passer la nuit sa main sous les draps des enfants dont il avait la surveillance qui retrouva rapidement un emploi dans un centre municipal de jeunesse installé dans la même préfecture de la région parisienne avec le soutien des édiles locaux. De la même manière gérait-on les violences policières ou les autres incidents dans toutes les institutions ayant pignon sur rue, qu’elles soient privées ou publiques.
Il est certain qu’aujourd’hui, avec la médiatisation des violences à enfants dans la famille ou dans les institutions, ces pratiques qui confinaient à la complicité seraient plus difficiles à protéger ou à couvrir. Bien évidemment on ne jurerait pas que, pour autant, elles soient devenues impossibles. Du moins, devant la réprobation sociale et la montée parallèle de la pression judiciaire, les professionnels, dans et hors les institutions, prendront moins le risque aujourd’hui d’être tenus pour complices et les langues se délieront. Dans cet esprit, des précautions renforcées ont été annoncées pour interdire l’accès à des fonctions de responsabilités auprès d’enfants aux professionnels condamnés pour des violences sexuelles. Et encore doit-on être surpris sinon choqués que cette mise à l’écart soit rarement définitive.
Force est cependant de constater que souvent les travailleurs sociaux et autres professionnels sont démunis sur les réactions et attitudes à tenir. S’ils prennent leurs distances de ce qu’ils peuvent découvrir, ils s’interrogent sur les obligations qui pèsent sur eux, mais encore et surtout sur la manière d’être le plus efficace pour faire cesser ces faits sans pour autant en supporter personnellement des conséquences. Ils ont le sentiment que le secret professionnel (art. 226-13 du code pénal) leur interdit de violer la loi de l’institution en restituant leurs doutes ou ce dont ils ont été témoins ; dans le même temps ils savent qu’ils ne peuvent pas rester indifférents au risque, si les faits se renouvelaient, d’être poursuivis pour non-assistance à personne en danger.
De cette double injonction légale apparemment contradictoire entre respecter la loi du silence au nom du secret professionnel et parler pour faire cesser le crimes et délits à enfants, que privilégier ? Quelle attitude tenir pour ne pas risquer les foudres du procureur de la République et de la justice pénale ? En outre il leur faut éviter de commettre une faute professionnelle qui leur vaudrait une sanction de l’employeur avec le risque toujours présent d’un licenciement, ce qui dans la conjoncture économique n’est jamais un risque facile à prendre. A ces professionnels torturés d’interrogations, il faut rappeler que les règles du jeu pénal, civil et disciplinaire sont plus claires qu’ils ne le croient. Il faut les en convaincre et la tâche n’est pas mince.
En tout état de cause, ils doivent déjà mobiliser tous les moyens en leur possession pour faire cesser les violences subies par les victimes quelle que soient leur âge et leur statut, et bien évidemment notamment si elles sont particulièrement vulnérables. Peu importe d’où viennent ces violences : qu’elles soient le fait de membres de la communauté ou de professionnels. Le code pénal ne leur demande pas d’être des héros, mais attend d’eux qu’ils mobilisent les moyens en leur possession, c’est-à-dire, somme toute, un peu plus que le quidam moyen. Ils pourront échouer ; l’essentiel est bien qu’ils entreprennent. Ils pourront agir, mais encore parler sans être punissables s’il s’agit de sauver des enfants de moins de 15 ans.
Reste, si on est réaliste, que le professionnel qui s’engage pour faire cesser le danger rencontré par la personne en péril sera libre du choix des moyens qu’il choisira : les auteurs de sévices seraient mal placés pour lui chercher querelle ; quant au parquet il passera l’éponge au nom de l’efficacité. Le risque est donc nul de devoir s’expliquer sur la violation du secret professionnel. Ils doivent encore faire en sorte de mettre les autorités privées ou publiques responsables de l’institution dont ils participent, à même d’exercer leurs responsabilités. S’ils ne le faisaient pas, ils commettraient une faute professionnelle susceptibles d’engager leur responsabilité personnelle sur le plan disciplinaire.
Ces règles sont faciles à énoncer ; en vérité, elles s’avèrent plus délicates à mettre en oeuvre de la part de professionnels parfois isolés, privés d’entregent social et pas toujours au clair sur les institutions de la République. Si le juge des enfants est un personnage relativement familier et réputé accessible malgré un emploi du temps chargé, le procureur de la République continue d’inquiéter. On le connaît moins, il apparaît plus sévère et on répugnera à le contacter. Bien sûr il y a encore la possibilité de joindre la police et le commissariat. Là encore les représentations en sont variables et peuvent à tort être dissuasives d’une démarche encore assimilée à une dénonciation.
C’est là où nous payons toujours un cloisonnement exacerbé des institutions et une méconnaissance institutionnelle parfois chronique. Les choses iront en s’améliorant au fur et à mesure où les équipes se rencontreront à l’occasion d’approche transversale, dans des réflexions sur les dispositifs locaux ou des questions d’intérêt commun. Peu importe l’objet de ces échanges, l’essentiel est de se reconnaître dans ses compétences respectives pour ne pas hésiter à se contacter en cas d’interrogation sur des attitudes surprenantes. En province, les occasions ne manquent pas de nouer ces rapports quand dans les métropoles les relations sont plus distantes entre institutions.
C’est bien d’abord au niveau des projets pédagogiques que des limites doivent être marquées. On ne peut plus accepter aujourd’hui des attitudes attentatoires à la dignité de la personne au quotidien (manque d’intimité, port de certains vêtements, coupe des cheveux excessive, etc.) ou dans des régimes dits disciplinaires. Les structures qui accueillent des enfants particulièrement démunis soit par leur âge, soit par leur handicap appellent à une vigilance toute particulière.
Reste que ces institutions violentes étant relativement bien cernées, il est d’autres violences d’institutions plus subtiles et que nous ne faisons que découvrir aujourd’hui. On peut prendre plusieurs illustrations et tracer des pistes de réponse qui s’ouvrent alors.
On découvre ainsi la violence faite aux jeunes victimes de violences physiques et a fortiori sexuelles, non seulement de ne pas se voir rendre justice par une condamnation de leur agresseur, mais d’être purement et simplement niées comme victimes. L’expérience acquise sur le thème des femmes maltraitées nous montre combien cette négation de la victime peut être choquante et appelle à des réactions. On est loin du compte s’agissant des enfants. Nos oreilles et nos yeux ont finalement acceptés de percevoir les appels qui leur étaient envoyés, jusque-là en vain, par des générations d’enfants appropriés par les adultes. Le tabou des violences sexuelles est tombé en Europe au milieu de la dernière décennie.
Et ce n’est que depuis peu, que l’on prend conscience qu’il faut à ces enfants victimes de violences, sexuelles ou non, qu’un accompagnement leur soit assuré dans les méandres des institutions médicales, policières, sociales et judiciaires, parfois sur des mois, voire des années , afin de leur expliquer ce qui va se jouer à chacune des étapes. Généralement les parents sont les mieux placés pour cet accompagnement. Encore faut-il qu’eux-mêmes soient pris en compte dans leur souffrance pour ce qu’a subi leur enfant et ce qu’ils subissent eux-mêmes. Les policiers y sont désormais très sensibles. Et puis il va de soi que les choses se compliquent quand l’un ou l’autre sinon les deux parents sont les auteurs des violences. Il faudra alors trouver quelqu’un qui les remplace. Quelques juridictions - on pense au Tribunal de grande instance de Rennes- où on a pris l’habitude de désigner un accompagnant psychologique qui ne sera pas là pour procéder à un examen de crédibilité ou une thérapie mais, eu égard à la culture qu’il a des institutions, à être présent auprès de la jeune victime appelée à s’y mouvoir au risque d’en être dérouté.
Il faut encore que la défense des intérêts de l’enfant ou de la victime soit assurée. Là encore à défaut des parents, il faudra y veiller par la désignation d’un administrateur ad hoc dont ce sera la responsabilité que de s’en assurer. On y arrive petit à petit. La loi le permet ; il faut maintenant développer la pratique. mieux la défense est moins formelle qu’elle ne le fut et des avocats formés s’engagent auprès des jeunes pour des procédures qui peuvent être longues et pénibles.
Il s’agit aussi d’améliorer les conditions dans lesquelles la parole de la victime est recueillie avec comme souci de la protéger des multiples répétitions qui, outre la difficulté rencontrée à aborder des faits pénibles, donnent le sentiment à l’enfant victime qu’il n’est pas cru par ces adultes qui se succèdent autour de lui. Là encore de gros efforts ont été engagés depuis quelques années notamment par la police (les techniques d’audition développés par le capitaine Carole Mariage et la formation de 600 policiers spécialisés dan cette audition) et la gendarmerie (la procédure MELANIE d’enregistrement vidéo du premier entretien). Ils devront être accentués. Il faudra du temps car tout cela a un prix et nécessite de former les personnels, mais on s’est engagé dans le bon sens. A termes les adultes victimes profiteront eux aussi de cette démarche.
La justice doit également balayer devant sa porte.
On n’hésite pas maintenant à admettre que la victime n’y a pas toujours eu la place qu’elle devait avoir, désappropriée qu’elle était par les professionnels de la justice. Là encore les choses évoluent. Pour les infractions les plus simples, quand au quotidien le parquet reçoit le jeune délinquant et la victime afin de rechercher une réparation. Dans les affaires les plus graves encore malgré des résistances incontestables pour désigner des administrateurs ad hoc ou des avocats. Tout simplement on répugne encore à croire la victime dans ses dires. Bien évidemment il ne saurait être question de se contenter de sa parole sans faire des efforts pour la recouper avec d’autres éléments. La justice ne doit pas céder sur ce principe pour éviter des erreurs. Reste qu’un fait est révélateur de cette difficulté à prendre en compte la victime : rarement on expliquera à la victime que la procédure judiciaire ne peut pas aller à l’échéance à son terme. Faute de preuves, le procureur peut être amené à classer, le juge d’instruction à rendre un non-lieu ou la juridiction à relaxer. Cela ne signifie pas pour autant que la victime a menti ! Il faudrait alors lui expliquer que la vérité judiciaire obéit à des règles qui peuvent être exigeantes et que les libertés de chacun en dépend. Il faudrait alors la recevoir et lui expliquer. D’ailleurs les victimes ne demandent pas à ce que leur agresseur soit systématiquement condamné mais d’être reconnues comme victimes de faits injustes par l’institution ou ses représentants !
2003 - 2007
etc....................................
Jean Pierre Rosenczveig
Président de l’ A.N.C.E.
Président du tribunal pour enfants de Bobigny
diffusé sur le site web de l’ANCE : http://www.ance.org
Nul ne peut aujourd’hui contester - si tant est qu’on ait jamais été autorisé à tomber dans un quelconque angélisme - que les institutions de protection de l’enfance sont parfois génératrices elles mêmes de violences à l’égard des enfants. Ce que l’on découvre aujourd’hui sur les établissements du Pays de Galles où des générations d’enfants auraient été victimes de violences sexuelles, après ce qu’on a pu mettre en évidence hier sur les institutions anglaises, suffirait à ouvrir les yeux des plus crédules. Et, bien évidemment, dans ce registre, il ne saurait pas être question de ne jeter un regard outragé qu’au-delà de Manche ou dans les pays de l’Est (Roumanie, Russie) où a pu sévir et frappe encore parfois un recours pervers et destructeur de l’institutionnalisation des enfants.
Chez nous, en France, les bagnes d’enfants et, tout simplement, les maisons de correction où les enfants recevraient une bonne et solide éducation restent tellement vivaces dans les esprits que de parents n’hésitent pas à venir en demander l’usage pour leurs enfants au juge du même nom. De l’Espalidou, établissement accueillant des jeunes filles handicapées physiques dont le curé-directeur abusait à la Maison du père Revet de Louvain à la référence très Troisième Reich, en passant par ces institutions où l’on découvre régulièrement des violences physiques, sévices ou autres actes que l’on pourrait qualifier de barbaries, une observation attentive de la chronique sociale et judiciaire alimenterait la rubrique « bavures sociales » en tous genres.
Les structures de protection de l’enfance spécialisées ou non (écoles, centres de loisirs, colonies de vacances, etc.) ne sont donc pas sûres à 100% pour nos enfants. Plus simplement, là comme ailleurs, des précautions doivent être prises pour éviter des dérapages. Partout où il y a des enfants on peut trouver, si on n’y prend garde, des gens pour abuser de leur faiblesse, ce à quoi s’ajoute la violence élevée en projet pédagogique.
Les violences peuvent être le fait d’une personne isolée - et comment véritablement s’en prémunir à coups sûr par-delà les précautions de base qui sont prises ? - ; elles peuvent encore être le fait de l’institution dans son ensemble qui peut ainsi s’être engagée dans des techniques dites comportementalistes peu ou prou importées en France après un voyage éclair de l’Amérique du Nord ou tout simplement avoir pu germer dans l’esprit détraqué de tel « gourou » qui se vantera de ses succès. Aux USA, ces techniques ont souvent une reconnaissance publique : elles peuvent être utilisées pour « traiter » les jeunes délinquants multirécidivistes. Chez nous on a ainsi un exemple célèbre dans le domaine de la toxicomanie avec le Patriarche qui a su élever son entreprise commerciale au niveau d’une supranationale avec 3000 places d’accueil en Europe. On entend même affirmer que cette association qualifiée de secte serait une des plus riches.
A travers des analyses rétrospectives, on sait mieux désormais poser les hypothèses qui peuvent conduire une institution à tomber dans le travers de la violence structurelle : une institution enfermée derrière des « hauts mûrs » s’ouvrant rarement sur un regard extérieur, généralement entourée d’une aura mystérieuse, une équipe éducative et administrative très sédentarisée, une absence de démocratie interne par-delà des institutions formelles, un chef omniscient et investi éventuellement d’un pouvoir sinon surnaturel, du moins scientifique, technique ou charismatique, etc. On se référera ici aux travaux menés par Stanislas Tomkiewicz et Pascal Vivet.Certes, il devient de plus en plus difficile que des institutions de cette nature perdurent dans leur fonctionnement. Les structures éducatives sont fréquemment intégrées entre elles et articulées sur d’autres regards ; les autorités de tutelle locales ou d’Etat sont plus présentes et moins conduites à tolérer des dysfonctionnements de cette nature.
Cela n’a pas toujours été le cas. Régulièrement , on gérait la découverte de faits condamnables pénalement et moralement par des réponses discrètes et douces : démission, déplacement, mutation dans d’autres lieux. Il était fréquent jusqu’à une époque récente de faire silence sur les violences découvertes pour éviter le scandale sur l’institution et ses administrateurs, notables locaux. On pourrait citer le cas d’un directeur de foyer départemental de l’enfance révoqué pour passer la nuit sa main sous les draps des enfants dont il avait la surveillance qui retrouva rapidement un emploi dans un centre municipal de jeunesse installé dans la même préfecture de la région parisienne avec le soutien des édiles locaux. De la même manière gérait-on les violences policières ou les autres incidents dans toutes les institutions ayant pignon sur rue, qu’elles soient privées ou publiques.
Il est certain qu’aujourd’hui, avec la médiatisation des violences à enfants dans la famille ou dans les institutions, ces pratiques qui confinaient à la complicité seraient plus difficiles à protéger ou à couvrir. Bien évidemment on ne jurerait pas que, pour autant, elles soient devenues impossibles. Du moins, devant la réprobation sociale et la montée parallèle de la pression judiciaire, les professionnels, dans et hors les institutions, prendront moins le risque aujourd’hui d’être tenus pour complices et les langues se délieront. Dans cet esprit, des précautions renforcées ont été annoncées pour interdire l’accès à des fonctions de responsabilités auprès d’enfants aux professionnels condamnés pour des violences sexuelles. Et encore doit-on être surpris sinon choqués que cette mise à l’écart soit rarement définitive.
Force est cependant de constater que souvent les travailleurs sociaux et autres professionnels sont démunis sur les réactions et attitudes à tenir. S’ils prennent leurs distances de ce qu’ils peuvent découvrir, ils s’interrogent sur les obligations qui pèsent sur eux, mais encore et surtout sur la manière d’être le plus efficace pour faire cesser ces faits sans pour autant en supporter personnellement des conséquences. Ils ont le sentiment que le secret professionnel (art. 226-13 du code pénal) leur interdit de violer la loi de l’institution en restituant leurs doutes ou ce dont ils ont été témoins ; dans le même temps ils savent qu’ils ne peuvent pas rester indifférents au risque, si les faits se renouvelaient, d’être poursuivis pour non-assistance à personne en danger.
De cette double injonction légale apparemment contradictoire entre respecter la loi du silence au nom du secret professionnel et parler pour faire cesser le crimes et délits à enfants, que privilégier ? Quelle attitude tenir pour ne pas risquer les foudres du procureur de la République et de la justice pénale ? En outre il leur faut éviter de commettre une faute professionnelle qui leur vaudrait une sanction de l’employeur avec le risque toujours présent d’un licenciement, ce qui dans la conjoncture économique n’est jamais un risque facile à prendre. A ces professionnels torturés d’interrogations, il faut rappeler que les règles du jeu pénal, civil et disciplinaire sont plus claires qu’ils ne le croient. Il faut les en convaincre et la tâche n’est pas mince.
En tout état de cause, ils doivent déjà mobiliser tous les moyens en leur possession pour faire cesser les violences subies par les victimes quelle que soient leur âge et leur statut, et bien évidemment notamment si elles sont particulièrement vulnérables. Peu importe d’où viennent ces violences : qu’elles soient le fait de membres de la communauté ou de professionnels. Le code pénal ne leur demande pas d’être des héros, mais attend d’eux qu’ils mobilisent les moyens en leur possession, c’est-à-dire, somme toute, un peu plus que le quidam moyen. Ils pourront échouer ; l’essentiel est bien qu’ils entreprennent. Ils pourront agir, mais encore parler sans être punissables s’il s’agit de sauver des enfants de moins de 15 ans.
Reste, si on est réaliste, que le professionnel qui s’engage pour faire cesser le danger rencontré par la personne en péril sera libre du choix des moyens qu’il choisira : les auteurs de sévices seraient mal placés pour lui chercher querelle ; quant au parquet il passera l’éponge au nom de l’efficacité. Le risque est donc nul de devoir s’expliquer sur la violation du secret professionnel. Ils doivent encore faire en sorte de mettre les autorités privées ou publiques responsables de l’institution dont ils participent, à même d’exercer leurs responsabilités. S’ils ne le faisaient pas, ils commettraient une faute professionnelle susceptibles d’engager leur responsabilité personnelle sur le plan disciplinaire.
Ces règles sont faciles à énoncer ; en vérité, elles s’avèrent plus délicates à mettre en oeuvre de la part de professionnels parfois isolés, privés d’entregent social et pas toujours au clair sur les institutions de la République. Si le juge des enfants est un personnage relativement familier et réputé accessible malgré un emploi du temps chargé, le procureur de la République continue d’inquiéter. On le connaît moins, il apparaît plus sévère et on répugnera à le contacter. Bien sûr il y a encore la possibilité de joindre la police et le commissariat. Là encore les représentations en sont variables et peuvent à tort être dissuasives d’une démarche encore assimilée à une dénonciation.
C’est là où nous payons toujours un cloisonnement exacerbé des institutions et une méconnaissance institutionnelle parfois chronique. Les choses iront en s’améliorant au fur et à mesure où les équipes se rencontreront à l’occasion d’approche transversale, dans des réflexions sur les dispositifs locaux ou des questions d’intérêt commun. Peu importe l’objet de ces échanges, l’essentiel est de se reconnaître dans ses compétences respectives pour ne pas hésiter à se contacter en cas d’interrogation sur des attitudes surprenantes. En province, les occasions ne manquent pas de nouer ces rapports quand dans les métropoles les relations sont plus distantes entre institutions.
C’est bien d’abord au niveau des projets pédagogiques que des limites doivent être marquées. On ne peut plus accepter aujourd’hui des attitudes attentatoires à la dignité de la personne au quotidien (manque d’intimité, port de certains vêtements, coupe des cheveux excessive, etc.) ou dans des régimes dits disciplinaires. Les structures qui accueillent des enfants particulièrement démunis soit par leur âge, soit par leur handicap appellent à une vigilance toute particulière.
Reste que ces institutions violentes étant relativement bien cernées, il est d’autres violences d’institutions plus subtiles et que nous ne faisons que découvrir aujourd’hui. On peut prendre plusieurs illustrations et tracer des pistes de réponse qui s’ouvrent alors.
On découvre ainsi la violence faite aux jeunes victimes de violences physiques et a fortiori sexuelles, non seulement de ne pas se voir rendre justice par une condamnation de leur agresseur, mais d’être purement et simplement niées comme victimes. L’expérience acquise sur le thème des femmes maltraitées nous montre combien cette négation de la victime peut être choquante et appelle à des réactions. On est loin du compte s’agissant des enfants. Nos oreilles et nos yeux ont finalement acceptés de percevoir les appels qui leur étaient envoyés, jusque-là en vain, par des générations d’enfants appropriés par les adultes. Le tabou des violences sexuelles est tombé en Europe au milieu de la dernière décennie.
Et ce n’est que depuis peu, que l’on prend conscience qu’il faut à ces enfants victimes de violences, sexuelles ou non, qu’un accompagnement leur soit assuré dans les méandres des institutions médicales, policières, sociales et judiciaires, parfois sur des mois, voire des années , afin de leur expliquer ce qui va se jouer à chacune des étapes. Généralement les parents sont les mieux placés pour cet accompagnement. Encore faut-il qu’eux-mêmes soient pris en compte dans leur souffrance pour ce qu’a subi leur enfant et ce qu’ils subissent eux-mêmes. Les policiers y sont désormais très sensibles. Et puis il va de soi que les choses se compliquent quand l’un ou l’autre sinon les deux parents sont les auteurs des violences. Il faudra alors trouver quelqu’un qui les remplace. Quelques juridictions - on pense au Tribunal de grande instance de Rennes- où on a pris l’habitude de désigner un accompagnant psychologique qui ne sera pas là pour procéder à un examen de crédibilité ou une thérapie mais, eu égard à la culture qu’il a des institutions, à être présent auprès de la jeune victime appelée à s’y mouvoir au risque d’en être dérouté.
Il faut encore que la défense des intérêts de l’enfant ou de la victime soit assurée. Là encore à défaut des parents, il faudra y veiller par la désignation d’un administrateur ad hoc dont ce sera la responsabilité que de s’en assurer. On y arrive petit à petit. La loi le permet ; il faut maintenant développer la pratique. mieux la défense est moins formelle qu’elle ne le fut et des avocats formés s’engagent auprès des jeunes pour des procédures qui peuvent être longues et pénibles.
Il s’agit aussi d’améliorer les conditions dans lesquelles la parole de la victime est recueillie avec comme souci de la protéger des multiples répétitions qui, outre la difficulté rencontrée à aborder des faits pénibles, donnent le sentiment à l’enfant victime qu’il n’est pas cru par ces adultes qui se succèdent autour de lui. Là encore de gros efforts ont été engagés depuis quelques années notamment par la police (les techniques d’audition développés par le capitaine Carole Mariage et la formation de 600 policiers spécialisés dan cette audition) et la gendarmerie (la procédure MELANIE d’enregistrement vidéo du premier entretien). Ils devront être accentués. Il faudra du temps car tout cela a un prix et nécessite de former les personnels, mais on s’est engagé dans le bon sens. A termes les adultes victimes profiteront eux aussi de cette démarche.
La justice doit également balayer devant sa porte.
On n’hésite pas maintenant à admettre que la victime n’y a pas toujours eu la place qu’elle devait avoir, désappropriée qu’elle était par les professionnels de la justice. Là encore les choses évoluent. Pour les infractions les plus simples, quand au quotidien le parquet reçoit le jeune délinquant et la victime afin de rechercher une réparation. Dans les affaires les plus graves encore malgré des résistances incontestables pour désigner des administrateurs ad hoc ou des avocats. Tout simplement on répugne encore à croire la victime dans ses dires. Bien évidemment il ne saurait être question de se contenter de sa parole sans faire des efforts pour la recouper avec d’autres éléments. La justice ne doit pas céder sur ce principe pour éviter des erreurs. Reste qu’un fait est révélateur de cette difficulté à prendre en compte la victime : rarement on expliquera à la victime que la procédure judiciaire ne peut pas aller à l’échéance à son terme. Faute de preuves, le procureur peut être amené à classer, le juge d’instruction à rendre un non-lieu ou la juridiction à relaxer. Cela ne signifie pas pour autant que la victime a menti ! Il faudrait alors lui expliquer que la vérité judiciaire obéit à des règles qui peuvent être exigeantes et que les libertés de chacun en dépend. Il faudrait alors la recevoir et lui expliquer. D’ailleurs les victimes ne demandent pas à ce que leur agresseur soit systématiquement condamné mais d’être reconnues comme victimes de faits injustes par l’institution ou ses représentants !
2003 - 2007
etc....................................
-
justice
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Justine
Je ne vois pas pourquoi tu justifies quoi que ce soit ! Il me semble qu'il faut laisser certains professionnel(le)s avec ce qu'il croit leur vérité . Ils n'ont pas envie de voir plus loin que le bout de leur nez et en plus ils se croient meilleur que tous.
Moi je les laisse délirer, comme ça ils sont contents. Ils pensent être les meilleurs, laissons les rêver !
Je ne vois pas pourquoi tu justifies quoi que ce soit ! Il me semble qu'il faut laisser certains professionnel(le)s avec ce qu'il croit leur vérité . Ils n'ont pas envie de voir plus loin que le bout de leur nez et en plus ils se croient meilleur que tous.
Moi je les laisse délirer, comme ça ils sont contents. Ils pensent être les meilleurs, laissons les rêver !
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antoine
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
je vois que l'expression "raide comme la justice" prend tout son sens avec toi.... justice.
mais laisse nous "délirer" sur le forum des assistants sociaux.
va donc sur un autre forum dont le titre serait "victime des travailleurs sociaux". au lieu d'essayer de nous empecher de rever.
je suis pragmatique... la connaissance fait donc partie de mes qualités.
en revanche par rapport à justine, je ne vois pas ce que tu apportes de constructif sur ce forum tes post sont dépourvus d'arguments.
serais tu un mouton qui compte les points?
J'attends le partage de ton expérience, tes remarques, tes reflexions constructives, parce que là... je n'en vois aucune depuis le 2 juillet!
Je suis désolé, mais ce n'est pas parce que je ne rejoins pas justine sur les idées qu'elle défend que je ne la respecte pas, je lui apporte une autre éclairage sur lequel elle n'est pas forcément d'accord, et c'est son droit le libre échange et la parole sur ce forum c'est d'essayer de convaincre l'autre, et de lui montrer autre chose, d'autres points de vue qui sont défendables. quelques soient nos points de vue divergents. hélàs en ce qui concerne le tiens (et justine ne pourra pas dire le contraire), tu ne nous apportes rien de nouveau, à part attaquer gratuitement les travailleurs sociaux que nous sommes. trop facile.
je ne reponds pas à tes attaques mesquinnes car ça n'en vaut pas la peine.
toutefois avant d'écrire il faut réfléchir un peu.
je te laisse avec tes certitudes et s'il te plaît si tu n'as rien de nouveau à nous dire ne reviens plus cela nous rendrait service, de plus tu as un si joli prénom, que d'autres personnes seraient ravies d'entendre!!
Justine, je suis en partie d'accord avec toi, mais pas sur tout suite à tes posts, ta passion pour ce sujet m'épates, mais tu ne me convaincras pas à 100%. fais juste attention aux différents amalgames... cela peut être dangereux dans tes actions c'est tout. mais vous êtes une équipe et heureusement sinon tu aurais fait plein de gaffes. bref ceci est un détail.
tout ce que je peux te dire c'est de continuer ton combat s'il te permet de trouver un sens à ta vie, et je te rejoins sur le fait que si nous avions pu en discuter de vive voix nous nous serions peut être un peu plus compris.
je suis assistant social dans le secteur de la protection de l'enfance, et j'essaie de ne pas agir en toute puissance, et moi à mon niveau je ne décide de rien, pas plus que d'enlever un enfant à sa famille.
bon courage pour la suite et à bientôt.
mais laisse nous "délirer" sur le forum des assistants sociaux.
va donc sur un autre forum dont le titre serait "victime des travailleurs sociaux". au lieu d'essayer de nous empecher de rever.
je suis pragmatique... la connaissance fait donc partie de mes qualités.
en revanche par rapport à justine, je ne vois pas ce que tu apportes de constructif sur ce forum tes post sont dépourvus d'arguments.
serais tu un mouton qui compte les points?
J'attends le partage de ton expérience, tes remarques, tes reflexions constructives, parce que là... je n'en vois aucune depuis le 2 juillet!
Je suis désolé, mais ce n'est pas parce que je ne rejoins pas justine sur les idées qu'elle défend que je ne la respecte pas, je lui apporte une autre éclairage sur lequel elle n'est pas forcément d'accord, et c'est son droit le libre échange et la parole sur ce forum c'est d'essayer de convaincre l'autre, et de lui montrer autre chose, d'autres points de vue qui sont défendables. quelques soient nos points de vue divergents. hélàs en ce qui concerne le tiens (et justine ne pourra pas dire le contraire), tu ne nous apportes rien de nouveau, à part attaquer gratuitement les travailleurs sociaux que nous sommes. trop facile.
je ne reponds pas à tes attaques mesquinnes car ça n'en vaut pas la peine.
toutefois avant d'écrire il faut réfléchir un peu.
je te laisse avec tes certitudes et s'il te plaît si tu n'as rien de nouveau à nous dire ne reviens plus cela nous rendrait service, de plus tu as un si joli prénom, que d'autres personnes seraient ravies d'entendre!!
Justine, je suis en partie d'accord avec toi, mais pas sur tout suite à tes posts, ta passion pour ce sujet m'épates, mais tu ne me convaincras pas à 100%. fais juste attention aux différents amalgames... cela peut être dangereux dans tes actions c'est tout. mais vous êtes une équipe et heureusement sinon tu aurais fait plein de gaffes. bref ceci est un détail.
tout ce que je peux te dire c'est de continuer ton combat s'il te permet de trouver un sens à ta vie, et je te rejoins sur le fait que si nous avions pu en discuter de vive voix nous nous serions peut être un peu plus compris.
je suis assistant social dans le secteur de la protection de l'enfance, et j'essaie de ne pas agir en toute puissance, et moi à mon niveau je ne décide de rien, pas plus que d'enlever un enfant à sa famille.
bon courage pour la suite et à bientôt.
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Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
ce n'est pas parce que "jamais sans ma mère" a pointé des dérives de l'ASE que l'ASE agit toujours comme ce qui est dénoncé dans ce reportage d'envoyé spécial... et le téléspectateur lambda sait faire la part des choses... il en conclut que cela arrive peut-être plus souvent qu'on le croirait ou peut-être pas aussi souvent qu'on l'imaginerait... (selon la sensibilité de chacun qui voit le verre à moitié vide ou à moitié plein... il voit la même chose mais interprète en positif ou en négatif...)
ce n'est pas parce que une vingtaine de personnes innoncentes ont croupi en prison durant plusieurs mois suite à l'affaire d'outreau que tous les prisonniers de france sont innocents... mais il est probable que plusieurs dizaines d'innoncents croupissent en prison actuellement...
la question me semble être :
DOIT ON ACCEPTER CES FAITS ?
- des enfants enlevés à leur milieu sans justifications fondées... cela existe pourtant... mais dans quelle proportion ? même une proportion infime, cela est-il supportable ?
ce n'est pas parce que une vingtaine de personnes innoncentes ont croupi en prison durant plusieurs mois suite à l'affaire d'outreau que tous les prisonniers de france sont innocents... mais il est probable que plusieurs dizaines d'innoncents croupissent en prison actuellement...
la question me semble être :
DOIT ON ACCEPTER CES FAITS ?
- des enfants enlevés à leur milieu sans justifications fondées... cela existe pourtant... mais dans quelle proportion ? même une proportion infime, cela est-il supportable ?